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L’expérience du Kenya guide l’élaboration d’une nouvelle ressource permettant d’améliorer la coordination de la riposte au sida

02 juillet 2010

FamilyFamille à Djibouti. Photo: ONUSIDA/P. Virot

L’appropriation nationale des ripostes au VIH est déterminante pour leur pérennité et constitue sans aucun doute un moyen pour renforcer l’efficacité de l’aide. Pour permettre des débats engagés sur l’appropriation nationale et les mesures pour y parvenir, l’ONUSIDA a organisé une consultation le 21 juin 2010 à Genève qui a réuni des représentants des gouvernements, de la société civile et des organes politiques régionaux ainsi que des partenaires de développement.

Le dialogue a permis de définir clairement l’appropriation nationale comme suit :

« Un leadership national multisectoriel participatif à tous les niveaux pour gérer la conception d’une politique et d’une stratégie efficaces de riposte au sida, leur mise en œuvre, leur suivi et leur financement pérenne dans le cadre de l’ordre du jour national du développement, et pour garantir des mécanismes larges de responsabilisation mutuelle axés sur les résultats et des capacités nationales pour renforcer la riposte au sida ».

Les participants ont aussi déterminé des indicateurs pour évaluer les progrès. Ces indicateurs portent sur la coordination multisectorielle de la riposte au sida, les lois et les réglementations non discriminatoires, les processus participatifs d’élaboration de la stratégie, du plan de travail, du plan d’action et de l’examen, le suivi/l’évaluation et le système de responsabilisation mutuelle, l’intégration de la question du VIH dans les plans nationaux de développement et les plans d’accroissement des capacités, la pérennité des financements de la riposte au VIH, les mécanismes de responsabilisation financière mutuelle, l’alignement et l’harmonisation, et le renforcement des capacités.

S’adressant au forum, M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a mis en évidence la nécessité pour les pays et les donateurs de passer d’engagements de soutien de court terme à des financements à plus long terme qui soient à la fois prévisibles et pérennes. Selon M. Sidibé, la clé pour y parvenir est « de comprendre l’interaction entre appropriation et financement externe » que l’on peut voir si l’on regarde la manière dont des donateurs importants favorisent effectivement une appropriation nationale et donnent des moyens aux partenaires de pays.

L’Ambassadeur Eric Goosby, Coordonnateur américain de la lutte mondiale contre le sida, a souligné l’importance d’une « responsabilisation mutuelle ». Il a rappelé qu’il était impératif que les donateurs « conduisent leurs efforts de développement de telle manière que les engagements par rapport aux partenaires de pays et aux priorités soient mutuellement profitables ».

Les participants ont discuté d’incitations stratégiques pour favoriser une plus grande appropriation des politiques et programmes nationaux de lutte contre le sida par les partenaires de pays et pour encourager la production et l’utilisation de données concrètes. En outre, ils ont réfléchi à la manière de renforcer l’appropriation nationale en mobilisant des ressources et des investissements domestiques plus importants, et aux rôles et aux mesures que les partenaires de pays et les partenaires de développement pouvaient exercer et mettre en œuvre ensemble pour renforcer l’appropriation.

Renouvellement de l’approche de l’assistance technique et du renforcement des capacités

Une description plus précise et inscrite dans la durée des besoins des pays (en fournissant des conseils aux pays par l’intermédiaire de contreparties du Nord), parallèlement à un développement dynamique de l’assistance technique dans le Sud et de la coopération Sud-Sud, se traduirait par un renouvellement de l’assistance technique. Ainsi, on pourrait s’assurer qu’elle est régie par la demande plutôt que par l’offre. Pour renforcer l’appropriation nationale, l’intégration d’un appui au renforcement des capacités comme composante à part entière d’une planification opérationnelle commune renforcerait les ripostes des pays. Le Ministre de la Santé de Zambie, Son Excellence Kapembwa Simbao, a souligné que « l’appropriation nationale requiert la disponibilité d’une expertise interne au pays pour suivre ses programmes ».

En collaboration avec toutes les parties prenantes, le Secrétariat de l’ONUSIDA continuera de favoriser une appropriation nationale des ripostes de sorte que les pays puissent prendre des décisions éclairées par le concret et investir des fonds là où l’on en a le plus besoin afin d’atteindre de meilleurs résultats pour la riposte au sida ainsi que les objectifs plus larges des pays dans les domaines de la santé et du développement. L’ONUSIDA entend aussi continuer d’apporter son soutien aux consultations nationales et régionales qui intègrent tous les groupes constitutifs.

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Le système judiciaire et la riposte au sida

30 juin 2010

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L’épidémie de sida a donné naissance à de nouvelles questions complexes en matière de dispositions législatives et de droits de l’homme, entraînant des décisions judiciaires sur des sujets liés au VIH qui font désormais partie de la jurisprudence de nombreux pays. À travers l’interprétation des constitutions et lois nationales et des traités internationaux sur les droits de l’homme, le pouvoir judiciaire a parfois un impact transformatif et bénéfique sur la riposte au VIH d’un pays et sur l’image que la population a du virus.

Une jurisprudence favorable a vu le jour dans une grande variété de pays, tels que l’Afrique du Sud, l’Australie, le Botswana, le Brésil, les États-Unis d’Amérique, l’Inde, l’Iran, le Kenya, la Namibie, le Royaume-Uni et le Venezuela. Cette jurisprudence comprend des jugements sur le droit du travail, l’accès à l’éducation, l’assurance maladie, le traitement en prison, la discrimination, la confidentialité, l’accès aux médicaments et les droits des prisonniers. Si la magistrature applique les lois en toute connaissance de cause, sur la base de données concrètes et à des fins de protection, elle peut créer l’environnement juridique et social requis pour juguler et faire reculer l’épidémie de sida, offrir un accès à la justice aux personnes touchées, et remplir les engagements nationaux visant à réaliser l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui dans le domaine du VIH.

Au-delà de leur travail dans les tribunaux, les membres du système judiciaire sont des leaders au sein de leur communauté et société, et ils se doivent de prendre part à la riposte au VIH. Leurs position et comportement à l’égard des questions liées au VIH, des personnes vivant avec le VIH et des membres des populations clés les plus exposées sont susceptibles de conditionner l’attitude de la société envers ces populations. Les acteurs du système judiciaire peuvent s’attaquer à la stigmatisation et aux pratiques discriminatoires exercées à l’encontre des personnes vivant avec le VIH et des membres des populations clés, à la fois dans la juridiction et au sein de la communauté au sens large.

Toutefois, en raison de l’évolution constante et rapide des aspects scientifiques, médicaux et juridiques liés à l’épidémie de VIH, les juges n’ont guère eu la possibilité de faire le point sur les évolutions épidémiologiques et scientifiques. De même, le rôle des membres du système judiciaire en tant qu’agents de la justice et protecteurs des droits de l’homme n’a pas été suffisamment exploré ni utilisé pour s’attaquer à la vulnérabilité au VIH et garantir la protection des droits fondamentaux de chaque personne dans le contexte de l’épidémie.

Reconnaissant le rôle potentiel et réel que joue le pouvoir judiciaire dans la riposte au sida, l’ONUSIDA s’engage à lui fournir un appui, et notamment à :

  • ouvrir des possibilités de mettre en place une éducation permanente et un dialogue régulier au sein du système judiciaire sur l’évolution récente de la riposte au VIH et les répercussions de cette évolution au plan juridique ;
  • aider les juges à rendre les tribunaux plus accessibles aux personnes touchées par le VIH ;
  • encourager une définition des normes qui soit fondée sur les droits et sur des données probantes, s’agissant des questions pertinentes liées au VIH dans les domaines juridique et des droits de l’homme, par et pour les membres du système judiciaire ;
  • créer des occasions, pour les membres du système judiciaire, de dialoguer avec des parties prenantes clés de la riposte au VIH, notamment les personnes vivant avec le VIH, les femmes touchées par le VIH et les membres des populations clés plus exposées au risque d’infection.

Le fait que l’ONUSIDA encourage le leadership du système judiciaire repose sur son engagement à collaborer avec des acteurs clés nationaux et internationaux en vue de « supprimer les lois punitives, les politiques, les pratiques, la stigmatisation et la discrimination qui bloquent les ripostes efficaces au sida », comme l’énonce le Cadre de résultats de l’ONUSIDA, 2009-2011.

L’ONUSIDA considère que les membres du système judiciaire sont des partenaires essentiels pour assurer la mise en place et le respect d’un environnement juridique protecteur favorable à la riposte au VIH.

Susan Timberlake, Conseillère principale de l’ONUSIDA pour le droit et les droits de l’homme, précise : « À travers les tribunaux, les juges peuvent se prononcer contre la discrimination liée au statut VIH, protéger les femmes et les populations clés contre la violence et faire en sorte qu’elles ne se voient pas refuser l’accès à des services, et annuler les lois punitives qui violent les droits de l’homme dans le contexte de l’épidémie. »

Dans le cadre des actions visant à associer le système judiciaire à la riposte au VIH, une réunion inédite d’éminents juristes africains a été organisée à Johannesburg (Afrique du Sud) en décembre 2009. Elle avait pour but d’examiner la question du VIH et du droit au 21e siècle.

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Une nouvelle commission sur la prévention du VIH va être créée pour dynamiser l’effort mondial

25 juin 2010

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En décembre 2009, M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a lancé un appel en faveur d’une « révolution de la prévention » et annoncé la création d’une Commission de haut niveau sur la prévention du VIH à l’ONUSIDA. Composée de responsables du monde de la politique et des affaires, ainsi que de militants et de leaders d’organisations philanthropiques, la commission conduira une campagne d’action politique l’an prochain pour dynamiser l’engagement au plus haut niveau à l’appui de programmes efficaces de prévention du VIH.

La commission sera lancée lors de la Conférence internationale sur le sida de Vienne, Autriche, le 21 juillet 2010. Préalablement à son lancement, ses co-présidents – le Professeur Françoise Barré-Sinoussi (Prix Nobel de Médecine pour sa contribution à la découverte du VIH) et l’Archevêque émérite Desmond Tutu – ont avalisé une déclaration préparée par le Comité consultatif scientifique de la commission qui appelle à un renouvellement du leadership et à une intensification de l’action pour prévenir les nouvelles infections à VIH.

Les scientifiques, militants et autres qui soutiennent des programmes efficaces de prévention du VIH sont invités à signer cette déclaration. La liste des signataires et la déclaration seront présentées lors du lancement officiel de la commission.

Pour signer la déclaration, prière de vous rendre à l’adresse suivante : http://aidsspace.org/commission.php (le site Internet est accueilli par AIDSspace.org et accessible en anglais, français, espagnol, russe, chinois et arabe). La date limite de dépôt des signatures est fixée au 9 juillet 2010.

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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA présente son rapport d’avancement au Conseil

23 juin 2010

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(de gauche à droite): M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, et Mme Yoka Brandt, Directrice générale de la Coopération internationale au Ministère hollandais des Affaires étrangères
Source : ONUSIDA / F. Chironi

L’organe de direction de l’ONUSIDA, le Conseil de Coordination du Programme (CCP), tient sa 26ème réunion du 22 au 24 juin 2010 à Genève.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, s’est adressé au Conseil le 23 juin. Il a présenté l’ensemble des progrès réalisés par le Secrétariat, les partenaires et les Coparrainants au cours des six derniers mois. Le Rapport annuel de l’ONUSIDA pour 2009 a également été exposé aux membres du Conseil.

Dans son discours intitulé «Garantir des résultats en période de transformation», M. Sidibé a proposé « une mission revigorante » et identifié cinq défis à relever. Il a ainsi décrit les approches qui seront suivies pour mieux cibler l’action de l’ONUSIDA, renforcer sa stratégie, accroître sa flexibilité et sa réactivité, améliorer l’efficacité de son Secrétariat et accentuer la responsabilisation.

Une session a eu lieu le 22 juin sur le thème : « Relier concrètement les Services de santé sexuelle et reproductive aux interventions contre le VIH/sida ». Les questions liées à l’égalité entre les sexes et à l’éducation des jeunes ont également été abordées à cette occasion.

Les parties prenantes engagées dans la riposte au sida ont toujours avancé que les Objectifs du Millénaire pour le développement ne pourront être atteints si l’accès universel aux Services de santé sexuelle et reproductive et aux Services de prévention, de traitements, de soins et de soutien contre le VIH n’est pas réalisé.

La majorité des infections au VIH ont lieu par voie sexuelle quand elles ne sont pas liées à la grossesse, à l’accouchement ou à l’allaitement. Le risque de transmission et d’acquisition du VIH est encore accru par la présence de certaines infections sexuellement transmissibles (IST). Le VIH est la principale cause de mortalité pour les femmes en âge d’être mères, en particulier celles qui vivent en Afrique subsaharienne. Il pèse sur la mortalité maternelle.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a soutenu que « si nous intégrons les services contre le VIH dans les programmes liés à la santé maternelle, nous pourrons réaliser des progrès dans quasiment chacun des objectifs mondiaux liés au développement. Nous pouvons permettre aux mères de ne plus mourir du VIH et réduire considérablement la mortalité maternelle. » La plupart des coparrainants de l’ONUSIDA s’impliquent également dans cette perspective, en militant pour les droits de l’homme et en promouvant les services de prévention contre le VIH.

La session thématique de la réunion du Conseil a donné l’occasion aux parties prenantes et aux participants d’examiner les difficultés liées à l’intégration réciproque des services de santé sexuelle et reproductive et des interventions contre le VIH, et d’échanger des enseignements et des bonnes pratiques.

Une attention particulière a été portée aux jeunes et à l’égalité entre les sexes. Ces questions font état d’un plus grand enrôlement des hommes et des garçons dans les services et programmes qui sont liés à la santé sexuelle et reproductive et qui luttent contre les inégalités sexuelles préjudiciables. Les jeunes tendent à penser que le préservatif est davantage un moyen de contraception qu’une protection contre le VIH. Les programmes qui poursuivent ces deux objectifs pourraient élargir leur champ d’action et exercer un impact sensible sur les grossesses ainsi que sur les IST.

Les participants se sont également penchés sur les questions de violence et de diversité sexuelles et d’éducation à la sexualité, lesquelles doivent respecter les droits de la personne humaine et l’égalité des sexes et mieux accueillir les personnes vivant avec le VIH.

Les participants ont été invités à débattre des possibilités permettant aux femmes de maîtriser ou de gérer leur sexualité et leur ouverture à la reproduction. Ils ont indiqué que les femmes devaient être mieux informées sur les préservatifs féminins. Pour les femmes enceintes vivant avec le VIH, la seule solution qui pourrait réduire la mortalité maternelle et éliminer définitivement la transmission verticale – à savoir l’initiation opportune d’une thérapie antirétrovirale à même de sauver leur vie – demeure largement sous-utilisée.

Créé en 1994 par une résolution du Conseil économique et social de l’ONU, et lancé en janvier 1996, l’ONUSIDA est placé sous la direction d’un Conseil de Coordination du Programme (CCP). Ce Conseil réunit les représentants de 22 gouvernements de tous les continents, les Coparrainants de l’ONUSIDA et cinq représentants d’organisations non gouvernementales, lesquelles incluent des associations de personnes vivant avec le VIH.

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UNAIDS’ call to Kenya for sustainable financing for HIV response gets major boost in national budget

18 juin 2010

Kenyan Flag

Kenyan Finance Minister Uhuru Kenyatta presented the national budget for the 2010-2011 financial year to parliament on 10 June. The budget sees a near doubling of past allocations for HIV treatment, earmarking Ksh. 900 million (US$ 11.25 million) for antiretroviral treatment.

Earlier this year UNAIDS Executive Director, Michel Sidibé jointly launched the country’s National AIDS Strategic Plan (2010- 2013) with the Prime Minister, Right Honorable Raila Odinga. Mr Sidibé and the Kenyan Government then signed a Memorandum of Understanding committing the two parties to joint actions in several key areas including sustainable financing to support the national HIV response; and virtual elimination of vertical transmission of HIV from mother-to-child. During his visit Mr Sidibé also met with the President, His Excellency Mwai Kibaki as well as key ministers involved in the HIV response.

UNAIDS welcomes the government’s increase in domestic funding towards the national AIDS response.

Michel Sidibé, UNAIDS’ executive director

Mr Sidibé then called on the government of Kenya to earmark Ksh. 1 Billion per year to ensure the continuity of HIV treatment for people in need and to reduce instances of medicine stock-out threats. He also recommended the government counter donor dependency and develop a Cabinet paper on long-term sustainable financing of the national AIDS response including exploring options for increasing domestic resource mobilization such as airtime tax and airline taxes.

“UNAIDS welcomes the government’s increase in domestic funding towards the national AIDS response,” said Mr Sidibé, UNAIDS’ executive director.

In addition, a high-level steering committee has been established by the government to explore sustainable financing and a concept paper on alternative domestic financing scenarios has been developed detailing critical building blocks required to be put in place. The culmination of these efforts will be the development of a cabinet paper which will substantially reduce the country’s dependence on external financing for HIV programmes. 

Right Hand Content

Feature stories:

Kenya launches third National Strategic Plan (12 January 2010)


External links:

Kenya Ministry of Finance

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Programmes scolaires contre le VIH pour la jeunesse vietnamienne

16 juin 2010

Children« C’est un projet de l’ONU qui est unique en son genre », a déclaré Lisa Sherburne, spécialiste du VIH à l’Alliance Save the Children. Photo: ONU

Pendant son cours de biologie, Pham Xuan Tung parle avec vivacité quand il ne prend pas des notes sur la transmission du VIH et la réplication du virus dans les cellules sanguines à l’attention de son groupe. Ce nouveau type de cours interactif suscite manifestement toute l’attention de ce jeune élève de l’école secondaire de deuxième cycle de Hoang Quoc Viet, à Dong Trieu, dans la province de Quang Ninh.

Ce cours scolaire intègre le nouveau programme qui a été élaboré à l’attention des élèves de l’enseignement secondaire sous la direction du Ministère vietnamien de l’Éducation et de la Formation (MOET), avec le soutien de l’UNICEF, de l’UNFPA, de l’UNESCO et de l’agence vietnamienne de Save the Children. Ce nouveau programme pilote touche de nombreux élèves des provinces de Quang Ninh, de Quang Tri et d’Hô-Chi-Minh-Ville.

Un programme national de prévention contre le VIH exhaustif

Writinge nouveau programme pilote touche de nombreux élèves des provinces de Quang Ninh, de Quang Tri et d’Hô-Chi-Minh-Ville. Photo: ONU

« J’ai constaté de grands changements dans la participation des élèves de ma classe. La nouvelle méthode d’enseignement incite les élèves à prendre la parole et à être expansifs », a déclaré le professeur de Pham Xuan Tung, Truong Thi Hoa.

Le programme, qui est mis en œuvre dans tous les lycées du pays, s’inspire du travail mené dans les écoles, avec le soutien de l’ONU, par les programmes d’initiation à l’hygiène quotidienne et à l’autonomie fonctionnelle, les initiatives liées à la reproduction et à la prévention contre le VIH et les formations avant l’emploi destinées aux enseignants. L’intégration de ces questions au sein des cours principaux et des activités extrascolaires prévoit une formation spéciale pour les parents, laquelle porte sur la manière d’aborder les questions liées au VIH et à la reproduction avec leurs enfants – des sujets qui sont particulièrement délicats et sensibles.

J’ai constaté de grands changements dans la participation des élèves de ma classe. La nouvelle méthode d’enseignement incite les élèves à prendre la parole et à être expansifs.

Truong Thi Hoa, professeur

« C’est un projet de l’ONU qui est unique en son genre », a déclaré Lisa Sherburne, spécialiste du VIH à l’Alliance Save the Children. « Il élargit le nombre de ressources disponibles, incite aux actions de groupe et renforce l’influence du secteur éducatif au Vietnam ».

Les changements induits par cette initiative visent tous à intégrer la prévention contre le VIH dans les prochains programmes scolaires nationaux. De nouveaux livres scolaires seront ainsi élaborés par le ministère vietnamien avant d’être soumis au vote de l’Assemblée nationale en 2015.

Ce programme rencontre des obstacles persistants. Le leadership politique et la capacité du ministère vietnamien à planifier et à coordonner ce projet n’ont pas le dynamisme suffisant, les ressources font défaut, les enseignants ne répondent pas aux critères, la coordination interministérielle et multisectorielle est défaillante.

« La plus grande difficulté que nous devons résoudre est celle de la collaboration qui doit exister à la fois entre les différentes directions du ministère et parmi les ministères engagés dans la riposte au VIH liée au secteur éducatif », souligne La Quy Don, Directeur adjoint de la Direction des Affaires éducatives au sein du Ministère de l’Éducation et de la Formation.

Cette question est également une priorité de premier plan pour Eamonn Murphy, le Coordonnateur de l’ONUSIDA au Vietnam. « Nous nous sommes en effet engagés à fournir un soutien conjoint pour l’élaboration des politiques publiques, la promotion de la coordination et la mise en œuvre de plusieurs volets cruciaux de la riposte au VIH dans le secteur éducatif ».

Les initiatives visant à donner aux jeunes les moyens de protéger leur santé contre le VIH sont un domaine prioritaire du Cadre de résultats de l’ONUSIDA pour 2009-2011.

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Concours en ligne de l’ONUSIDA

15 juin 2010

Footballer, Red Card

Tous les quatre ans, la Coupe du monde de football – qui constitue le plus grand tournoi sportif international – attire les regards vers elle. Cette année, elle se tient en Afrique du Sud avec la participation de nombreuses équipes et stars de premier plan. Comme pour les tournois précédents, l’ONUSIDA fête l’événement en organisant un concours en ligne dont le slogan est : « Donnons un carton rouge au sida ». Avec le soutien des Ambassadeurs itinérants de l’ONUSIDA Michael Ballack et Emmanuel Adebayor, ce concours dirige notre attention vers la prévention et la suppression de la transmission du VIH de la mère à l’enfant à l’horizon 2015.

En répondant correctement aux 3 questions suivantes, les concurrents gagneront divers prix – dont des souvenirs portant la signature de joueurs :

Footballer, Red Card

1.-L’infection au VIH est souvent stigmatisée et les personnes vivant avec le virus font fréquemment l’objet d’une discrimination. Quels sont les moyens qui permettent de réduire efficacement cette stigmatisation et cette discrimination ?

2.-Quel est l’objectif de la nouvelle campagne de l’ONUSIDA « Donnons un carton rouge au sida » à laquelle participent Ballack et Adebayor ?

3.-Combien de personnes vivaient avec le VIH en Afrique subsaharienne en 2008 ? 

Envoyez votre réponse avant le 11 juillet 2010 à competion@unaids.org
 
Bonne chance !

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L’ONUSIDA se félicite des efforts menés par UNITAID pour créer une communauté de brevets

10 juin 2010

UNITAID

L’ONUSIDA se félicite des efforts menés par UNITAID pour la création d’une Communauté de brevets en juillet prochain. Le Conseil d’administration d’UNITAID a pris la décision d’établir cette nouvelle Communauté de brevets sur les médicaments le 8 juin 2010. Il a également convenu d’allouer une enveloppe de 4,4 millions de dollars USD au financement de sa première année d’activité. 

« Cette décision signifie concrètement que les négociations officielles peuvent maintenant commencer avec les détenteurs de brevets», a déclaré M. Philippe Douste-Blazy, président du Conseil d’administration d’UNITAID. « Nous pensons que cette Communauté de brevets recevra ses premières licences dès les prochains mois ».

L’accès aux traitements contre le VIH constitue un élément clé de l’accès universel. Si une communauté de brevets parvient à obtenir des licences sur les médicaments contre le sida, elle peut contribuer à réduire le prix des médicaments et favoriser la production de combinaisons à dose fixe. Elle peut également encourager les fabricants de génériques à produire des médicaments antirétroviraux (ARV) préqualifiés par l’OMS comme les ARV pédiatriques.

« Une communauté de brevets permet d’accélérer l’ouverture de l’accès aux soins et aux traitements et de diminuer les risques de rupture de stock dans les pays en développement », a déclaré M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA.

À quoi sert une communauté de brevets ?

Une communauté de brevets rassemble les droits de propriété industrielle détenus par leurs différents titulaires – universités, groupes pharmaceutiques ou institutions gouvernementales – et les met à disposition sans aucune exclusive.

Par ce mécanisme, les fabricants de produits pharmaceutiques peuvent avoir accès aux brevets en un seul et unique lieu. Ils paieront, en retour, des royalties aux propriétaires de brevet.

Cette communauté peut faciliter la production de nouveaux médicaments combinant, en un seul comprimé, plusieurs composés pharmaceutiques patentés. Il est plus facile pour les enfants et les adultes d’absorber ces médicaments appelés « combinaisons à dose fixe » que de prendre plusieurs comprimés à divers intervalles. Ces nouveaux médicaments favorisent donc la conformité aux traitements contre le VIH et améliorent les résultats produits par ces traitements.

Une communauté de brevets peut également élargir la fabrication des médicaments à un certain nombre d’entreprises et rendre ainsi plus abordable le prix des nouveaux produits dans les pays en développement. Si certains médicaments contre le sida sont devenus, au fil du temps, plus économiques, les produits les plus récents demeurent très coûteux. Étant donné qu’un nombre croissant de personnes vivant avec le VIH ne parviennent pas à suivre leur traitement de première ligne jusqu’à son terme et qu’elles ont besoin d’un traitement de seconde ligne, il est urgent de fournir des traitements contre le VIH à un prix abordable.

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UNITAID

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La riposte internationale prend insuffisamment en compte la vulnérabilité au sida des populations autochtones

10 juin 2010

Couple in Ecuador
Couple in Ecuador Credit: P. Virot

La conclusion du Rapport final du 5e dialogue international sur les politiques du Canada est claire : les populations autochtones doivent être identifiées en tant que groupe prioritaire au sein de la riposte au VIH. Ce rapport milite aussi pour une meilleure intégration des populations autochtones dans la riposte internationale au sida.

En collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada et l’ONUSIDA, Santé Canada a tenu un dialogue international sur les politiques concernant le VIH/sida et les populations autochtones à Ottawa, Canada, en octobre 2009. Le dialogue a fourni une tribune pour discuter de l’impact du VIH sur les populations autochtones et pour étudier comment aller de l’avant au niveau du développement de la recherche, des politiques et des programmes.

Le rapport final qui a été rédigé à la suite de ce dialogue indique que la relation entre le VIH et les populations autochtones n’obtient pas l’attention escomptée au niveau international en dépit du fait que ces populations sont particulièrement vulnérables à l’infection à VIH.

Le rapport recense les modes de transmission chez les hommes et les femmes autochtones, y compris une augmentation de la proportion de nouveaux diagnostics de VIH parmi les populations autochtones, des taux élevés de transmission du VIH parmi les femmes autochtones – en particulier dans les pays en développement, et une infection par le VIH à un plus jeune âge chez les populations autochtones (comparativement aux populations non autochtones) dans certains pays.

Compte tenu de ces vulnérabilités, le rapport milite pour que les populations autochtones soient identifiées en tant que groupe prioritaire. Il invite aussi les pays à élaborer des stratégies nationales axées sur le VIH et les populations autochtones, et à plaider pour que les organisations de services en rapport avec le sida développent des services adaptés au plan culturel aux populations autochtones en partenariat avec les représentants de leurs communautés.

Recensant les limites des systèmes actuels de surveillance et de collecte de données, le rapport remarque que les populations autochtones sont très souvent invisibles dans les statistiques publiées. Il étudie aussi comment faire pour mieux exploiter les instruments de politique internationaux, tels que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) et la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail (Convention sur les populations tribales et autochtones).

Le rapport salue la création d’un Groupe de travail international des populations autochtones sur le VIH/sida (GTIPAVS) dont les participants ont exprimé, pendant le dialogue, l’idée qu’il pourrait unifier la voix des populations autochtones. Il recommande que le GTIPAVS tienne une réunion annuelle, en commençant par préparer la participation des populations autochtones avant et pendant la XVIIIe Conférence internationale sur le sida de Vienne en 2010.

L’ONUSIDA observe que plusieurs facteurs de risque importants qui rendent les personnes et les communautés particulièrement vulnérables au VIH sont présents au sein de nombreuses populations autochtones du monde entier. Ces facteurs incluent une absence de pouvoir politique et social, les désavantages socio-économiques (dont la pauvreté, un faible niveau de scolarité et, par conséquent, un faible taux d’alphabétisme en matière de santé), ainsi qu’une stigmatisation et une discrimination liées à la race, à la sexualité et au statut sérologique VIH.

Cinquante parties prenantes environ ont participé au dialogue de trois jours, notamment des personnes de Nouvelle-Zélande, d’Australie, d’Amérique du Nord, centrale et latine, de communautés et de réseaux de populations autochtones, et d’organisations gouvernementales et non gouvernementales.

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L’ONUSIDA analyse l’impact des lois punitives sur le VIH devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU

10 juin 2010

UN Human Rights Council

Dans le cadre de la 14ème session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui se déroule à Genève du 8 au 16 juin 2010, un débat interactif a eu lieu le 4 juin en présence du Rapporteur spécial sur le droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, de l’Expert indépendant sur la question des droits de l’homme et de l’extrême pauvreté et du Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes, ses causes et ses conséquences.

Dans le rapport qu’il a soumis à cette occasion, le Rapporteur spécial sur le droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, Anand Grover, a mis l’accent sur l’impact que le droit pénal exerce sur la réalisation du droit à la santé et des droits y afférant. Il a expressément analysé l’effet induit par ces lois sur les conduites et orientations homosexuelles, le commerce du sexe et la transmission du VIH – trois exemples de comportements sexuels punis par la loi.

« Nous espérons que ce rapport contribuera à susciter un débat responsable et à catalyser le changement qui permettra à la riposte au sida de mieux défendre les droits fondamentaux et d’être plus efficace », a déclaré Jason Sigurdson, Chargé des droits de l’homme et du droit à l’ONUSIDA, dans un discours prononcé conjointement pour le Secrétariat de l’ONUSIDA et le PNUD.

La 14ème session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU poursuit ses travaux à Genève jusqu’au 18 juin 2010.

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