Rapport de l'UNICEF : malgré les progrès, le sida reste une cause majeure de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans

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Reportage

Rapport de l'UNICEF : malgré les progrès, le sida reste une cause majeure de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans

14 septembre 2012

Un nouveau rapport d'avancement de l'UNICEF intitulé « S'engager en faveur de la survie de l'enfant : une promesse renouvelée » montre une nette baisse du nombre estimé de décès chez les enfants de moins de 5 ans dans le monde. Ce nombre est passé de près de 12 millions en 1990 à environ 6,9 millions en 2011.

Lors de la présentation du rapport, le Directeur général de l'UNICEF Anthony Lake a déclaré : « Le déclin mondial de la mortalité des enfants âgés de moins de cinq ans est un succès significatif qui atteste du travail et du dévouement des gouvernements, des donateurs, des agences et des familles ».

Le rapport contient des estimations sur la mortalité associées aux principaux facteurs de mortalité des enfants de moins de 5 ans, ainsi que les stratégies à fort impact requises pour accélérer les progrès.

On estime à 3,4 millions le nombre d'enfants de moins de 15 ans qui vivaient avec le VIH en 2011, dont 91 % en Afrique subsaharienne. La même année, environ 230 000 sont morts de causes liées au sida. Selon le rapport, l'accès au traitement antirétroviral était encore faible dans la plupart des pays, avec seulement 28 % d'enfants environ ayant besoin d'un traitement qui l'ont effectivement reçu en 2011, contre une couverture de 57 % chez les adultes. Toutefois, le rapport se montre optimiste sur les progrès accomplis, notamment dans l'élargissement de l'accès aux médicaments antirétroviraux destinés à prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant (PTME).

Dans les pays à haut revenu, l'accès aux services de PTME a fait baisser les taux de transmission d'environ 2 %. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, en 2011, 57 % d'un nombre de femmes enceintes vivant avec le VIH estimé à 1,5 million ont reçu un traitement antirétroviral pour éviter la transmission du VIH à leurs enfants. Néanmoins, le rapport note que des progrès ont été enregistrés dans presque tous les pays.

Des millions d'enfants de moins de cinq ans continuent de mourir chaque année de causes largement évitables et pour lesquelles il existe des interventions abordables ayant fait leur preuve

Anthony Lake, Directeur général de l'UNICEF

Il existe un élan grandissant en faveur d'un élargissement concerté de la couverture de la PTME et des soins et services de traitement pédiatriques anti-VIH. Ce succès fait suite au lancement en juin 2011 du « Plan mondial pour éliminer les nouvelles infections à VIH chez les enfants à l'horizon 2015 et maintenir leurs mères en vie ».

Il existe également de nouvelles techniques émergentes qui améliorent le diagnostic et le traitement des nourrissons et des jeunes enfants. Toutefois, le rapport recommande une simplification des schémas thérapeutiques et des médicaments, ainsi que des innovations programmatiques pour identifier les enfants vivant avec le VIH et les faire bénéficier d'un traitement antirétroviral.

Lors du lancement, M. Lake a également parlé d'une « entreprise inachevée », en soulignant que « des millions d'enfants de moins de cinq ans continuent de mourir chaque année de causes largement évitables et pour lesquelles il existe des interventions abordables ayant fait leur preuve ».

Des efforts plus soutenus sont requis en particulier dans les pays à forte population présentant des taux élevés de mortalité, indique le rapport. Outre les facteurs médicaux et liés à la nutrition, des progrès dans d'autres domaines, tels que l'éducation, l'accès à l'eau potable, l'assainissement, une nourriture adéquate, la protection des enfants et l'émancipation des femmes, permettront également d'améliorer les perspectives en matière de survie des enfants et de développement.