Communiqué de presse

Les dirigeants mondiaux renouvellent leur engagement en faveur de la lutte contre le sida, de la santé et du développement durable

À l’occasion de la Réunion de haut niveau sur le sida, des chefs d’État débattent d’un leadership plus fort, d’un financement pérenne, de la responsabilité mutuelle et de l’importance du pouvoir mobilisateur des jeunes

NEW YORK/GENÈVE, 8 juin 2011—Plus de vingt chefs d’État et de gouvernement se sont réunis à l’occasion d’une manifestation spéciale consacrée à la riposte au VIH, et plus spécifiquement au leadership, à la coopération et à l’appropriation par les pays. Cet événement, auquel près de 400 personnes ont assisté, s’est tenu pendant la Réunion de haut niveau sur le sida de l’Assemblée générale des Nations Unies visant à renouveler l’engagement et à identifier les possibilités pour intensifier la riposte au VIH, améliorer la santé et réaliser d’ici à 2015 les objectifs du Millénaire pour le développement.

Monsieur Paul Kagame, Président du Rwanda, a animé le débat portant sur les moyens d’accélérer l’action pour aider les pays à faire progresser la mise en place de l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH.

M. Kagame a présenté les trois axes principaux jugés essentiels à la réussite de la riposte au VIH, à savoir le leadership, l’appropriation et la coopération. « Aucune nation, aucune personne, aucune entreprise ou entité ne peut à elle seule gagner ce combat », a-t-il déclaré. « Dès lors que le leadership et l’engagement sont présents dans un pays et une communauté, on commence à voir des résultats. »

La nécessité d’élargir l’accès aux services pour les personnes les plus vulnérables au VIH et le respect des droits de l’homme étaient au cœur des discussions. Un leadership fort et visionnaire conjugué à un engagement et à la solidarité internationale en faveur de la lutte contre le VIH ont été présentés comme des facteurs essentiels pour faire progresser la riposte.

« Éliminer les décès liés au VIH et les nouvelles infections est à notre portée », a déclaré M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies. « Nos objectifs peuvent sembler ambitieux mais nous pourrons les atteindre si nous sommes unis. »

Les dirigeants participant à la réunion se sont également intéressés au futur de la riposte au sida et à l’importance d’investir dans la jeunesse qui, demain, sera aux commandes et qu’il faut encourager à s’investir pleinement dans la riposte au sida.

« Si nous voulons transformer la riposte, nous devons mettre en place une nouvelle approche pour l’avenir », a déclaré M. Michel Sidibé, Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA). « Nous n’y parviendrons qu’en amenant les jeunes à prendre les rênes d’un nouveau mouvement social centré sur le sida et à garantir une riposte pérenne. »

Les intervenants ont mis l’accent sur la nécessité de surmonter les obstacles à un financement pérenne et prévisible. Dans un rapport publié avant Ia Réunion de haut niveau sur le sida, l’ONUSIDA soulignait qu’il faudrait investir 22 milliards de dollars des États-Unis d’ici 2015 pour diviser par deux le nombre de nouvelles infections à VIH et élargir l’accès au traitement. Ce rapport révélait aussi que le financement international de la lutte contre le VIH avait baissé entre 2009 et 2010.

« Nous avons besoin de ressources, de meilleures politiques et de lois pour garantir et protéger les droits des personnes vivant avec le VIH », a déclaré Mme Anandi Yuvuarj, coordinatrice régionale de la Communauté internationale des femmes vivant avec le VIH/sida. « Chacun doit avoir accès à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH, en particulier les personnes les plus vulnérables au virus. »

Les intervenants ont souligné la nécessité de l’amélioration systématique de l’efficience et de l’efficacité des dépenses consacrées à la lutte contre le sida et à la santé, de même que l’importance de l’utilisation optimale de ressources au travers de programmes de lutte contre le VIH judicieux et rationnels. En outre, ils ont examiné la nécessité, pour les pays, de rechercher de nouvelles sources de revenus aux niveaux national, régional et international.

Les participants ont commenté les succès de la coopération Sud-Sud, perçue comme un moyen efficace pour identifier de nouveaux paradigmes de développement et de partage de l’innovation dans les régions, dans l’optique d’une riposte au sida accélérée.

Les dirigeants présents ont promis d’intensifier leurs efforts pour améliorer l’efficacité, l’efficience et la viabilité de leurs ripostes nationales au sida, afin d’accélérer la mise en place de l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH.

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