Communiqué de presse

Le soutien bipartite symbolise la responsabilité partagée et la solidarité collective pour vaincre le sida

Le Congrès des États-Unis accueille une réunion d’information sur le thème « Ensemble nous vaincrons le sida » à laquelle participent des membres du congrès issus des deux principaux partis politiques américains et d’autres leaders afin de discuter des moyens d’investir de façon intelligente dans la riposte au sida et d’explorer les opportunités à venir.

Intervention du sénateur américain Patrick Leahy (Démocrate, Vermont) lors du petit-déjeuner de travail du Congrès dans la salle du Caucus Kennedy du bâtiment Russell du Sénat à Washington, D.C., le 24 juillet. Photo : Bureau du Sénateur Leahy

WASHINGTON DC/GENEVE, 24 juillet 2012—Les sénateurs Patrick Leahy et Lindsey Graham, respectivement Président et membre de haut rang de la Sous-commission des Opérations étrangères et du Département d’État au Sénat, ont organisé aujourd’hui une réunion d’information afin de trouver des moyens de maximiser les nouvelles opportunités de riposte au VIH. Animée par Mme. Gwen Ifil du Washington Week & PBS NewsHour, cette réunion a rassemblé des membres du parti républicain et du parti démocrate ainsi que de grandes figures de la lutte contre le sida qui ont apporté leur point de vue sur la façon d’accélérer la riposte et de la rendre plus intelligente et plus efficace.

« Avec ce soutien bipartite, nous allons retirer toute dimension politique à cette question et renforcer les familles et les communautés », a déclaré le sénateur Leahy.

Se joignant aux sénateurs, deux membres de la Chambre des représentants ont également participé à cette réunion. Il s’agit de Kay Granger et Nita Lowey, respectivement Présidente et membre de haut rang de la Sous-commission des Orientations étrangères et du Département d’État à la Chambre des représentants.

« Nous devons mener des actions parfaitement ciblées, faire preuve d’intelligence et utiliser les ressources de manière aussi efficace que possible », a déclaré K. Granger.

En 2011, les États-Unis ont engagé plus de 4,5 milliards de dollars dans la riposte au VIH dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Le montant total nécessaire d’ici 2015 est estimé à environ 22-24 milliards de dollars. Si les investissements restent à leur niveau actuel, il manquera donc près de 7 milliards.

« Ce que l’Amérique a fait pour elle-même l’a rendue plus forte, ce qu’elle a fait pour les autres pays l’a grandie », a déclaré Sir Elton John, dans son rôle de philanthrope et de défenseur de la cause humanitaire. « Le soutien que vous avez apporté au PEPFAR a sauvé des millions de vies, alors s’il vous plaît ne levez pas le pied de l’accélérateur ! »

Sir Elton John et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, ont contribué à l’organisation de cette réunion et y ont accueilli Son Excellence M. Kgalema Petrus Motlanthe, Vice-Président de la République d’Afrique du Sud et d’autres anciens chefs d’État africains.

« En Afrique du Sud, nous nous sommes engagés à atteindre l’objectif zéro », a déclaré M. Motlanthe. « Nous avons renforcé les services, avec comme objectif de fournir conseils et tests VIH à 12 millions de personnes. Nous avons réussi jusqu’à maintenant à tester 20 millions de personnes en ce qui concerne le VIH et d’autres problèmes de santé comme le diabète et l’hypertension artérielle de façon à pouvoir orienter et soutenir ces personnes. »

Bon nombre de pays à revenu faible ou intermédiaire renforcent leurs investissements au niveau national pour combler l’écart. L’Afrique du Sud, qui finance plus de 80 % de sa riposte au sida sur ses propres ressources, a engagé près de 2 milliards de dollars en 2011.

Évoquant le rôle des organisations confessionnelles et du secteur privé, Rick Warren, Pasteur de l’église évangélique américaine Saddleback Church, et John Megrue, président du Conseil des chefs d’entreprises pour une « Génération née sans le VIH », ont indiqué que ces deux secteurs clés allaient accentuer leur soutien.

Florence Ngobeni-Allen, Ambassadrice de l’Elizabeth Glaser Pediatric AIDS Foundation, a remercié le gouvernement des États-Unis et celui d’Afrique du Sud, indiquant au public de plus de 200 invités qu’elle avait bénéficié de ce soutien coordonné. « J’ai vécu cela et pourtant je suis bien là aujourd’hui debout devant vous ! » Mme Ngobeni a découvert sa séropositivité il y a 16 ans, après avoir perdu son enfant à cause du VIH. Aujourd’hui, mère de deux garçons séronégatifs, elle a exhorté le groupe à poursuivre son travail. « Sans votre implication et votre leadership, les services salvateurs dont j’ai personnellement bénéficié et que j’ai eu l’opportunité de partager avec d’autres femmes comme moi, ne seraient pas disponibles, ni ici ni dans mon pays l’Afrique du Sud », a-t-elle déclaré.

« Comme nous l’avons vu aujourd’hui, le VIH a une dimension unique par la passion à laquelle il renvoie et la façon dont il mobilise les gens autour d’un objectif commun : vaincre l’épidémie », a déclaré M. Sidibé. « Nous devons prendre appui sur cette dynamique et cette énergie pour continuer à aller de l’avant. »

La réunion s’est tenue à Washington où se déroule actuellement la 19ème Conférence internationale sur le sida. C’est la première fois que cet événement a lieu aux États-Unis en plus de 20 ans d’existence.

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