Feature Story
La Banque mondiale organise une série de débats de haut niveau sur la dynamique fluctuante de l’épidémie de sida
28 mai 2010
28 mai 2010 28 mai 2010
Le Programme mondial de lutte contre le VIH/sida de la Banque mondiale organise une série de débats de haut niveau sur la dynamique fluctuante de l’épidémie de sida.
À l’heure où les principaux pays donateurs s’extraient lentement de la crise économique, les flux de l’aide au développement sont soumis à de fortes pressions. Certains organismes bilatéraux laissent entendre qu’ils pourraient se trouver dans l’obligation de réduire leurs fonds destinés à la lutte contre le sida cette année. D’autres organisations, comme le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, recherchent des « gains d’efficacité » et examinent attentivement les moyens de favoriser les demandes de subventions techniquement valides lorsque la proposition formulée par le pays risque de dépasser le montant des fonds disponibles.
Dans de nombreux pays, la crise mondiale affecte les plans nationaux qui visent l’accès universel aux services de prévention, de traitements, de soins et de soutien contre le VIH. C’est dans ce contexte que le Programme mondial de lutte contre le VIH/sida de la Banque mondiale et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) organisent une série de débats de haut niveau sur la dynamique fluctuante de l’épidémie de sida.
Cette initiative vise à fournir aux gouvernements, aux agences de développement, aux organisations de la société civile, aux communautés de personnes vivant avec le VIH et aux partenaires engagés, des informations avérées et des connaissances qui leur permettront d’améliorer les résultats produits par les ressources dont ils disposent.
Cette série de débats bimestriels a débuté le 19 mai 2010 au siège de la Banque mondiale, à Washington. Le premier débat, intitulé Dépistage et Traitement : Pouvons-nous trouver une issue à l’épidémie de VIH ?, a porté sur les modalités d’une stratégie efficace de « dépistage et traitement contre le VIH ».
Les experts participants ont débattu de cette question avant d’élargir la discussion. Grâce au dispositif de vidéoconférence et aux technologies multimédia du Réseau mondial de formation pour le développement, qui fait partie intégrante de la Banque mondiale, les équipes de pays résidant en Afrique et les partenaires engagés peuvent participer aux débats. Les réunions sont également diffusées en direct sur le web.
Les sujets qui seront abordés au fil des réunions qui auront lieu jusqu’à la Journée mondiale du sida 2010, incluent la santé publique, la prophylaxie pré-exposition, la prévention contre le VIH et la coordination dans les actions de développement. La prochaine réunion est prévue pour le 29 juin 2010.
La Banque mondiale organise une série de débats d
Coparrainants:
Multimédia:
Diffusion en direct (en anglais)
Reportages:
L’impact de la crise économique mondiale sur les programmes de prévention et de traitement du VIH
Crise économique mondiale et VIH (3 juillet 2009)
Contact:
Liens externes:
United States Agency for International Development (USAID)
Questions émergentes dans la riposte actuelle au VIH (en anglais)
Publications:
Rapport sur l’impact de la crise financière et économique mondiale sur la riposte au sida (pdf, 173 Kb.) (en anglais)
La crise économique mondiale et les programmes de prévention et de traitement du VIH : Vulnérabilités et impact – Burkina Faso (pdf, 52.8 Kb.) (en anglais)
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L’ONUSIDA rend un dernier hommage au Dr Sergei Furgal
28 mai 2010
28 mai 2010 28 mai 2010
Dr Sergei Furgal
Les cœurs sont lourds aujourd’hui à l’ONUSIDA au moment où nous commémorons la mémoire du Dr Sergei Furgal – un fonctionnaire international qui était l’un des membres les plus éminents de l’ONUSIDA.
De nationalité russe, Sergei Furgal était diplômé de l’École du Service de santé des Armées de Leningrad. Il a effectué sa carrière professionnelle au service du gouvernement de la Fédération de Russie au sein duquel il a dirigé la Direction des Relations internationales du Ministère de la Santé à Moscou. Il a contribué, à ce poste, au renforcement de l’amitié et de la collaboration qui unissent l’ONUSIDA et le gouvernement russe.
Sergei Furgal a rejoint l’ONUSIDA en 2005. Il est tout d’abord détaché pour le compte du gouvernement russe. Au cours des cinq années de services exemplaires qu’il effectue au sein de l’ONUSIDA, il assume différentes fonctions importantes en tant que Directeur, Directeur a. i. de l’Équipe d’appui aux régions pour l’Europe orientale et centrale, à Moscou, puis comme Conseiller pour l’Appui régional à Genève, en tant que responsable des relations gouvernementales avec l’Europe de l’Est et la Communauté des États indépendants.
S’appuyant sur des compétences analytiques et des talents diplomatiques hors pair, Sergei Furgal a réussi à négocier un certain nombre d’accords majeurs sur le sida avec la Communauté des États indépendants. Il a également apporté des conseils très utiles pour l’inscription de la question du sida sur les ordres du jour de l’Assemblée mondiale de la Santé, du G8 et des sommets de la CEI.
Sergei Furgal a généreusement donné de son temps pour soutenir deux causes qu’il aimait passionnément : la santé publique et la Russie. Il s’est activement engagé dans les activités de la Fondation médicale Vichnevskaya-Rostropovitch. Il a bénévolement donné de son temps et de son influence pour développer et promouvoir les programmes de la Fondation sur l’amélioration de la santé des enfants en Russie.
Des milliers d’amis, de collègues et de compatriotes résidant en Fédération de Russie, dans la Communauté des États indépendants et dans le monde garderont précieusement le souvenir de Sergei Furgal dont l’absence sera profondément regrettée.
Sergei Furgal nous a quittés il y a quelques jours à Genève. Une cérémonie en son souvenir a lieu aujourd’hui au siège de l’ONUSIDA.
UNAIDS celebrates the life of Dr Sergei Furgal
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Une délégation du CCP salue les engagements visant à stopper toutes les stigmatisations et discriminations au Salvador
28 mai 2010
28 mai 2010 28 mai 2010
UNAIDS Programme Coordinating Board (PCB) delegation visiting an HIV prevention training guide being implemented at the Canton Milingo Schoolto in El Salvador.14 May 2010.
La récente visite d’une délégation du Conseil de coordination du Programme (CCP) de l’ONUSIDA au Salvador a souligné l’importance que revêt la suppression des stigmatisations et des discriminations dans la riposte au VIH dans le pays. Elle a également salué le leadership assumé par le gouvernement salvadorien sur ces questions.
« Nous nous félicitons des efforts réalisés par la riposte nationale au VIH au Salvador sous la conduite du gouvernement et avec la participation active de la société civile », a déclaré le Dr Marijke Wijnroks, Ambassadeur des Pays-Bas pour le sida, le présidente en cours du CCP. « Nous sommes particulièrement frappés par l’ouverture qui se manifeste à l’égard des sujets difficiles comme l’éducation sexuelle des jeunes, les stigmatisations et discriminations parmi les populations clés comme les HSH, les transsexuels et les personnes travaillant dans le commerce sexuel ».
Cette visite de terrain, qui a eu lieu du 10 au 14 mai 2010, a coïncidé avec la signature d’un décret présidentiel interdisant les discriminations fondées sur le sexe et l’identité sexuelle dans le secteur public. Le Secretaire de l’Inclusion sociale, le Dr Vanda Pignato, qui est aussi l’épouse du chef de l’État salvadorien, a officiellement inauguré le Bureau national de la diversité sexuelle lors de cette visite. Elle a souligné à cette occasion que « le nouveau décret présidentiel traduit l’obligation qui incombe à l’État de résoudre toutes les questions de discrimination. »
Cette visite du CCP a permis aux membres du Conseil de découvrir la réalité concrète de l’épidémie ainsi que le travail mené sur le terrain par l’ONUSIDA et ses partenaires nationaux et internationaux. Le Dr Menna Ould Tolba, délégué du CCP et coordinateur de la riposte au sida en Mauritanie, a souligné : « après avoir participé à cette visite de terrain, je connais maintenant l’importance du travail mené avec – et pour – les groupes de personnes les plus exposées aux infections par le VIH. »
Les délégués du CCP ont par ailleurs été reçus par le Ministre des Affaires étrangères, M. Hugo Martínez, son homologue à la Santé, le Dr Maria Isabel Rodriguez, la directrice du Département sur le VIH/sida, Ana Isabel Nieto, son homologue du Département sur la tuberculose, le Dr. Julio Garay et le Vice-président du pays et Ministre de l’Éducation nationale, Salvador Sanchez Ceren. Ils se sont aussi entretenus avec le médiateur Oscar Luna au sujet de plusieurs questions liées aux droits de l’homme dans le cadre de la riposte au VIH du pays. Ils ont également rencontré des représentants de la société civile, lesquels incluaient des personnes vivant avec le VIH, des HSH, des personnes travaillant dans le commerce sexuel et des transsexuels.
Les délégués ont exposé en ces diverses occasions les dix domaines prioritaires du Cadre de résultats de l’ONUSIDA (2009-2011), notamment le dixième d’entre eux qui concerne les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH), les personnes travaillant dans le commerce du sexe et les transsexuels. Selon l’ONUSIDA, le Salvador est au premier rang des pays d’Amérique centrale pour son taux de prévalence du VIH parmi les HSH (17,8 %).
Le Ministre de la Santé, le Dr Rodriguez, a indiqué que dans son pays, « le virus couvre plusieurs secteurs, lesquels doivent explorer toutes les possibilités de produire des résultats concrets. »
Lors de leurs rencontres avec les Ministres de la Santé et de l’Éducation, les délégués du CCP ont souligné qu’il était important de lier les services de santé liés à la sexualité et à la reproduction à la riposte menée contre le VIH. La situation des mères adolescentes affectées par le VIH dont les enfants sont nés avec le virus a été particulièrement mise en relief lors de leur visite à la Maternité de San Salvador. Ils ont également visionné la manière dont un guide de formation sur la prévention contre le VIH est mis en application à l’École du canton de Milingo. La société salvadorienne a une longue tradition de résistance face à certaines questions liées à la prévention contre le VIH, comme l’éducation sexuelle à l’école, la stigmatisation et la discrimination. Les délégués ont pu constater les efforts menés par l’État pour mettre en œuvre des programmes liés à cette question et respecter les sensibilités et la foi religieuse qui prévalent parmi les communautés et les personnes. « Nous avons un premier vaccin contre le VIH grâce à l’Éducation », a déclaré l’un des délégués, le Dr Ibra Ndoye, Secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le sida au Sénégal.
Malgré l’impression très favorable des délégués devant la qualité des programmes menés, ils ont exprimé leurs préoccupations à l’égard de la viabilité des actions de prévention contre le VIH parmi les populations clés. La plupart de ces programmes dépendent fortement de financements externes et sont mis en œuvre par des ONG. À l’heure où les donateurs se retirent progressivement de la région, leur durabilité risque en effet d’être compromise.
Les délégués ont demandé au gouvernement d’assurer la mise en application et le suivi de la Déclaration ministérielle adoptée lors de la première réunion des Ministres de la Santé et de l’Éducation contre le VIH et les IST en Amérique latine et aux Caraïbes, en juillet 2008, à Mexico, lors de la XVIIème Conférence internationale sur le sida. « Nous encourageons le Salvador à partager son expérience et à jouer un rôle de leadership accru dans la riposte régionale au VIH », a déclaré le Dr César Antonio Núñez, Directeur régional de l’ONUSIDA pour l’Amérique latine.
L’ONUSIDA suit les orientations décidées par le Conseil de coordination du Programme qui est son conseil d’administration. Les représentants qui siègent au sein du CCP proviennent des cinq continents et sont issus des Coparrainants de l’ONUSIDA et d’organisations non gouvernementales, lesquelles incluent des personnes vivant avec le VIH.
Le Salvador, qui assure actuellement la vice-présidence du CCP, assumera la présidence du Conseil en 2011. Ce changement de présidence intervient à un moment crucial de la riposte au sida puisque les parties prenantes se réuniront, au cours de ce mandat, pour évaluer les progrès réalisés dans la réalisation de l’accès universel aux services de prévention, de traitements, de soins et de soutien contre le VIH.
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Le Groupe pilote de Paris tient une réunion visant à examiner les financements pour le développement en période de crise
28 mai 2010
28 mai 2010 28 mai 2010
La Sixième réunion plénière du Groupe pilote sur les contributions de solidarité en faveur du développement se tient à Paris les 28 et 29 mai 2009. Elle est organisée par la France, qui assure la présidence du Groupe pilote depuis début 2009, et compte plus de 200 participants.
La réunion a été ouverte par M. Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères et européennes, et M. A. Joyandet, Secrétaire d’État français chargé de la coopération et de la francophonie. M. Kouchner a indiqué qu’il fallait mettre en place des initiatives innovantes en faveur du développement.
Les Nations Unies et les financements innovants
Le Dr Philippe Douste-Blazy, Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU pour les financements innovants, a abordé le rôle des Nations Unies dans la promotion de ce type de financements. Le Groupe I-8 pour les Objectifs du Millénaire pour le développement a tenu sa première réunion le 20 mai à Genève.
Cette conférence de haut niveau marque une étape importante dans la mobilisation internationale en faveur de ces mécanismes avant la prochaine Assemblée générale des Nations Unies, en septembre, durant laquelle un rapport sur les financements innovants élaboré par le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, sera rendu public.
Dans l’allocution qu’il a prononcée lors de la séance d’ouverture, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a affirmé que les financements innovants pourraient permettre de combler le fossé entre les besoins en matière de développement et les ressources affectées, et de construire un monde plus juste, plus équitable et en meilleure santé. Il a en outre lancé un appel en faveur d’investissements novateurs, en particulier dans le domaine de la prévention du VIH.
Le Groupe pilote sur les contributions de solidarité en faveur du développement
Le Groupe pilote est un organe sans caractère officiel, composé de 55 pays membres. Depuis sa création en 2006, c’est devenu un lieu de dialogue privilégié, qui permet l’échange d’informations et la promotion de mécanismes de financements innovants. La Conférence de Paris s’inscrit dans une série de réunions visant à mieux réglementer la mondialisation. La façon dont le renouvellement des mécanismes financiers peut améliorer la qualité du développement et promouvoir une croissance durable est l’une des questions qui y seront étudiées.
Right Hand Content
Reportages:
Un financement novateur pour le développement : l’objectif du nouveau Groupe I-8 (20 mai 2009)
Liens externes:
Groupe pilote sur les contributions de solidarité en faveur du développement
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Un rapport appelle à l’intensification des stratégies de prévention contre le VIH parmi les HSH en Asie-Pacifique
28 mai 2010
28 mai 2010 28 mai 2010
Un rapport sur la situation du VIH parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les transsexuels de la région Asie-Pacifique a récemment appelé à l’intensification des stratégies de prévention contre la transmission du virus et à l’élargissement de l’accès aux services de traitements, de soins et de soutien pour les personnes de ces groupes qui en ont besoin.
Ce rapport, intitulé « Interventions prioritaires de santé sexuelle contre le VIH dans le secteur médical pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les transsexuels dans la région Asie-Pacifique », a été compilé à l’issue d’une réunion qui s’est tenue à Hong-Kong, en février 2009, sous l’égide du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, du PNUD, de l’ONUSIDA et du Ministère de la Santé de Hong-Kong.
Cette publication s’inscrit dans un contexte particulier puisqu’elle paraît à la suite de deux rapports similaires, émanant respectivement des Commissions sur le sida en Asie et dans le Pacifique, lesquels recommandent de se concentrer sur les populations les plus exposées (notamment les HSH et les transsexuels) pour maîtriser l’épidémie de VIH.
L’épidémie de VIH s’aggrave parmi ces deux groupes de personnes à l’échelon mondial. En Asie, le risque d’être infecté par le virus est, pour les HSH, de façon disproportionnée, 18,7 fois supérieur à celui de la population en général, a constaté le rapport. Le Modèle de l’épidémie asiatique prévoit que 46 % environ des nouvelles infections survenant en Asie auront lieu parmi les HSH d’ici à 2020 (soit une augmentation de 13 % par rapport à 2008) à moins d’une intensification des mesures de prévention efficaces.
Le rapport préconise l’abrogation des lois parlementaires et des décisions juridiques allant à l’encontre des droits constitutionnels des HSH. L’homosexualité constitue un délit pénal dans 18 pays de la région Asie-Pacifique. Cet état de fait induit des stigmatisations à son égard, et conduit ces hommes à agir de façon cachée, ce qui amoindrit la possibilité pour les programmes de prévention de les atteindre.
Le rapport recommande de sensibiliser les agents sanitaires, d’intégrer dans leurs services de santé des personnes vivant avec le VIH, comme les HSH et les transsexuels, et de recruter des personnes appartenant à ces deux groupes à des postes de direction et ce, afin d’amoindrir les difficultés liées aux réserves des agents sanitaires et de réduire les stigmatisations et les discriminations.
Le rapport recommande aussi d’engager des HSH dans les ripostes communautaires au VIH par des initiatives autogérées. Les HSH pourraient apporter un soutien aux services qui sensibilisent leur personnel sur les questions et les besoins qui leur sont propres. Les services de soutien et de conseil assurés par des pairs devraient être encouragés selon le rapport.
Les stratégies et plans nationaux du secteur de la santé pourraient appeler à l’implication des organisations de la société civile et des groupes de HSH et de transsexuels dans la planification stratégique, l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des programmes.
Le rapport recommande enfin d’engager l’OMS, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’ONUSIDA, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et la Coalition sur la santé sexuelle masculine en Asie-Pacifique (APCOM) dans la planification, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des ripostes menées par le secteur de la santé contre le VIH à l’échelon local, national, régional et mondial.
Un rapport appelle à l’intensification des straté
Populations clés:
Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes
Cosponsors:
Organisation mondiale de la Santé
Programme des Nations Unies pour le Développement
Reportages:
Les lois punitives limitent l’accès aux services de prévention et de soins contre le VIH en Asie-Pacifique (21 mai 2010)
L’homophobie fait obstacle à la prévention du VIH (13 janvier 2009)
Liens externes:
Ministère de la Santé de Hong-Kong (en anglais)
Commission sur le sida dans le Pacifique (en anglais)
Publications:
Priority HIV and sexual health interventions in the health sector for men who have sex with men and transgender people in the Asia-Pacific Region (pdf, 1.84 Mb.)
Renverser le cours des choses : Une stratégie ouverte pour la riposte au sida dans le Pacifique. Rapport de la Commission sur le sida dans le Pacifique (pdf, 1.52 Mb.) (en anglais)
Le VIH et les HSH en Asie et dans le Pacifique (pdf, 1.11 Mb.) (en anglais)
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Thailand’s Mplus: HIV services delivered in style
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Preventing transmission and tackling stigma: The power of U=U
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L’Afrique se prépare à stopper la transmission du VIH de la mère à l’enfant à l’horizon 2015
26 mai 2010
26 mai 2010 26 mai 2010
Mère et l'enfant au Lesotho Photo: ONUSIDA/M. HammanSelon les estimations pour l’Afrique subsaharienne, 60 % des personnes vivant avec le VIH sont des femmes, la plupart d’entre elles appartenant à la tranche d’âge ouverte à la maternité. En l’absence d’une action de prévention, l’infection au VIH de la mère se transmet directement au nourrisson.
Chaque année, environ 1,4 million de femmes vivant avec le VIH conçoivent un enfant. Parmi les patientes de l’Afrique subsaharienne qui reçoivent des soins anténatals, la part des femmes vivant avec le VIH varie de 5 à 30 %. L’infection au VIH qui touche les femmes enceintes est la principale cause de celle qui affecte les enfants.
Plus de 90 % des infections prévalant chez les nourrissons et les jeunes enfants surviennent lors de la grossesse, du travail, de la naissance ou de l’allaitement. Sans action de prévention, un enfant sur trois né d’une mère séropositive sera affecté par le virus.
En 2008, 430 000 enfants ont été infectés par le VIH et 90 % d’entre eux vivaient en Afrique subsaharienne. En l’absence de tout accès aux traitements antirétroviraux, la plupart d’entre eux meurent dès la première année de leur existence. Ceux qui vivent perdent souvent leurs parents lorsque ceux-ci n’ont pas accès à une thérapie antirétrovirale.
Il est cependant possible de sauver la vie des mères et celle de leurs bébés en combinant les dépistages au VIH, les services de conseil, l’accès aux prophylaxies et aux traitements antirétroviraux appropriés, la sécurité des méthodes de délivrance, la régulation des naissances et l’utilisation d’un lait de substitution sain.
Les gouvernements ont tous une responsabilité morale à l’égard des investissements menés pour protéger les mères et leurs bébés contre l’infection au VIH.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a appelé à l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici à 2015. L’Afrique répond concrètement à cet appel. Plus de 200 représentants venant des 20 pays où le taux des femmes enceintes affectées par l’infection est le plus élevé se réunissent cette semaine à Nairobi pour organiser un plan d’action visant l’accès aux services fondamentaux contre le VIH.
La mobilisation des ressources est au cœur de ce plan. L’ONUSIDA, l’UNFPA, l’OMS, l’UNICEF et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (le Fonds mondial) ont coordonné cette réunion afin d’apporter un soutien technique à ces pays dans le renforcement de leurs capacités à élaborer de robustes plans d’action susceptibles d’attirer les financements.
« Les dirigeants africains prennent maintenant au sérieux la protection de leurs futures générations », a déclaré Michel Sidibé. « Les gouvernements ont tous une responsabilité morale à l’égard des investissements menés pour protéger les mères et leurs bébés contre l’infection au VIH. »
Le Fonds mondial est une source importante de financements pour ce type de plans. Il s’est engagé à travailler aux côtés des pays et des autres partenaires pour s’assurer que 80 % des programmes de prévention contre la transmission de la mère à l’enfant (PTME) qu’il soutient répondent aux niveaux d’efficacité et de qualité exigés d’ici à décembre 2010. Il a également annoncé qu’il favoriserait l’accélération, l’intensification et l’élargissement des programmes de PTME en visant une couverture d’au moins 60 % parmi les femmes ayant besoin de ces services dans le monde avant la fin 2010.
Les pays seront dans un premier temps aidés dans la reprogrammation des subventions dont ils disposent pour accroître l’efficacité de leurs stratégies programmatiques en cours et réorienter les ressources provenant de leurs économies et de leurs gains d’efficacité. Les pays sont dans un deuxième temps invités à préparer les demandes qualifiées qu’ils soumettront lors de la série 10 d’appels à propositions du Fonds mondial.
De nombreux pays agissent déjà en ce sens. L’Éthiopie a constaté que la faible couverture de la prévention prénatale affaiblit l’efficacité des programmes de PTME et alloue une subvention de 600 millions de dollars USD au renforcement des services de santé maternelle et infantile. L’Afrique du Sud a saisi l’opportunité de la procédure de reprogrammation pour renforcer la participation de la société civile dans l’exercice de reprogrammation de la PTME. Le Nigeria a fait de même pour renforcer l’élargissement de la couverture de ses programmes et se fixer des objectifs plus ambitieux – ce qui était nécessaire du fait que le pays est au premier rang mondial en termes de transmission de la mère à l’enfant. La Zambie et le Ghana ont pour leur part obtenu une subvention de 3 millions de dollars USD de la part du Fonds mondial.
L’ONUSIDA et ses coparrainants, l’UNICEF et l’OMS, ont facilité la reprogrammation qui a eu lieu en Tanzanie pour aider le pays à mobiliser des ressources supplémentaires d’un montant de 2,2 millions de dollars USD en faveur des programmes locaux de PTME. Le pays a ainsi pu accroître son taux de couverture et le porter à 70 %.
Africa prepares to eliminate mother-to-child tran
Cosponsors:
Partners:
The Global Fund to fight AIDS, Tuberculosis and Malaria
Feature stories:
UNAIDS and Private sector meet to explore collaboration towards virtual elimination of mother-to-child transmission (16 March 2010)
Global Fund projects that UNAIDS’ call for elimination of mother–to-child HIV transmission by 2015 is within reach (08 March 2010)
Data shows progress needed on HIV testing and treatment for children and mothers (30 November 2009)
Partnering with faith based organizations for virtual elimination of mother to child transmission of HIV (14 October 2009)
More infants protected from HIV as access to antiretroviral drugs to prevent mother-to-child transmission increases (30 September 2009)
Early diagnosis and treatment save babies from AIDS-related death (27 May 2009)
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Punitive laws limit access to HIV prevention and care services in Asia Pacific
24 mai 2010
24 mai 2010 24 mai 2010This story was first published on UNDP.org

More than 90 per cent of men having sex with men (MSM) in the Asia-Pacific region do not have access to HIV prevention and care services due to an adverse legal and social environment. If countries fail to address the legal context of the epidemic, this already critical situation is likely to become worse. The implementation of effective, human rights-based national HIV responses requires governments to consider the effect of laws and law enforcement practices on the health of men who have sex with men (MSM) and transgender persons.
A high-level forum on punitive laws, human rights and HIV prevention among MSM in the Asia-Pacific region was convened by the UN Development Programme (UNDP), the Asia Pacific Coalition on Male Sexual Health (APCOM) and the Centre for Comparative and Public Law (CCPL) at the University of Hong Kong. They were reviewing the findings of an upcoming report.
The study, “Laws affecting HIV responses among men who have sex with men and transgender persons in Asia and the Pacific: an agenda for action,” notes 19 of 48 countries in the region criminalize sex between men, with laws often taking on the force of vigilantism leading to abuse and human rights violations. Of the 192 member states of the United Nations, 85 have laws that still criminalize homosexual behaviour and, in some of these countries, conviction can even result in the death penalty.
On the occasion of International Day Against Homophobia, UNAIDS Executive Director Michel Sidibé said, “I salute the dedication and efforts of lesbian, gay, bisexual and transgender communities to demand their rights. Change is happening from exclusion to inclusion, from stigma to dignity but not everywhere ... I call on all governments to create to create social and legal environments that ensure respect for human rights.”
I call on all governments to create to create social and legal environments that ensure respect for human rights
UNAIDS Executive Director Michel Sidibé
At the gathering in Hong Kong, Mandeep Dhaliwal, UNDP Cluster Leader on Human Rights, Gender and Sexual Diversity, said, “The development and strengthening of an enabling legal and social environment is critical for comprehensive interventions for men who have sex with men and transgender people to have the greatest impact.”
At least 5–10% of all HIV infections worldwide are due to sexual transmission between men, though this figure varies within countries and between regions considerably. In Asia, men who have sex with men are disproportionately affected by HIV. It is estimated that HIV prevalence is as high as 14% in Phnom Penh, Cambodia; 16% in Andrha Pradesh, India; and 28% in Bangkok, Thailand.
Men who have unprotected sex with men may also have unprotected sex with women and thus serve as an epidemiological bridge for the virus to the broader population. For example, a survey of over 800 men in China who have sex with men found that 59% reported having had unprotected sex with women in the previous year.
HIV transmission prevention programmes addressing men who have sex with men are therefore vitally important. However, this population is often seriously neglected because of official denial by governments, the relative invisibility of men who have sex with men, stigmatization, ignorance or lack of adequate information.
In some cases, men who have sex with men are neglected due to reluctance by individuals and organizations to work with them. In many countries, prevention efforts are hindered by laws that criminalize male-male sex, making work with men who have sex with men difficult and hindering their contribution to the response to the epidemic.
Even in the absence of criminalization, other provisions of law often violate the rights of those concerned, thereby obstructing HIV interventions, advocacy and outreach, and service delivery. Moreover, legislation and law enforcement often lag behind national HIV policies, undermining the reach and effectiveness of programmes for men who have sex with men.
This indicates the need for greater coordination between health and justice sectors within government, the report stresses. It highlighted some recent examples of protective laws, judicial and policy actions to improve the legal environment for the men concerned, including important court judgments in Fiji, India, Hong Kong, Nepal, Pakistan, Philippines and the Republic of Korea.
But these are exceptional developments and action is required to improve the legal environment in all countries, it warned.
The final report of the study’s findings will be delivered at the XVIII International AIDS Conference, Vienna, at the session on Criminalizing Homosexual Behaviour: Human Rights Violation and Obstacles to Effective HIV/AIDS Prevention, 20 July 2010.
Punitive laws limit access to HIV prevention and
Key populations:
Cosponsors:
United Nations Development Programme (UNDP)
Multimedia:
Video message from UNAIDS Executive Director
Feature stories:
International Day Against Homophobia (17 May 2010)
China to tackle HIV incidence amongst MSM (16 January 2009)
Focused AIDS programmes in Asia and the Pacific (21 March 2007)
External links:
Asia Pacific Coalition on Male Sexual Health
Centre for Comparative and Public Law
Publications:
HIV and Men who have Sex with Men in Asia and the Pacific (pdf, 1.1 Mb.)
AIDS Epidemic Update 2009 (pdf, 2.90 Mb.)
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Helen Clark, Administrateur du PNUD, achève sa tournée africaine
21 mai 2010
21 mai 2010 21 mai 2010
Helen Clark meets with beneficiaries of an HIV project in Timbuktu. 04 May 2010. Credit: UNDP
L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Helen Clark, a récemment achevé une tournée africaine qui l’a conduite dans quatre pays pour mettre en évidence les progrès réalisés en faveur des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à l’approche du Sommet sur les OMD de septembre 2010. Mme Clark s’est rendue au Mali, au Burkina Faso, en Tanzanie et en Afrique du Sud.
« Ces Objectifs visent à améliorer la vie de plus d’un milliard de personnes », a déclaré Helen Clark. « La réalisation des OMD est possible et s’appuie sur une série de politiques étudiées et expérimentées qui opèrent des avancées, en particulier lorsqu’elles sont soutenues par de robustes partenariats. »
L’ONUSIDA a participé à l’une des étapes de cette tournée dans le cadre d’une mission conjointe avec le PNUD. Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a ainsi accompagné Mme Clark au Mali pour une mission de quatre jours. Il a réitéré à cette occasion son appel en faveur de la prévention contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant. « Je suis honoré de me joindre à Helen Clark pour sa première visite au Mali, notre mission étant un signal clair sur l’engagement des Nations Unies en faveur de l’arrêt des infections au VIH », a indiqué M. Sidibé.
Mme Clark a rencontré les chefs d’État et plusieurs ministres de chacun des quatre pays. Elle s’est entretenue avec des dirigeantes locales et des membres de la société civile et a visité des projets de développement.
Le Mali a réalisé des progrès importants dans la lutte contre l’épidémie de sida en réduisant le taux de prévalence national, qui est passé d’1,7 % en 2001 à 1,3 % en 2006, et en élargissant sensiblement l’accès aux services contre le VIH.
Mme Clark a également rappelé l’importance de la promotion des femmes dans la recherche des Objectifs du Millénaire pour le développement, en énumérant « l’autonomisation économique, l’accès aux droits juridiques (incluant les droits de succession) et la participation aux prises de décision » parmi les mesures clés pour l’habilitation des femmes.
Au Burkina Faso, elle a visité un projet qui facilite l’accès des femmes rurales à l’énergie et s’est rendue dans l’une des 176 associations communautaires contre le sida que le PNUD soutient. Elle a discuté à cette occasion avec des personnes travaillant dans le commerce sexuel au sujet de leurs préoccupations pour l’avenir.
Le taux de prévalence du VIH a chuté au Burkina-Faso pour passer de 7 % en 2002 à 1,6 % en 2008 (soit l’un des taux les plus bas d’Afrique occidentale). Malgré ces progrès, le pays continue d’affronter une épidémie qui touche majoritairement les femmes de 15 à 24 ans.
En Tanzanie, Mme Clark a rencontré le ministre de l’Économie et des Finances, Mustafa Mkulo, pour s’entretenir des progrès réalisés par le pays dans la poursuite des OMD, en particulier à l’égard de la riposte au sida, de la promotion des femmes et de la scolarisation des jeunes enfants. Elle s’est également rendue à Zanzibar pour y visiter le parc national de la baie de Jozani-Chwaka (Jozani-Chwaka Bay Conservation Area), la plus grande réserve de l’île pour la protection de la biodiversité.
Mme Clark a visité les bureaux de la Commission électorale nationale chargés de l’inscription des électeurs et s’est entretenue avec des personnes qui s’apprêtent à voter pour la première fois lors des élections nationales d’octobre prochain. Le soutien apporté par le PNUD au processus électoral en cours en Tanzanie inclut l’éducation des électeurs et la formation des responsables de médias, des partis politiques et des observateurs locaux.
L’Afrique du Sud a constitué la dernière étape de la tournée africaine de Mme Clark. Elle a participé à Johannesburg au lancement de la chanson dédiée à la campagne en faveur des OMD lors de la Coupe du monde de football 2010 intitulée « 8 buts pour l’Afrique ». Cette chanson encourage l’engagement en faveur des OMD.
« Personne ne doit être spectateur dans la lutte contre la pauvreté », a-t-elle déclaré lors du lancement. « Chacun a un rôle à jouer pour que les huit buts des OMD soient marqués et améliorent ainsi la qualité de vie de centaines de millions de personnes vivant dans les pays en développement ».
Mme Clark a achevé sa tournée africaine en lançant le second concours annuel de photographie, intitulé Picture This: We Can End Poverty (« Objectif : Éliminer la pauvreté »), qui a lieu à Johannesburg en partenariat avec le groupe Olympus Corporation et la Fondation de l’Agence France-Presse (AFP). Ce concours vise à exposer le travail qui est mené dans de nombreux pays en faveur des OMD sous un angle créatif.
« Avec ce concours de photographie, nous voulons montrer cette année qu’il est possible de réaliser les OMD, même dans les pays les plus pauvres et les plus désavantagés », a indiqué Mme Clark en guise de conclusion.
Helen Clark, Administrateur du PNUD, achève sa to
Coparrainants:
Multimédia:
Reportages:
Première mission conjointe au Mali pour le PNUD et l’ONUSIDA (4 mai 2010)
Fin de la mission conjointe PNUD/ONUSIDA au Mali (6 May 2010)
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Une joie et un défi pour les mères séropositives : le Cameroun lutte contre la transmission mère-enfant du VIH
21 mai 2010
21 mai 2010 21 mai 2010
UNAIDS Executive Director Michel Sidibé visited the outpatient clinic and maternity ward at Yaoundé’s central hospital. 19 May 2010.
Après près de dix ans, Angèle, âgée de 28 ans est à nouveau mère. « Ma fille est ma joie. C’est une petite merveille », affirme cette jeune femme qui a souhaité garder son identité secrète car elle séropositive et vit au Oug-ebe, un bidonville de Yaoundé au Cameroun.
Elle a découvert qu’elle était atteinte du VIH en 2001 après des tests effectués pendant sa première grossesse. Même si elle avait suivi un traitement antirétroviral pour prévenir la transmission du virus à son fœtus, son enfant est né séropositif et est décédé neuf mois plus tard des suites d’une pathologie liée au SIDA. « On m'a dit que j'étais à un stade d’infection très aigu pendant ma grossesse et que les traitements n’avaient donc pas donné de résultats. J’étais anéantie. Mais près de dix ans plus tard, lorsque j’ai appris que la science avait fait des progrès dans ce domaine, j’ai décidé de retomber enceinte », déclare Angèle.
Et son audace a payé et lui a offert un magnifique cadeau : Crissile (nom d’emprunt), une petite fille séronégative en bonne santé. Même si elle savoure chaque instant en compagnie de sa fille, Angèle nous confie qu’elle continue de vivre dans la crainte et le doute. « J’ai toujours peur que l’on me dise un jour que le diagnostic était faux. Ils disent que les tests ne sont pas toujours exacts. ».
En plus de cette angoisse permanente, elle doit également faire face à la stigmatisation et à la discrimination au quotidien. Pendant l’interview, elle a nerveusement fermé les portes et fenêtres afin de garder ses confidences hors de portée de voisins trop curieux. « Nous sommes locataires ici et si le voisinage découvrait que je suis séropositive, nous pourrions nous faire expulser de chez nous. », dit Angèle.
En ce moment, elle est bénévole dans une clinique de jour à l’Hôpital Central de Yaoundé, mais elle n’a pas de travail et doit compter sur le soutien des membres de sa famille.
Ces dix dernières années, la clinique qui offre principalement des soins et traitements aux personnes séropositives a connu de nombreux progrès. L’an dernier, nous avons traité plus de vingt-six mille patients séropositifs et avons placé plus de 6000 d’entre eux en thérapie antirétrovirale. « Il me semble que la discrimination s’est améliorée mais, afin de protéger nos patients séropositifs, nous continuons à cacher ce que nous faisons en disant que nous traitons des pathologies dermatologiques, » déclara le directeur du centre, le Docteur Charles Kouanfack.
Le Cameroun s’est montré précurseur en décentralisant ses réponses face au SIDA. Désormais, presque tous les services de santé sont équipés pour prévenir la transmission mère-enfant du VIH (PTME). Même si la couverture de traitements visant à prévenir la transmission du VIH aux nourrissons concernait près de 34% des femmes séropositives enceintes en 2009, contre seulement 18 % en 2008 ce qui représente une forte amélioration, le pays a encore de nombreux progrès à faire.
Le Docteur Kouanfack affirme que même si les services de santé ont presque atteint leur niveau optimal de couverture de PTME, le problème est que beaucoup de femmes n’accouchent pas dans des hôpitaux ou des cliniques. Les femmes enceintes vivant dans des quartiers ruraux et marginalisés donnent naissance à leurs enfants à domicile avec une sage-femme. La prochaine étape sera donc de mettre en place des stratégies visant à tendre la main aux femmes vulnérables.
Toutefois, le fait d’accroître la couverture du VIH a eu d’autres avantages. « Les ressources destinées au traitement du VIH ont également permis d’améliorer les capacités des systèmes de santé en général. Nous avons pu constater que l’amélioration de la gestion des risques du VIH a permis de renforcer le professionnalisme de nos laboratoires et de notre personnel médical », affirme le Docteur K. Kouanfack.
Le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, soutient la prévention de la transmission mère-enfant du VIH. Il a fait de l’éradication de la séropositivité chez les nourrissons une priorité majeure. « Il est inacceptable que dans des pays comme la France ou les États-Unis presque aucune femme séropositive ne donne naissance à des enfants atteints du VIH, alors que dans des pays tels que le Cameroun, un grand nombre d’enfants naissent séropositifs, » s’exclame M. Sidibé. « Ce genre d’inégalités est intolérable. Nous savons qu’il est possible d’éviter la transmission mère-enfant du VIH, nous devons donc redoubler d’efforts pour surmonter cette injustice. »
Il a visité le Centre de Traitement du VIH et le service maternité de l’Hôpital Central de Yaoundé cette semaine et a fait l’éloge des efforts réalisés par le Cameroun pour éradiquer la transmission mère-enfant du VIH. Il a toutefois demandé au partenariat de continuer à développer des mesures préventives et de devenir un modèle de PTME en Afrique.
Une joie et un défi pour les mères séropositives
Reportages:
Les nations africaines célèbrent leur 50ème anniversaire (20 mai 2010)
La conférence internationale s’ouvre au Cameroun (17 mai 2010)
Partenariat entre le PNUD, la société Sony et la JICA au Cameroun et au Ghana pendant la Coupe du Monde de la FIFA (30 mars 2010)
Au Cameroun, de nouvelles coopératives aident les femmes séropositives à gagner leur indépendance économique (25 février 2010)
L’ONUSIDA, l’UPU, l’OIT et UNI Global Union lancent une campagne mondiale de prévention du VIH (07 juillet 2009)
Publications:
Une action conjointe en vue de résultats. Cadre de résultats de l’ONUSIDA (2009–2011) (pdf, 932 Kb.)
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Les nations africaines célèbrent leur 50ème anniversaire
20 mai 2010
20 mai 2010 20 mai 2010
UNAIDS Executive Director Michel Sidibé (right) during the plenary session on human security issues in Africa. Yaoundé, 19 May 2010.Sept chefs d’états africains ont été invités à Yaoundé par le président du Cameroun, Paul Biya, pour célébrer jeudi le 50ème anniversaire de l’indépendance de leurs pays. Les sept dirigeants, pour la plupart issus d’Afrique centrale, ont également participé mercredi soir à la cérémonie de clôture de la conférence internationale « Africa 21 ».
Cette conférence majeure intitulée « Afrique, une chance pour le monde : réalités et défis » a rassemblé de nombreux dirigeants politiques internationaux, comme le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, le Secrétaire général du Commonwealth, Ali Abdussalam Treki, deux anciens premiers ministres français, Michel Rocard et Alain Juppé, ainsi que l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan.
« L’Afrique est un géant endormi, sur le point d’être réveillé » a déclaré M. Annan. Il a ensuite exposé brièvement en quoi cette région occupe un rôle de plus en plus important sur la scène mondiale, avec une participation active au G20 et à la conférence internationale sur le climat de Copenhague en décembre dernier.
Dans le monde interconnecté et interdépendant d’aujourd’hui, les pays reconnaissent qu'une action menée au niveau national seulement ne peut plus garantir la sécurité de leurs populations et de leurs économies.
Michel Sidibé, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA
Le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a également participé à la cérémonie de clôture et a présidé la session plénière sur les enjeux de sécurité en Afrique.
« Dans le monde interconnecté et interdépendant d’aujourd’hui, les pays reconnaissent qu'une action menée au niveau national seulement ne peut plus garantir la sécurité de leurs populations et de leurs économies » a déclaré M. Sidibé. « Le sida est l’un des premiers exemples de menace transnationale pour la santé publique de l’ère moderne ayant suscité une réponse concertée en matière de gouvernance mondiale. »
D’après M. Sidibé, si l’impact de l’épidémie sur la santé et la sécurité humaine n’est pas maîtrisé, de nombreux pays africains ne seront pas en mesure de répondre de manière adéquate à d’autres enjeux de développement. Pour enrayer la propagation du VIH sur le continent africain, il a ajouté que la question du sida ne devait pas être traitée isolément et a invité les dirigeants internationaux, nationaux et communautaires à faire valoir leur influence politique et leurs ressources pour mettre un terme à ce fléau.
Visite du pays
UNAIDS Executive Director Michel Sidibé and Cameroon’s First Lady Chantal Biya during his visit to the pan-African non-governmental organization “Synergies Africaines contre le SIDA et les souffrances” (African Synergies against AIDS and suffering). Yaoundé, 19 May 2010.Dans le cadre de sa visite officielle au Cameroun, M. Sidibé a été invité par la Première dame, Chantal Biya, à visiter l’organisation non gouvernementale panafricaine « Synergies Africaines contre le SIDA et les souffrances », où il a également rencontré la Première dame du Burkina Faso, Chantal Compaoré. L’ONG jouit de la notoriété de ses membres, 26 premières dames africaines, dont la mission est d’améliorer la santé des peuples africains. Au cours de la visite de l’ONG, des membres de la société civile ont exprimé leur espoir d’obtenir de la part de l’ONUSIDA un soutien pour la candidature du Cameroun à la 10ème série d’octroi de subventions du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, après le rejet de la proposition du Cameroun lors de la précédente série.
M. Sidibé a également visité le centre de recherche international de la Première dame, Chantal Biya, qui mène des recherches sur un vaccin contre le VIH et des analyses sur la résistance aux thérapies antirétrovirales.
Mardi, M. Sidibé et la vice-secrétaire générale de l’Organisation des Nations Unies, le Dr Asha-Rose Migiro, ont débattu des défis et priorités nationales sur le VIH avec l’équipe des Nations Unies présente au Cameroun. Ils ont ensuite visité le Projet d’Assainissement de Yaoundé (PADY), financé par la Banque Africaine de Développement et mis en œuvre par le gouvernement du Cameroun. Le projet a pour but de lutter contre les inondations récurrentes dans la ville de Yaoundé et de réduire la pauvreté urbaine. Un employé du PADY a abordé le thème de la sensibilisation au virus du VIH. Le projet apporte une assistance bénévole et fournit des tests VIH. Par ailleurs, 50 % des employés ont subi le test de dépistage du VIH.
Les nations africaines célèbrent leur 50ème anniv
Discours:
Reportages:
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