Déclaration à la presse

Pour la Journée des droits de l’homme, l’ONUSIDA appelle à l’élimination des discriminations

L’ONUSIDA invite instamment les pays à améliorer leur environnement juridique et social pour protéger les droits de l’homme dans le cadre de l’épidémie de VIH, et réitère son appel en faveur de la liberté de circulation pour les personnes vivant avec le virus.

GENÈVE, 10 décembre 2010 — À l’heure où l’épidémie de sida aborde sa quarantième année d’existence, les stigmatisations dues au statut sérologique se situent à un niveau inacceptable à travers le monde. Les discriminations, les inégalités et l’exclusion sociale dues au statut sanitaire, au sexe, à la sexualité, à la dépendance aux drogues, au handicap, aux statuts de migrant et de réfugié, empêchent les personnes d’avoir accès aux services de prévention, de traitements, de soins et de soutien contre le VIH qui sont à même de sauver des vies.

Cette semaine, l’ONUSIDA a adopté une nouvelle stratégie sur cinq ans qui place « l’avancée des droits humains et de l’égalité des sexes » parmi les trois piliers qu’elle estime nécessaires pour stopper et renverser la propagation du VIH, parallèlement à la prévention et aux traitements contre le VIH. Cette stratégie contribuera à la réalisation de la vision de l’ONUSIDA : Zéro nouvelle infection au VIH – Zéro discrimination – Zéro décès dû au sida.

La stratégie charge l’ONUSIDA de travailler plus activement avec les pays pour réduire de moitié  le nombre des pays dotés de lois punitives à l’horizon 2015, éliminer les restrictions aux voyages liées au VIH dans la moitié des pays qui continuent à les faire valoir, répondre aux besoins spécifiques des femmes et des filles dans la moitié des ripostes nationales au VIH et adopter une tolérance zéro contre la violence sexiste.

« L’élimination des discriminations est une condition préalable à la prévention contre les nouvelles infections au VIH et à l’accès aux traitements et aux services de soutien pour les personnes qui sont infectées », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Cette stratégie contribuera à permettre à la riposte au VIH d’être non seulement efficace dans la protection de la santé mais également de protéger la dignité et la sécurité des personnes affectées par le VIH. »

L’ONUSIDA s’inquiète des quelque 49 pays, territoires et régions du monde qui continuent d’imposer un certain type de restrictions sur les personnes vivant avec le VIH qui cherchent à entrer, séjourner ou travailler dans le pays. Ces restrictions constituent un indicateur de la continuation de la discrimination fondée sur le statut sérologique. En outre, il n’y a pas de preuve scientifique indiquant que ces restrictions empêchent la transmission du VIH ou protègent la santé publique.

Ces situations sont de plus en plus reconnues et trois pays – la Chine, la Namibie et les États-Unis – ont levé, en 2010, leurs restrictions au voyage fondées sur le statut sérologique. L’Inde et l’Équateur ont également publié des déclarations soulignant qu’eux aussi ont cessé d’appliquer ces restrictions.

Pour la Journée mondiale des droits de l’homme de cette année, l’ONUSIDA invite instamment les 49 pays concernés à lever leurs restrictions au voyage liées au VIH et à assurer une protection contre les discriminations liées au VIH. 

Centre de presse

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