Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA rencontre des membres du Gouvernement et de la société civile au Brésil

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Reportage

Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA rencontre des membres du Gouvernement et de la société civile au Brésil

30 mars 2009

Director and health minister
UNAIDS Executive Director Michel Sidibé greets Minister of Health of Brazil, Mr José Gomes Temporão.
Credit: UNAIDS/M. Silva

La réunion prochaine du G20 à Londres, la crise financière mondiale et l'accès universel font partie des principaux sujets abordés par M. Michel Sidibé et ses interlocuteurs du Gouvernement brésilien, à l'occasion de la première visite de M. Sidibé au Brésil en tant que Directeur exécutif de l'ONUSIDA.

M. Sidibé a rencontré le Ministre des Affaires Etrangères, M. Celso Amorim, le Ministre de la Santé, M. José Gomes Temporão, le Ministre des Droits de l'Homme, M. Paulo Vanucchi, et la Ministre de la Condition Féminine, Mme Nilcéa Freire.

Une réunion a également eu lieu entre M. Sidibé et le Groupe parlementaire sur le VIH/sida, le Groupe citoyen LGBTT (lesbiennes, gays, personnes bisexuelles, transsexuelles et travesties) et la Commission des droits de l'homme. Le forum, qui s'est tenu au Congrès national dans la capitale Brasília, a été l'occasion d'un échange animé d'idées et de points de vue sur un ensemble de questions fondamentales liées aux efforts du Brésil dans les domaines de la riposte à l'épidémie de VIH et du traitement des droits de l'homme. Ces questions ont été également abordées lors des entretiens que M. Sidibé a pu avoir avec le Président du Congrès et le Président du Sénat.

La société civile fait part des problèmes et des obstacles rencontrés dans la riposte aux diverses épidémies

Coloured flag
UNAIDS Executive Director Michel Sidibé meets representatives of group Arco-Iris.
Photo: ONUSIDA/D. Ramalho

Les deux réunions distinctes avec des groupes de la société civile, qui se sont déroulées à Rio de Janeiro, ont fourni à M. Sidibé une vue d'ensemble des problèmes auxquels plusieurs populations affectées par le VIH doivent faire face, notamment les professionnel(le)s du sexe, les personnes transsexuelles, les adolescents homosexuels et les peuples indigènes de la région de l'Amazone.

Les dix représentants de l'Association brésilienne interdisciplinaire sur le sida (ABIA) ont informé M. Sidibé des difficultés à riposter aux multiples aspects des épidémies au Brésil.

La prévention du VIH a été présentée par plusieurs participants comme un problème à traiter d'urgence. Dans ce domaine, l'insuffisance des ressources permettant d'atteindre les groupes plus exposés au risque de contamination par le VIH est perçue comme le plus gros obstacle à la prévention des nouvelles infections.

Avec le Grupo Arco-Íris (Groupe arc-en-ciel), M. Sidibé a pu entendre les avis de plusieurs représentants de divers groupes LGBTT (lesbiennes, gays, personnes bisexuelles, transsexuelles et travesties). Ceux-ci ont exposé leurs inquiétudes et les problèmes auxquels les personnes LGBTT sont confrontées au Brésil.

Grupo Arco-Íris milite pour une modification de la loi par le sénat fédéral, afin que tout acte homophobe soit considéré comme une infraction criminelle. A ce jour, le groupe a recueilli la signature de plus 40 000 personnes soutenant cette modification de la loi. Le groupe a également lancé une campagne de prévention du VIH intitulée « entre garotos » (entre garçons) et destinée aux adolescents homosexuels âgés de 16 à 22 ans. Cette campagne prend la forme de publicités et d'affichages ciblés dans les cafés, les bars, les boîtes de nuit et autres lieux populaires auprès des jeunes hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

M. Sidibé a promis son soutien à la communauté LGBTT et encouragé les membres de cette communauté à mobiliser et à mettre en commun les efforts qui permettront de réaliser l'accès universel aux services liés au VIH au Brésil.