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Les leaders de la jeunesse affirment leur engagement de mettre fin à l'épidémie de sida

11 décembre 2013

Les jeunes de tout le continent africain ont réaffirmé leur engagement de veiller à ce que les promesses liées au sida soient pleinement mises en œuvre en Afrique. Les leaders de la jeunesse ont fait cette déclaration lors d'une conférence de presse organisée le 8 décembre à l'occasion de la 17e Conférence internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (ICASA). Ce n'est là qu'un exemple des nombreux événements qui ont émaillé la conférence et lors desquels les jeunes ont démontré leur rôle de leadership dans la riposte au sida.

À l'occasion d'une rencontre organisée plus tôt avec de jeunes délégués, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé a appelé les jeunes à veiller à ce que le VIH figure en bonne place dans le nouvel agenda pour le développement et la santé après 2015. Il a mis en avant la nécessité pour les jeunes leaders de galvaniser un mouvement en faveur du changement social et de façonner l'avenir de la riposte au sida.

Lors de l'ICASA, le Réseau des jeunes séropositifs africains (AY+) a récolté plus de 5 000 signatures pour appeler à la définition d'un objectif précis d'éradication du sida d'ici 2030. De nombreux jeunes gens, des représentants de la société civile et des organisations internationales et des participants à l'ICASA ont signé cette pétition.

Luiz Loures, Directeur exécutif adjoint de l'ONUSIDA, a inauguré le Pavillon de la jeunesse aux côtés de Julitta Onabanjo, Directrice régionale de l'UNFPA pour l'Afrique australe et orientale, de Louise Van Deth, Directrice exécutive de Stop AIDS Now!, du Dr Joyce Mumah, leader de la jeunesse, et de Stella Nantumbwe, Miss Ouganda 2013/14. Dans son discours, le Dr Loures a déclaré que l'ONUSIDA et ses organismes coparrainants s'engagent à garder les jeunes au cœur de l'agenda sur le VIH. Il a également insisté sur la nécessité d'un militantisme fort et permanent de la jeunesse afin de garantir des ripostes inclusives et durables au sida sur tout le continent africain.

Afin de tenir compte des besoins des jeunes, les ministres de la Santé et de l'Éducation d'Afrique australe et orientale se sont mis d'accord sur 10 engagements clés destinés à élargir l'accès à une éducation sexuelle complète et aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes de la région. Ces engagements font suite à un récent rapport de l'UNESCO intitulé Les jeunes aujourd'hui. Il est temps d'agir, qui rassemble des éléments probants sur les défis de l'épidémie de sida chez les jeunes de la région, en particulier pour les jeunes femmes.

En 2012, on estimait à 780 000 le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans nouvellement infectés par le VIH dans le monde ; la même année, 560 000 nouvelles infections se sont produites chez les jeunes en Afrique.

Déclarations

« Nous devons faire en sorte d'avoir un objectif sur le VIH pour mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030. La fin du sida dépend de trois facteurs : zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès dû au sida. Nous pouvons y arriver. »

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

Déclarations

« Le VIH ne fait pas de discrimination. Alors pourquoi devrions-nous nous comporter de manière discriminante les uns envers les autres ? La lutte contre cette épidémie devrait être axée sur l'inclusion. En tant que musicien, j'ai décidé de jouer mon rôle afin de veiller à ce que personne ne soit laissé de côté. »

Loyiso Bala, Ambassadeur itinérant national de l'ONUSIDA en Afrique du Sud

Déclarations

« En tant que jeunes leaders politiques, les jeunes gens doivent réfléchir à leur façon de réclamer une place dans l'agenda pour après 2015. Ils doivent s'imposer au niveau politique et pas seulement au niveau de la prestation de service ou des systèmes. Pour cela, il faut mettre les leaders nationaux face à leurs responsabilités. »

Julitta Onabanjo, Directrice régionale de l'UNFPA pour l'Afrique australe et orientale

Déclarations

« La riposte au sida doit tenir compte des complexités locales et ne pas se présenter comme une action « à taille unique ». Le sida est un problème mondial mais nous devons veiller à ce que les recherches scientifiques et les programmes sur le VIH soient taillés sur mesure en fonction du contexte local. »

Dr Joyce Mumah, jeune leader