Feature Story
Réunion de partenaires engagés contre la tuberculose au Vietnam
04 mai 2010
04 mai 2010 04 mai 2010
L’un des 10 domaines prioritaires présentés dans le Cadre de résultats de l’ONUSIDA pour la période 2009-2011 porte sur la prévention contre la tuberculose parmi les personnes vivant avec le VIH. Photo: ONUSIDA/P.Virot
La 18ème réunion du Conseil de coordination du Partenariat Halte à la tuberculose se tient les 4 et 5 mai 2010 à Hanoï, au Vietnam. Des représentants de l’ONUSIDA et du Partenariat sont ainsi réunis pour renforcer leur riposte conjointe à la co-infection du VIH et de la tuberculose et s’entendre sur un programme visant à réduire de moitié le nombre des décès dus à la tuberculose parmi les personnes vivant avec le VIH à l’horizon 2015.
« Un décès dû au sida sur quatre est lié à la tuberculose. Ce programme constitue un jalon important pour mettre fin aux décès dus à la tuberculose des personnes vivant avec le VIH. La tuberculose peut en effet être évitée et guérie », a fait remarquer le Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA, Paul De Lay.
Une personne vivant avec le VIH meurt de la tuberculose toutes les trois minutes. Les taux de mortalité ont flambé au cours des dix dernières années (atteignant le seuil de 500 000 par an). Et l’émergence de souches pharmacorésistantes chez la tuberculose menace d’un danger mortel les populations soumises à des taux élevés d’infection au VIH.
L’un des 10 domaines prioritaires présentés dans le Cadre de résultats de l’ONUSIDA pour la période 2009-2011 porte sur la prévention contre la tuberculose parmi les personnes vivant avec le VIH. L’ONUSIDA espère parvenir à cet objectif en assurant l’intégration et l’efficacité des services en charge du VIH et de la tuberculose et en apportant un soutien nutritionnel dans tous les cas de figure.
L’accès universel et les buts des OMD relatifs au VIH et à la tuberculose seront difficiles – voire impossibles – à atteindre si une attention accrue n’est pas portée aux groupes marginalisés et vulnérables comme les prisonniers, les consommateurs de drogues, les femmes, les migrants. Il est de même indispensable de mieux axer sur les droits de l’homme les approches suivies afin qu’elles assurent l’équité lors de l’accès aux services et de la réduction des risques.
Une grande variété de participants sont attendus à cette réunion, notamment les Ministres de la Santé du Vietnam, de l’Afrique du Sud et du Myanmar, le Directeur régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour le Pacifique occidental et de hauts représentants de l’ONUSIDA, du Partenariat Halte à la tuberculose et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Leurs discussions porteront notamment sur une présentation générale de l’épidémie de tuberculose au Vietnam et dans la région du Pacifique occidental et sur un examen des progrès réalisés dans l’élaboration de nouveaux médicaments, dépistages et vaccins contre la tuberculose.
La réunion du Conseil vise également à assurer le suivi de la réunion ministérielle de Beijing d’avril 2009. Lors de cette rencontre, des ministres de pays fortement touchés par la tuberculose multirésistante (tuberculose MDR) et la tuberculose ultrarésistante (tuberculose XDR) se sont penchés sur la réduction du terrible danger que pose cette maladie. La 18ème réunion du Conseil de coordination du Partenariat Halte à la tuberculose examinera les progrès réalisés par les pays depuis Beijing et recommandera des actions à même de surmonter les écueils et d’accélérer les efforts.
Le Partenariat Halte à la tuberculose est un programme public-privé majeur pour la santé mondiale. Établi en 2001, il a pour objectif d’éliminer radicalement la tuberculose après avoir réussi à la faire disparaître de la liste des problèmes de santé publique. Il entretient un réseau de plus de 900 organisations internationales, pays, donateurs des secteurs public et privé, organisations gouvernementales et non gouvernementales et particuliers.
Réunion de partenaires engagés contre la tubercul
Coparrainants:
Organisation mondiale de la Santé
Partenaires:
Le Fonds mondial de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
Reportages:
Elargissement et intensification nécessaires du dépistage intégré de la tuberculose et du VIH pour lutter contre des épidémies liées (24 mars 2009)
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA rencontre les directeurs des programmes antituberculeux et la société civile (26 mars 2009)
Liens externes:
Partenariat Halte à la tuberculose (en anglais)
Publications:
Politique intérimaire pour les activités conjointes sur la tuberculose et le VIH (pdf, 285 Mb.) (en anglais)
Une action conjointe en vue de résultats : Cadre de résultats de l’ONUSIDA (2009–2011) (pdf, 498 Kb.)
Tuberculose : Directives pour les activités de contrôle sur le lieu de travail (pdf, 223 Kb.) (en anglais)
Related
Thailand’s Mplus: HIV services delivered in style
13 décembre 2022
Preventing transmission and tackling stigma: The power of U=U
12 décembre 2022
Feature Story
La mission conjointe du PNUD et de l’ONUSIDA au Mali se poursuit
03 mai 2010
03 mai 2010 03 mai 2010
(De gauche à droite): Malik Sène, Executive Secretary of NAC; Ben Essayouti, Imam of Timbuktu, UNDP Administrator Helen Clark and UNAIDS Executive Director Michel SidibéL’Administrateur du PNUD, Helen Clark, et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, ont entamé leur mission de quatre jours au Mali par la ville antique de Tombouctou où ils ont rencontré le Groupe d’Appui à la Formation de Base (GAFB), une organisation de la société civile locale qui assure une prévention contre le VIH en menant des programmes novateurs d’éducation par les pairs auprès des populations vulnérables, notamment les services en uniforme, la jeunesse et les employés de maison.
« Il y a vingt ans, lorsque j’étais Ministre de la Santé dans mon pays, nous avions les mêmes chances que vous de faire cesser l’épidémie à la racine », a déclaré Mme Clark, qui est de nationalité néo-zélandaise. « Si nous avons réussi, c’est parce que nous avons adopté une approche ouverte à tous. Le Mali doit donner l’exemple aux autres pays d’Afrique en montrant de quelle manière il faut stopper l’épidémie de VIH. »
Cette organisation prouve que nous pouvons faire cesser l’épidémie de VIH en nous concentrant sur ceux qui sont les plus vulnérables.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA
Michel Sidibé, qui accompagne Helen Clark, a souligné que le rôle du GAFB consistait à faire entendre la voix des personnes et à aider les membres les plus marginalisés de la société. « Cette organisation prouve que nous pouvons faire cesser l’épidémie de VIH en nous concentrant sur ceux qui sont les plus vulnérables », a ajouté M. Sidibé. « C’est un honneur pour moi de me joindre à Helen Clark pour sa première visite au Mali, laquelle démontre clairement l’engagement des Nations Unies à empêcher toute nouvelle infection au VIH. »
Le GAFB a commencé ses activités grâce à une subvention de la Banque mondiale. Il élargit ses services en s’appuyant sur des ressources du Fonds mondial. Il y a quelques semaines, le Fonds mondial a accordé au Mali une subvention sur deux ans de 43 millions de dollars USD pour intensifier la prévention, le traitement, les soins et le soutien contre le VIH dans le pays.
Lors de leurs rencontres avec des personnalités gouvernementales comme le Président Amadou Toumani Touré les 3 et 4 mai, les dirigeants du PNUD et de l’ONUSIDA appelleront à l’accélération de la riposte nationale au sida dans la perspective de 2015, date fixée par la communauté internationale pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le Développement. M. Sidibé appellera également de nouveau à l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Selon les estimations pour 2008, 12 % des femmes enceintes au Mali ont bénéficié d’un dépistage au VIH et seulement 18 % des nourrissons nés de mères séropositives ont reçu des antirétroviraux pour empêcher l’infection au VIH.
Selon les estimations gouvernementales, la prévalence du VIH a reculé au Mali, pour passer d’1,7 % en 2001 à 1,3 % en 2006. Quelque 27 000 personnes bénéficiaient d’un traitement antirétroviral en 2009, ce qui correspond à 80 % des personnes ayant besoin de ce traitement. Les estimations de l’ONUSIDA considèrent que 100 000 personnes vivent actuellement avec le VIH au Mali.
La mission conjointe du PNUD et de l’ONUSIDA au M
Coparrainants:
Multimédia:
Reportages:
Première mission conjointe au Mali pour le PNUD et l’ONUSIDA (1 mai 2010)
Related
Empowering youth to lead Togo’s HIV response
31 octobre 2024
Interactive health and HIV game app reaches more than 300 000 young people in Côte d’Ivoire
09 septembre 2024
Bridging gaps: sex education saves lives in Central African Republic
03 septembre 2024
Feature Story
Première mission conjointe au Mali pour le PNUD et l’ONUSIDA
01 mai 2010
01 mai 2010 01 mai 2010
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, et L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Helen Clark, pendant la mission conjointe au Mali. 1 mai 2010. Photo:ONUSIDA
L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Helen Clark, et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, effectuent actuellement une mission de quatre jours au Mali, laquelle est la première mission conjointe au Mali de ces deux organismes de l’ONU. Mme Clark, qui assure aussi la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement et celle du Comité des organismes coparrainants de l’ONUSIDA (COC), lancera un appel en faveur de l’accélération de la riposte nationale au sida d’ici à 2015, date fixée par la communauté internationale pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le Développement.
Cette mission officielle inclut une visite dans un hôpital de Tombouctou. Mme Clark et M. Sidibé rencontreront à cette occasion des soignants, des représentants de la société civile, des personnes vivant avec le VIH et des parties prenantes engagées dans la riposte au VIH.
Il est également prévu que ces deux hauts responsables rencontrent un certain nombre de personnalités du gouvernement comme le Premier ministre, Modibo Sidibé, et le Président Amadou Toumani Touré.
M. Sidibé réitérera son appel en faveur de la prévention contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Seules 12 % des femmes enceintes ont bénéficié d’un dépistage sur le VIH en 2008 au Mali et seuls 18 % des nourrissons nés de mères séropositives ont reçu des antirétroviraux pour empêcher leur infection au VIH cette année-là.
M. Sidibé réitérera son appel en faveur de la prévention contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Seules 12 % des femmes enceintes ont bénéficié d’un dépistage sur le VIH en 2008 au Mali et seuls 18 % des nourrissons nés de mères séropositives ont reçu des antirétroviraux pour empêcher leur infection au VIH cette année-là.
Le Mali a réalisé, ces dernières années, des progrès considérables dans l’élargissement des services sur le VIH accessibles aux personnes qui en ont besoin. Selon les estimations gouvernementales, la prévalence du VIH au Mali a reculé pour passer d’1,7 % en 2001 à 1,3 % en 2006. En 2009, plus de 80 % des personnes qui avaient besoin d’un traitement (environ 27 000 au total) ont bénéficié d’antirétroviraux. L’ONUSIDA estime que 100 000 personnes vivent actuellement avec le VIH au Mali.
Première mission conjointe au Mali pour le PNUD e
Coparrainants:
Related
Empowering youth to lead Togo’s HIV response
31 octobre 2024
Interactive health and HIV game app reaches more than 300 000 young people in Côte d’Ivoire
09 septembre 2024
Bridging gaps: sex education saves lives in Central African Republic
03 septembre 2024
Feature Story
Gerry Elsdon, l’avocate internationale pour la cause de la tuberculose, avise l’ONUSIDA de la situation en Afrique du Sud
30 avril 2010
30 avril 2010 30 avril 2010
(de gauche à droite) le Dr Mario Raviglione, Directeur du Département Halte à la tuberculose de l’OMS, Mme Gerry Elsdon, avocate pour la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) en ce qui concerne la tuberculose, M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, et le Dr Marcos Espinal, Secrétaire exécutif du partenariat Halte à la tuberculose. Photo: ONUSIDA
Personnalité très populaire de la télévision sud-africaine, Gerry Elsdon était au sommet de sa carrière professionnelle lorsqu’elle découvrit qu’elle était atteinte de la tuberculose. Vivant dans un quartier très chic de Johannesburg, elle fut choquée de découvrir que le centre de soins antituberculeux le plus proche de son domicile se cachait derrière plusieurs bâtiments, « comme s’il fallait avoir honte d’être tuberculeux ». Cette expérience devait vite la conduire à défendre les droits des personnes affectées par la tuberculose.
Neuf ans plus tard, Gerry Elsdon parle avec force des lacunes qui affectent les services spécialisés dans la tuberculose. Elle a visité le siège du Secrétariat de l’ONUSIDA le 29 avril et participé à une table ronde avec le Dr Mario Raviglione, Directeur du Département Halte à la tuberculose de l’OMS, et le Dr Marcos Espinal, Secrétaire exécutif du partenariat Stop à la tuberculose. La discussion menée avec le personnel était dirigée par M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA.
Gerry Elsdon se fait aujourd’hui l’avocate de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) pour ce qui concerne la tuberculose tout en servant bénévolement la CHOC Childhood Cancer Foundation (une fondation pour les enfants atteints d’un cancer), l’Othandweni Children’s Home (un foyer pour enfants) et le Lilly MDR-TB Partnership (un partenariat sur la tuberculose-MR).
On estime que la tuberculose, qui est pourtant une maladie curable, est responsable d’un quart des décès des personnes vivant avec le VIH. Si l’on veut réduire la charge de la tuberculose parmi les personnes séropositives, il est important et même essentiel d’accroître le dépistage et le traitement contre la tuberculose de ces personnes en intégrant pleinement les services spécialisés dans la tuberculose et le VIH. Pour Gerry Elsdon, cette approche permettrait de faire un grand pas en avant. Elle a souligné qu’un dispensaire qui permettrait à une personne de bénéficier de services de conseil, d’effectuer un dépistage sur le VIH puis, dans une salle voisine, un dépistage sur la tuberculose, serait d’une très grande utilité.
Selon les estimations pour 2007, il y a eu 1,37 million de nouveaux cas de tuberculose parmi les personnes vivant avec le VIH et la tuberculose a causé la mort de 456 000 personnes. L’une des priorités du Cadre de résultats de l’ONUSIDA pour 2009-2011 porte sur la prévention en faveur des personnes séropositives mortellement atteintes par la tuberculose.
Gerry Elsdon, l’avocate internationale pour la ca
Related
The First Fallen but We Will Overcome
03 novembre 2022
Popular and dedicated singer Samba Peuzzi calls for ending HIV infections among children
16 juin 2022
Commemorating World AIDS Day in the Central African Republic
06 décembre 2021
Feature Story
Présentation du rapport de la Commission sur le sida dans le Pacifique à Suva, aux Fidji
30 avril 2010
30 avril 2010 30 avril 2010
Le Président des Fidji, S.E. M. Ratu Epeli Nailatikau, reçoit le rapport de la Commission sur le sida dans le Pacifique des mains du président de la Commission et Vice-Premier ministre de Samoa, S.E. M. Misa Telefoni Retzlaff, lors de la cérémonie de présentation à Suva, aux Fidji, le 26 avril 2010.
La présentation nationale du rapport de la Commission sur le sida dans le Pacifique, intitulé Turning the Tide: An OPEN Strategy for a response to AIDS in the Pacific (Renverser le cours des choses : Une stratégie ouverte pour la riposte au sida dans le Pacifique), a eu lieu à Suva, aux Fidji, le 26 avril 2010. Le rapport a été présenté à S.E. le Président Ratu Epeli Nailatikau et à des représentants d’organisations régionales du Pacifique par le président de la Commission et Vice-Premier ministre de Samoa, Misa Telefoni Retzlaff.
Officiellement lancé par le Secrétaire général de l’ONU à New York le 2 décembre 2009, ce rapport a également été présenté en Papouasie-Nouvelle-Guinée le 11 mars 2010.
Ce rapport expose les principales difficultés qui entravent la riposte au sida dans le Pacifique et présente les mesures décisives que les pays de la région doivent prendre pour protéger leurs populations, leurs cultures et leurs économies contre le VIH. Il affirme en outre qu’une riposte « à taille unique » ne convient pas à la diversité des nations du Pacifique et que les lois dépassées qui criminalisent l’homosexualité et le commerce du sexe sont un obstacle dans la région.
Le rapport souligne que la vie dans le Pacifique est solidement fondée sur l’unité des familles et les liens humains consolidés par la foi et que tout espoir de faire reculer l’épidémie dépend de la manière dont les ripostes au VIH respecteront ces structures sociales. Il recommande aussi que les personnes vivant avec le VIH s’engagent plus avant dans l’élaboration des politiques et l’application des programmes pour renforcer la riposte au virus.
Dans le cadre des valeurs théologiques de leur foi, les églises, mosquées et temples ont joué et continuent de jouer un rôle de premier plan dans la mise en œuvre des ripostes au VIH dans la région. Ils sont des acteurs majeurs au sein des communautés du Pacifique.
Le Directeur régional de l’ONUSIDA pour l’Asie et le Pacifique, Steve Kraus
Prenant la parole lors de la présentation du rapport aux Fidji, le Directeur régional de l’ONUSIDA pour l’Asie et le Pacifique, Steve Kraus, a souligné que la Commission reconnaissait que, sans l’engagement des communautés religieuses, les ripostes au VIH n’auraient pas été aussi dynamiques qu’elles l’ont été.
« Dans le cadre des valeurs théologiques de leur foi, les églises, mosquées et temples ont joué et continuent de jouer un rôle de premier plan dans la mise en œuvre des ripostes au VIH dans la région. Ils sont des acteurs majeurs au sein des communautés du Pacifique », a déclaré M. Kraus.
M. Kraus a salué les Églises du Pacifique qui sont membres du Conseil mondial des Églises pour le courage et la perspicacité de leur Déclaration de Nadi sur le VIH et l’Église en 2004. Cette déclaration demande pardon pour les discriminations ayant eu lieu contre des personnes vivant avec le VIH et affirme que la communauté des croyants doit jouer un rôle crucial dans la promotion de la compréhension des questions liées au VIH parmi les communautés du Pacifique, en favorisant une meilleure appréhension des messages et valeurs fondamentaux de l’amour et de la compassion.
Les pays du Pacifique
Les pays du Pacifique sont souvent inclus dans les grandes organisations régionales de l’Asie-Pacifique, au sein desquelles les difficultés et besoins des pays plus petits du Pacifique sont éclipsés par l’ampleur des problèmes des pays asiatiques.
Cette réalité en cours dans ces régions a conduit à l’établissement d’une Commission indépendante sur le sida dans le Pacifique en octobre 2007 afin d’examiner l’importance présente de l’épidémie de VIH dans la région.
Dans le Pacifique ont été signalés 29 629 cas de personnes vivant avec le VIH et 5 162 nouveaux diagnostics de VIH en 2008.
Le rapport de la Commission est le premier document à synthétiser les informations régionales et nationales sur l’épidémiologie, les risques, les vulnérabilités, les financements et la coordination de la riposte au sida. La question des droits, de la société civile et de l’impact du sida sur la santé est aussi abordée.
Présentation du rapport de la Commission sur le s
Centre de presse:
L’évolution de la menace du VIH dans le Pacifique dépend de la riposte au sida des pays de la région (2 décembre 2009) (pdf, 19.1 Kb) (en anglais)
Reportages:
Présentation d’un rapport de la Commission sur le sida dans le Pacifique en Papouasie-Nouvelle-Guinée (11 mars 2010)
Commission sur le sida dans le Pacifique : « La question du VIH ne peut pas être traitée isolément » (2 décembre 2009)
Publications:
Renverser le cours des choses : Une stratégie ouverte pour la riposte au sida dans le Pacifique (pdf 1.52 Mb.) (en anglais)
25ème Réunion du CCP – Document de séance – Deuxième évaluation indépendante 2002-2008 : Rapport sommaire sur la région Pacifique (pdf, 451 Kb.) (en anglais)
Related
Thailand’s Mplus: HIV services delivered in style
13 décembre 2022
Preventing transmission and tackling stigma: The power of U=U
12 décembre 2022
Feature Story
Conférence internationale sur la réduction des risques à Liverpool
28 avril 2010
28 avril 2010 28 avril 2010
La 21ème conférence internationale « Réduction des Risques 2010 », organisée par l’Association internationale pour la réduction des risques (IHRA), se déroule du 25 au 29 avril 2010 à Liverpool, en Angleterre. Placée sous le thème de la « Réduction des dommages : La prochaine génération », la conférence a attiré quelque 1 400 délégués de 80 pays environ. Ces délégués ont partagé leurs connaissances et leurs contacts tout en promouvant les meilleures pratiques avérées existant dans le domaine de la réduction des risques dus aux drogues et à l’alcool.
Parmi les participants figurent principalement des agents de première ligne, des chercheurs, des décideurs, des hommes politiques, des représentants d’organisations internationales, des personnes consommatrices de drogues et des professionnels de la justice pénale.
Dans un message vidéo présenté lors de la cérémonie d’ouverture, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a instamment appelé à la décriminalisation des consommateurs de drogues et à sa mise en évidence dans toute riposte au VIH visant l’efficacité.
Il a également souligné le fait qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir même si les informations scientifiques font état de résultats positifs à propos des programmes de réduction des risques, des politiques menées dans ce domaine et du soutien politique dont il bénéficie.
Une étude récemment publiée par The Lancet a révélé que les consommateurs de drogues injectables n’ont souvent pas accès, ou que très peu accès, à des services sur le VIH complets et informés. Ils ne reçoivent en général que deux seringues avec aiguille par mois et seuls 8 % d’entre eux bénéficient d’une thérapie de substitution des opioïdes.
La conférence accorde une attention particulière à la progression de l’épidémie de VIH en Europe de l’Est et en Asie centrale, laquelle est principalement due aux utilisations dangereuses de drogues injectables. Selon l’ONUSIDA, ce sont les consommateurs de drogues injectables qui sont les plus touchés par l’épidémie qui sévit dans cette région. Il y avait 1,5 million de personnes vivant avec le VIH en 2008 dans cette région, soit une augmentation de deux tiers par rapport à 2001 en termes de nouvelles infections au VIH. Le virus progresse également auprès des partenaires sexuels de ces consommateurs de drogues.
Après un début timide, de nombreux pays de la région ont multiplié leurs efforts en faveur de la réduction des risques. En Ukraine par exemple, où le taux d’infection au VIH est le plus élevé d’Europe, et où un tiers des consommateurs de drogues injectables vivent avec le VIH, l’épidémie du virus s’est stabilisée ces dernières années parmi ces consommateurs de drogues grâce à des mesures de remplacement des aiguilles et seringues et, plus récemment, grâce à des programmes de traitements de substitution aux drogues.
De nombreuses études ont montré que lorsque les consommateurs de drogues peuvent bénéficier de services sur la réduction des risques, ils diminuent leurs échanges d’aiguilles et suivent des thérapies de substitution des opioïdes, lesquelles réduisent la prise de risque et le nombre des décès. Une étude approfondie menée dans plus de 100 villes révèle que lorsque ces services sur la réduction des risques sont accessibles, le taux d’infection du VIH recule de près de 19 % et qu’en revanche, dans le cas contraire, ce chiffre progresse de 8 %.
Pour être efficaces, les approches sur la réduction des risques doivent inclure l’utilisation d’aiguilles propres, les thérapies de substitution des opioïdes (pour les consommateurs d’opiacés) et l’accès aux thérapies antirétrovirales. Elles doivent aussi viser à réduire la transmission du VIH par voie sexuelle aux partenaires des consommateurs de drogues, en promouvant notamment le préservatif.
Cette conférence « Réduction des Risques 2010 » offre des discours-programmes de haut vol, des sessions plénières, des colloques, des ateliers, des séances de formation, des films, des expositions d’affiches, des espaces d’exposition, des réunions latérales, des événements sociaux facilitant le réseautage, ainsi que la présentation annuelle du prix IHRA. Elle a aussi inclus le lancement d’un rapport novateur sur le manque de financements mondiaux en faveur de la réduction des risques liés au VIH, lequel est intitulé « 3 Cents a day is not enough ».
Conférence internationale sur la réduction des ri
Populations clés:
Consommateurs de drogues injectables
Personnes vivant avec le VIH
Multimédia:
Reportages:
Appel en faveur d’une action urgente pour élargir la couverture des services de prise en charge du VIH destinés aux consommateurs de drogues injectables (8 mars 2010)
Le manque de ressources pourrait menacer les progrès réalisés dans la riposte au VIH au Pakistan (4 février 2010)
OPINION : VIH et consommation de drogues : deux épidémies, une stratégie commune (20 avril 2009)
L’ONUDC et l’Iran signent des accords visant à réduire la vulnérabilité des femmes et des réfugiés afghans face aux drogues et au VIH (24 mars 2009)
Consommation de drogues injectables : entretien avec le Chef de l'équipe Prévention, soins et appui de l'ONUSIDA (11 mars 2009)
Liens externes:
Related
Feature Story
Le joueur de cricket des Antilles Ramnaresh Sarwan, nouveau soutien pour la sensibilisation au VIH
27 avril 2010
27 avril 2010 27 avril 2010
Ramnaresh Sarwan, joueur de cricket des Antilles. Photo: Getty Images
L’ONUSIDA et le Conseil international du cricket (ICC) ont annoncé le 26 avril que le joueur de cricket des Antilles Ramnaresh Sarwan apportait son soutien à la campagne Think Wise, dans le cadre du partenariat mondial du milieu du cricket pour la sensibilisation au VIH.
Rejoignant les joueurs de cricket de premier plan Graeme Smith, Kumar Sangakkara et Virender Sehwag, ainsi que sa compatriote des Antilles Stafanie Taylor, ce sportif participera activement au partenariat de l’ICC avec l’ONUSIDA, l’UNICEF et l’Initiative mondiale « Médias contre le sida ».
Ces partenaires travaillent également avec le Partenariat des médias audiovisuels des Caraïbes contre le VIH/sida (CBMP) dans le cadre de la campagne Live UP pour faire passer leur message à l’occasion du Championnat du monde 2010 de Twenty20 organisé par l’ICC, du 30 avril au 16 mai. Cette initiative encourage les jeunes de la région à agir de façon positive en s’informant sur le VIH, en participant à un dépistage et en se protégeant.
Le VIH est un problème sérieux pour les jeunes des Caraïbes et j’espère, en tant que joueur de cricket international, pouvoir inciter la population de la région à modifier son comportement dans le bon sens.
Ramnaresh Sarwan, joueur de cricket des Antilles
A 29 ans, Sarwan est l’un des meilleurs batteurs de l’équipe des Antilles, avec 83 participations à des test-matchs et 154 participations au championnat ODI à son actif à ce jour, et un score de 15 centuries et quatre hundreds, respectivement.
« Le VIH est un problème sérieux pour les jeunes des Caraïbes et j’espère, en tant que joueur de cricket international, pouvoir inciter la population de la région à modifier son comportement dans le bon sens », explique Ramnaresh Sarwan.
« Il est important que les jeunes connaissent les ressources mises à leur disposition, comme le site Web de Live UP, www.iliveup.com, où ils peuvent s’informer sur le VIH, apprendre qu’il est important de se protéger et comprendre comment aborder la question avec leur partenaire et leurs amis.
« En saisissant cette occasion de sensibiliser au VIH et de rappeler aux supporters de cricket qu’il ne faut pas faire preuve de discrimination à l’égard des personnes touchées par la maladie, nous espérons pouvoir remplir notre rôle éducatif à l’égard des jeunes générations. »
Une série d’activités de sensibilisation seront menées à l’occasion du Championnat du monde 2010 de Twenty20 organisé par l’ICC, y compris des échanges entre des joueurs vedettes et des groupes communautaires locaux à la Barbade, au Guyana, à Saint-Kitts-et-Nevis et à Sainte-Lucie. Les joueurs arboreront un ruban rouge pour manifester leur soutien aux personnes vivant avec le VIH lors des demi-finales et de la finale du tournoi et un message d’intérêt public sera diffusé sur grand écran pendant les matchs.
Ce message d’intérêt public, auxquels participent des célébrités des Caraïbes dont Stefanie Taylor, fait partie de la campagne Live UP du Partenariat des médias audiovisuels des Caraïbes diffusée par 95 médias de premier plan dans 24 pays des Caraïbes.
Des artistes réputés de la scène musicale des Caraïbes comme Alison Hinds, Bunji Garlin, Claudette Peters, Fay Ann Lyons et Mr Vegas, mais aussi Kim Collins, le sprinter de Saint Kitts qui a remporté la médaille d’or sur 100 mètres lors des Championnats du monde d’athlétisme 2003 à Paris, portent un message sur le VIH dans un spot de 30 secondes diffusé dans les Caraïbes depuis le mois dernier.
C’est en septembre 2003 que l’ONUSIDA et l’ICC ont uni leurs efforts pour la première fois en diffusant des messages de prévention du VIH ciblant les jeunes des pays où le cricket est populaire. En 2006, l’UNICEF a rejoint ce partenariat qui aujourd’hui soutient également la campagne « Unissons-nous pour les enfants, contre le sida ».
Le joueur de cricket des Antilles Ramnaresh Sarwa
Coparrainants:
Reportages:
L’ICC et l’ONUSIDA fêtent leur partenariat et se tournent vers l’avenir (17 novembre 2008)
Liens externes:
ICC (en anglais)
Think Wise (en anglais)
Live UP (en anglais)
Regardez le message d'intérêt public (en anglais)
Feature Story
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se joint au Président Zuma pour lancer une initiative nationale qui renforce les services de conseil et le dépistage contre le VIH en Afrique du Sud
26 avril 2010
26 avril 2010 26 avril 2010
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé et le Président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma (à droite), lors du lancement national de la campagne le 25 avril 2010. Photo: ONUSIDA/A. Vlachakis
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a été invité par le gouvernement sud-africain à participer au lancement d’une nouvelle campagne de dépistage aux côtés du Président Jacob Zuma, du Ministre de la Santé, M. Motsoaledi, du Premier ministre de la province, Mme Mokonyane, et de représentants de la société civile incluant Mme Vuyiseka Dubula, de la Campagne d’action pour l’accès au traitement, et M. Nkululeko Nxesi, de l’Association nationale des personnes vivant avec le sida.
Quelque 2 000 personnes étaient présentes à l’événement qui a eu lieu à l’hôpital Natalspruit d’Erkuhuleni, près de Johannesburg. Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, M. Sidibé a félicité le Président Zuma et le Ministre de la Santé, le Dr Motsoaledi, pour leur leadership et leur engagement en faveur de la riposte au VIH en Afrique du Sud. Il a également salué la mobilisation sans précédent de la population sud-africaine à l’égard de ce dépistage volontaire sur le statut VIH.
Cette campagne représente la plus large mobilisation nationale en faveur d’une cause unique depuis la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Ce programme de dépistage, qui vise 15 millions de personnes d’ici à la fin 2011 est, à notre connaissance, le plus grand qui ait jamais été mené dans le monde. C’est un événement historique.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
M. Sidibé a fait remarquer que « cette campagne représente la plus large mobilisation nationale en faveur d’une cause unique depuis la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Ce programme de dépistage, qui vise 15 millions de personnes d’ici à la fin 2011 est, à notre connaissance, le plus grand qui ait jamais été mené dans le monde. C’est un événement historique. » Il a poursuivi son propos en soulignant que l’Afrique du Sud « écrivait, avec ce projet, un nouveau chapitre de l’histoire africaine en étant l’architecte de l’éradication de la tragédie du VIH. »
Dans son allocution, le Président Zuma a encouragé les Sud-Africains à effectuer régulièrement un dépistage et révélé que son statut VIH personnel était négatif. Il a en revanche souligné que la divulgation de cette information n’était pas obligatoire et qu’elle appartenait à la seule personne concernée.
Le Président a vivement invité la population sud-africaine à changer son attitude à l’égard de l’épidémie et des stigmatisations liées au VIH, lesquelles, a-t-il signalé, découlent de l’ignorance. Il a aussi indiqué que la nouvelle campagne, qui renforce les services de conseil et le dépistage volontaire contre le VIH, présente le double avantage d’instruire les personnes sur le VIH et de promouvoir les droits et la dignité de celles qui vivent avec le virus.
La cérémonie de lancement a aussi été marquée par la présentation de la chanson qui accompagnera cette campagne, laquelle a été interprétée par deux chanteurs très populaires en Afrique du Sud, Choome et Arthur Mopokane, ainsi que par le soliste de musique traditionnelle Ihashi Elimhlophe.
Le lancement a pris fin après que M. Sidibé, le Ministre de la Santé, le Premier ministre de Gauteng et plusieurs autres dirigeants sud-africains se sont personnellement soumis à un dépistage sur le VIH.
Cette campagne, qui renforce les services de conseil et le dépistage contre le VIH, est la plus grande initiative de ce type dans l’histoire de l’épidémie du virus. Elle vise à effectuer 15 millions de dépistages sur le VIH et à élargir l’accès aux traitements antirétroviraux pour atteindre 80 % des personnes qui en ont besoin d’ici à 2011.
L’Afrique du Sud est le pays le plus touché au monde par le VIH, avec, selon les estimations, 5,7 millions de personnes vivant avec le virus, soit près d’un sixième du total mondial. Environ 18 % des adultes sud-africains sont séropositifs au VIH.
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se joint au Pr
Centre de presse:
L’Afrique du Sud lance une vaste campagne de prévention et de traitement contre le VIH (25 avril 2010)
Discours:
Lire le discours à l'occasion du lancement de la campagne national de prévention et de traitement contre le VIH en Afrique du Sud (25 avril 2010) (pdf, 34.4 Kb.) (en anglais)
Multimedia:
Related
Cities leading the way to achieving key targets in the HIV response
27 septembre 2023
Feature Story
La nouvelle stratégie de l’OMS appelle à l’élimination du VIH chez les enfants d’ici 2015
21 avril 2010
21 avril 2010 21 avril 2010
La prévention de la transmission mère-enfant du VIH est l’un des piliers de la riposte mondiale à l‘épidémie de sida. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment publié un document de stratégie soulignant son engagement à appuyer les efforts nationaux et mondiaux en faveur de l’intensification des services de PTME et de leur intégration aux programmes de santé ciblant les mères, les nouveau-nés et les enfants.
Prévenir le décès des mères et l’infection des bébés par le VIH est l’une des priorités essentielles de l’ONUSIDA, énoncée dans son Cadre de résultats 2009 – 2011. La nouvelle publication PMTCT strategic vision 2010–2015: preventing mother-to child transmission of HIV to reach the UNGASS and Millennium Development Goals, reflète par de nombreux aspects la riposte au VIH du secteur de la santé de l’OMS et contribuera directement à la réalisation des objectifs du Cadre de résultats.
En tant que coparrainant de l’ONUSIDA qui dirige avec l’UNICEF, autre coparrainant, les efforts de prévention de la transmission mère-enfant du VIH dans le cadre des Nations Unies, l’OMS s’inspirera de la vision stratégique de la PTME pour accélérer l’appui global à la prévention de la transmission mère-enfant.
Le document de stratégie exhorte la communauté internationale à fixer de nouveaux objectifs plus ambitieux promouvant la quasi-élimination de l’infection des enfants par le VIH d’ici 2015. Il préconise également une collaboration élargie avec les partenaires, tels le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et le PEPFAR (US President’s Emergency Plan for AIDS Relief).
La PTME a permis d’enregistrer des progrès notables depuis quelques années et en 2008, 45 % environ des femmes enceintes vivant avec le VIH dans les pays à faibles revenus et à revenus intermédiaires recevaient des médicaments antirétroviraux pour prévenir la transmission mère-enfant. Elles n’étaient que de 10 % à bénéficier de ce service en 2004.
Malgré ces succès, les niveaux de couverture par les services de PTME restent faibles dans un certain nombre de pays et de communautés aux ressources limitées. Le point sur l’épidémie de sida 2009 de l’ONUSIDA/OMS estime que 430 000 enfants ont été nouvellement infectés par le virus en 2008 dont plus de 90 % du fait d’une transmission verticale par la mère. A défaut de traitement, la moitié environ de ces enfants mourront avant leur deuxième anniversaire.
Il est cependant possible d’éliminer presque totalement la transmission mère-enfant là où des services de prévention sont accessibles, et les interventions de PTME peuvent ramener le risque d’infection en dessous de 5 %.
La vision stratégique de la PTME peut contribuer à la réalisation de cet objectif en promouvant une approche qui englobe les quatre composants suivants : prévention primaire de l’infection à VIH auprès des femmes en âge de procréer; prévention des grossesses non désirées auprès des femmes vivant avec le VIH, prévention de la transmission d’une mère séropositive à son nourrisson et fourniture d’un traitement, de soins et d’un appui appropriés aux mères vivant avec le VIH, à leurs enfants et à leur famille.
La nouvelle publication de l’OMS met en évidence une série d’orientations stratégiques nécessaires :
- Renforcer l’engagement et le leadership pour assurer une couverture totale par les services de PTME
- Fournir une assistance technique afin d’optimiser les services VIH destinés aux femmes et aux enfants
- Promouvoir et appuyer l’intégration des interventions anti-VIH aux programmes de santé reproductive et de santé ciblant les mères, les nouveau-nés et les enfants
- Garantir un accès équitable à toutes les femmes, y compris les plus vulnérables
- Appuyer les interventions des systèmes de santé pour améliorer la fourniture de services
- Suivre la performance et l’impact du programme
- Renforcer les partenariats globaux, régionaux et nationaux et s‘employer à obtenir plus de ressources.
La publication de l’OMS cite des exemples portant sur divers pays et régions. En Asie, plusieurs nations ont commencé à associer les services VIH aux services de santé reproductive et de santé ciblant les adolescents, les mères, les nouveau-nés et les enfants.
De même, l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH et de la syphilis congénitale en Amérique latine et dans les Caraïbes (qui concerne quelque 6 000 enfants et 450 000 femmes enceintes chaque année, respectivement) a été définie comme une priorité absolue par le Bureau régional de l’OMS pour les Amériques et par l’UNICEF. Ces organisations et leurs partenaires ont récemment lancé une campagne avec l’objectif d’éliminer la transmission mère-enfant du VIH d’ici 2015.
La nouvelle publication de l’OMS décrivant la vision stratégique de la PTME montre également que les interventions nécessaires varient suivant le contexte des pays ou des régions. En Europe de l’Est, par exemple, l’accent n’est pas mis sur les interventions visant la population générale mais sur l’amélioration des services de PTME à l’adresse de populations clés à risque plus élevé comme les consommateurs de drogues injectables et leurs partenaires.
Indépendamment du contexte, éliminer la transmission mère-enfant du VIH est une nécessité vitale. La publication rendant compte de la vision stratégique de la PTME se veut un outil essentiel pour renforcer l’appui de l’OMS à cet effort global en vue de sauver des vies et protéger la santé des femmes et des enfants dans le monde entier.
La nouvelle stratégie de l’OMS appelle à l’élimin
Coparrainants:
Reportages:
L’ONUSIDA et le secteur privé se penchent sur les modalités d’une collaboration efficace contre l’élimination définitive de la transmission de la mère à l’enfant (16 mars 2010)
Le Fonds mondial prévoit que l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH d’ici à 2015 appelée de ses vœux par l’ONUSIDA est réalisable (8 mars 2010)
Un rapport de l’ONU montre qu’il faut progresser dans le dépistage et le traitement du VIH pour les enfants et les mères (30 novembre 2009)
Un partenariat avec les organisations d'inspiration religieuse en vue d'une quasi-élimination de transmission mère-enfant du VIH (14 octobre 2009)
Davantage de nourrissons protégés contre le VIH alors que s’élargit l’accès aux médicaments antirétroviraux pour prévenir la transmission mère-enfant (29 septembre 2009)
Un diagnostic et un traitement précoces préservent les nourrissons d’une mort liée au sida (27 mai 2009)
Publications:
PMTCT strategic vision 2010-2015, subtitled Preventing mother-to-child transmission of HIV to reach the UNGASS and Millennium Development Goals (pdf, 2.89 Mb.) (en anglais)
Feature Story
Aucun bébé africain ne doit naître avec le VIH à l’horizon 2015
20 avril 2010
20 avril 2010 20 avril 2010
Lors d’une visite officielle au Sénégal, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé (à gauche) a été reçu par le Président, M. Abdoulaye Wade, le 19 avril.
Lors d’une visite officielle au Sénégal, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA a été reçu par le Président, M. Abdoulaye Wade, le 19 avril. M. Sidibé a remercié le chef de l’État sénégalais d’avoir pris l’initiative d’inscrire une question majeure à l’ordre du jour du sommet de l’Union Africaine, qui aura lieu en juillet 2010 à Kampala, en Ouganda, sous le titre « Vers l’accélération des mesures liées au VIH et aux OMD : Partenariats pour l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant en Afrique ». Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA a constaté que le VIH est la principale cause de mortalité parmi les enfants et les nourrissons dans la majeure partie de l’Afrique, avec quelque 390 000 enfants de moins de 15 ans ayant été infectés par le VIH pour la seule année 2008.
M. Sidibé a également remercié le Président Wade pour les grandes avancées réalisées par son pays dans la lutte contre le VIH et, en particulier, dans l’éradication de la transmission verticale de la mère à l’enfant.
Dans sa réponse, le chef de l’État sénégalais a assuré M. Sidibé que « le Sénégal coopérera avec l’ONUSIDA pour atteindre l’objectif visant à empêcher toute nouvelle infection d’enfant à l’horizon 2015. »
M. Michel Sidibé était à Dakar, au Sénégal, pour participer à la réunion de gestion de l’ONUSIDA pour la région de l’Afrique subsaharienne, en ayant pour but d’utiliser la lutte contre le VIH pour améliorer les réalisations axées sur la santé et le développement en Afrique. Sa visite avait aussi pour objectif de discuter des progrès réalisés par le Sénégal en faveur de l’accès universel avec les autorités du pays.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé (à gauche) a également rencontré le Premier ministre sénégalais, M. Souleymane Ndéné Ndiaye, qui a réitéré l’engagement de son pays en faveur de la suppression totale de la transmission de la mère à l’enfant.
M. Sidibé a également rencontré le Premier ministre sénégalais, M. Souleymane Ndéné Ndiaye, qui a réitéré l’engagement de son pays en faveur de l’éradication totale de la transmission de la mère à l’enfant. Il a déclaré que « la prévention contre les nouvelles infections doit être une priorité pour tous les pays africains. »
Durant sa visite, M. Sidibé a remarqué que de nombreux progrès ont été réalisés dans la riposte au sida en Afrique. « En 2008, sur ce continent, 45 % environ des femmes enceintes vivant avec le VIH ont reçu des médicaments antirétroviraux pour empêcher la transmission du virus à leur enfant, contre seulement 35 % l’année précédente. Des dizaines de milliers de nouvelles infections par le VIH ont été empêchées grâce aux programmes de prévention et aux efforts des gouvernements africains, de la société civile et de la jeunesse », a déclaré M. Sidibé. « En dépit de ces progrès cependant, de nombreuses difficultés continuent d’empêcher les personnes d’avoir accès aux services de prévention et de traitement contre le VIH », a-t-il ajouté.
Aucun bébé africain ne doit naître avec le VIH à
Liens externes:
Related
Empowering youth to lead Togo’s HIV response
31 octobre 2024
Interactive health and HIV game app reaches more than 300 000 young people in Côte d’Ivoire
09 septembre 2024
Bridging gaps: sex education saves lives in Central African Republic
03 septembre 2024
