Reportage

Malgré une augmentation des fonds, les ressources allouées à la lutte contre le sida demeurent insuffisantes

05 juin 2007

Financer la riposte à l’épidémie mondiale de sida est devenu l’un des plus grands défis du développement et de la santé au niveau planétaire.

Alors que les leaders mondiaux se préparent à se réunir cette semaine pour le Sommet annuel du G8, l’ONUSIDA et la Kaiser Family Foundation publient un nouveau rapport analysant les financements alloués par les pays du G8 et autres gouvernements donateurs à la lutte contre le sida dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Le rapport – Financing the response to AIDS in low- and middle- income countries: International assistance from the G8, European Commission, and other donor Governments, 2006 (financement de la riposte au sida dans les pays à revenu faible et intermédiaire : assistance internationale du G8, de la Commission européenne et d’autres gouvernements donateurs, 2006) – suit les niveaux de financement des gouvernements donateurs mentionnés qui fournissent collectivement l’essentiel de l’assistance internationale à la riposte au sida par le biais de programmes bilatéraux et de contributions au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Certaines des principales conclusions du rapport indiquent notamment qu’en 2006, l’assistance internationale à la riposte au sida du G8, de la Communauté européenne et d’autres gouvernements donateurs a atteint son plus haut niveau historique grâce à des engagements totalisant US$ 5,6 milliards et des décaissements ou des mises à disposition de fonds pendant l’année s’élevant à US$ 3,9 milliards.

Le rapport rend compte de la manière dont les financements des gouvernements donateurs ont augmenté sensiblement au cours des dernières années. « Entre 2002 et 2006, les engagements et les décaissements ont dans les deux cas plus que triplé, et ce, même si les premiers ont augmenté plus vite que les seconds », indique le rapport.

En ce qui concerne les niveaux d’investissement, le rapport note que les fonds alloués à la riposte au sida par le Gouvernement des Etats-Unis sont de loin les plus importants et qu’ils représentent, en 2006, près de la moitié (47 %) des engagements financiers des gouvernements donateurs. Les Pays-Bas, classés deuxième avec 17 % des engagements, sont suivis par le Royaume-Uni (14 %).

Toutefois, lorsque l’on évalue les efforts des donateurs par rapport à la richesse nationale (décaissements financiers alloués à la riposte au sida par million de dollars US de PIB), ce sont trois pays non membre du G8 – les Pays-Bas, la Suède et l’Irlande – qui figurent dans le peloton de tête en matière de financement. Les Etats-Unis se situent en milieu de liste et le Japon et l’Italie sont en queue de peloton.

Malgré l’augmentation évidente des financements alloués pour 2006, le rapport fait également état d’un déficit de financement de US$ 6 milliards entre les estimations des besoins de ressources de l’ONUSIDA et les ressources effectivement mises à disposition en 2006, « écart qui pourrait devenir encore plus important dans les prochaines années », indique le rapport.




Liens:

Lire le rapport complet (en anglais) (pdf, 144 KB)

Lire les notes destinées à la presse sur le rapport (en anglais) (pdf, 43,9 KB)


Liens complémentaires:

Lire le communiqué de presse de l’ONUSIDA : l’ONUSIDA demande instamment aux pays du G8 de faire preuve d’un leadership audacieux et décisif sur le sida ( en | fr | ru ) (pdf, 26,9 KB | 33,7 KB | 221 KB)

Consulter le site Internet du G8 (en allemand)

Consulter le site Internet de la Campagne du G8 contre le sida ( en | esfr | ru | pt )

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