Reportage

S'appuyer sur l'élan pour stopper les nouvelles infections à VIH chez les enfants et maintenir leurs mères en vie

02 août 2013

La conférence internationale sur la santé maternelle, celle des nouveau-nés et des enfants s'est tenue à Johannesburg, Afrique du Sud, du 1er au 3 août.
Photo : ONUSIDA

En 2012, plus de 200 000 enfants ont été nouvellement infectés par le VIH dans les 21 countries de l'Afrique subsaharienne où pratiquement 90% des transmissions du VIH chez les enfants ont lieu au plan mondial. Alors que ce chiffre a diminué de 38% depuis 2009, cela signifie que 600 enfants sont encore nouvellement infectés chaque jour.

Faisant partie des efforts constants pour améliorer la santé des femmes et des enfants dans toute l'Afrique, l'Union africaine a récemment organisé à Johannesburg, Afrique du Sud, une conférence internationale sur la santé maternelle, celle des nouveau-nés et des enfants. La conférence qui se tient du 1er au 3 août aborde un nombre importants de questions comprenant la fourniture et la qualité des services, l'accès aux médicaments, la planification familiale et le partage des tâches. Elle s'attèle de manière spécifique à l'impact du VIH sur les femmes et les enfants ainsi que la manière de garantir un accès renforcé aux services anti-VIH essentiels.

« En tant que leaders, nous avons le pouvoir de garantir qu'aucune femme ne meure en donnant la vie. Nous avons également le pouvoir de garantir qu'aucun enfant ne meure d'une cause évitable, » déclare le Président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, lors de la cérémonie d'ouverture de la conférence.

Stopper les nouvelles infections à VIH chez les enfants et garantir que leurs mères aient accès aux services anti-VIH, y compris les traitements pour leur propre santé, est une priorité absolue pour l'ONUSIDA. En 2011, l'ONUSIDA et le PEPFAR ont piloté une nouvelle initiative qui a été adoptée par la communauté mondiale. The Le Plan mondial pour éliminer les nouvelles infections à VIH chez les enfants et maintenir leurs mères en vie (Plan mondial) a déterminé un objectif ambitieux pour 2015, celui de réduire de 90% toute nouvelle infection à VIH chez les enfants et réduire de 50% la mortalité maternelle et pédiatrique en relation avec le sida.

En tant que leaders, nous avons le pouvoir de garantir qu'aucune femme ne meure en donnant la vie. Nous avons également le pouvoir de garantir qu'aucun enfant ne meure d'une cause évitable

Jacob Zuma, Président de l'Afrique du Sud

Pour souligner la nécessité urgente d'étendre les progrès, l'ONUSIDA a tenu une session spéciale lors de la conférence afin de profiter de l'élan autour du Plan mondial et d'aborder les contraintes dans les pays africains où se produisent la majorité des nouvelles infections à VIH chez les enfants. Lors de la session, l'ONUSIDA rapporte que si sept pays ont enregistré un rapide déclin de toute nouvelle infection à VIH (une baisse de 50% ou plus entre 2009 et2012), en revanche six autres pays montrent des signes de stagnation (une baisse de moins de 30%) et les sept pays restants affichent des résultats modérés (une baisse entre 30-49%).

« Nous devons réfléchir comment changer notre méthodologie et la manière dont nous travaillons aujourd'hui. La méthodologie est une approche de la maladie, mais nous avons besoin d'une approche holistique. Nous ne pouvons nous permettre d'avoir des femmes venant dans les centres un jour pour la tuberculose et l'autre pour le VIH... Nous devons la considérer comme une femme – un être humain à part entière – qui a besoin d'un soutien holistique, » déclare le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé.

L'Union africaine est un soutien fort du Plan mondial et milite activement pour accroître les efforts afin d'élargir l'accès aux services anti-VIH pour les femmes et les enfants.

« Le thème de la santé maternelle, celle des nouveau-nés et des enfants n'est pas une dépense mais un investissement. C'est un investissement dans notre humanité commune et pour notre survie commune... Nous pouvons le faire, nous devons le faire. Nous n'avons pas le choix, » déclare le Président de l'Union africaine, Dr Nkosazana Dlamini Zuma.