Des progrès dans la riposte du Mozambique au VIH, mais un accent sur la prévention du VIH est nécessaire

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Reportage

Des progrès dans la riposte du Mozambique au VIH, mais un accent sur la prévention du VIH est nécessaire

05 septembre 2011

Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé (à gauche), avec le Président Armando Emilio Guebuza du Mozambique.

Lors d'une rencontre avec Armando Emilio Guebuza, Président du Mozambique, le directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a fait état des progrès du gouvernement du Mozambique en termes de riposte nationale au VIH qui ont permis d'entraîner une réduction des nouvelles infections au VIH et un accès plus vaste au traitement antirétroviral.

D'après les dernières estimations de l'ONUSIDA, le taux de nouvelles infections au VIH au Mozambique a diminué de plus de 25 % entre 2001 et 2009. Plus de 200 000 personnes vivant avec le VIH au Mozambique recevaient un traitement salvateur, des soins et des services d'appui à la fin 2010 selon les estimations du gouvernement.

« La coordination louable entre le gouvernement du Mozambique, les partenaires de développement et la société civile a permis de déployer à plus grande échelle des programmes de prévention, de traitement et de soins du VIH sur le terrain », a déclaré le directeur exécutif de l'ONUSIDA.

Malgré ces progrès, le Mozambique continue d'avoir le deuxième taux le plus élevé d'infections au VIH dans le monde. À l'occasion de cette rencontre avec le Président, M. Sidibé a insisté sur le besoin de programmes de prévention du VIH multi-facettes qui se basent sur les connaissances locales de l'épidémie. Ces programmes nécessiteraient un engagement et un leadership des plus hautes sphères politiques, a-t-il précisé.

Ces dernières années, le gouvernement du Mozambique a apporté des améliorations au système de santé primaire du pays afin de répondre à la demande croissante de traitement, de soins et de services anti-VIH. Cependant, des goulots d'étranglement continuent de faire entrave à la riposte au sida, notamment les mauvais systèmes de gestion financière et des approvisionnements ainsi qu'une force de travail inadaptée. M. Sidibé a appelé le Président Guebuza et son gouvernement à renforcer le système national de santé et à accroître les ressources nationales pour assurer la riposte au VIH.

La coordination louable entre le gouvernement du Mozambique, les partenaires de développement et la société civile a permis de déployer des programmes de prévention, de traitement et de soins du VIH sur le terrain

Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA

Pendant la rencontre, le directeur exécutif de l'ONUSIDA a fait part au Président du lancement de « Give AIDS the Red Card » (Donnons un carton rouge au sida)—une campagne qui utilise l'intérêt universel pour le sport pour défendre la vision de l'ONUSIDA dans le monde : zéro nouvelle infection au VIH, zéro discrimination et zéro décès dû au sida. M. Sidibé a apporté son plein soutien au Président pour la campagne « Carton rouge » signée par les chefs des délégations de 47 pays participant aux 10e Jeux africains au Mozambique.

M. Sidibé a informé le Président du rendez-vous programmé de 12 athlètes comme Ambassadeurs itinérants africains pour la campagne « Carton rouge » sur le continent.  Il a appelé le Président à rechercher le soutien à la campagne « Carton rouge » d'autres dirigeants mondiaux à l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2011 et lors du prochain Sommet de la Commission de l'Union africaine à Addis Abeba.

La rencontre avec le Président Guebuza a conclu la visite officielle de quatre jours de M. Sidibé au Mozambique. Pendant son séjour au Mozambique, le directeur exécutif de l'ONUSIDA a également rencontré le Premier ministre, d'autres responsables du gouvernement, des partenaires de développement et des groupes de la société civile pour échanger leurs points de vue sur les opportunités et les difficultés dans la riposte nationale au sida.

L'une des questions centrales soulevées par les fonctionnaires et les partenaires lors de cette visite était le risque d'épuisement des stocks d'antirétroviraux. « L'épuisement des stocks d'antirétroviraux pourrait nuire aux succès du programme de traitement du VIH du Mozambique », a déclaré M. Sidibé. « Des mesures urgentes sont nécessaires pour gérer le risque d'épuisement des stocks », a-t-il ajouté.