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L’ONUSIDA appelle à étendre les services dont l’efficacité est prouvée pour lutter contre la transmission du VIH et de l’hépatite virale chez les toxicomanes
14 mars 2024 14 mars 2024VIENNE/GENÈVE, le 14 mars 2024—Lors de la 67e session de la Commission des stupéfiants des Nations Unies à Vienne, l’ONUSIDA a appelé à étendre de toute urgence les services pour prévenir les nouvelles infections au VIH et à l’hépatite virale chez les consommateurs et consommatrices de drogues. Dans son message vidéo adressé aux délégués et déléguées, la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, a félicité certains pays pour les progrès réalisés dans la mise en œuvre de programmes basés sur des données probantes, mais a appelé à des actions plus audacieuses.
« Les leaders rassemblés ici peuvent prendre des décisions capables de sauver et de transformer des vies, de lutter contre l’exclusion sociale et de protéger la santé publique de tous et toutes. En tant que leaders, vous pouvez tenir l’engagement partagé de mettre fin au sida comme menace pour la santé publique d’ici 2030, à condition que toutes les personnes puissent bénéficier des services de prévention, de dépistage, de traitement et de soins du VIH dont elles ont besoin. Pour mettre fin au sida, nous devons nous assurer que personne n’est exclu », a déclaré Mme Byanyima.
Depuis la déclaration ministérielle de 2019 de la Commission des Nations Unies sur les stupéfiants (CND), des progrès ont été accomplis dans le rééquilibrage en faveur de la santé publique des politiques en matière de drogues. Plusieurs pays sont passés à une approche de la consommation de drogues prenant davantage en compte la santé publique, et certains, comme le Ghana, ont dépénalisé toute forme de consommation personnelle de drogues. L’ONUSIDA soutient le Brésil qui implique les femmes transgenres dans la programmation de la réduction des risques.
Le contexte de la riposte à la COVID-19 a conduit certains pays, comme le Vietnam, à rendre davantage disponible la possibilité d’emporter chez soi des doses dans le cadre du traitement d’entretien par agonistes opioïdes. Les communautés sont essentielles dans les progrès qui touchent aux programmes et aux réformes politiques. Au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, des groupes de pairs jouent un rôle déterminant dans la fourniture d’activités de réduction des risques, de sessions de formation sur l’application de la loi et d’initiatives de sensibilisation, ce qui comprend notamment des services de réduction des risques destinés aux femmes au Kenya.
Mais les progrès restent fragmentaires. Les services tels que les programmes d’échanges d’aiguilles et de seringues et le traitement d’entretien par agonistes opioïdes, essentiels pour réduire le VIH et d’autres risques sanitaires chez les consommateurs et consommatrices de drogues injectables, ne sont proposés que dans environ 50 % des pays. En 2019, l’ONUSIDA a signalé que seulement 1 % des consommateurs et consommatrices de drogues injectables avaient accès aux services recommandés de réduction des risques, et depuis lors, aucun autre pays n’a signalé avoir atteint les niveaux de couverture recommandés.
Trop souvent, les lois et les politiques continuent de renforcer l’exclusion, et les consommateurs et consommatrices de drogues sont aujourd’hui sept fois plus susceptibles de vivre avec le VIH que les autres adultes. La possession de drogues à usage personnel est toujours criminalisée dans 145 pays, dont 34 pays continuent d’appliquer la peine de mort. Cette situation exacerbe la stigmatisation, et purement et simplement la peur, et éloigne les personnes des services de santé vitaux.
La directrice exécutive adjointe de l’ONUSIDA, Christine Stegling, a déclaré lors de la réunion à Vienne :
« Nous savons qu’interdire les drogues s’est soldé par un échec. Les lois punitives sur les drogues et les pratiques punitives d’application de la loi créent des obstacles importants à l’accès à une gamme de services pour les consommateurs et consommatrices de drogues injectables, augmentant ainsi leur risque d’infection au VIH et réduisant leur accès aux services. Pour protéger la santé publique, nous devons dépénaliser la possession de drogues à usage personnel, nous devons considérablement augmenter la prestation de services de réduction des risques et nous devons nous assurer que les communautés de consommateurs et consommatrices de drogues disposent des ressources adéquates et sont en tête de la riposte. »
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À l’occasion de la Journée internationale des femmes, l’ONUSIDA appelle à protéger leurs droits pour protéger leur santé
06 mars 2024 06 mars 2024GENÈVE, le 6 mars 2024— En amont de la Journée internationale des femmes, célébrée le 8 mars, l’ONUSIDA appelle à la protection de leurs droits pour protéger leur santé.
L’humanité affiche un retard considérable pour atteindre les ambitions en matière de genre, d’égalité et de VIH telles que définies dans les Objectifs de développement durable. Au rythme actuel, il faudra environ 300 ans pour mettre fin au mariage des enfants, 140 ans pour que les femmes soient représentées à parts égales avec les hommes à des postes de pouvoir et de direction au travail et 47 ans pour parvenir à une représentation égale dans les parlements nationaux.
De plus, dans le monde, au moins cinq femmes ou filles sont tuées chaque heure par un membre de leur propre famille. Une femme sur trois subit des violences basées sur le genre ou sexuelles.
Les femmes victimes de violences sont davantage susceptibles d’être infectées par le VIH. Ce risque est accru pour les 600 millions de femmes et de filles qui vivent dans les pays touchés par les conflits dans le monde et qui sont exposées à un danger supplémentaire de violence sexuelle. Et dans la plupart des pays les plus pauvres du monde, la crise de la dette tarit les investissements dans l’éducation, la santé et la protection sociale, ce qui nuit particulièrement aux femmes et aux filles.
Une autre menace qui plane sur les femmes sont les campagnes organisées visant les droits qu’elles ont acquis. « Aujourd’hui, les droits des femmes durement gagnés sont la cible d’attaques violentes et coordonnées dans le monde entier. Les attaques les plus malveillantes visent les femmes qui sont déjà les plus marginalisées », a déclaré la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « Les injustices auxquelles les femmes sont confrontées ne sont pas des catastrophes naturelles auxquelles nous devons nous préparer, comme les ouragans ou les tempêtes. Elles sont d’origine humaine et, à ce titre, nous pouvons les déconstruire. »
La bonne nouvelle est que les femmes et les filles luttent pour leur égalité et leurs droits dans le monde entier. Les femmes s’opposent à l’oppression dans leur foyer, sur leur lieu de travail et au sein de leurs communautés. Les mouvements de femmes apportent un soutien concret aux femmes et aux filles victimes de violences tout en manifestant et faisant grève pour décrocher l’égalité. Afin de protéger les droits des femmes, il est essentiel de soutenir et de fournir des ressources à ces organisations communautaires, groupes de la société civile et organisations de femmes, car il s’agit de la première ligne de défense de ces droits.
La santé, tout comme la justice, n’est jamais donnée. Elle est une victoire.
À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2024, l’ONUSIDA appelle à protéger la santé et les droits des femmes et des filles. Ainsi, l’humanité mettra fin au sida et surmontera les inégalités qui alimentent l’épidémie.
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Notre action
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À l'occasion du 10e anniversaire de la Journée zéro discrimination, l'ONUSIDA lance un appel en faveur de la protection de nos droits humains en tant que moyen de protéger notre santé
27 février 2024 27 février 2024GENÈVE, 27 février 2024 — La Journée zéro discrimination a été instituée par l'ONUSIDA il y a dix ans pour faire progresser l'égalité et la justice pour tout le monde, indépendamment du sexe, de l'âge, de la sexualité, de l'appartenance ethnique ou du statut sérologique. Cependant, les progrès sont en péril.
Les attaques contre les droits des femmes et des filles, des personnes LGBTQ+ et d'autres communautés marginalisées sont en augmentation. Et lorsque les lois, les politiques, les pratiques ou les normes consacrent la punition, la discrimination ou la stigmatisation des personnes parce qu'elles sont des femmes, des personnes LGBTQ+, des migrants, des travailleur/ses du sexe ou des consommateurs/trices de drogues, les résultats se traduisent par une santé publique défaillante, car ces communautés sont écartées des services sociaux et de santé vitaux.
"Les atteintes aux droits constituent une menace pour la liberté et la démocratie et sont préjudiciables à la santé. La stigmatisation et la discrimination font obstacle à la prévention, au dépistage, au traitement et à la prise en charge du VIH, et freinent les progrès vers l'éradication du sida d'ici à 2030", a déclaré Winnie Byanyima, directrice exécutive de l'ONUSIDA. "Ce n'est qu'en protégeant les droits de chacun que nous pourrons protéger la santé de tous."
Des progrès ont été accomplis. Au début de la pandémie de sida, il y a 40 ans, deux tiers des pays du monde criminalisaient les personnes LGBTQ+ ; aujourd'hui, deux tiers des pays ne le font pas.
38 pays dans le monde se sont engagés à mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination liées au VIH et aujourd'hui, 50 millions de filles supplémentaires sont scolarisées par rapport à 2015.
Pour poursuivre ces progrès, l'ONUSIDA appelle à soutenir les mouvements de femmes et les mouvements en faveur des droits des personnes LGBTQ+, de la justice raciale, de la justice économique, de la justice climatique et de la paix. Alors que les communautés du monde entier défendent leurs droits, les Nations unies ne sont pas seulement à leurs côtés, mais aussi à leurs côtés.
En cette Journée zéro discrimination (1er mars), et tout au long du mois de mars, des événements et des activités rappelleront au monde cette leçon essentielle et cet appel à l'action : protéger la santé c'est protéger les droits humains.
"En défendant les droits de tous, nous serons en mesure d'atteindre les objectifs de développement durable et de garantir un monde plus sûr, plus juste, plus aimable et plus heureux - pour tous", a ajouté Mme Byanyima.
Plaidons pour le respect des droits humains
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Protéger la santé de chacun, protéger les droits de chacun
10 décembre 2023 10 décembre 2023Déclaration de l'ONUSIDA à l'occasion du 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme
À l'occasion du 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'ONUSIDA souligne que le respect des droits de l'homme de chacun est le fondement essentiel d'une riposte efficace au VIH.
L'ONUSIDA réaffirme son engagement à maintenir les droits de l'homme au centre de son approche pour mettre fin à la pandémie de sida.
L'ONUSIDA appelle tous les gouvernements à faire respecter les droits de l'homme, notamment en supprimant les lois qui portent atteinte aux droits des personnes et en adoptant des lois qui respectent les droits de chacun, y compris des personnes appartenant à des communautés marginalisées.
Avec les droits de l'homme au centre, avec les communautés en tête, le monde peut mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique d'ici 2030, un objectif convenu par les dirigeants mondiaux en 2015. Bien que le monde ait fait de grands progrès vers cet objectif, ces progrès n'ont pas été appréciés par tout le monde. La fin du sida est un objectif qui ne peut être atteint qu'en garantissant les droits humains de chacun.
Il est plus important que jamais que le monde travaille de manière coordonnée, soutenue et efficace à la réalisation des droits de l'homme pour tous. Les progrès réalisés en matière de droits de l'homme au cours des 75 dernières années seront perdus si les dirigeants ne s'opposent pas au mouvement mondial de lutte contre les droits de l'homme. Les attaques contre les droits des femmes, les droits des personnes LGBTQ, la santé et les droits sexuels et reproductifs, la démocratie et l'espace civique ne constituent pas seulement une menace pour la liberté de chacun, mais aussi pour la santé de tous.
Pour aider à protéger les progrès réalisés en matière de droits de l'homme au cours des 75 dernières années, et pour maintenir le monde sur la voie de l'éradication du sida d'ici à 2030, l'ONUSIDA s'engage :
- Intensifier son travail avec les pays et les communautés pour aider à supprimer les lois discriminatoires qui empêchent les gens de jouir de leur droit à la santé ;
- Élargir son action pour mettre fin aux inégalités dans la riposte au VIH en s'efforçant de réduire toutes les formes de stigmatisation et de discrimination liées au VIH ;
- Défendre avec force la protection et la promotion des droits de l'homme des personnes les plus marginalisées du monde et contrer le mouvement mondial de lutte contre les droits de l'homme ;
- Œuvrer à l'élimination de toutes les formes de violence fondée sur le sexe, l'une des violations des droits de l'homme les plus persistantes et les plus flagrantes ;
- Soutenir le leadership des personnes vivant avec ou affectées par le VIH - y compris les adolescents, les jeunes et les femmes dans toute leur diversité, les homosexuels et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les transsexuels, les travailleurs du sexe et les toxicomanes - afin qu'elles participent de manière significative à la riposte au VIH et aux décisions qui affectent leur vie.
Le chemin qui mène à la fin du sida est un chemin de droits. Pour protéger la santé de chacun, il faut protéger les droits de l'homme de tous.
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Message du Secrétaire général de l'ONU à l’occasion de la Journée mondiale contre le sida 2023
27 novembre 2023 27 novembre 2023Le 1er décembre 2023
La Journée mondiale du sida arrive à un moment décisif.
Les décès liés au sida ont chuté de près de 70 % depuis 2004, année la plus meurtrière, et le nombre de nouvelles infections à VIH est au plus bas depuis les années 1980.
Pourtant, aujourd’hui encore, chaque minute, une personne meurt du sida.
Nous pouvons – et nous devons – mettre fin à la menace qu’il fait peser sur la santé publique d’ici à 2030.
Pour atteindre cet objectif, il faut mettre en application le thème de cette année et « confier le leadership aux communautés ».
C’est grâce à elles qu’il sera possible d’éliminer le sida.
Et ce, qu’il s’agisse d’accéder aux traitements, aux services et au soutien nécessaires ou de militer sur le terrain pour que toutes les personnes puissent exercer leur droit à la santé.
C’est en soutenant celles et ceux qui sont en première ligne que nous gagnerons la lutte contre le sida.
Le leadership des communautés doit donc être au cœur de tous les plans, programmes et budgets et de toutes les activités de suivi en lien avec le VIH.
Nous devons également lever les obstacles à ce leadership et faire en sorte que les groupes locaux de la société civile puissent avancer dans leur travail essentiel.
Plus que tout, nous avons besoin de financements.
La lutte contre le sida dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire souffre d’un déficit de 8 milliards de dollars par an.
Il faut notamment accroître le financement des programmes locaux menés par des personnes vivant avec le VIH ainsi que celui des initiatives de prévention conduites par les communautés.
Le sida n’est pas invincible.
Finissons le travail : aidons les communautés à mettre fin à ce fléau dans leurs quartiers, dans leurs pays et dans le monde entier.
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Maurice : les Nations Unies saluent la décision de la Cour suprême de dépénaliser les relations sexuelles entre personnes du même sexe
04 octobre 2023 04 octobre 2023Cette décision accélérera les progrès pour mettre fin à la pandémie de sida et sauvera des vies.
GENÈVE, le 4 octobre 2023— Les Nations Unies à Maurice, représentées entre autres par l’ONUSIDA, l’UNFPA, le HCDH, le PNUD et l’OMS, saluent aujourd’hui la décision de la Cour suprême mauricienne qui a reconnu l’inconstitutionnalité d’une loi discriminatoire criminalisant les relations sexuelles consenties entre personnes du même sexe et qui l’a fait disparaître immédiatement du Code pénal. Auparavant, l’article 250 du Code pénal de l’île (qui remonte à 1898) prévoyait une peine d’emprisonnement maximale de cinq ans.
« Aujourd’hui, la Cour suprême a renversé une loi coloniale obsolète et a démontré son engagement en faveur de la non-discrimination et sa volonté de n’oublier personne », a déclaré la coordonnatrice résidente des Nations Unies à Maurice, Lisa Singh. « L’ONU à Maurice et dans le monde se félicite de la décision de Maurice de rejoindre la liste croissante des pays africains qui protègent les droits humains de tous et toutes, y compris des personnes LGBTQI+. »
Dans sa décision, la Cour a noté que « l’article 250 n’a pas été introduit à Maurice pour refléter des valeurs mauriciennes indigènes, mais est un héritage de notre passé colonial dans l’Empire britannique. Sa promulgation n’était pas l’expression d’une volonté démocratique nationale, mais une direction imposée à l’île Maurice et à d’autres colonies par le pouvoir britannique. » La Cour a également indiqué qu’un nombre croissant de pays ont dépénalisé les relations sexuelles consenties entre personnes du même sexe, y compris le Royaume-Uni, qui a supprimé sa loi en 1967.
« La décision de Maurice de dépénaliser l’homosexualité est une étape importante pour la santé publique et une étape vers l’égalité des droits, le respect et la dignité pour la communauté LGBTQI », a déclaré Anne Githuku-Shongwe, la directrice de l’équipe de l’ONUSIDA d’appui aux régions pour l’Afrique orientale et australe. « L’ONUSIDA salue l’île Maurice pour la décision prise aujourd’hui. Cette dernière signifie que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes auront beaucoup plus facilement accès aux services de santé et sociaux dont ils ont besoin sans crainte d’être arrêtés ou criminalisés. Le travail devra continuer pour briser les barrières de la stigmatisation et de la discrimination dont souffre la communauté LGBTQI, mais la décision d’aujourd’hui est un pas de plus dans la bonne direction. Elle sauvera des vies. »
Maurice est le dernier pays en date d’une liste toujours plus longue à déclarer inconstitutionnelles les lois qui criminalisent les personnes LGBTQI. Cependant, l’ONUSIDA estime que 66 pays ont encore des lois qui criminalisent les relations sexuelles consenties entre personnes du même sexe. Outre la violation des droits humains des personnes LGBTQI, ces lois entravent l’accès aux services de santé et sociaux, y compris les services anti-VIH. Elles alimentent la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des personnes LGBTQI qui vivent constamment dans la peur d’une condamnation ou d’une incarcération.
La plainte a été déposée par Abdool Ridwan Firaas Ah Seek, le président d’Arc-en-Ciel, la plus grande et la plus ancienne organisation mauricienne de défense des droits humains des personnes LGBTQI, et a été soutenue par des partenaires, notamment le Human Dignity Trust.
Les organisations de la société civile, en particulier les organisations dirigées par les membres d’une communauté, forment l’avant-garde d’une dynamique mondiale qui fait progresser l’accès universel à la santé. L’ONUSIDA invite instamment tous les pays à dépénaliser les rapports sexuels entre personnes du même sexe. La dépénalisation sauve et change des vies.
Maneesh Gobin, avocat général et ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale à Maurice, a déclaré : « Conformément à son respect de l’État de droit reconnu à l’échelle internationale, Maurice rendra effectivement compte aux États membres des Nations Unies lors du prochain cycle de l’Examen périodique universel. » L’Examen périodique universel (EPU) est un mécanisme du Conseil des droits de l’homme unique en son genre. Il incite chaque État membre à procéder tous les 4 ans et demi à une évaluation par ses pairs de son bilan en matière de droits humains.
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L’ONUSIDA salue le lancement du Bureau of Global Health Security and Diplomacy au Département d’État des États-Unis
02 août 2023 02 août 2023WASHINGTON DC/GENÈVE, le 2 août 2023 - L’ONUSIDA salue le lancement du nouveau U.S. Bureau for Global Health Security and Diplomacy, qui vise à renforcer l’architecture mondiale de la sécurité sanitaire pour prévenir, déceler, contrôler et riposter efficacement aux maladies infectieuses, y compris le VIH. L’Ambassadeur John N. Nkengasong dirigera le Bureau au titre d'Ambassadeur itinérant, U.S. Global AIDS Coordinator et Senior Bureau Official for Global Health Security and Diplomacy, sous l’autorité directe du Secrétaire d’État des États-Unis.
« Ce nouveau Bureau intégrera de manière transparente la sécurité sanitaire mondiale en tant que composante essentielle de la sécurité nationale des États-Unis et de la politique étrangère », a déclaré Antony Blinken, Secrétaire d’État des États-Unis, lors du lancement à Washington D.C. Le Bureau tirera également parti et coordonnera l’assistance nationale à l'étranger pour promouvoir la coopération internationale et chercher à renforcer la protection des États-Unis et du monde entier contre les menaces pour la santé grâce à des politiques et des systèmes renforcés. Dans ses remarques, le Secrétaire Blinken a souligné l’importance de travailler avec ses collègues du Congrès pour obtenir une réautorisation du PEPFAR avant septembre 2023.
Lors de cet événement, l’Ambassadeur Nkengasong a annoncé la nouvelle initiative Safe Births, Healthy Babies du PEPFAR. Cet effort pendant deux ans porte sur 40 millions US$ et vise à accélérer les progrès pour éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant dans les pays fortement touchés par le VIH. Cette initiative intègre un partenariat avec plusieurs pays et avec la Global Alliance to End AIDS in Children Elle s’ajoute aux partenariats en cours entre l’ONUSIDA, le PEPFAR, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et l’Organisation mondiale de la Santé. Ces partenariats ont conduit les pays à forte charge de VIH à franchir des étapes significatives sur la voie de l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
« Avec la création du nouveau Bureau et le lancement de la nouvelle initiative Safe Births, Healthy Babies, le gouvernement des États-Unis franchit un pas stratégique pour renforcer la sécurité sanitaire mondiale, faire progresser les initiatives sur les pandémies existantes et futures et s’engager fermement en faveur des objectifs de développement durable visant à mettre fin au sida comme menace publique d’ici 2030 », déclare la Dre Angeli Achrekar, directrice exécutive adjointe de l’ONUSIDA, Programme de l’ONUSIDA.
L’événement de lancement a été salué par les commentaires du secrétaire d’État Antony Blinken, du secrétaire à la santé Xavier Becerra, de l’administratrice de l’USAID Samantha Power et de l’ambassadeur John N. Nkengasong, coordinateur américain de la lutte mondiale contre le sida et haut responsable du Bureau pour la sécurité sanitaire mondiale et la diplomatie.
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Accord sur les pandémies : l’ONUSIDA fournit des enseignements tirés de la pandémie de sida pour le texte rédigé par le Bureau
24 juillet 2023 24 juillet 2023L’ONUSIDA propose des enseignements tirés de la pandémie de SIDA pour le texte de l’accord sur les pandémies rédigé par le bureau de l’organe intergouvernemental de négociation
GENÈVE, le 24 juillet 2023—Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) propose des enseignements tirés de la pandémie de sida afin de renforcer et de préciser le texte de l’Accord sur les pandémies. L’objectif est de garantir l’efficacité réelle des ripostes aux pandémies actuelles et d'anticiper et de riposter aux pandémies du futur.
Au cours des quarante dernières années, l’ONUSIDA et la riposte mondiale au sida ont acquis une expérience et des connaissances uniques en matière de riposte aux pandémies. La riposte au sida mondiale montre l’efficacité que peut avoir la lutte contre une pandémie, ce qu’a récemment souligné le Rapport mondial actualisé sur le sida 2023 : La voie pour mettre fin au sida.
Alors que la COVID-19 a augmenté la vulnérabilité au VIH et perturbé l’accès aux services de lutte contre le VIH pour des millions de personnes dans le monde, la riposte, les systèmes et les infrastructures, ainsi que le modèle de gouvernance du VIH/sida ont également aidé les pays à riposter à la fois au VIH et à la COVID-19. L’ONUSIDA a un intérêt tout particulier à protéger les acquis de la riposte au VIH et à prévenir les futures pandémies et les situations d’urgence sanitaire qui affectent les personnes vivant avec le VIH et touchées par le virus et qui pourraient retarder les efforts pour mettre fin au sida d’ici 2030.
S’appuyant sur son rôle éminent depuis un quart de siècle dans la lutte mondiale pour mettre fin au sida comme menace de santé publique, l’ONUSIDA propose les enseignements suivants au bureau pour renforcer le texte actuel de l’Accord sur la pandémie :
Formulation générale
Le projet actuel pourrait être amendé afin d’intégrer des propos beaucoup plus clairs et plus forts sur les engagements des pays à revenu élevé (HIC) afin de garantir un accès mondial aux produits liés aux pandémies et d’apporter un soutien financier et technique proactif pour riposter aux pandémies dans les pays à revenu faible et intermédiaire (LMIC). Le recours fréquent aux propos policés du type « le cas échéant » pourrait laisser la place aux formulations claires qui traduisent l’obligation d’agir des États. Dans le projet actuel, une grande partie du fardeau de la prévention et de la surveillance incombe aux LMIC, sans pour autant imposer clairement aux HIC d’apporter leur aide et leur soutien aux LMIC. Une autre suggestion serait d'engager tous les pays à accorder la priorité à la santé et à la recherche médicale.
Droits humains et équité
Bien que le projet considère les droits humains et l’équité comme des principes fondamentaux de la préparation aux pandémies, il pourrait formuler plus clairement les aspects concernant l’engagement des États membres à protéger les droits humains et à garantir l’équité dans tous les domaines de la prévention, de la préparation et de la riposte aux pandémies (PPR). L’accord pourrait : revoir la définition des « personnes en situation de vulnérabilité » (art. 1), indiquer explicitement les obligations des États à protéger et à respecter les droits humains dans le cadre de ses « principes généraux » (art. 3.1), faire transparaître dans toutes les dispositions de l’accord, la question de l’égalité, mettre l’accent sur l’égalité formelle et substantielle, parallèlement à la non-discrimination, comme principes généraux (art. 3.1)
Accès équitable
En ce qui concerne l’accès équitable aux produits liés à la pandémie, le projet du bureau utilise des termes qui suggèrent que les actions recommandées sont consultatives plutôt qu’obligatoires. L’ONUSIDA recommande que le projet :
- Engage clairement les pays qui possèdent une technologie et un savoir-faire médicaux liés à une pandémie à les partager rapidement et de manière adaptée avec les LMIC. Cela passe notamment par l’intégration dans les accords de financement et d’achat conclus avec des institutions et des entreprises dans les HIC de dispositions portant sur le partage de la technologie et du savoir-faire avec des services compétents de recherche et de production dans les LMIC.
- Engage à fournir un soutien financier et technique solide pour la recherche collaborative entre les établissements du Nord et du Sud afin de renforcer les capacités de R&D dans les LMIC, non seulement pour les pandémies et pour la production, mais aussi pour permettre aux LMIC de contribuer aux progrès scientifiques et technologiques pour l’humanité.
- Les pays doivent tirer pleinement parti des flexibilités offertes par les ADPIC en cas d’urgence sanitaire.
- Engage tous les États à renoncer aux dispositions relatives à la propriété intellectuelle pour tous les produits liés à une pandémie pendant la pandémie et les périodes de reprise.
- Engage les États membres à fournir un leadership politique et des ressources financières et techniques solides afin de développer une capacité de production médicale solide et souple dans les LMIC avant l’apparition de la prochaine pandémie. Avec les pandémies à venir, l’aide à la montée en puissance de ces capacités dans les LMIC sera indispensable pour qu’ils soient en mesure fabriquer des produits liés à une pandémie.
- Si et quand la demande de produits liés à une pandémie dépasse l’offre pendant les pandémies futures, tous les États membres doivent s’engager à respecter les recommandations de l’OMS en matière de priorisation des produits afin d’assurer un accès équitable, en accordant une attention particulière aux populations les plus vulnérables.
Accès et partage des avantages
Bien que le projet précise, pour les LMIC, des obligations de surveillance et de partage en temps opportun des agents pathogènes et des données, il convient de le revoir afin d’engager les États membres à assurer un accès équitable, y compris en partageant les avantages et les bénéfices de la vente de ces agents pathogènes. Il faut tirer des leçons d’Ebola, où des agents pathogènes d’Afrique ont été partagés, mais où les médicaments ont été stockés dans les pays du Nord, laissant les populations africaines en attente de dons. L’accord devrait s’appuyer sur l’exemple de l’accord sur la préparation à la pandémie de grippe (PIP) qui facilite le partage des agents pathogènes et des avantages en termes de vaccination et de bénéfices.
Une responsabilité commune, mais différenciée
Bien que la PPR soit une responsabilité partagée des États membres, le projet pourrait indiquer clairement que la nature et l’étendue des responsabilités varient selon les ressources et capacités financières et technologiques de chaque pays. Comme les conséquences des épidémies se font plus ressentir parmi les populations pauvres et vulnérables, les pays qui abritent ces populations ont besoin d’une aide supplémentaire.
Inclusion de la communauté et de la société civile
Les ripostes dirigées par les communautés jouent un rôle primordial pour atteindre les communautés marginalisées. Elles apportent des messages et des services de santé essentiels pendant une pandémie, comme le montrent à la fois celles du VIH et de la COVID-19, mais les communautés continuent de manquer de ressources, d’être tenues à l’écart et de ne pas être reconnues en tant que partenaires clés dans les actions nationales de PPR. L’Accord sur les pandémies doit reconnaître la place centrale des ripostes dirigées par les communautés et engager les États membres à inclure les communautés et la société civile dans la prise de décision, la planification, l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi.
Investissements durables dans les systèmes de santé et les infrastructures
La PPR et les efforts pour parvenir à la couverture sanitaire universelle ont besoin de systèmes de santé pérennes, résilients, disposant des ressources nécessaires et mettant l’accent sur les personnes. La riposte au VIH a clairement montré comment faire pour tirer parti des investissements dans le VIH pour bâtir des systèmes de santé et de services sociaux plus solides, inclusifs et durables qui répondent à la fois au VIH et aux autres menaces pour la santé. S’appuyant sur des recommandations de formulation antérieures quant aux responsabilités différenciées selon les capacités financières et techniques nationales, le projet pourrait clairement engager les pays à investir de nouveaux fonds publics importants dans les systèmes de santé : en garantissant une formation et une rémunération adaptées du personnel de santé (y compris le personnel de santé communautaire) ; en renforçant les soins de santé primaires ; en garantissant l’accès aux médicaments et aux diagnostics (y compris ceux qui sont produits localement) ; et en renforçant et utilisant efficacement les systèmes d’information sur la santé.
Gouvernance multisectorielle
Le VIH a ouvert la voie à une gouvernance de santé inclusive, participative et qui prend ses responsabilités dans de nombreux secteurs et avec les communautés. Toutefois, il existe un risque que la gouvernance PPR prenne une forme technocratique, avec des décisions prises uniquement en haut sans inclure les contributions essentielles des communautés et de la société civile. Le projet pourrait insister sur le fait que les dispositifs de gouvernance PPR soient totalement inclusifs pour les principales parties prenantes et intégrés aux niveaux national et régional afin de faire face aux pandémies actuelles et aux futures crises sanitaires. Il convient de renforcer les formulations impliquant tout le gouvernement et toute la société.
Conclusion
Les pandémies continuent de coûter cher aux sociétés du monde entier : on estime que 630 000 personnes sont décédées de causes liées au sida en 2022 et que la COVID aura des répercussions durables sur la santé et le bien-être de l’humanité. Dans les ripostes au VIH et à la COVID-19, trop de pays et de communautés ont été laissés à l’écart. Répondre efficacement aux pandémies actuelles et futures exige que la communauté mondiale puise dans les principes de solidarité, d’équité et d’action centrée sur les personnes qui figurent au cœur du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Les enseignements tirés de l'expérience au fil des décennies de la riposte au VIH nous montrent comment riposter efficacement à une pandémie. L’ONUSIDA encourage vivement les pays à intégrer les enseignements tirés par l’ONUSIDA au moment de négocier les révisions du projet de l’Accord sur les pandémies.
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Déclaration conjointe des responsables du Fonds mondial, de l’ONUSIDA et du PEPFAR sur la loi contre l'homosexualité votée en Ouganda en 2023
18 mai 2023 18 mai 2023GENÈVE | WASHINGTON, D.C., 29 mai 2023 — Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial), le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et le Plan d’urgence du président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR) sont profondément préoccupés par les répercussions négatives de la loi contre l'homosexualité votée en Ouganda en 2023 sur la santé de la population ougandaise et sur la riposte au sida, qui fournit jusqu'à présent d'excellents résultats.
Le rôle exemplaire de l’Ouganda pour mettre fin à la pandémie de sida comme menace de santé publique
L’Ouganda et le président Yoweri Museveni jouent un rôle exemplaire dans la lutte pour éradiquer le sida. Des progrès ont été accomplis grâce à la mise en place de programmes à grande échelle de prévention, de diagnostic, de traitement et de prise en charge, tous fournis dans un souci d’offrir un accès aux soins de santé à ceux et celles qui en ont besoin, sans stigmatisation ni discrimination. Cette approche a permis de sauver des vies. Les systèmes de santé résilients établis pour soutenir la riposte au sida profitent à la population ougandaise dans son ensemble. Cette réalité a été d'autant plus visible lorsque le personnel de santé communautaire et les systèmes de santé développés pour la riposte au sida ont joué un rôle clé dans la lutte contre la COVID-19 et d’autres maladies. Il est essentiel de préserver cette approche : les failles de la riposte de santé publique au VIH auront des répercussions à l’échelle du système qui pourraient nuire à tout le monde.
La réussite est à portée de main
Nous savons que nous serons en mesure de surmonter ce problème de santé publique lorsque nous veillerons à ce que 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH, que 95 % d’entre elles suivent un traitement et que 95 % de ces dernières parviennent à une charge virale indétectable. L’Ouganda peut y arriver. En 2021, 89 % des personnes vivant avec le VIH en Ouganda connaissaient leur statut sérologique, plus de 92 % des personnes qui le connaissaient recevaient une thérapie antirétrovirale et 95 % des personnes sous traitement avaient une charge virale indétectable. L’Ouganda est bien parti pour atteindre les objectifs de l’ONUSIDA en matière de traitement du VIH si ces progrès sont pérennisés.
La discrimination menace les avancées dans la riposte au sida
Les succès enregistrés par l’Ouganda dans sa riposte au VIH sont aujourd’hui gravement menacés. La loi contre l'homosexualité votée en 2023 va entraver l’éducation à la santé et la portée des actions qui peuvent aider à mettre fin au sida comme menace de santé publique. La stigmatisation et la discrimination liées à l’adoption de la loi ont déjà réduit l’accès aux services de prévention et de soins. La confiance, le secret médical et l’absence de stigmatisation sont indispensables pour ceux et celles qui recherchent une prise en charge de santé. Les personnes LGBTQI+ en Ouganda craignent de plus en plus pour leur sécurité. Le risque d'agressions, de sanctions et de marginalisation accrue décourage de plus en plus de personnes à bénéficier de services de santé vitaux.
L’Ouganda s'est plusieurs fois distingué par son leadership et sa volonté de mettre fin au sida et a rencontré un grand succès en n'oubliant personne. Nous demandons conjointement un réexamen de la loi afin que l’Ouganda puisse poursuivre sur sa lancée afin d'assurer un accès équitable aux services de santé et mettre fin au sida comme menace de santé publique d’ici 2030.
Peter Sands, directeur exécutif, Fonds mondial
Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA et secrétaire générale adjointe des Nations Unies
Ambassadeur John Nkengasong, coordonnateur pour les États-Unis de la lutte mondiale contre le sida et représentant spécial pour la diplomatie en matière de santé mondiale, Secrétariat d’État des États-Unis
Notre action
Region/country
Press Statement
Le nouveau projet de loi anti-homosexualité de l’Ouganda risque de nuire à la santé publique
03 mai 2023 03 mai 2023GENÈVE/JOHANNESBURG, le 3 mai 2023—En réponse à l’adoption du projet de loi anti-homosexualité par le Parlement ougandais, l’ONUSIDA a averti que sa promulgation porterait atteinte aux efforts de l’Ouganda pour mettre fin au sida d’ici 2030, car ce texte viole des droits humains fondamentaux, y compris le droit à la santé et rien de moins que le droit à la vie.
La directrice de l’ONUSIDA pour l’Afrique australe et orientale, Anne Githuku-Shongwe, a déclaré :
« L’Ouganda a accompli d’excellents progrès dans la lutte contre la pandémie de sida. Cette nouvelle loi, si elle est promulguée, sabordera ces avancées.
Elle éloignera des communautés des services vitaux et empêchera le personnel de santé, y compris des groupes de la société civile, de fournir la prévention, le dépistage et le traitement anti-VIH nécessaires.
Les preuves sont indiscutables : l’institutionnalisation de la discrimination et de la stigmatisation exclura encore plus des communautés vulnérables des services de santé vitaux. Des études menées en Afrique subsaharienne montrent que dans les pays qui criminalisent l’homosexualité, la prévalence du VIH est cinq fois plus élevée chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes que dans les pays qui ne disposent pas de ce type de lois.
Tout le monde pâtirait de cette loi qui saperait les efforts de santé publique.
Ce projet de loi néfaste est à l’opposé de la dynamique positive de décriminalisation qui traverse l’Afrique et le monde entier où l’on observe que de nombreux pays abrogent d’anciennes lois coloniales punitives nuisibles. La décriminalisation sauve des vies et profite à toute la société.
Les organisations de santé publique ont salué le rejet par le président de l’ancien projet de loi. Ce nouveau projet de loi, à l’instar du précédent, pourrait nuire à la santé publique. Par conséquent, il ne devrait pas non plus entrer en vigueur. »
