Que faudra-t-il faire pour parvenir à une quasi-élimination de la transmission sexuelle du VIH d'ici 2030 ?

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Debrief

Que faudra-t-il faire pour parvenir à une quasi-élimination de la transmission sexuelle du VIH d'ici 2030 ?

11 avril 2014

Malgré la baisse importante des nouvelles infections à VIH au cours des dix dernières années, une nouvelle phase est nécessaire dans la prévention du VIH, pour une action plus ciblée, innovante, accélérée et durable vers des objectifs convenus à l'échelle mondiale. Pour redonner de l'élan à l'engagement mondial en faveur de la prévention du VIH et formuler des recommandations d'action, l'ONUSIDA a organisé une rencontre mondiale sur la prévention du VIH à Genève, en Suisse, les 10 et 11 avril 2014.

Participants

Ont participé à cette réunion des responsables de conseils nationaux sur le sida des 14 pays les plus touchés par le VIH, des membres du personnel des Nations Unies, ainsi qu'une sélection de représentants de la société civile, de partenaires clés et d'experts.

Principaux messages

  • En 2012, il y a eu environ 2 millions de nouvelles infections chez les adultes, en majorité au sein des populations les plus exposées et chez les jeunes, en particulier les jeunes femmes d'Afrique.
  • Il existe des outils pour réduire de manière significative les nouvelles infections au cours des années à venir et parvenir à une quasi-élimination de la transmission par voie sexuelle d'ici 2030.
  • Pour optimiser les efforts de prévention nationaux, il est nécessaire de rendre opérationnelle et efficace la prévention combinée, de redonner du souffle aux stratégies qui fonctionnent comme la promotion du préservatif et les services aux populations les plus exposées, et d'adopter et intégrer des innovations telles que la prophylaxie préexposition (PrEP), le versement d'allocations et les nouveaux dispositifs pour la circoncision chez les hommes.
  • De nouveaux outils de communication doivent être utilisés pour la sensibilisation à grande échelle.
  • De nouvelles formes de mobilisation communautaire doivent être étudiées.
  • Les pays et les partenaires doivent revoir leurs stratégies, définir des objectifs de prévention au-delà de 2015 et affecter les ressources pour y parvenir.

Déclarations

« Les femmes et les filles sont les plus touchées : pour les atteindre et prévenir les nouvelles infections, nous devons combiner différentes approches biomédicales, comportementales et structurelles, y compris l'émancipation économique, par exemple au moyen du versement d'allocations. »

Joyce Wamoyi, Institut national pour la Recherche médicale, Mwanza, Tanzanie

« Impliquez les jeunes dans la prévention : entrez dans notre monde. Nous ne voulons pas être les destinataires passifs des interventions. »

Annah Sango, Communauté internationale des femmes vivant avec le VIH/sida au Zimbabwe (ICW)

« Il nous faut une compréhension plus pratique du sexe, en plus des prescriptions morales, légales, partisanes, religieuses et idéologiques, pour réduire les nouvelles infections à VIH. »

Robert Thornton, Université du Witwatersrand, Afrique du Sud

« Nous avons réussi à inverser la courbe de l'épidémie au Zimbabwe dès les premières années ; nous saluons l'organisation de cette réunion car nous savons que les défis et les opportunités sont différents aujourd'hui. »

Tapuwa Magure, Président du Conseil national sur le sida du Zimbabwe

« Les structures communautaires, les libertés civiles et l'accès aux services risquent de ne pas suffire pour inverser la courbe de l'épidémie chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, mais ils sont obligatoires pour prévenir les nouvelles infections à VIH. Il nous faut également de nouveaux outils comme la PrEP et le traitement antirétroviral. »

Fabio Mesquita, Directeur du Département national sur les MST, le sida et les hépatites, Conseil national sur le sida, Brésil