Le Président des Îles Fidji s'engage à faciliter la prise en charge du VIH chez les femmes de la région Pacifique

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Reportage

Le Président des Îles Fidji s'engage à faciliter la prise en charge du VIH chez les femmes de la région Pacifique

09 mars 2012

(De gauche à droite) : Knut Ostby, coordinateur résident des Nations Unies, Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA, et Ratu Epeli Nailatikau, Président des Fidji, pris en photo avec les élites féminines de différentes écoles de Suva à l'occasion d'une réunion des partenaires à Suva le 8 mars, Journée internationale de la femme.
Photo : ONUSIDA/A. Nacola

Dans son allocution à l'occasion de la Journée internationale de la femme à Suva, capitale des Fidji, le directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a salué le Président Ratu Epeli Nailatikau pour son « leadership remarquable » et son engagement personnel dans la riposte au sida à échelles nationale, régionale et mondiale.

« Le Président Nailatikau contribue à faire de la vision de l'ONUSIDA : zéro nouvelle infection au VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida, une réalité dans les États des Îles Pacifique », a déclaré M. Sidibé, dans son discours à l'attention d'une série de partenaires engagés dans la riposte nationale au sida, notamment des femmes vivant avec le VIH, des leaders de la jeunesse, des hauts représentants du gouvernement et des représentants de la communauté diplomatique.

Le directeur exécutif de l'ONUSIDA a félicité le Président Nailatikau pour ses efforts déployés pour réviser et supprimer les lois punitives qui font entrave à la riposte au sida. Il a notamment cité la décision des Fidji de lever les restrictions en matière de déplacements pour les personnes vivant avec le VIH en 2011 et la décision de dépénaliser les rapports sexuels entre hommes en 2009.

« Grâce à votre détermination et votre engagement, vous avez changé les lois et amélioré la vie des personnes vulnérables », a ajouté M. Sidibé. « Ceci ne constitue pas seulement un grand avantage pour les Fidji, mais aussi un exemple important pour l'ensemble de la région Pacifique, et pour le monde. »

M. Sidibé a appelé le Président à faire preuve du même engagement pour mettre fin à la violence sexiste — un facteur de risque de propagation du VIH chez les femmes dans la région Pacifique.

« Les États des Îles Pacifique sont confrontés à un tsunami potentiel de nouvelles infections au VIH, plus particulièrement parmi les femmes et les filles », a déclaré le Président Nailatikau. « Je m'engage personnellement à travailler avec l'ONUSIDA pour garantir que les femmes et les filles de la région Pacifique ne soient plus frappées par cette épidémie », a-t-il ajouté.

D'après les dernières informations officielles des Fidji, 53 nouveaux cas de VIH ont été rapportés en 2011 — le plus grand nombre de cas annuels aux Fidji depuis le début de l'épidémie.

Je m'engage personnellement à travailler avec l'ONUSIDA pour garantir que les femmes et les filles de la région Pacifique ne soient plus frappées par cette épidémie

Ratu Epeli Nailatikau, Président des Fidji

« Malgré nos efforts, un nombre croissant de personnes aux Fidji contractent l'infection au VIH », a précisé le Président Nailatikau. « Nous devons redoubler d'efforts pour mettre fin à cette tendance et assurer notre respect et notre aide à l'ensemble des personnes touchées par cette épidémie. »

Le Président Nailatikau est un défenseur et un militant de longue date dans le domaine du VIH. Lors de son mandat de porte-parole de la Chambre des Représentants des Fidji, il a été Ambassadeur de l'ONUSIDA dans la région Pacifique et activement impliqué dans la promotion d'une forte riposte au sida dans la région.

Acteur principal à la Réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le sida en juin 2011, le Président Nailatikau a appelé à l'élimination des nouvelles infections au VIH chez les enfants et de la discrimination envers les personnes vivant avec le VIH. Plus récemment, à des conférences dans la région Asie-Pacifique, il a encouragé les gouvernements à s'engager dans l'atteinte des objectifs de la Déclaration politique 2011 sur le sida.

« D'après notre expérience aux Fidji, nous savons qu'un partenariat entre les secteurs et les personnes apporte force et progrès », a déclaré le Président Nailatikau. « J'appelle tous les partenaires nationaux, y compris les différents secteurs du gouvernement, la société civile, les communautés touchées, les églises et les organisations religieuses, le secteur privé et les autres à se réunir pour mettre fin au sida aux Fidji, et dans toute la région. »

L'ONUSIDA travaille actuellement avec le gouvernement fidjien pour mettre en pratique les recommandations de la Réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le sida de juin 2011. Les principaux domaines d'intérêt incluent l'élimination des nouvelles infections au VIH chez les enfants, la disponibilité de services anti-VIH pour les populations affectées et la mise en œuvre du nouveau Décret fidjien sur le VIH/sida.

La prévalence du VIH aux Fidji est faible : on estime que 0,1 % de la population adulte nationale vit avec le VIH. Ces dernières années, les initiatives visant à prévenir les nouvelles infections au VIH chez les enfants ont été renforcées.

Malgré les progrès, la stigmatisation et la discrimination aux Fidji continuent de bloquer l'accès aux services anti-VIH pour les personnes vivant avec le VIH et les personnes affectées. Le faible niveau de dépistage du VIH et la violence sexiste s'ajoutent aux difficultés de la riposte nationale au VIH.