Communiqué de presse

L’ONUSIDA fait état de plus de 7 millions de personnes actuellement sous traitement à travers l’Afrique – avec un supplément de près d’un million l’an passé – tandis que les nouvelles infections à VIH et les décès dus au sida continuent de chuter

Un nouveau rapport de l’ONUSIDA met l’accent sur les avancées de la riposte au sida en Afrique

GENÈVE, 21 mai 2013—Alors que l’Union africaine (UA) entame son 21ème sommet à Addis-Abeba, célébrant 50 ans d’unité africaine, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a publié Update, un nouveau rapport sur la riposte au sida en Afrique, qui atteste des progrès remarquables accomplis récemment contre le VIH sur le continent.

Le nombre de personnes qui en Afrique bénéficient du traitement antirétroviral est passé de moins d’un million en 2005 à 7,1 millions en 2012, avec près d’un million de plus au cours de la seule année précédente. Les décès liés au sida continuent également de chuter – une baisse de 32% entre 2005 et 2011, tout comme les chiffres des nouvelles infections à VIH qui ont diminué de 33% de 2001 à 2011. Le rapport attribue cette réussite au solide leadership et à la responsabilité partagée en Afrique et parmi la communauté mondiale. Il préconise aussi un engagement durable pour faire en sorte que l’Afrique parvienne à zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida.

« L’Afrique a poursuivi sa quête sans relâche pour faire reculer l’épidémie de sida, » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Alors que nous célébrons 50 ans d’unité africaine, célébrons aussi les réalisations accomplies par l’Afrique dans son action contre le VIH – et réengageons-nous à aller de l’avant pour que les générations futures puissent grandir libérées du sida. »

L’Afrique continue d’être plus affectée par le VIH que toute autre région du monde, et représente 69% des personnes vivant avec le VIH sur le plan mondial. Malgré les tendances positives, en 2011 il y avait encore 1,8 million de nouvelles infections à VIH à travers le continent, et 1,2 million de personnes sont décédées de maladies liées au sida.

Le leadership africain

Update souligne les éléments clés de la riposte au sida dans plusieurs pays africains. L’Afrique du Sud, par exemple, développe rapidement l’accès au traitement contre le VIH, avec une augmentation de 20% du nombre des personnes bénéficiant d’une thérapie de 2011 à 2012 uniquement. Seize pays – l’Afrique du Sud, le Botswana, le Ghana, la Gambie, le Gabon, Maurice, le Mozambique, la Namibie, la République-Unie de Tanzanie, le Rwanda, Sao Tome-et-Principe, les Seychelles, la Sierra Leone, le Swaziland, la Zambie et le Zimbabwe – veillent désormais à ce que plus des trois quarts des femmes enceintes vivant avec le VIH reçoivent des médicaments antirétroviraux pour prévenir la transmission à leur enfant.

Le rapport affirme également que le leadership de l’UA est essentiel pour inverser le cours de l’épidémie. L’an dernier, les dirigeants africains ont adopté une Feuille de route sur la responsabilité partagée et la solidarité mondiale pour la riposte au sida, à la tuberculose et au paludisme en Afrique, qui exposait un plan d’action pour améliorer la gouvernance en matière de santé, diversifier les sources de financement, et accélérer l’accès à des médicaments à des prix abordables et de haute qualité. Lors du Sommet, AIDS Watch Africa, une plateforme de plaidoyer et de responsabilisation pour les ripostes au sida, à la tuberculose et au paludisme fondée en 2001 par des dirigeants africains, passera en revue les progrès accomplis dans ces vastes secteurs et déterminera si les intervenants nationaux, régionaux, continentaux et mondiaux ont tenu leurs engagements.

Solidarité mondiale

Lors du Sommet de l’UA, en reconnaissance du rôle joué par la communauté internationale, la Commission de l’Union africaine, avec le NEPAD et l’ONUSIDA, lancera son premier rapport thématique sur le partenariat UA-G8, Obtenir des résultats pour mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme en Afrique. Une contribution essentielle en faveur du suivi et de la poursuite des engagements pris par l’UA et le G8, le rapport demande à la fois aux États membres de l’UA et aux membres du G8 d’exercer un leadership plus fort, en particulier autour de l’accès aux médicaments, d’un financement durable, des droits humains et de l’égalité des sexes.

L’agenda post-2015

Dans Update, M. Sidibé souligne qu’une attention soutenue à la riposte au sida post-2015 renforcera les progrès accomplis sur les autres priorités dans le domaine de la santé mondiale. Il pose également les bases de l’agenda post-2015 en identifiant cinq enseignements tirés de la riposte au sida qui amélioreront l’approche mondiale vis-à-vis de la santé. Il appelle à se focaliser sur les individus, et non sur les maladies ; à miser sur la force de la culture et des communautés ; à établir des institutions de santé solides, responsables, sur le plan mondial ; à mobiliser à la fois les engagements financiers domestiques et internationaux ; et à faire de la santé une force pour la transformation sociale.  

« Ces stratégies ont été fondamentales pour permettre à l’Afrique de réussir à stopper et à inverser le cours de l’épidémie de sida et viendront appuyer les 50 prochaines années de meilleure santé, à travers les frontières, et à travers les maladies, » a déclaré M. Sidibé.


Contact

ONUSIDA Genève
Sophie Barton-Knott
tél. +41 79 514 6896 / +41 22 791 1697
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