Le Congrès des État-Unis organise une nouvelle réunion bipartite pour renforcer la riposte au sida des États-Unis

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Reportage

Le Congrès des État-Unis organise une nouvelle réunion bipartite pour renforcer la riposte au sida des États-Unis

15 septembre 2011

Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA, à l'ouverture de la Réunion du Congrès sur le VIH/sida sur la colline du Capitole, Washington, DC. 15 septembre 2011.

Le Congrès des États-Unis a organisé une nouvelle réunion bipartite pour renforcer la riposte au sida des États-Unis tant sur leur territoire que dans le reste du monde, et pour préserver leur position de leader mondial de la lutte contre le sida. Le coup d'envoi de la Réunion bipartite du Congrès sur le VIH/sida a été donné à l'occasion d'une cérémonie qui a réuni à Washington DC les trois co-présidents de la réunion et membres du Congrès, Barbara Lee, Trent Franks et Jim McDermott.

Était aussi notamment présent le directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, qui a commenté l'engagement des États-Unis dans la lutte contre le VIH. « Le leadership mondial assuré par les États-Unis ainsi que la générosité du peuple américain ont réussi à provoquer une évolution positive considérable de la riposte à l'épidémie du sida. Cet engagement soutenu sur plus de dix ans malgré les changements d'administration politique a permis de sauver des millions de vies. J'espère réellement que la Réunion du Congrès sur le VIH/sida permettra de maintenir ce rôle essentiel pour façonner l'avenir de la riposte au sida. »

Les États-Unis ont été des acteurs de tout premier plan dans la riposte mondiale au VIH et leur engagement est le plus important au niveau national pour une maladie unique. En 2003, le Président George W. Bush a lancé le Plan d'urgence du Président en matière de lutte contre le sida (PEPFAR), qui a désormais établi des partenariats dans 30 pays du monde entier et a engagé près de 39 milliards de dollars US dans la lutte contre le sida et la tuberculose depuis sa création.

En 2010, le PEPFAR a estimé que son financement et ses programmes avaient permis d'apporter un traitement antirétroviral vital à plus de 3,2 millions d'hommes, de femmes et d'enfants partout dans le monde.

Le leadership mondial assuré par les États-Unis ainsi que la générosité du peuple américain ont réussi à provoquer une évolution positive considérable de la riposte à l'épidémie du sida

Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA

« Nous ne pouvons nous voiler la face et croire que le VIH est sous contrôle, car ce n'est pas le cas », a déclaré Jim McDermott, membre du Congrès et co-président de la Réunion du Congrès sur le VIH/sida. « Malgré les énormes progrès que nous avons réalisés sur plus de 30 ans, nous n'avons toujours pas mis au point de vaccin et le traitement reste hors de portée de beaucoup de gens. Nous devons garder nos objectifs en tête et continuer à progresser : la prévention, le traitement et la découverte d'un vaccin doivent rester nos priorités. »

La réunion regroupe actuellement environ 60 membres et focalisera ses travaux sur certains domaines thématiques comme le soutien du leadership et du financement des États-Unis en matière de lutte contre le VIH, la promotion des avancées scientifiques, le renforcement des programmes nationaux américains et l'expansion du rôle des organisations confessionnelles. Elle offrira également l'opportunité de galvaniser de nouveaux leaderships pour préparer la Conférence internationale de 2012 sur le sida, qui doit avoir lieu à Washington, D.C. en juillet 2012.

Eric Goosby, ambassadeur mondial des États-Unis pour le sida, Jeff Crowley, directeur du Bureau de la politique nationale sur le sida de la Maison Blanche, Michael Gerson du Washington Post, ainsi qu'un certain nombre de militants de la communauté confessionnelle et de la communauté nationale américaine de sensibilisation au sida étaient aussi présents à cette cérémonie d'ouverture.