Reportage

Haïti : l’ONUSIDA renforce les partenariats pour ‘faire travailler l’argent disponible’

17 mai 2007

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M. Michel Sidibe, Directeur exécutif adjoint de
l’ONUSIDA, a rencontré le Premier Ministre haïtien,
 M. Jaques-Edouard Alexis, lors d’une mission de
haut niveau en Haïti en mai 2007.

Lors d’une mission de haut niveau en Haïti en mai, la délégation de l’ONUSIDA conduite par le Directeur exécutif adjoint Michel Sidibe a confirmé son appui à la Fondation SOGEBANK, bénéficiaire principal du Fonds mondial en Haïti, pour l’aider à assurer une meilleure coordination des ressources allouées à la lutte contre le sida et susciter une pratique de partenariat multisectoriel au sein de la riposte nationale.

« Haïti a réalisé d’importants progrès dans sa lutte contre le sida et la Fondation SOGEBANK a joué un rôle clé dans l’élaboration de la riposte nationale. Aujourd’hui, nous devons déployer des efforts pour nous assurer que toutes les ressources et tous les financements alloués à la riposte en Haïti parviennent à ceux qui en ont besoin et, pour ‘faire travailler l’argent disponible’, tous les secteurs doivent mettre la main à la pâte », a déclaré M. Sidibe.

Lors du premier événement d’une série d’initiatives destinées à favoriser le développement de partenariats multisectoriels au sein de la riposte nationale au sida, la Fondation SOGEBANK et l’ONUSIDA ont réuni un groupe d’environ 40 PDG de sociétés haïtiennes de premier plan pour discuter de la perception qu’ont les hauts dirigeants d’entreprises du sida et des moyens de faire participer plus activement le secteur des affaires aux initiatives de lutte contre l’épidémie.

On a présenté au groupe une étude, réalisée en Haïti en 2005 pour préparer le rapport de l’UNGASS 2008, sur la riposte au sida de 20 des plus importantes sociétés haïtiennes.

L’étude, la première du genre à fournir des données initiales sur la riposte des entreprises au sida, révèle que les sociétés haïtiennes s’investissent de plus en plus dans la riposte et qu’un certain nombre d’entre elles mettent en œuvre des activités de prévention du VIH. On a constaté que les lieux de travail où la main d’œuvre est importante, comme les usines, sont davantage sensibilisés et plus actifs contre le sida que les banques ou d’autres lieux de travail similaires.

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Michel Sidibe, Directeur exécutif adjoint de
l’ONUSIDA, a confirmé son appui à la Fondation
SOGEBANK, bénéficiaire principal du Fonds
mondial en Haïti, pour l’aider à assurer une
meilleure coordination des ressources allouées à la
lutte contre le sida.

Insistant sur la nécessité d’une action renforcée contre le sida au sein du secteur privé, M. Sidibe a invité les PDG à tirer parti des constatations de l’étude pour élaborer leurs initiatives futures. « Cette étude nous montre qu’il y a des efforts à entreprendre dans les domaines des politiques, de la législation et de la coopération au sein des entreprises. Nous devons donc créer des synergies entre les actions gouvernementales et le secteur privé afin d’intensifier la riposte », a-t-il déclaré. 

Pour obtenir des efforts plus importants de ce secteur, l’ONUSIDA et la Fondation SOGEBANK poursuivront leurs consultations auprès des chefs d’entreprises, et préconiserons le partage des informations, la mobilisation commune des ressources et le dialogue permanent et ouvert.

« L’ONUSIDA cherchera à aider le secteur privé à mettre en place des moyens pour une coopération efficace et ouverte afin de garantir une riposte des entreprises qui luttent contre les effets néfastes du sida sur la croissance économique et le développement d’Haïti », a déclaré M. Sidibe. 

Haïti affiche les taux de prévalence du VIH les plus élevés de la région des Caraïbes : 3,8 % parmi les adultes de 15 à 49 ans.




Liens

Davantage d’informations sur Haïti

Consulter le site du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Consulter le site de la Fondation SOGEBANK

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