Rapport du Secrétaire général de l’ONU sur les progrès accomplis dans la riposte au sida

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Reportage

Rapport du Secrétaire général de l’ONU sur les progrès accomplis dans la riposte au sida

09 juin 2010

General Assembly

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-Moon, a présenté un rapport sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Déclaration d’engagement sur le VIH au cours de la 64ème session de l’Assemblée générale qui s’est tenue à New York.

Lors de la présentation de ce rapport dans le cadre de l’Examen des progrès réalisés dans la lutte contre le sida par l’Assemblée générale de 2010, M. Ban Ki-Moon a annoncé « un ensemble de recommandations ambitieuses et réalisables ». Il a aussi déclaré que ce rapport « plaide fortement en faveur du renforcement des liens existant entre la riposte au sida et les Objectifs du Millénaire pour le développement ».

La Déclaration d’engagement sur le VIH/sida de 2001 donnait mandat à l’Assemblée générale de l’ONU d’examiner et de débattre le rapport annuel soumis par le Secrétaire général sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de cette Déclaration. L’objectif de ces rapports est d’identifier les difficultés et les contraintes existantes, et de présenter des recommandations constructives à l’égard de la riposte au sida.

Exprimant son inquiétude face aux réductions opérées par les gouvernements dans leur riposte au sida, et à leur réorientation vers les autres efforts de développement, le Secrétaire général a indiqué que « si le coût [de la reconstitution des ressources] est probablement très élevé, le coût de l’inaction l’est encore davantage ».

Le rapport a constaté que l’épidémie continue de gagner du terrain malgré l’action engagée. Pour deux personnes recevant un traitement antirétroviral, cinq nouveaux cas d’infection sont dépistés.

Il suggère que, compte tenu des avantages à long terme que devrait dégager l’investissement dans le programme de lutte contre le VIH, les gouvernements des pays et les donateurs internationaux devraient maintenir et accroître leurs contributions financières aux programmes sur le VIH.

Le Secrétaire général a accordé une attention particulière au cinquième Objectif du Millénaire pour le développement, lequel porte sur la santé maternelle. « Le fait que le VIH constitue l’une des principales causes de mortalité pour les femmes en âge d’être mères dans le monde est méconnu », a-t-il souligné à cet égard.

Le rapport signale qu’en 2007, un pays à revenu faible et moyen sur cinq avait atteint un taux de couverture de plus de 50 % en matière de services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant ainsi que de thérapie antirétrovirale.

« S’il y a quelques années, les seuls moyens d’éliminer la transmission du virus de la mère à l’enfant étaient les idées, ce sont elles qui sont aujourd’hui mises en application dans le monde entier », a ajouté M. Ban Ki-Moon.

Le Secrétaire général de l’ONU a souscrit à l’approche stratégique adoptée par l’ONUSIDA, laquelle privilégie dix domaines prioritaires pour son Cadre de résultats. Il a déclaré à ce propos que « les Objectifs du Millénaire pour le développement sont indivisibles et ne sauraient être mis en rivalité les uns avec les autres ».

Le sixième Objectif du Millénaire pour le développement vise à enrayer et à commencer à inverser la propagation du VIH d’ici à 2015. Le rapport fait néanmoins remarquer que si la communauté internationale n’intensifie pas considérablement ses efforts, cet objectif ne sera pas atteint.

Il appelle les partenaires à prendre des engagements résolus en faveur de l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant et à améliorer au mieux la santé des mères séropositives et celle des membres de leur famille.

Il conseille aussi aux partenaires nationaux de commencer dès maintenant à planifier sur le long terme la thérapie antirétrovirale, et de prévoir à cet égard l’augmentation inévitable de la demande pour des traitements de deuxième et troisième intention.