Table ronde 2 : Mettre en place un leadership dans les pays ayant des épidémies concentrées

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Reportage

Table ronde 2 : Mettre en place un leadership dans les pays ayant des épidémies concentrées

09 juin 2008

Dans de nombreux pays, les personnes qui ont le plus besoin de services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH ne peuvent pas les atteindre car elles sont déjà vulnérables et stigmatisées au sein de la société.

Le 10 juin, dans le cadre de la Réunion de haut niveau sur le sida 2008, une table ronde s’intéressera à la manière dont on peut faire disparaître les obstacles qui empêchent toutes les personnes – en particulier celles qui sont considérées comme en marge de la société – d’avoir accès à ces services.

Les participants à la table ronde envisageront les mesures susceptibles d’être prises par les pays ayant des épidémies concentrées pour accroître la volonté et le leadership politiques pour s’attaquer aux principaux obstacles à l’accès aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH.

Les débats de cette table ronde seront diffusés via Internet à 20:30 GMT.

Epidémies concentrées

Dans de nombreuses régions du monde, y compris en Europe, en Asie, en Amérique latine et en Afrique occidentale, les pays sont pour la plupart touchés par des épidémies concentrées dans le cadre desquelles le VIH s’est rapidement propagé dans un ou plusieurs sous-groupes de population définis mais n’est pas bien établi dans la population générale.

En raison d’une combinaison de facteurs biologiques et comportementaux, certaines personnes sont plus exposées que d’autres au risque d’être contaminées et/ou de transmettre le VIH, notamment les professionnel(le)s du sexe et leurs clients, les consommateurs de drogues injectables, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes vivant dans des milieux carcéraux.

D’autres, y compris les personnes ayant déjà des infections sexuellement transmissibles, les travailleurs migrants qui passent de longues périodes loin de leur partenaire, les personnels en uniforme et les minorités ethniques peuvent aussi être plus susceptibles d’être exposés au VIH, en fonction de la situation locale.

On a démontré qu’il était possible de prévenir, de stabiliser et même d’inverser le cours des épidémies concentrées de VIH en utilisant des programmes complets d’activités de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH.

Situation actuelle

Le Rapport 2008 du Secrétaire général sur le suivi de la Déclaration d’engagement sur le VIH/sida et de la Déclaration politique sur le VIH/sida de 2001 révèle quelques progrès mais aussi la persistance de nombreux obstacles. Par exemple, plus de 80 % de l’ensemble des infections à VIH en Europe orientale et en Asie centrale sont dues à l’utilisation de matériels d’injection contaminés.

En outre, environ un tiers seulement des pays ayant remis un rapport déclarent disposer de protections contre la discrimination à l’encontre des professionnel(le)s du sexe, des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et des consommateurs de drogues injectables.

Dans la moitié de l’ensemble des pays ayant remis un rapport, il existe des lois ou politiques qui empêchent effectivement l’accès des populations les plus exposées au risque d’infection aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH.

Questions à débattre:

  1. Comment les leaders politiques de pays ayant des épidémies concentrées font-ils pour s’assurer que des ripostes au sida sont en bonne voie ?
  2. Comment les leaders politiques, religieux et sociaux peuvent-ils travailler ensemble pour faire disparaître la stigmatisation et briser les tabous sur des sujets sensibles ?
  3. Ecoute-t-on les bonnes personnes pour orienter la riposte au sida ?
  4. Comment les secteurs chargés de l’application des lois, de la justice et d’autres secteurs travaillent-ils avec et non contre les populations les plus affectées ?

La table ronde réunira Son Excellence M. Elias Antonio Saca Gonzales, Président (El Salvador), Son Excellence Mme Rigmor Aasrud, Secrétaire d’Etat au Ministère norvégien de la Santé, Mme Sonal Mehta, India HIV/AIDS Alliance (Inde), M. Antonio Maria Costa, Directeur exécutif, Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

La synthèse des débats établie par la présidence sera publiée après la table ronde et consultable sur le site après sa mise en ligne.