Housing Works pour améliorer la vie des personnes vivant avec le VIH aux États-Unis

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Reportage

Housing Works pour améliorer la vie des personnes vivant avec le VIH aux États-Unis

28 octobre 2011

Le directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, en compagnie de Matilda, une cliente de Housing Works
Photo : Housing Works

En 2009, le nombre de personnes vivant avec le VIH aux États-Unis d'Amérique était estimé à 1,2 millions. Dans de nombreuses villes des États-Unis, un grand nombre de personnes vivant avec le VIH sont également sans-abri. À New York, une organisation travaille dur pour lutter contre la double crise du VIH et du logement.

Housing Works fournit des services de grande qualité aux hommes, femmes et enfants vivant avec le VIH n'ayant pas de logement dans New York et aux alentours depuis 1990. L'organisation offre aux sans-abri vivant avec le VIH des services indispensables tels qu'un hébergement, des soins médicaux, dentaires et psychologiques, des repas, une formation professionnelle, un traitement médicamenteux et des services de prévention et de traitement du VIH. Elle aide actuellement plus de 20 000 new-yorkais sans-abri et à faibles revenus vivant avec le VIH.

Le directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a visité l'un des centres dirigés par Housing Works qui offre des services de dépistage, de conseil et de traitement en matière de VIH au cœur de New York.

« Le VIH peut toucher des personnes ayant le plus difficilement accès aux services anti-VIH », a déclaré M. Sidibé. « Ce projet est un exemple de la manière dont une approche intégrée à l'aide sociale peut améliorer la vie des personnes vulnérables en leur offrant l'espoir et en leur rendant leur dignité. » 

Le centre, appelé Cylar House, est affilié à une clinique médicale et un centre de jour pour adultes comprenant une tour résidentielle de 36 appartements. Dans le même bâtiment, Housing Works gère également une entreprise d'alimentation et un centre de formation professionnelle pour aider les personnes sans emploi vivant avec le VIH à retrouver du travail.

« Avant de venir à Cylar House, j'étais sans-abri, je consommais de la drogue, je ne prenais pas de traitement anti-VIH et ne prenais pas soin de ma santé », a déclaré Matilda Echevarria, une résidente âgée de 60 ans« Housing Works m'a sauvé la vie. Le fait d'avoir un lieu à moi m'a permis de pouvoir me rendre à mes consultations médicales et psychologiques, de prendre mes médicaments anti-VIH tous les jours et de me sentir bien. »

Le programme de formation professionnelle avant-gardiste de Housing Works à Cylar House enseigne les compétences professionnelles élémentaires et garantit aux étudiants un emploi rémunéré à Housing Works à l'issue de leurs études. Près d'un tiers des employés de Housing Works sont diplômés du programme de formation professionnelle.

Ce projet est un exemple de la manière dont une approche intégrée à l'aide sociale peut améliorer la vie des personnes vulnérables en leur offrant l'espoir et en leur rendant leur dignité

Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA

Anthony E.S. Jones, un ancien sans-abri dépendant à la drogue est désormais sobre. Il est diplômé du programme de formation professionnelle et travaille maintenant pour Housing Works en tant qu'Agent d'information du public/Coordinateur à l'accueil. Il a expliqué l'importance d'avoir un toit dans le chemin vers le rétablissement : « Le logement ouvre la voie à la bonne santé », a-t-il déclaré.  Yvette Torres, directrice exécutive de Keith D. Cylar House a ajouté : « Le fait d'avoir un logement stable permet aux gens de se concentrer sur leur santé et leur bien-être, sans avoir à se préoccuper d'où ils dormiront ce soir et s'ils seront en sécurité. »

Le projet d'hébergement et de traitement du VIH Cylar House a été repris dans plusieurs villes des États-Unis.

À l'issue de la visite, une cérémonie commémorative a eu lieu pour rendre hommage au célèbre activiste contre le sida et la tuberculose Winstone Zulu, décédé il y a quelques semaines. M. Zulu a séjourné au centre pendant plusieurs mois après être tombé malade lors d'une réunion à laquelle il assistait aux Nations unies. 

« L'ONUSIDA doit beaucoup à Housing Works pour avoir ouvert ses bras, son cœur, ses services et sa communauté soignante à Winstone lorsqu'il en a eu besoin », a déclaré M. Sidibé. « Le monde doit également beaucoup à Winstone pour avoir donné un visage aux deux crises du VIH et de la TB. Nous avons besoin de héros tels que Winstone Zulu et de plus d'organisations comme Housing Works. »