Le directeur exécutif de l'ONUSIDA demande au gouvernement éthiopien d'encourager l'appropriation et le partage des responsabilités

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Reportage

Le directeur exécutif de l'ONUSIDA demande au gouvernement éthiopien d'encourager l'appropriation et le partage des responsabilités

04 décembre 2011

Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA, rencontre Son Excellence Meles Zenawi, Premier ministre éthiopien, dans son bureau d'Addis-Abeba, Éthiopie.
Photo : ONUSIDA

À la veille de l'ouverture de la 16e conférence internationale sur le sida et les IST en Afrique (ICASA) à Addis-Abeba, Éthiopie, Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA, a rencontré Son Excellence Meles Zenawi, Premier ministre éthiopien, dans son bureau de la capitale.

Au cours de cette réunion, M. Sidibé a félicité le Premier ministre pour la fermeté de son leadership politique et pour l'assimilation par son pays de la riposte au sida. « Il est très encourageant de voir le gouvernement éthiopien en première ligne de la riposte au VIH », a déclaré le directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Les efforts remarquables consentis par l'Éthiopie pour juguler l'épidémie et l'intégration du sida dans les programmes nationaux de santé et de développement sont les garants de résultats durables. »

Les deux leaders ont discuté de la nécessité d'un élan politique soutenu en faveur du partage des valeurs et des responsabilités pour étendre et maintenir la riposte au sida. Bien que de nombreux pays d'Afrique aient augmenté leurs investissements nationaux pour la lutte contre le VIH ces dernières années, ils sont toujours encore fortement dépendants de l'aide internationale. Le Premier ministre Meles Zenawi a réitéré son engagement indéfectible à lancer un débat politique en Afrique sur l'appropriation nationale et le partage des responsabilités pour la riposte au sida.

Tout en exprimant ses inquiétudes au regard de la crise financière mondiale actuelle et de la réduction de l'aide internationale mise à la disposition de la lutte contre le sida, M. Sidibé a souligné que l'Afrique devra trouver des moyens innovants d'accroître ses ressources propres. « Nous avons besoin de financements prévisibles et à long terme, tant au niveau national qu'international, pour restaurer la confiance des personnes dans l'accès aux services de prévention et de traitement du VIH », a indiqué M. Sidibé.

Selon les estimations du gouvernement éthiopien, près d'1,2 million de personnes vivaient avec le VIH sur le territoire national fin 2010. Cette même année, plus de 9 millions de personnes ont reçu des conseils et subi un test de dépistage du VIH. Les sites de conseils et de dépistage du VIH en Éthiopie sont passés de 658 en 2004 à 2 309 en 2010. À l'heure actuelle, en Éthiopie, 743 centres de santé publics et privés fournissent des services de traitement antirétroviral à 330 000 personnes vivant avec le VIH, contre 3 centres en 2004.