Le Bénin, l’UE et l’ONUSIDA unissent leurs forces pour fournir un appui technique à la lutte contre le VIH

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Reportage

Le Bénin, l’UE et l’ONUSIDA unissent leurs forces pour fournir un appui technique à la lutte contre le VIH

19 octobre 2010

Mémorandum d’accord sur la mise en œuvre d’un plan d’appui technique à la lutte contre le SIDA au Bénin

Signature du protocole d’accord par Madame l’ambassadeur Françoise Collet pour l’Union européenne au Bénin, le Dr Antoinette Obey Megnigbeto pour le gouvernement du Bénin, et M. Baruani Kilundu Yuma au nom de l’ONUSIDA, Bénin, 14 octobre 2010. Photo: ONUSIDA

Le 14 octobre, l’Union européenne (UE), le gouvernement du Bénin et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) ont signé un mémorandum d’accord pour un plan d’appui technique visant à améliorer la coordination de la lutte contre le SIDA, au Bénin, et la mise en œuvre des subventions du Fonds mondial.

Le plan d’appui technique définit les lacunes des actions nationales de lutte contre le SIDA et identifie les points nécessitant un soutien technique. Il est essentiel de privilégier et de mieux coordonner les efforts conjoints des programmes nationaux stratégiques de lutte contre l’épidémie du VIH.

Le but du nouveau plan est d’aider l’autorité de coordination nationale contre le SIDA à gérer, coordonner et superviser de façon plus efficace l’appui technique apporté par les organisations partenaires, nationales et internationales.

Le Bénin est l’un des premiers pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre à avoir mis en place un plan d’appui technique. Ce plan a été développé selon une méthode globale, avec l’assistance du Dispositif d’appui technique pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et de l’équipe régionale de l’ONUSIDA à Dakar. Le gouvernement national, les partenaires bilatéraux ou multilatéraux et la société civile ont identifié les obstacles fonctionnels à la lutte nationale contre le SIDA. Parmi les principaux défis figure l’affectation des ressources financières existantes, la coordination et les services de prévention de la transmission mère-enfant. Les actions requises pour relever ces défis ont été planifiées par le biais de ce processus.

Ce plan permettra de renforcer les capacités de coordination de la lutte nationale contre le SIDA au Bénin et améliorera la mise en œuvre des subventions du Fonds mondial.

M. Baruani Yuma Kilundu, coordonnateur pays ONUSIDA, Bénin

Souhaitons que la mise en œuvre de ce plan tire profit de cette approche globale et permette de renforcer le consensus entre les partenaires pour la planification et la mise en œuvre des programmes de lutte contre le VIH au Bénin.

Le mémorandum d’accord a été signé par Mme Françoise Collet, ambassadeur et Chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin, le Dr Antoinette Obey Megnigbeto, Secrétaire permanente du Comité national de lutte contre le SIDA pour le gouvernement du Bénin et, au nom de l’ONUSIDA, par M. Baruani Kilundu Yuma, coordonnateur pays de l’ONUSIDA pour le Bénin.

« Ce plan permettra de renforcer les capacités de coordination de la lutte nationale contre le SIDA au Bénin et améliorera la mise en œuvre des subventions du Fonds mondial » a déclaré M. Baruani Yuma Kilundu lors de la signature de l’accord.

Le Bénin a reçu du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme 70 millions de dollars US pour la programmation de la lutte contre le VIH, et 60 millions de dollars doivent encore être attribués dans le cadre de la 9e série de financement.

L’ONUSIDA favorisera la coordination et la mobilisation des ressources pour garantir la mise en œuvre du plan d’appui technique et l’UE a approuvé l’octroi de 500 000 dollars US pour soutenir sa mise en œuvre sur 3 ans, soit 70 % du besoin total.

Le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le pays est estimé à 64 000, ce qui représente 1,2 % de l’ensemble de la population. On constate des différences significatives entre la population urbaine et rurale. On observe également que les femmes sont les plus touchées par le VIH, dans une proportion de 1,5 % contre 0,8 % chez les hommes.