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Le FNUAP et CARE s’unissent pour améliorer la santé maternelle

09 juin 2010

Une version de ce communiqué a été publiée sur unfpa.org

UNFPA Executive Director Thoraya Obaid
La Directrice Exécutive du FNUAP, Thoraya Obaid, (au centre) avec les sages-femmes dont le rôle-clé en matière de santé maternelle a été mis en lumière à l’occasion de la conférence « Les femmes donnent la vie ». Photo: Moises Saman

Le FNUAP, le fonds des Nations Unies pour la population, et CARE International, l’une des plus importantes agences d’aide humanitaire au monde, ont annoncé avoir conclu un accord visant à améliorer leur collaboration pour les programmes de santé maternelle dans plus de 25 pays. Cet évènement, inauguré à l’occasion de la conférence « Les femmes donnent la vie » à Washington, vise à conjuguer le travail efficace réalisé par le FNUAP auprès des gouvernements nationaux à l’expertise de CARE à s’investir aux côtés des communautés locales.

« Aucune femme ne devrait mourir en donnant la vie. Grâce à notre collaboration, nous pouvons renforcer notre impact en faveur de l’amélioration de la santé des femmes et des jeunes filles. Le FNUAP est le partenaire de nombreux gouvernements, d’autres agences de l’ONU et de la société civile, avec lesquels il travaille à la promotion de la santé et des droits des femmes et des jeunes filles, et nous nous réjouissons de ce nouveau partenariat avec CARE, » a déclaré Thoraya Ahmed Obaid, Directrice Exécutive du FNUAP, à l’occasion de la signature de l’accord à la conférence organisée à Washington.

Aucune femme ne devrait mourir en donnant la vie. Grâce à notre collaboration, nous pouvons renforcer notre impact en faveur de l’amélioration de la santé des femmes et des jeunes filles. Le FNUAP est le partenaire de nombreux gouvernements, d’autres agences de l’ONU et de la société civile, et nous nous réjouissons de ce nouveau partenariat avec CARE.

Thoraya Ahmed Obaid, Directrice Exécutive du FNUAP

L’un des éléments-clés de la promotion de la santé maternelle consiste à aborder de manière efficace le problème du VIH. En effet, selon un récent rapport de l’OMS, dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, les maladies liées au SIDA sont les premières causes de décès et de maladie chez les femmes en âge de procréer.

Grâce au programme Mothers Matter, CARE vise à réduire les décès maternels en améliorant l’accès aux services prénatals et obstétriques pour 30 millions de femmes d’ici 2015. Dans la droite ligne du travail du FNUAP, ce programme sera consacré à la planification familiale, aux compétences d’accompagnement à la naissance et aux soins obstétriques d’urgence dans le contexte d’un système de santé efficace. La stratégie du programme Mothers Matter a pour vocation de donner aux communautés et aux organisations de la société civile les capacités de revendiquer et de participer à l’amélioration des soins de santé maternelle, de mobiliser les gouvernements locaux et la société civile en faveur de l’accès à des systèmes de santé réactifs et de promouvoir action et soutien politiques tout en plaidant, sur la scène internationale, en faveur de l’optimisation de l’engagement et des ressources investies sur le plan mondial.

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Rapport du Secrétaire général de l’ONU sur les progrès accomplis dans la riposte au sida

09 juin 2010

General Assembly

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-Moon, a présenté un rapport sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Déclaration d’engagement sur le VIH au cours de la 64ème session de l’Assemblée générale qui s’est tenue à New York.

Lors de la présentation de ce rapport dans le cadre de l’Examen des progrès réalisés dans la lutte contre le sida par l’Assemblée générale de 2010, M. Ban Ki-Moon a annoncé « un ensemble de recommandations ambitieuses et réalisables ». Il a aussi déclaré que ce rapport « plaide fortement en faveur du renforcement des liens existant entre la riposte au sida et les Objectifs du Millénaire pour le développement ».

La Déclaration d’engagement sur le VIH/sida de 2001 donnait mandat à l’Assemblée générale de l’ONU d’examiner et de débattre le rapport annuel soumis par le Secrétaire général sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de cette Déclaration. L’objectif de ces rapports est d’identifier les difficultés et les contraintes existantes, et de présenter des recommandations constructives à l’égard de la riposte au sida.

Exprimant son inquiétude face aux réductions opérées par les gouvernements dans leur riposte au sida, et à leur réorientation vers les autres efforts de développement, le Secrétaire général a indiqué que « si le coût [de la reconstitution des ressources] est probablement très élevé, le coût de l’inaction l’est encore davantage ».

Le rapport a constaté que l’épidémie continue de gagner du terrain malgré l’action engagée. Pour deux personnes recevant un traitement antirétroviral, cinq nouveaux cas d’infection sont dépistés.

Il suggère que, compte tenu des avantages à long terme que devrait dégager l’investissement dans le programme de lutte contre le VIH, les gouvernements des pays et les donateurs internationaux devraient maintenir et accroître leurs contributions financières aux programmes sur le VIH.

Le Secrétaire général a accordé une attention particulière au cinquième Objectif du Millénaire pour le développement, lequel porte sur la santé maternelle. « Le fait que le VIH constitue l’une des principales causes de mortalité pour les femmes en âge d’être mères dans le monde est méconnu », a-t-il souligné à cet égard.

Le rapport signale qu’en 2007, un pays à revenu faible et moyen sur cinq avait atteint un taux de couverture de plus de 50 % en matière de services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant ainsi que de thérapie antirétrovirale.

« S’il y a quelques années, les seuls moyens d’éliminer la transmission du virus de la mère à l’enfant étaient les idées, ce sont elles qui sont aujourd’hui mises en application dans le monde entier », a ajouté M. Ban Ki-Moon.

Le Secrétaire général de l’ONU a souscrit à l’approche stratégique adoptée par l’ONUSIDA, laquelle privilégie dix domaines prioritaires pour son Cadre de résultats. Il a déclaré à ce propos que « les Objectifs du Millénaire pour le développement sont indivisibles et ne sauraient être mis en rivalité les uns avec les autres ».

Le sixième Objectif du Millénaire pour le développement vise à enrayer et à commencer à inverser la propagation du VIH d’ici à 2015. Le rapport fait néanmoins remarquer que si la communauté internationale n’intensifie pas considérablement ses efforts, cet objectif ne sera pas atteint.

Il appelle les partenaires à prendre des engagements résolus en faveur de l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant et à améliorer au mieux la santé des mères séropositives et celle des membres de leur famille.

Il conseille aussi aux partenaires nationaux de commencer dès maintenant à planifier sur le long terme la thérapie antirétrovirale, et de prévoir à cet égard l’augmentation inévitable de la demande pour des traitements de deuxième et troisième intention.

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Coupe du monde et sexualité

08 juin 2010

Football

La Coupe du monde de football s’apprête à débuter vendredi prochain. Des milliers de supporters se rendront en Afrique du Sud pour soutenir leurs équipes favorites.

La sensibilisation et la prévention contre le VIH constituent une priorité de premier plan lors de ce tournoi. Le VIH peut en effet se propager par une combinaison dangereuse alliant l’alcool et une sexualité risquée, en particulier parmi les jeunes.

Étant donné que le virus peut progresser lorsque la sexualité ne bénéficie pas de toutes les protections, les préservatifs sont souvent considérés comme utiles contre l’infection. Les préservatifs masculins et féminins sont envisagés comme des produits efficaces pour réduire la transmission par voie sexuelle du VIH et des infections sexuellement transmissibles.

Pour réduire le risque de transmission du VIH, les partisans du préservatif comptent multiplier les points de distribution. Les campagnes qu’ils ont précédemment menées avaient abouti à la mise à disposition de préservatifs gratuits sur les lieux des matches, dans les hôtels, les stades, les bars et les clubs. Un fan a dit un jour : « Il vaut mieux que ce soit moi qui ai ce préservatif plutôt qu’il soit disponible à la distribution ».

L’ensemble des mesures de prévention visant à réduire la transmission du VIH par voie sexuelle comprennent en outre le respect de l’âge propice à l’initiation sexuelle, l’abstinence, la fidélité mutuelle lorsqu’aucune des deux personnes n’est infectée, et la réduction du nombre des partenaires sexuels.

L’ONUSIDA a approuvé l’engagement pris par le gouvernement sud-africain de distribuer un million de préservatifs lors de la Coupe du monde. Il soutient les efforts menés par le Conseil national d’Afrique du Sud sur le sida (SANAC) et les associations de la société civile comme la Campagne d’action pour les traitements (TAC) et le Consortium sur le sida, lesquelles favorisent la distribution de préservatifs et la diffusion d’informations sur le VIH durant le tournoi.

Chaque jour, 7 400 personnes sont infectées par le VIH dans le monde. En Afrique du Sud, pays-hôte de la Coupe du monde cette année, on compte 5,7 millions de personnes vivant avec le VIH – soit le plus fort taux de prévalence au monde. 

Les jeunes et le VIH en quelques faits:

  • Seuls 30 % des jeunes hommes et 19 % des jeunes femmes ont des connaissances de base sur le VIH.
  • 4 infections au VIH sur 5 touchant un jeune a lieu en Afrique subsaharienne.
  • 70 % des jeunes séropositifs vivant en Afrique subsaharienne sont des jeunes femmes.
  • 37 % des jeunes hommes et 21 % des jeunes femmes ayant plus d’un partenaire sexuel par an ont utilisé un préservatif lors de leur dernière relation sexuelle.

 

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La conférence « Les femmes donnent la vie » se penche sur l’OMD5

08 juin 2010

L to R: United Nations Secretary-General Ban Ki-moonL to R: United Nations Secretary-General Ban Ki-moon, UNAIDS Goodwill Ambassador, Annie Lennox and UNAIDS Executive Director, Michel Sidibé. 07 June 2010. Credit: UNAIDS/S.Johnson

La santé maternelle et reproductive constitue aujourd’hui une priorité mondiale. Une conférence de trois jours, intitulée « Les femmes donnent la vie », vient de débuter à Washington, sur le thème : « Investir dans les projets liés aux femmes, c’est productif ». L’événement a pour principal objectif de souligner que les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ne sauraient être atteints sans cet investissement. Il doit aussi signaler qu’il reste juste assez de temps pour réaliser le cinquième OMD, qui porte sur l’amélioration de la santé maternelle, si le monde prend sans délai des engagements financiers.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, et la nouvelle Ambassadrice itinérante de  l’ONUSIDA, Annie Lennox, ont prononcé les discours d’accueil lors de la séance d’ouverture qui a eu lieu en plénière.

Je crois que la riposte au sida est un point d’entrée qui permet de mieux investir dans les projets de tous niveaux liés aux femmes et aux filles, et de promouvoir les droits des femmes liés à la sexualité et à la reproduction.

Annie Lennox, Ambassadrice itinérante de l’ONUSIDA

« Nous pouvons réaliser de grands progrès à l’égard des principaux objectifs mondiaux liés au développement si nous intégrons les services contre le VIH dans les programmes de santé maternelle. Nous pouvons stopper la mortalité des mères due au VIH et réduire sensiblement la mortalité maternelle. Unissons nos efforts », a déclaré M. Sidibé.

Mme Lennox, qui intervenait sur le thème : « Les femmes aspirent à un monde qui donne la vie », a ajouté : « Je crois que la riposte au sida est un point d’entrée qui permet de mieux investir dans les projets de tous niveaux liés aux femmes et aux filles, et de promouvoir les droits des femmes liés à la sexualité et à la reproduction. Nous devons aider les femmes et les filles à mieux protéger leur santé et à garder la maîtrise de leur sexualité et de leur reproduction. »

Quelque 16 millions de femmes âgées de plus de 15 ans vivent avec le VIH dans le monde. En Afrique subsaharienne, les femmes constituent environ deux tiers des personnes vivant avec le VIH et dans de nombreuses régions du monde, le risque de l’infection au VIH est plus élevé pour elles que pour les hommes.

Dans les cultures où prévaut l’inégalité entre les sexes, les femmes sont plus facilement privées de tout accès aux services liés au VIH, à la maternité et à la reproduction, du fait des limites qui entravent leur pouvoir de décision, leurs ressources financières et leur mobilité, et des responsabilités qui sont les leurs à l’égard des enfants.

Une étude récente publiée dans la revue médicale The Lancet considère que le VIH a accru de 20 % le nombre des décès maternels dans le monde. Si la mortalité maternelle a reculé dans le monde, elle est en constante augmentation dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne du fait du VIH. En Afrique du Sud, selon les estimations, plus de 50 % des décès maternels sont dus au VIH.

Des progrès considérables ont cependant été réalisés dans le domaine des traitements. Les femmes sont, au fil des années, plus nombreuses à bénéficier de services de traitements contre le VIH. Cette amélioration est principalement due au fait que les femmes ont un accès élargi aux services anténatals de prévention contre la transmission du virus à leurs enfants et qu’elles sont plus nombreuses à venir solliciter des conseils ou un dépistage sur le VIH.

La conférence réunit plus de 2 000 participants de 115 pays, lesquels incluent 100 responsables gouvernementaux de plus de 30 pays. Elle a également constitué une plateforme d’annonce pour un essai qui sera mené pour la première fois parmi des femmes africaines. Cet essai porte sur l’utilisation d’un anneau vaginal contenant un produit antirétroviral qui pourrait être, un jour, préconisé comme moyen de prévention contre la transmission du VIH lors d’une relation sexuelle.
Si cet essai est approuvé, ce produit sera accessible à toutes les femmes en tant qu’outil de protection contre l’infection au VIH. L’essai a été initié par le Partenariat international pour les microbicides (IPM), un organisme à but non lucratif.

M. Sidibé a déclaré à propos de cet essai : « La prévention de la transmission du VIH est essentielle si nous voulons remporter la victoire à long terme et protéger la santé et la sécurité des générations futures. Si les innovations comme les microbicides réussissent, elles pourraient exercer un impact décisif. »

La conférence, qui se termine le 9 juin 2010, donne la parole à 300 intervenants, lors des 118 sessions prévues pour ces trois jours de débats. Les sujets incluent « La contraception moderne à l’âge de la maturité », « Les stratégies de lutte contre les infections sexuellement transmissibles » et « La parole est aux filles : Comprendre leur capacité de rayonnement ».

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Un instrument de travail innovant pour faire face au VIH dans le monde du travail

08 juin 2010

HIV/AIDS and the world of work

Un nouvel instrument de travail innovant permettant de traiter la question du VIH dans le monde du travail est en cours d’étude à la Conférence internationale du Travail (OIT-99ème session) qui se tient actuellement à Genève du 2 au 18 juin 2010.

Conformément au processus officiel de l'Organisation internationale du Travail (OIT) pour établir une norme, le Comité VIH/SIDA, composé de 120 à 150 représentants tripartites, étudie la recommandation provisoire de l’OIT, avant sa présentation finale, en vue de son adoption, à la séance plénière du 17 juin 2010. Le 3 juin, la Directrice Exécutive adjointe de l'ONUSIDA, Mme Jean Beagle a encouragé le Comité sur le VIH/sida à soutenir la formulation provisoire d’une norme internationale du travail qui serait le « premier instrument mondial des droits de l'homme consacré spécifiquement au VIH/sida dans le monde du travail ».

En 2001, l’OIT a développé un recueil de directives pratiques sur le VIH/SIDA et le monde du travail en tant que cadre conceptuel de l’action sur le lieu de travail. Depuis son adoption, ce recueil a contribué à lutter contre les stigmatisations et les discriminations et à dépasser les barrières des tests et des traitements dans le monde du travail. Même si des progrès ont été faits, la prévention et les stratégies de soins ont besoin de soutien.

De nombreux travailleurs font toujours l'objet de stigmatisations et de discriminations et doivent faire face à la menace ou au fait réel de perdre leur travail à cause du VIH. La nouvelle norme internationale du travail de ce Comité permettrait de changer cette situation.

Directrice Exécutive adjointe de l'ONUSIDA, Mme Jan Beagle

Si elle est adoptée par la CIT, la recommandation proposée sur le VIH, qui établit et élargit les 10 principes du Recueil des directives pratiques de l’OIT, augmenterait de manière significative l’impact des programmes de prévention pris en charge par l’OIT et l’ONUSIDA. Chercher à protéger les droits de l'homme, tel que la liberté, contre les discriminations permet de jouer un rôle crucial mais souvent négligé pour faciliter la mise en œuvre des programmes de prévention. Des personnes peuvent trouver sur leur lieu de travail un environnement confidentiel et un climat d’aide afin de pouvoir accéder à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien lorsqu'ils en ont besoin.

Comme l’a souligné Mme Jan Beagle, « de nombreux travailleurs font toujours l'objet de stigmatisations et de discriminations et doivent faire face à la menace ou au fait réel de perdre leur travail à cause du VIH. La nouvelle norme internationale du travail de ce Comité permettrait de changer cette situation. »

L’ONUSIDA approuve, dans la recommandation provisoire, la promotion d’une action coordonnée entre les gouvernements, les employeurs et les travailleurs, y compris des réseaux de personnes vivant avec le VIH.  Mme Beagle ajoute : « l’une des forces clés que la lutte contre le sida a apporté à la discussion sur le développement est sa capacité à mettre en relation et à mobiliser de nombreux groupes d’intérêt ».

Mme Beagle remercie le programme de l’OIT sur le VIH/SIDA et le monde du travail parce qu’il a permis d’éveiller les consciences sur l'impact social, économique et sur le développement qu’a eu la pandémie du VIH et sur ses effets sur le travail et l'emploi.

L’examen de la recommandation provisoire proposée par le Comité VIH/SIDA est la dernière phase d'un cycle de quatre ans qui a commencé en 2007 lorsque le conseil d’administration de l’OIT a demandé à l’OIT de prévoir un point sur le VIH/SIDA et le monde du travail à l’ordre du jour des Conférences de 2009 et de 2010 pour une double discussion en vue de l’adoption de la recommandation autonome.

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Avant la Coupe du monde, les capitaines des différentes équipes nationales lancent un appel commun : « Tous ensemble, donnons un carton rouge au sida. »

07 juin 2010

Les capitaines des équipes d’Afrique du Sud, du Nigeria, de France, du Paraguay, d’Uruguay, d’Australie, de Côte D'Ivoire, de Grèce et de Serbie participent à la campagne de mobilisation contre la mortalité des mères de famille et l’infection des nouveau-nés par le VIH.

Captain of the South Africa Football Team Mr Aaron MokoenaLe capitaine de l’équipe d’Afrique du Sud, M. Aaron Mokoena, a signé l’appel à la mobilisation de l’ONUSIDA dans le cadre de la Coupe du Monde lors du dîner de gala de l’équipe, en présence du Président de la FIFA, Sepp Blatter (le 2 juin 2010). Photo: George Philipas

Près de 1 200 bébés naissent chaque jour dans le monde avec le virus du VIH/Sida ; ainsi, pendant un match de football de 90 minutes, quelque 80 nourrissons sont contaminés.

La Coupe du Monde FIFA 2010, qui va bientôt débuter en Afrique du Sud, va opposer, sur le terrain, les capitaines des différentes équipes qualifiées. Cependant, hors des terrains, ils ont décidé de s’unir pour lancer une campagne de mobilisation à l’échelle mondiale, afin d’éradiquer la mortalité des mères de famille et l’infection des nouveau-nés par le VIH.

Cette initiative bénéficie par ailleurs du soutien de deux stars internationales du football, qui sont également ambassadeurs itinérants de l’ONUSIDA : M. Michael Ballack, ancien capitaine de l’équipe d’Allemagne, et le Togolais M. Emmanuel Adebayor. Ce sont d’ailleurs ces footballeurs qui ont sollicité la signature des capitaines des équipes qualifiées pour la Coupe du Monde.

« D’ici à la prochaine Coupe du monde, au Brésil, en 2014, nous pouvons tous ensemble enrayer la transmission du VIH aux nouveau-nés et aider leurs mères à rester en bonne santé. D’où notre appel : de Soweto à Rio de Janeiro, donnons un carton rouge au Sida, et mobilisons-nous pour que les nouveau-nés ne soient plus infectés par le virus. » — Appel à la mobilisation dans le cadre de la Coupe du Monde, afin d’éradiquer la mortalité des mères et l’infection des nouveau-nés par le VIH.

Avant de se rendre en Afrique du Sud pour assister à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde en fin de semaine, le directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a déclaré : « Je tiens à remercier nos ambassadeurs itinérants, Adebayor et Ballack, pour leur engagement. Grâce à la popularité du football dans le monde entier et à l’admiration suscitée par les capitaines d’équipes, cet appel va nous permettre de sensibiliser l’opinion publique à l’impact du VIH sur les mères et leurs bébés. Nous allons également promouvoir la mise en place de tests de dépistage et la distribution de traitements antirétroviraux à tous ceux qui en ont besoin. »

Le capitaine de l’équipe du Nigeria, M. Kanu Nwankwo, a été le premier à rejoindre cette initiative. Il a d’ailleurs signé cet appel à la mobilisation en présence du président nigérian, le Dr Goodluck Ebele Jonathan, qui était l’invité d’honneur du gala organisé pour l’équipe de son pays.

De son côté, M. Aaron Mokoena, capitaine des Bafana Bafana, surnom donné à l’équipe du pays organisateur, a signé l’appel à la mobilisation lors d’un dîner organisé pour souhaiter bonne chance à son équipe. Cette soirée, qui était présentée par Kirsten Nematandani, la présidente de l’association sud-africaine de football, comptait parmi ses invités M. Joseph F. Blatter, président de la FIFA, M. Issa Hayatou, président de la Confédération Africaine de Football, et M. Danny Jordaan, PDG du comité d’organisation de la Coupe du Monde 2010. Parallèlement, cet appel à la mobilisation a également été signé par le capitaine de l’équipe de Côte d’Ivoire, Didier Drogba. L’attaquant star de Chelsea, qui est ambassadeur du PNUD, a été élu meilleur buteur de l’année dans le cadre du championnat anglais de la Premier League.

Nigerina football striker KanuLe capitaine de l’équipe du Nigéria, M. Kanu Nwankwo, a été le premier à rejoindre l’appel à la mobilisation dans le cadre de la Coupe du Monde, et l’a signé en présence du Président nigérien, le Dr Goodluck Ebele Jonathan, invité d’honneur du dîner de gala organisé pour l’équipe de son pays. Photo : ONUSIDA

Outre-Atlantique, en Amérique latine, l’appel à la mobilisation a été signé par le capitaine de l’équipe du Paraguay, M. Denis Caniza, et par M. Diego Lugano, capitaine de l’équipe d’Uruguay. Ils ont ainsi pu apposer leur signature aux côtés de plusieurs capitaines européens, dont le capitaine de l’équipe de France, M. Patrice Evra, le capitaine de l’équipe grecque, M. Giorgos Karagounis, et le capitaine de l’équipe de Serbie, M. Dejan Stankovic. Ce dernier a d’ailleurs évoqué cette initiative lors d'une conférence de presse organisée la semaine dernière. Notons également que M. Lucas Neill, capitaine de l’équipe d’Australie, a lui aussi signé cet appel à la mobilisation.

Il n’est pas étonnant de voir autant de stars du football s’engager dans ce combat : rien qu’en 2008, 430 000 nouveau-nés ont été infectés par le VIH, dont 90 % en Afrique subsaharienne. Par ailleurs, les maladies opportunistes liées au Sida sont la première cause de mortalité infantile dans la majeure partie du continent africain. À l'échelle mondiale, ces maladies sont également la première cause de mortalité chez les femmes en âge d’avoir des enfants.

Néanmoins, la lutte contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant commence à porter ses fruits. Ainsi, dans les pays à faibles ou moyens revenus, près de la moitié des femmes enceintes séropositives reçoivent un traitement antirétroviral afin d’empêcher le virus d’infecter leur bébé. Or, non seulement ces efforts améliorent la santé des mères et des enfants, mais ils nous rapprochent également des Objectifs du Millénaire pour le Développement, que nous devons atteindre d’ici 2015.

Enfin, la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) participe elle aussi à la lutte contre le VIH. Ainsi, le centre « Football for Hope » de Khayelitsha, près du Cap, a ouvert ses portes en décembre. Comme lui, une vingtaine d’autres centres répartis dans toute l’Afrique, s'attaqueront aux problèmes clés qui affectent la jeunesse africaine, dont le VIH. En outre, la FIFA a prévu de diffuser des spots publicitaires pour les préservatifs et des messages de prévention contre le VIH dans les parcs où seront retransmis les matchs de la Coupe du Monde pour les fans de football.

« Dans de nombreux pays riches, nous sommes parvenus à éradiquer presque totalement l’infection des nouveau-nés par le VIH, rappelle M. Sidibé. Nous devons maintenant utiliser les outils à notre disposition pour qu’en Afrique et dans le reste du monde, le VIH disparaisse à 100 % parmi la nouvelle génération. »

« Grâce au pouvoir et à la portée du football, nous sommes capables d'obtenir un changement dans les quatre prochaines années, explique l’appel à la mobilisation. Alors profitons de cette Coupe du Monde pour toucher les amateurs de football de tous les pays : des hommes, des femmes et des familles entières. Ainsi, nous ferons en sorte que plus aucun nouveau-né ne soit infecté par le VIH. »

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African Ambassadors and UNAIDS join hands to eliminate mother-to-child transmission of HIV

03 juin 2010

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UNAIDS Executive Director Michel Sidibé addressing the Ambassadors to the African Union. 31 May 2010

Preventing the transmission of HIV from mother to child was high on the agenda at a meeting in Geneva of 50 Ambassadors to the African Union and UNAIDS Executive Director Michel Sidibé.

Each year, nearly 400 000 children in Africa are born with HIV. An estimated 45% of HIV-positive pregnant women in the region receive antiretroviral drugs to prevent HIV transmission to their children, and just 28% of pregnant women are tested for HIV. In many countries on the African continent, AIDS has become the leading cause of death among infants and young children.

Strong leadership and political will are vital to achieve universal access and the Millennium Development Goals.

UNAIDS Executive Director Michel Sidibé

“HIV infections in infants have been virtually eliminated in many high-income countries,” said Mr Sidibé. “Now we must apply the tools at our disposal to create an HIV-free generation in Africa.” The lives of mothers and their babies can be saved through a combination of HIV testing and counselling, access to effective antiretroviral prophylaxis and treatment, safer delivery practices, family planning, and counselling and support for optimal infant feeding practices.

During the meeting, Mr Sidibé recognized the substantial achievements of African countries in the AIDS response. More than 4 million people in Africa are now accessing antiretroviral treatment, up from about 2.1 million in 2007. In the last six years, approximately 400 000 new infections have been averted on the African continent.

Despite progress, the continent faces major challenges. “The financial crisis poses a serious threat to sustaining the gains that have been made,” said Mr Sidibé. “Strong leadership and political will are vital to achieve universal access and the Millennium Development Goals.” Mr Sidibé urged African Union Member States to boost their investments in health and to advocate for a fully financed Global Fund in order to sustain and expand the number of people on antiretroviral treatment.

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Preventing the transmission of HIV from mother to child was high on the agenda at a meeting in Geneva of 50 Ambassadors to the African Union and UNAIDS Executive Director. 31 May 2010

There was consensus among Ambassadors that—in a time of scarce resources— expanding knowledge and information on HIV was especially important. “With 1.4 million people dying each year in Africa from HIV-related causes, there is an urgent need to increase awareness of this disease,” said H.E. Mr Arcanjo Do Nascimento, Chair of the Group of Ambassadors of the African Union.

The Ambassadors appealed to UNAIDS to support African countries in finding innovative financing mechanisms that complement the resources provided by external donors. They also called on UNAIDS to support the advocacy efforts of African leaders for access to affordable, high-quality, essential drugs for acute and chronic diseases, including antiretroviral drugs.

The meeting was held in the lead-up to the July 2010 Summit of the African Union which will focus on maternal, infant and child health. The Summit will offer an opportunity to highlight progress and challenges in advancing Millennium Development Goals 4 and 5, which call for reducing child mortality and improving maternal health.

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Un rapport de l’OMS sur le Programme VIH/sida met en vedette les avancées en faveur de l’accès universel

02 juin 2010

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Un récent rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), intitulé Programme VIH/sida : Faits marquants 2008-2009, présente les principales réalisations que l’organisation a accomplies en coopération avec ses partenaires et les pays engagés dans l’accélération des progrès en faveur de l’accès universel aux services de prévention, de traitements, de soins et de soutien contre le VIH.

Le rapport met par exemple en évidence le fait que le nombre des dépistages du VIH a sensiblement augmenté ces dernières années grâce à l’approche menée par l’OMS et l’ONUSIDA. Appelée Approche pour le dépistage et le conseil à l’initiative du soignant (PITC), cette dernière implique que les prestataires de soins médicaux de certains dispensaires recommandent spécifiquement un dépistage du VIH aux patients venus pour d’autres soins.

L’OMS préconise maintenant l’administration précoce des thérapies antirétrovirales (TARV), la fourniture de médicaments antirétroviraux (ARV) avérés et efficaces et leur usage prolongé dans les cas de prévention contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Du fait de la stratégie de l’OMS en faveur de « la permutation des tâches », plus de la moitié des 93 pays ayant soumis un rapport sur les programmes qu’ils mettent en œuvre ont pu combler les lacunes en ressources humaines qui affectaient leurs services de soins contre le sida.

Grâce aux efforts menés notamment par l’OMS, le volume et le champ des éléments de mesure, appliqués aux progrès réalisés dans l’intensification des actions de lutte contre le VIH, ont aussi sensiblement augmenté depuis 2008. L’OMS, l’UNICEF et l’ONUSIDA ont pour la première fois collecté conjointement les données en provenance des programmes nationaux en cours dans le monde.

Malgré les déficits de financement et les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre des programmes, des progrès mesurables ont été enregistrés pendant l’exercice biennal 2008-2009. S’il reste encore beaucoup à faire, le rapport de l’OMS montre que des progrès peuvent encore être réalisés, et ce, même dans les contextes les plus difficiles.

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La célèbre artiste et activiste Annie Lennox nommée Ambassadrice itinérante de l’ONUSIDA

02 juin 2010

20100528_Lennox_200.jpg(de gauche) Annie Lennox, la nouvelle Ambassadrice itinérante de l'ONUSIDA, et Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. Photo: ONUSIDA/B. Hamilton

Genève, 2 juin 2010 – La célèbre chanteuse compositrice et militante féministe écossaise Annie Lennox a été nommée Ambassadrice itinérante du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA). Mme Lennox, dont la carrière commencée il y a de nombreuses années a été récompensée par un prix, est l’une des célébrités du monde de la musique. Elle réitère aujourd’hui son engagement à défendre les femmes et les filles affectées par l’épidémie de VIH.

 

 

Nous devons défendre les droits des femmes et des filles et nous opposer au fait qu’elles sont cantonnées à un statut de citoyens de seconde zone, ce qui les expose à un risque accru face au VIH.

Annie Lennox, Ambassadrice itinérante de l'ONUSIDA

« Des millions de femmes et de filles doivent affronter un quotidien d’une grande dureté et cela est inacceptable », a déclaré Mme Lennox. « Si nous voulons mettre fin au cycle dévastateur provoqué par l’épidémie de sida, nous devons défendre les droits des femmes et des filles et nous opposer au fait qu’elles sont cantonnées à un statut de citoyens de seconde zone, ce qui les expose à un risque accru face au VIH. » Mme Lennox est une militante et une activiste qui agit pour plusieurs organisations engagées en faveur de la justice sociale. En octobre 2007, elle a lancé une campagne personnelle intitulée « Chanter » (Sing) afin de renforcer la sensibilisation et le soutien en faveur des femmes et des enfants affectés par la pandémie de sida en Afrique australe.

Elle a, par le passé, soutenu l’ONUSIDA en participant au lancement d’un plan d’action sur cinq ans en faveur de la suppression des inégalités entre les sexes et des violations contre les droits de l’homme.

« Comment ne pas être ému par Annie Lennox et par sa voix ? Je suis sûr que la passion qui l’anime et la personnalité qui la caractérise vont accroître la sensibilisation envers les ravages que le VIH provoque parmi les femmes et les filles », a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé. « Avec l’énergie qui la stimule, elle s’efforcera d’inviter les dirigeants internationaux, nationaux et locaux à combattre les injustices liées à l’inégalité entre les sexes », a-t-il ajouté. 

Je suis sûr que la passion qui l’anime et la personnalité qui la caractérise vont accroître la sensibilisation envers les ravages que le VIH provoque parmi les femmes et les filles.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

La forte mortalité des femmes en âge d’avoir des enfants est liée à l’impossibilité pour elles d’avoir accès à des services de santé de qualité en matière de sexualité et de reproduction.

Pour son nouveau rôle en tant qu’Ambassadrice itinérante de l’ONUSIDA, Mme Lennox sera aux côtés de M. Sidibé à Washington, du 7 au 9 juin, pour participer à la conférence 2010 sur « Les femmes donnent la vie » et à la conférence 2010 de la Coalition mondiale des entreprises. Elle utilisera ces deux tribunes pour plaider en faveur d’un mouvement mondial spécifique aux besoins et à la promotion des femmes et des filles afin de réduire leur exposition au VIH.

La célèbre artiste et activiste Annie Lennox nomm

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Contact:

ONUSIDA: Saya Oka
Tél. +41 22 791 1697
okas@unaids.org

ONUSIDA: Tina Bille
Tél. +41 22 791 4928
billet@unaids.org

Feature Story

Linking maternal and child health to AIDS ahead of G8 Summit

01 juin 2010

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UNAIDS Deputy Executive Director for Management and External Relations, Jan Beagle, delivered the keynote speech at an event for Canadian Parliamentarians. 25 May 2010.

Canada will host the annual summit meeting of heads of government of the Group of Eight (G8) countries in Huntsville, Muskoka from 25 to 26 June 2010. The Muskoka Summit aims to deliver the ambitious commitments made at the G8 summits since 1997 related to health, development, the environment, security and good governance.

The G8, which is composed of governments of France, Germany, Italy, Japan, the United Kingdom, the United States, Canada and Russia, met last year in Italy and reaffirmed existing commitments on global health, including US$60 billion for health over 5 years, 100 million malaria bed nets by 2010, and universal access to HIV treatment by 2010. A Global Consensus on Maternal Health was also adopted, which includes support for free services for women and children where countries choose to provide it. The first G8 accountability framework was published, showing individual country progress against some key G8 commitments.

Reducing the number of children who die before the age of five is the fourth Millennium Development Goal (MDG 4), while doing the same for mothers during pregnancy or childbirth is the fifth goal (MDG 5). These two Goals are often referred to as the health related MDGs along with the response to AIDS, malaria and other diseases. These three MDGs are closely interlinked and recent data has shown how HIV has prevented further progress in improving maternal health and reducing child mortality.

According to a recent study to assess progress towards MDG4, mortality in children younger than 5 years has dropped from 11.9 million deaths in 1990 to 7.7 million deaths in 2010 worldwide. A similar study focusing on MDG 5 estimates that there were 342.900 maternal deaths worldwide in 2008, down from 526.300 in 1980. The study also highlights that there would have been 281.500 maternal deaths worldwide in 2008 in the abscence of HIV.

Maternal and child health and AIDS

Ahead of the G8 Summit and to highlight the important link between the 2010 G8 focus on maternal and child health and previous G8 commitments to the AIDS response, UNAIDS Deputy Executive Director for Management and External Relations, Jan Beagle, delivered the keynote speech at an event for Canadian Parliamentarians. The event, hosted by the Canadian Federation of Nurses Unions (CFNU) took place in Ottawa on 25 May and was attended by parliamentarians, health officials, civil society representatives and several African Ambassadors. CFNU represents 158.000 nurses and student nurses and regularly holds events for Members of Parliaments on health and public interest topics.

In her address, Ms Beagle stated that the Joint UN Programme on HIV/AIDS (UNAIDS) was encouraged by the sharp focus of the Canadian G8 Presidency on child and maternal health.

“As HIV is the leading cause of death among women of reproductive age, the global response to AIDS can and must be leveraged more effectively to meet women health needs,” said Ms Beagle.

She noted that the Muskoka initiative is in line with the UN Secretary-General’s global Joint Plan of Action focusing on the health of women and children which was launched in April 2010.

Ms Beagle called for an integrated approach to all the Millennium Development Goals and highlighted that MDG 4 and 5 cannot be accomplished without a strong commitment—and real action—on universal access to HIV prevention, treatment, care and support.

Prevention of mother-to-child transmission (PMTCT) programmes provide a platform for integrated service delivery. The recent scale up of mother-to-child HIV transmission programmes enables women to receive sexual and reproductive services at the facilities where they receive PMTCT services. Integrated services can maximize health system capacity by leveraging human resources for broader health gains.

“The focus on maternal and child health represents a unique opportunity for Canada to demonstrate to the G8 how well this ties in with G8 commitments on the AIDS response,” said Ms Beagle. “It also represents a unique opportunity to highlight to the G8 the importance of accountability and monitoring of progress on previous commitments”.

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