Feature Story

Le Fonds Mondial lance la campagne « BORN HIV FREE »

19 mai 2010

20100519_Carla_200.jpg
Carla Bruni-Sarkozy, Ambassadrice du Fonds Mondial. Photo: Fonds Mondial

Le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a lancé une nouvelle campagne BORN HIV FREE pour sensibiliser l’opinion publique à son travail et pour que d’ici 2015, plus aucun enfant dans le monde ne naisse avec le VIH. Initiée et soutenue par Carla Bruni-Sarkozy, Ambassadrice du Fonds Mondial, cette campagne s’appuie sur une série de films créatifs, destinés à encourager le public à s’engager sur internet pour soutenir la mission du Fonds Mondial.

L’engagement de Carla Bruni-Sarkozy dans la campagne BORN HIV FREE fait suite à un appel lancé en 2009 par le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, pour éliminer littéralement toute transmission mère-enfant du VIH d’ici à 2015.

Les mères séropositives sont susceptibles de transmettre le VIH à leur enfant pendant la grossesse, le travail, l’accouchement ou au cours de l’allaitement. Le risque de transmission pourrait être considérablement réduit si elles pouvaient avoir accès à des services de prévention et de traitement.

« C’est bouleversant de voir que plus de 400 000 enfants naissent chaque année porteurs du VIH, alors que nous avons les moyens médicaux et les compétences pour enrayer ce phénomène » déplore Carla Bruni-Sarkozy, Ambassadrice du Fonds Mondial pour la protection des mères et des enfants contre le sida. « J’espère que la campagne BORN HIV FREE encouragera des millions de personnes à soutenir le Fonds Mondial, afin que nous puissions enfin mettre un terme à cette terrible injustice. »

20100519_logo_200.jpg
Les mères séropositives sont susceptibles de transmettre le VIH à leur enfant pendant la grossesse, le travail, l’accouchement ou au cours de l’allaitement. Le risque de transmission pourrait être considérablement réduit si elles pouvaient avoir accès à des services de prévention et de traitement.

« Nous pouvons gagner cette bataille contre le sida si nous obtenons les fonds nécessaires », précise le Professeur Michel Kazatchkine, Directeur Exécutif du Fonds Mondial. « Cette campagne est destinée à mobiliser beaucoup de monde et à montrer aux dirigeants que l’opinion publique est largement favorable à ce que l’on poursuive et augmente les financements destinés à l’accomplissement de la mission du Fonds Mondial. »

La campagne sera disponible en plusieurs langues avec des courts métrages d’animation destinés à faire prendre conscience au public qu’une génération libérée du VIH est désormais envisageable d’ici cinq ans si les gouvernements continuent de financer la lutte contre le sida. De plus amples informations sont également disponibles sur le site internet de la campagne (www.bornhivfree.org).

Depuis sa création en 2002, le Fonds Mondial a approuvé des propositions pour un total de 19,4 milliards de dollars, ce qui fait de lui le principal contributeur aux Objectifs du Millénaire pour le Développement relatifs à la santé. Si les progrès actuels se maintiennent au même rythme, on peut affirmer qu’en 2015, quasiment plus aucun enfant dans le monde ne naîtra porteur du VIH.

L’essentiel des ressources du Fonds Mondial provient des gouvernements donateurs. Cette année, les pays seront appelés à renouveler leurs engagements financiers en faveur de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour les trois prochaines années (2011-2013). Le 5 octobre 2010, Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU, présidera une assemblée des pays donateurs à New York. La campagne BORN HIV FREE se déroulera jusqu’à cette réunion majeure à New York, afin de mobiliser l’opinion publique sur la mission du Fonds Mondial.

Feature Story

L’ONUSIDA promeut l’agenda « Sida plus OMD » lors de la 63ème Assemblée mondiale de la Santé

18 mai 2010

20100518_WHA_MS_200.jpg
(L to R) Chen Zhu, Minister of Health of China, Aaron Motsoaledi, Minister of Health of South Africa and UNAIDS Executive Director Michel Sidibé. Credit: UNAIDS

Lors de rencontres bilatérales majeures qui ont eu lieu la veille de la 63ème  Assemblée mondiale de la Santé à Genève, Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a exposé aux ministres de la Santé de grands pays du monde la manière dont les investissements consentis au sida peuvent servir à améliorer les progrès menés en faveur des autres Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Au cours de sa rencontre avec Chen Zhu et Aaron Motsoaledi, les ministres de la Santé respectifs de la Chine et de l’Afrique du Sud, Michel Sidibé a cité en exemples ces deux pays pour leur conformité à l’agenda « Sida plus OMD ». « La Chine et l’Afrique du Sud sont des exemples majeurs pour illustrer la manière dont une action nationale sur le sida peut accélérer l’avancement d’objectifs plus larges liés à la santé et au développement ».

Michel Sidibé a félicité le ministre chinois pour la décision prise récemment par son pays en faveur de la levée des restrictions au voyage liées au VIH avant l’ouverture de l’Exposition universelle 2010 à Shanghai. « Chaque personne doit avoir droit à la liberté de circulation », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Cette décision envoie un signal important aux étrangers souhaitant se rendre en Chine, y travailler ou y vivre, en leur disant qu’ils y sont les bienvenus – quel que soit leur statut VIH. »

Michel Sidibé a également salué le ministre sud-africain pour le leadership de son pays dans la riposte au VIH. « Avec le lancement de la Campagne nationale en faveur des services de conseil et du dépistage contre le VIH, l’Afrique du Sud a engagé la plus grande initiative menée dans le monde contre le sida. Cette initiative favorise également l’intégration de la lutte contre le VIH dans les objectifs plus larges de santé publique », a indiqué Michel Sidibé. Le 25 avril, le Président sud-africain, Jacob Zuma, a lancé cette campagne nationale dans l’objectif d’atteindre 15 millions de dépistages volontaires contre le VIH au cours des prochains mois. Selon le ministre sud-africain, Aaron Motsoaledi, « cette campagne encourage aussi les personnes venues effectuer ce dépistage à subir un test gratuit sur l’hypertension, le taux de glycémie, l’hémoglobine, la tuberculose et le cancer cervical. »

L’ONUSIDA collabore avec la Chine et l’Afrique du Sud pour promouvoir l’agenda « Sida plus OMD » qui vise à considérer l’action menée contre le sida comme une force d’accélération pour les progrès menant aux OMD. L’ONUSIDA prépare actuellement l’organisation d’un événement de haut niveau, qui aura lieu sur le thème « Sida plus OMD », en marge du Sommet de l’ONU sur les Objectifs du Millénaire pour le développement, en septembre 2010, sous l’égide conjointe des gouvernements chinois et sud-africain.

Lors d’une autre rencontre bilatérale, Michel Sidibé s’est entretenu avec le Dr José Gomes Temporao, ministre de la Santé du Brésil. L’ONUSIDA considère que ce pays est l’un des premiers au monde à avoir atteint l’accès universel aux traitements. « Le Brésil est un modèle pour les autres pays en matière de riposte nationale au sida », a déclaré Michel Sidibé. « Le Brésil a également démontré que l’action contre le sida peut renforcer le système de santé national, l’égalité et les droits fondamentaux. » M. Sidibé et le Dr Temporao ont également abordé la manière dont le Brésil a tiré parti de l’action contre le VIH pour promouvoir l’utilisation du volet commercial de l’accord relatif au droit de propriété intellectuelle des brevets (TRIPS) et accroître l’accès aux produits de santé essentiels. Les deux hauts responsables ont également convenu de publier les résultats de l’évaluation décennale de la Déclaration de Doha sur l’accord TRIPS, la Santé publique et le VIH, au Brésil, dans quelques mois.

Feature Story

Journée mondiale contre l’homophobie

17 mai 2010

20100517_pride_200.jpg

Le 17 mai est la Journée mondiale contre l’homophobie. L’homophobie est considérée comme l’un des principaux obstacles à la mise en place de stratégies de prévention du VIH. Sur les 192 États membres des Nations Unies, 85 possèdent des lois qui criminalisent toujours l’homosexualité et, dans quelques-uns de ces pays, certains comportements sont même passibles de la peine de mort.

À cette occasion, le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé déclarait : « j’encourage vivement les différents gouvernements à mettre en place des mesures visant à éliminer la stigmatisation et la discrimination auxquels sont sans cesse confrontés les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, les lesbiennes, et les populations transsexuelles. Ils doivent également établir un environnement juridique et social qui garantirait le respect des droits de l’homme et qui instaurerait l’accès universel au soutien, aux traitements, aux soins et à la prévention du VIH. »



Message vidéo du Directeur Exécutif de l’ONUSIDA

Au moins 5 à 10% des infections VIH à travers le monde seraient contractées lors de rapports sexuels entre hommes, même si cette estimation varie considérablement selon les pays ou les régions. Les hommes ayant des rapports avec d’autres hommes continuent de subir des discriminations de la part du personnel de santé, des prestataires de services, des employeurs et même de la police. Cette discrimination les empêche de dévoiler leur orientation sexuelle, ou même de se présenter dans les services dédiés au VIH. Ils sont par conséquent plus vulnérables aux infections, et les statistiques nationales ne reflètent pas la réalité de l’épidémie du VIH liée à des comportements homosexuels impliquant des hommes.

J’encourage vivement les différents gouvernements à mettre en place des mesures visant à éliminer la stigmatisation et la discrimination auxquels sont sans cesse confrontés les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, les lesbiennes, et les populations transsexuelles.

Michel Sidibé, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA

La suppression des lois, des politiques et des pratiques répressives, de la stigmatisation et de la discrimination qui entravent la prévention efficace du virus du SIDA, est l’une des dix priorités de l’ONUSIDA dans le Cadre de résultats de l’onusida 2009-2011 (Joint Outcome Framework for 2009-2011). L’une des autres priorités majeures du Dispositif est de donner les moyens aux HSH, aux travailleurs du sexe et aux transsexuels de se protéger contre le VIH et d’avoir pleinement accès aux thérapies antirétrovirales.

La Déclaration d’Engagement pour la lutte contre le VIH et le SIDA de la Session Spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies de 2001 (UNGASS), adoptée par tous les États membres, soulignait l’importance du fait de « prendre en considération les besoins des personnes les plus sujettes à de nouvelles infections favorisées par des facteurs tels que […] les pratiques sexuelles, et ceux des personnes les plus vulnérables. ». Dans la Déclaration Politique de 2006 des Nations Unies sur le VIH et le SIDA, les gouvernements se sont engagés à supprimer les barrières légales et à adopter des lois visant à protéger les populations vulnérables.

De nombreux gouvernements n’admettent pas que des hommes puissent avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes et qu’un rapport anal non protégé contribue à la transmission du VIH. Souvent, même si la reconnaissance devient effective, la volonté politique, les subventions et les programmes visant à pallier ce problème sont insuffisants.

Le Fonds Mondial s’est engagé pleinement à combattre les inégalités afin de favoriser l’extension des soins aux communautés HSH et transsexuelles, ainsi qu’à d’autres communautés.

Michel Kazatchkine, Directeur Exécutif du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme

« Dans toutes les régions du monde, une part importante des épidémies de VIH reste « clandestine » à cause de l’homophobie et de la transphobie. Seulement une personne HSH ou transsexuelle sur 10 environ a accès aux services de prévention du VIH », affirme Michel Kazatchkine, Directeur Exécutif du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme. « Le Fonds Mondial s’est engagé pleinement à combattre ces inégalités afin de favoriser l’extension des soins aux communautés HSH, transsexuelles ainsi qu’à d’autres communautés. ».

À Genève, où est implanté son siège social, l’ONUSIDA a accueilli un événement, au cours duquel a été projeté un court-métrage intitulé Un Cercle Infernal (A Deadly Circle), sur l’homophobie en Jamaïque et sur la manière dont elle affecte les populations, suivi d’un long-métrage documentaire offrant une vision réaliste des problèmes auxquels sont confrontés les transsexuels quant à l’accès à l’éducation, au travail, à la justice, aux services de santé, et autres services en Amérique latine.

Des débats ont également eu lieu entre Frank Mugisha, Directeur Exécutif, Président des Minorités Sexuelles en Ouganda, le militant défenseur des droits des LGBT, Ashok Row Kavi, également Officier du Corps Technique des Minorités Sexuelles de l’Office National Indien de l’ONUSIDA, et le Docteur Gottfried Hirnschall, Directeur du département VIH/SIDA de l’OMS.

Le 17 mai 1990, l’Assemblée Mondiale de la Santé a approuvé la 10ème Édition de la Classification Internationale des Maladies (Organisation Mondiale de la Santé) qui a établi que l’orientation sexuelle (hétérosexuelle, bisexuelle ou homosexuelle), ne serait plus « considérée comme une anomalie ». C’est la raison pour laquelle le 17 mai est désormais considéré comme la Journée mondiale contre l’homophobie.

Feature Story

L’Assemblée mondiale de la Santé aborde le Règlement Sanitaire International et les OMD

17 mai 2010

20100517_wha_200.jpg
Photo: OMS/Jesse Hoffmann

La 63ème session de l’Assemblé mondiale de la Santé réunissant le corps décisionnaire de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’ouvre aujourd’hui à Genève. Les Ministres de la Santé et des officiels du monde entier se réunissent jusqu’au 21 mai 2010 pour discuter de la mise en œuvre du Règlement Sanitaire International (RSI).

Sont présents 194 pays du monde entier, comprenant tous les états membres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui sont des états signataires du RSI, un instrument légal international. Le but de cette règlementation mondiale est d’aider la communauté internationale à prévenir et à répondre aux risques de santé publique susceptibles de franchir les frontières et de menacer la population mondiale.

Le RSI par exemple, exige des pays qu’ils rapportent l’apparition de certaines maladies et événements de santé publique à l’OMS et qu’ils renforcent également leurs capacités de surveillance et de réponse en matière de santé publique.

Cette année, l’Assemblée mondiale de la Santé abordera plus particulièrement le suivi de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Durant l’année 2000, 189 pays se sont engagés dans un nouveau partenariat global pour réduire l’extrême pauvreté. Ils ont fixés une série d'objectifs à atteindre d'ici 2015. Ils sont connus sous le nom d'Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et prévoient de diminuer de moitié la pauvreté extrême, de stopper la progression du VIH et de fournir une éducation primaire universelle.

L’Assemblée mondiale de la Santé réunit chaque année les délégations de tous les états membres de l’OMS pour se concentrer sur un agenda de santé spécifique. L’année dernière, l’Assemblée s’est focalisée sur l’apparition de la grippe A (H1N1) sur le plan mondial et les réponses les plus efficaces face à la possible pandémie, y compris la préparation, l’accès aux vaccins et le partage des virus de la grippe.

Feature Story

La conférence internationale s’ouvre au Cameroun

17 mai 2010

20100518_MS_cameroon_200.jpgUNAIDS Executive Director Michel Sidibé attended a high-level international conference, Africa 21 in Yaoundé, Cameroon.

Alors que le continent africain fait face à des changements majeurs, 17 pays africains se préparent à célébrer le quinzième anniversaire de leur indépendance à Yaoundé au Cameroun. Deux jours avant les célébrations, une conférence internationale majeure, Africa 21, a débuté mardi à Yaoundé. La conférence s'intitule « Afrique, une chance pour le monde : réalités et défis » et rassemble d’éminents politiciens, des économistes, des fonctionnaires internationaux et des leaders économiques. Seront également présents deux anciens secrétaires généraux de l’ONU, Kofi Annan et Boutros Boutros-Ghali. Le débat sera principalement consacré aux problèmes macroéconomiques.

Le directeur exécutif d’ONUSIDA, Michel Sidibé participera mercredi à la session plénière de la conférence sur les problèmes de sécurité.

En tant qu’Africain, je suis fier de prendre part à ces évènements marquant la renaissance de ce continent. Il y a ici tant de potentiel et de promesses.

Michel Sidibé, directeur exécutif d’ONUSIDA

Selon M. Sidibé, « En tant qu’Africain, je suis fier de prendre part à ces évènements marquant la renaissance de ce continent. Il y a  ici tant de potentiel et de promesses."

M. Sidibé a débuté lundi son voyage de trois jours au Cameroun. En marge de sa participation à « Africa 21 », il rencontrera le président du Cameroun, Paul Biya. Il fera également une visite conjointe avec la vice-secrétaire générale des Nations Unies, le Dr Asha-Rose Migiro et le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique, Abdoulie Janneh. Ils visiteront un projet de renouveau urbain à Yaoundé, financé par la Banque Africaine de Développement, l'Organisation Internationale du Travail et le gouvernement du Cameroun.

M. Sidibé visitera également l’hôpital central de Yaoundé, qui dispose d’un important centre de traitement du VIH et rencontrera des malades atteints du VIH. Il visitera le Centre de Recherche International, Chantal Biya, qui a pour but de développer la recherche de vaccins et de traitement des principales maladies qui touchent l'Afrique, plus particulièrement le VIH, la tuberculose et le paludisme. Sa rencontre avec les leaders de la société civile et des personnes vivant avec le VIH est l’un des évènements marquants de la visite de M. Sidibé.

Le Cameroun est touché par une épidémie généralisée du VIH avec une prévalence des adultes âgés de 15 à 49 ans de 5,5%. Le Cameroun a souhaité décentraliser la réponse médicale face au SIDA. Désormais, presque tous les districts médicaux sont équipés pour traiter la transmission mère-enfant du VIH. En 2009 près de 46% des personnes à un stade avancé de la maladie recevaient une thérapie rétrovirale contre 38% en 2008.

Feature Story

Le Président Kabila s’engage à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération sans sida en RDC

11 mai 2010

20100510_Obaid-Kabila-Sidibe_200.jpg(De gauche à droite) Thoraya Ahmed Obaid, Directrice exécutive de l’UNFPA, le Président Joseph Kabila, qui dirige la République démocratique du Congo, et Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le 10 mai 2010
Photo: UNFPA

Le Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, s’est engagé à favoriser l’émergence d’une génération sans sida, à mieux protéger les grossesses et à éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant dans son pays.

« Ce sont là nos priorités à l’égard des femmes et des enfants de notre pays », a déclaré le chef de l’État lorsqu’il a reçu une mission conjointe de la Directrice exécutive de l’UNFPA, Thoraya Ahmed Obaid, et du Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé.

« Je m’engage personnellement à favoriser l’émergence d’une génération sans sida en RDC », a ajouté le Président Kabila qui a ensuite promis de lancer une initiative nationale pour inverser la courbe de l’épidémie de sida.

Les deux Directeurs exécutifs ont remercié le chef de l’État de son empressement à donner la priorité à la protection des grossesses et à l’émergence d’une génération sans sida dans son pays, au sein de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et de l’Union africaine.

Mme Obaid, de l’UNFPA, a souligné le lien qui existe entre la santé des femmes, la santé reproductive et le VIH : « En intégrant les services de santé maternelle et infantile liés au VIH dans les services généraux de santé sexuelle et reproductive, la République démocratique du Congo réalisera de gros bénéfices dans son système de santé ». Elle a encouragé le pays à saisir l’opportunité offerte par la Campagne pour une réduction accélérée de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA) pour lancer l’initiative menée par le Président en faveur de l’émergence d’une génération sans sida.

Monsieur le Président – vous avez là une occasion unique de rétablir la santé des mères, des filles et de leurs sœurs en RDC et dans les pays africains, et de leur rendre leur dignité.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

M. Sidibé, de l’ONUSIDA, s’est félicité de la décision du Président Kabila de profiter de sa présidence à la tête de la SADC pour rallier ses pairs du continent africain en faveur de ce programme d’action urgent. « Monsieur le Président – vous avez là une occasion unique de rétablir la santé des mères, des filles et de leurs sœurs en RDC et dans les pays africains, et de leur rendre leur dignité ».

Les Directeurs exécutifs ont souligné qu’il était nécessaire de ne plus traiter le sida de manière isolée mais de l’intégrer aux autres activités médicales pour pouvoir obtenir des résultats efficients. Ils ont considéré que l’élimination définitive de la transmission de la mère à l’enfant d’ici à 2015 représentait un objectif concret réalisable.

Plus de 40 000 nourrissons naissent actuellement avec le VIH chaque année en République démocratique du Congo. Seules 2 % des femmes enceintes ont accès aux services de prévention contre la transmission de la mère à l’enfant et seules 8 % d’entre elles bénéficient d’un dépistage et de services de conseil contre le VIH.

La République démocratique du Congo fait partie du groupe des six pays qui enregistre 50 % des décès maternels mondiaux. Les décès maternels y font quelque quatre victimes par heure.

Durant cette mission conjointe, les Directeurs exécutifs ont également prévu de rencontrer le Premier ministre du pays ainsi que des responsables gouvernementaux, des parlementaires et des représentants de la société civile comme des personnes vivant avec le VIH.

Le Président Kabila s’engage à favoriser l’émerge

Coparrainants:

UNFPA

Feature Story

Les joueurs de cricket renforcent la sensibilisation au VIH lors du Championnat mondial de l’ICC Twenty20

07 mai 2010

20100507_T20_200.gif

Alors que le Championnat du monde Twenty20 se tient à la Barbade, des joueurs de cricket de haut niveau comme Graeme Smith, Kumar Sangakkara, Mahendra Singh Dhoni et les joueuses de l’équipe de Stafanie Taylor ont pris de leur temps pour apporter leur soutien à la riposte mondiale du cricket contre le VIH.

Le partenariat Think Wise a organisé une série d’activités communautaires à l’occasion de ce tournoi. Le capitaine de l’équipe du Sri Lanka, Kumar Sangakkara, s’est ainsi rendu dans une école de la Barbade pour animer une session de prévention contre le VIH et l’équipe de l’Inde a accueilli des groupes communautaires pour des séances d’entraînement au cricket.

L’équipe d’Afrique du Sud a invité un groupe d’enfants âgés de 12 à 15 ans à venir assister à une séance d’entraînement suivie d’une rencontre de questions-réponses de 15 minutes avec le capitaine Graeme Smith. Les enfants ont ensuite montré leurs connaissances en cricket à Rob Walter, l’entraîneur de l’équipe sud-africaine.

Stafanie Taylor et Stacy-Ann King, qui appartiennent toutes les deux à l’équipe féminine de cricket des Antilles anglophones, ont visité le Projet Viola à Saint-Kitts, un projet qui assure, à l’école, des services et un soutien aux mères adolescentes.

Think Wise est un programme-partenariat qui unit l’ONUSIDA, le Conseil international du cricket, l’UNICEF et l’Initiative mondiale « Médias contre sida ». Il entend utiliser le monde du cricket pour aborder les questions clés qui ont trait au sida et encourager les enfants et les jeunes adultes à prendre des décisions informées contre le virus.

Le travail de mobilisation, que ce partenariat mène avec l’aide de joueurs de cricket de niveau international, permet la diffusion d’informations essentielles sur le VIH par des messages d’intérêt public, des publications sur les événements et des annonces en ligne affichées aux niveaux international, régional et national. Le partenariat fournit aussi des informations sur l’épidémie de sida aux jeunes, aux volontaires, aux entraîneurs, aux commentateurs et aux responsables radio et télévision.

Graeme Smith a déclaré à propos de cette campagne : « En tant que champion participant à Think Wise, je crois qu’il est très important que ma notoriété serve à encourager les jeunes gens à ne pas s’exposer au VIH ».

« Lorsque j’ai eu la chance de rencontrer des jeunes de la région, j’ai pu apprécier le travail important que les organisations comme l’ONUSIDA et l’UNICEF mènent, en coopération avec des organismes locaux, pour instruire les jeunes des Caraïbes sur le VIH », a-t-il ajouté.

Le Représentant de l’UNICEF pour la Barbade et les Caraïbes orientales, Tom Olsen, a précisé : « Nous sommes extrêmement fiers de ce partenariat et nous y tenons beaucoup. Nous parlons beaucoup du rôle du sport dans le développement et nous savons qu’il peut grandement contribuer à changer positivement les comportements ».

Le capitaine de l’équipe du Sri Lanka, Kumar Sangakkara, a indiqué : « Nous espérons que de nouveaux joueurs et de nouveaux arbitres vont rejoindre à l’avenir ce projet et nous permettre de continuer à diffuser des informations ».

La campagne d’annonces d’intérêt général du Partenariat des médias caraïbes sur le VIH/sida, qui met en scène Stafanie Taylor et plus autres célébrités des Caraïbes, est aussi projetée sur grand écran lors des matches et communiquée par les diffuseurs du Partenariat dans l’ensemble de la région.

Des places ont été données à des groupes issus de communautés locales qui mènent des programmes de prévention contre le VIH. Les arbitres arborent le logo de Think Wise sur leurs maillots et les joueurs porteront des rubans rouges lors des demi-finales, et lors de la finale du 16 mai, en soutien aux personnes vivant avec le VIH.

Le partenariat entre l’ONUSIDA et l’ICC a débuté en septembre 2003 lorsque tous deux ont fait équipe pour diffuser des messages de prévention contre le VIH auprès des jeunes vivant dans les pays où se pratique le cricket. L’UNICEF a rejoint le partenariat en 2006, lequel soutient aujourd’hui la campagne « Unissons-nous pour les enfants contre le sida ».

Feature Story

Des chefs religieux chrétiens lancent une alliance pour la riposte au sida en Papouasie-Nouvelle-Guinée

07 mai 2010

20100507_PNG_leaders_200.jpgSon Excellence le Gouverneur général de Papouasie-Nouvelle-Guinée et Grand chef Sir Paulius Matane (assis à gauche) et l'archevêque John Ribat (assis à droite), chef de l'Eglise catholique de Papouasie-Nouvelle-Guinée et président de l'Alliance accompagnés des dirigeants religieux qui ont signé la déclaration d'engagement. 5 mai 2010, Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Les dirigeants religieux de 19 confessions chrétiennes de Papouasie-Nouvelle-Guinée se sont réunis pour lancer la Christian Leaders Alliance, un réseau chrétien qui veut s'employer à fournir une riposte efficace au sida dans le pays. Cet événement a compté sur la participation de représentants de la société civile, y compris des personnes vivant avec le VIH, de groupes religieux, de donateurs et de partenaires de la riposte nationale.

« Ceci marque un tournant dans la riposte nationale au sida. Voir des dirigeants religieux chrétiens unir leurs efforts pour s'attaquer à la problématique du sida est une étape décisive, une source d'inspiration pour l'ensemble de la communauté impliquée dans la riposte au sida en Papouasie-Nouvelle-Guinée » a déclaré Tim Rwabuhemba, coordinateur de l'ONUSIDA dans le pays.

À l'occasion de cet événement, les dirigeants religieux ont signé une déclaration d'engagement pour marquer leur promesse de renverser le cours de l'épidémie dans le pays. La déclaration reprend les différentes façons dont l'Église chrétienne peut jouer un rôle déterminant pour aider le pays à maîtriser l'épidémie.

Ceci marque un tournant dans la riposte nationale au sida. Voir des dirigeants religieux chrétiens qui unissent leurs efforts pour s'attaquer à la problématique du sida est une étape décisive, une source d'inspiration pour l'ensemble de la communauté impliquée dans la riposte au sida en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Tim Rwabuhemba, coordinateur de l'ONUSIDA dans le pays.

« Le lancement et la signature de cette déclaration d'engagement est un événement historique majeur » a déclaré Son Excellence le Gouverneur général de Papouasie-Nouvelle-Guinée et Grand chef Sir Paulius Matane lors de son discours d'ouverture pour marquer le lancement de l'alliance. Sir Paulius Matane a salué les dirigeants religieux pour avoir « adopté des mesures franches, fortes et courageuses contre un adversaire aussi redoutable que le VIH ».

Cette nouvelle alliance vise à partager les connaissances, la compréhension et les expériences de différentes communautés afin d'unir les efforts en faveur d'une riposte plus efficace et globale au VIH. La signature de cet accord par les dirigeants religieux marque la volonté de fonder une nouvelle culture de coopération oecuménique qui respecte l'unicité des traditions respectives tout en mettant l'accent sur les valeurs partagées de la dignité humaine et des droits de l'homme.

Les dirigeants religieux se sont engagés, entre autres, à s'attaquer aux normes et pratiques sociales, religieuses, culturelles et politiques qui perpétuent la stigmatisation et la discrimination. À cette fin, ils ont accepté d'utiliser l'infrastructure et les réseaux de communication existant au sein de leur communauté religieuse afin de diffuser des informations exactes sur le VIH au niveau de la prévention, de la prise en charge, du traitement et de l'assistance.

« Nous nous engageons à faire plus. Nous n'épargnerons aucun effort pour briser le silence sur le VIH » a déclaré l'archevêque John Ribat, chef de l'Église catholique en Papouasie-Nouvelle-Guinée et président de l'Alliance.

Sir Peter Barter, président du Conseil national de lutte contre le SIDA, a remarqué que les Églises de Papouasie-Nouvelle-Guinée étaient les acteurs « possédant le plus grand potentiel pour prévenir la diffusion du VIH dans le pays. Et ce, parce que les Églises ont gagné la confiance des communautés touchées. »

La Papouasie-Nouvelle-Guinée représente la part la plus importante de cas de VIH dans la région Pacifique. Cette part a suivi une croissance exponentielle pour passer de 21 % pour la période 1984 à 1989 à plus de 99 % en 2008. Le total des cas signalés en Papouasie-Nouvelle-Guinée est de  28 294, mais selon l'ONUSIDA,  54 000 personnes seraient infectées. Selon les estimations, d'ici 2012, le taux de prévalence nationale en Papouasie-Nouvelle-Guinée sera de 5,07 % et 208 714 personnes auront été infectées par le VIH.

Feature Story

La Banque mondiale met ses données sur le développement en libre accès

06 mai 2010

20100506_WB_logo_200_200.jpg
La Banque mondiale a pris l’initiative de rendre son vaste catalogue de données sur le développement accessible à tous gratuitement.

La Banque mondiale a pris l’initiative sans précédent de rendre son vaste catalogue de données sur le développement accessible à tous gratuitement. A partir d’aujourd’hui, plus de deux mille indicateurs sur la santé, l’activité économique, le développement humain, la finance et le commerce pourront être consultés via un nouveau site Web, donnees.banquemondiale.org. Jusqu’ici, ces données étaient généralement réservées aux seuls abonnés payants.

Cette décision s’inscrit dans un effort plus général de la Banque mondiale pour élargir l’accès à l’information et l’institution espère que cette nouvelle ressource, disponible en arabe, en anglais, en français et en espagnol, attirera des utilisateurs variés – des chercheurs aux journalistes en passant par les entrepreneurs et les écoliers.

La Banque mondiale entend toucher de nouveaux publics et susciter un engagement plus fort à l’égard des problèmes de développement. Soucieuse de diffuser ses informations aussi largement que possible, elle a noué un partenariat avec Google en vue de rendre une quarantaine d’indicateurs de développement plus facilement accessibles via le moteur de recherche.

« Il est important de rendre les données et le savoir de la Banque mondiale disponibles à tous », a indiqué Robert B. Zoellick, le Président de la Banque mondiale. « Les statistiques racontent l’histoire des personnes vivant dans les pays en développement et les pays émergents, et elles peuvent donc jouer un rôle important dans la lutte contre la pauvreté. »

La Banque souhaite vivement que cette initiative alimente la discussion, stimule la demande de données et conduise à l’élaboration de politiques plus pertinentes dans des domaines comme la réduction de la pauvreté et la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement. Cette décision pourrait aussi encourager un plus grand nombre de personnes à s’intéresser au développement.

Selon Aleem Walji, directeur de la nouvelle pratique sur l’innovation de l’Institut de la Banque mondiale, « l’accès libre et gratuit aux données permettra aux citoyens de s’impliquer plus directement dans le processus de développement ».

Conçu pour une navigation aisée, convivial et interactif, le site rassemble des données sur plus de 200 pays et ses visiteurs pourront télécharger des jeux complets de données sur le pays de leur choix. Les informations proviennent de sources variées comme les 186 Etats membres de l’institution, ses partenaires des secteurs public et privé et plus de 30 agences internationales. Le site utilise les données de plusieurs organisations des Nations Unies et sa section très complète consacrée à la santé, par exemple, s’appuie sur des informations de l’ONUSIDA, de la Division de la population des Nations Unies, de l’Organisation mondiale de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance, entre autres.

La nouvelle politique d’accès libre aux données de l’agence a été bien accueillie par les chercheurs et les professionnels du développement. Sabina Alkire, directrice de l’Oxford Poverty and Human Development Initiative, espère qu’elle entraînera des actualisations plus fréquentes des données sur la pauvreté et stimulera l’innovation.

« Plus les visiteurs du site pourront accéder aux données, et plus ils pourront réellement interagir avec elles, y réfléchir, les assimiler et mener des expériences. La valeur intrinsèque de cette démarche est appréciable car vous libérez la créativité de nombreux esprits et vous favorisez la création, l’innovation et l’expérimentation avec les données, ce qui pourrait amener à des analyses plus intéressantes. »

Feature Story

Joint Mission to Mali Concludes

06 mai 2010

20100506_president_mali_200.jpg(L to R) UNDP Administrator Helen Clark, UNAIDS Executive Director Michel Sidibé, President of Mali Amadou Toumani Touré. 4 May 2010. Credit: UNDP

On the fourth and final day of their official visit to Mali, UNDP Administrator Helen Clark and UNAIDS Executive Director Michel Sidibé commended President Amadou Toumani Touré on achievements in the country’s AIDS response and said that Mali had set an example for other countries in the region to follow.

According to government estimates, about 27 000 people were receiving antiretroviral treatment in 2009, representing more than 80% of those in need. HIV prevalence in Mali declined from about 1.7% in 2001 to 1.3 % in 2006.

“I want to congratulate President Touré for leading Mali's success in the national AIDS response," said Ms Clark, in a meeting with the Malian Head of State. "These results are remarkable.”

Mr Touré, who has served as President since 2002, is Chair of Mali’s National AIDS Committee, an organization that coordinates the country’s AIDS programme. He said the Committee had succeeded in uniting all sectors in the country, including all levels of government and civil society. However, he underscored the importance of remaining vigilant in the national HIV response: “AIDS is like a boxing match. We can never let down our guard,” he said.

Mali needs to build on its success by redoubling efforts to ensure an HIV-free generation.

UNAIDS Executive Director Michel Sidibé

During the visit, Mr Sidibé reiterated his call for the elimination of mother-to-child transmission of HIV: “Mali needs to build on its success by redoubling efforts to ensure an HIV-free generation.” An estimated 12% of pregnant women in Mali received an HIV test in 2008 and, that same year, only 18% of infants born to HIV-positive women were given ARV prophylaxis to prevent mother-to-child transmission.

Ms Clark and Mr Sidibé began their mission in the ancient city of Timbuktu, where they visited Groupe d'Appui à la Formation de Base (GAFB), a local civil society organization that provides HIV prevention through innovative peer education programmes among vulnerable populations, including uniformed services, youth, and domestic workers.

“Twenty years ago when I was Minister of Health in my own county, we had the same chance that you have today in this region to stop the epidemic in its tracks,” said Ms Clark, a native of New Zealand. “We were successful because we had a very inclusive approach. Mali should be the example for other countries in Africa on how to halt the HIV epidemic."

GAFB is working to give people a voice and help the most marginalized members of society, said Mr Sidibé. "This organization is showing that we can end the HIV epidemic by focusing on those that are most vulnerable," he added.

GAFB started its activities with the support of a World Bank grant, and continues to expand its services through resources from the Global Fund. In January 2010, the Global Fund awarded Mali a two-year grant of US $43 million to intensify HIV prevention, treatment, care and support across the country.

Joint Mission to Mali Concludes

S'abonner à Feature Story