Reportage

Les leaders d'Afrique centrale et occidentale examinent les pistes pour éliminer les nouvelles infections au VIH parmi les enfants

30 novembre 2011

Meskerem Bekele-Grunitzky, directeur régional d'Afrique centrale et occidentale de l'ONUSIDA participant à la réunion de Paris pour discuter les stratégies afin d'accélérer les avancées relatives à l'élimination des nouvelles infections au VIH parmi les enfants.

Les leaders d'Afrique centrale et occidentale se sont réunis à Paris du 16 au 17 novembre pour discuter les stratégies afin d'accélérer les avancées relatives à l'élimination des nouvelles infections au VIH parmi les enfants.

La réunion, co-organisée par le ministère français des Affaires étrangères et l'UNICEF a réunit 350 représentants de 26 pays à l'Institut Pasteur, notamment le ministre de la Santé et du VIH de Côte d’Ivoire, le Professeur N`Dri Yoman Thérèse, la lauréate du Prix Nobel de médecine Françoise Barre-Sinoussi, le directeur régional d'Afrique centrale et occidentale de l'UNICEF, David Gressly ainsi que le directeur régional d'Afrique centrale et occidentale de l'ONUSIDA, Meskerem Bekele-Grunitzky.

Dans ses remarques d'ouverture le Professeur Barre-Sinoussi a exprimé ses inquiétudes sur le fait qu'en Afrique subsaharienne près de 1 000 enfants sont quotidiennement infectés par le VIH , alors que dans les pays occidentaux la transmission verticale du VIH a pratiquement été éliminée. Malgré de telles inégalités, le Professeur Barre-Sinoussi a insisté sur le fait que les médicaments antirétroviraux sont les outils les plus efficaces que nous ayons aujourd'hui contre le virus. Il est possible d'atteindre toutes les femmes enceintes vivant avec le VIH et qui ont besoin de ces services pour stopper d'ici 2015 toute nouvelle infection au VIH parmi les enfants.

Les participants ont discuté le Plan mondial pour l'élimination des nouvelles infections par le VIH chez les enfants d'ici 2015 et le prolongement de la vie de leurs mères dans le contexte des capacités existantes en Afrique centrale et occidentale. Ils se sont accordés sur la nécessité de consolider le leadership politique ainsi que de militer pour que les gouvernements respectent les engagements d'Abuja et consacrer 15% du budget national à la santé.

Alors que seuls 7 des 22 pays avec les difficultés les plus élevées liées au VIH par rapport aux nouvelles infections au VIH parmi les enfants se situent dans les régions d'Afrique centrale et occidentale, ils comprennent la moitié de l'écart global pour atteindre 80% des femmes nécessitant un traitement antirétroviral en 2009. Le Nigeria a lui seul détient 32% de l'écart. En 2009, seules 23% des femmes nécessitant un traitement antirétroviral afin de prévenir la transmission du virus de la mère à l'enfant l'on obtenu par rapport à 68% en Afrique centrale et occidentale.

Le Dr Bekele-Grunitzky a invité avec vigueur les participants à maintenir leurs engagements afin d'éliminer toute nouvelle infection au VIH parmi les enfants. Elle note que la plupart des pays dans la région émergent à peine de conflits, ce qui augmente d'autant plus les défis. Elle a insisté sur le fait que les pays doivent renforcer leurs ripostes au sida et a été encouragée par les efforts actuels pour accélérer l'élan régional.

Les autres thèmes discutés lors de la réunion comprenaient la manière de renforcer la couverture des services délivrés en intégrant des services anti-VIH, ciblant les ressources humaines pour la santé, y compris le renforcement de délégation des tâches et le partage des tâches en réduisant les pertes de suivis et le renforcement des engagements masculins.