Reportage

L’expo Sud-Sud met en valeur le leadership des pays du sud dans la riposte au sida

25 novembre 2010

Des conférenciers au Forum de solutions en matière de VIH tenu à Genève le 25 novembre dans le cadre de l´expo du Groupe spécial pour la coopération Sud-Sud, tenu à Genève (Suisse). Photo : ONUSIDA.

L’expo du Groupe spécial pour la coopération Sud-Sud (GSSD), qui vient de se conclure à Genève, en Suisse, a révélé à quel point les partenariats entre pays du sud avaient permis de trouver des solutions innovatrices pour répondre aux questions sensibles de la riposte au sida. L’expo a aussi souligné que des investissements suivis sont nécessaires de la part de pays développés pour renforcer la coopération Sud-Sud.

Organisée par l’Unité spéciale pour la coopération Sud-Sud, l’expo annuelle du GSSD permet aux pays en développement et à leurs partenaires de développement de mettre en avant et de tirer des conclusions fondées sur les données probantes de solutions de développement Sud-Sud. Cette année, l’événement, qui s’est déroulé du 22 au 25 novembre au siège social de l’Organisation internationale du travail (OIT), a attiré plus de 600 délégués provenant de 150 pays. Le Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA du service des programmes, le Dr. Paul De Day, s’est exprimé à l’ouverture de l’expo.

Forum de solutions en matière de VIH

Participant pour la première fois à l’expo, l’ONUSIDA a organisé un Forum de solutions en matière de VIH qui invitait les pays partenaires et représentants de l’ONUSIDA à expliquer l’impact et l’étendue d’une collaboration Sud-Sud innovatrice. Le forum était modéré par une militante sud-africaine contre le sida, la Directrice du Positive Women’s Network, Prudence Mabele. Tim Martineau, Directeur du Département en matière d'efficacité de programmes et de soutien aux pays, représentait l’ONUSIDA.

Le Forum de solutions présentait quatre exemples de coopération Sud-Sud réussie en matière de VIH, dont une collaboration entre des chefs religieux chrétiens et musulmans en région arabe. Tous œuvraient en vue de réduire le stigmatisme et la discrimination liés au VIH.

Ehab El Kharrat, un aîné de l’Église évangélique d’Egypte, a parlé de la transformation qui était en train de se produire parmi les chefs religieux en région arabe. Il a donné des exemples de manières dont les chefs religieux parlent du VIH lors de leurs sermons et discours religieux et de droits et dignité. « Les débats religieux contribuent à dépasser le stigmatisme et la discrimination », a dit le Dr. El Kharrat. « Les chefs religieux ont modifié leur message : certains parlent même de préservatifs. Vous pouvez imaginer l’impact que cela peut avoir. »

Parmi d’autres exemples, le partage d’expériences et de connaissances entre réseaux de personnes vivant avec le VIH au Burkina Faso et au Togo.

L’avenir de solutions dirigées par le Sud

Anticipant l’avenir de cette coopération Sud-Sud, les participants ont exprimé la nécessité d’avoir un soutien plus important, qui permettrait de multiplier les solutions menées par le Sud dans l’ensemble des pays et régions. Des investissements suivis de la part de pays en développement seraient aussi nécessaires, selon les délégués, pour renforcer les efforts de coopération Sud-Sud et établir un mécanisme de financement souple pour les initiatives Sud-Sud.

Le Forum de solutions VIH de l’ONUSIDA s’est terminé sur la présentation de prix décernés aux quatre partenaires du forum, attribués par la Présidente du Comité de haut niveau sur la coopération Sud-Sud de l’Assemblée générale des Nations Unies, Josephine Ojiambo.

Le prix 2010 de leadership de l’expo Sud-Sud a été présenté au groupe représentant les chefs religieux de la région arabe, pour leur solution innovatrice en ce qui concerne les stigmatismes et la discrimination liés au VIH.

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