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Un projet de l'ONUDC fournit des services VIH transfrontaliers aux consommateurs de drogue afghans

16 avril 2010

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Afin de garantir la réussite de la mise en oeuvre du projet et de renforcer les capacités du personnel des ONG et des fonctionnaires gouvernementaux, une formation de cinq jours sur le VIH a été organisée à Kaboul.
Photo: ONUDC

Une riposte au VIH qui se veut vraiment efficace doit fournir des services VIH complets aux consommateurs de drogues injectables (CDI). Conscient de ce facteur, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a apporté son soutien à la mise en oeuvre d'une initiative qui vise à rendre les services accessibles aux réfugiés afghans en Iran et au Pakistan qui consomment de la drogue par injection, ainsi qu'aux consommateurs afghans de drogue injectables qui sont rentrés au pays.

L'utilisation de matériel d'injection de drogues non stérile est un des modes les plus efficaces de transmission du VIH et demeure une des activités critiques qui alimente l'épidémie de VIH chez les consommateurs de drogue. Le VIH peut également se transmettre aux partenaires sexuels des consommateurs de drogues injectables ou à d'autres populations clés plus exposées au risque d'infection comme les professionnels du sexe.

Le projet poursuit la création d'un environnement qui prend en charge un réseau régional transfrontalier de services VIH afin que les réfugiés afghans puissent continuer à profiter de ces services une fois qu'ils seront rentrés au pays. L'ONUDC a octroyé deux bourses à des organisations non gouvernementales pour qu'elles fournissent des services aux consommateurs de drogues afghans dans la province d'Herat à la frontière avec l'Iran et dans la province de Nangarhar à la frontière avec le Pakistan.

L'Organisation Khatiz pour la réhabilitation dans la province d'Herat et l'Organisation pour la santé et le développement social à Nangarhar utilisent des unités de proximité mobiles pour offrir un large éventail de services. Parmi ceux-ci, citons la diffusion d'informations spécifiques et de matériel éducatif aux consommateurs de drogues, la distribution d'aiguilles et de seringues propres, la promotion de l'usage de préservatifs et la distribution de ceux-ci, le traitement et la prévention des infections sexuellement transmissibles et des soins primaires tels que des services de conseil et test volontaires et le traitement antirétroviral.

Formation au VIH et à la consommation de drogues 

Afin de garantir la réussite de la mise en oeuvre du projet et de renforcer les capacités du personnel des ONG et des fonctionnaires gouvernementaux, une formation de cinq jours sur le VIH a été organisée à Kaboul. Elle a réunit des médecins, du personnel soignant, des travailleurs sociaux, des chefs de projet et des employés de la prison pour femmes.

La réunion, à laquelle participèrent également des délégations du gouvernement, des agences des Nations Unies et des ONG, a abordé la gravité de la situation en Afghanistan. Le Dr. Mohammad Zafar, ministre adjoint à la lutte contre les stupéfiants, a déclaré aux participants qu'une étude de l'ONUDC organisée en 2005 chiffrait à un million le nombre de consommateurs de drogues dans le pays, dont 19 000 à 25 000 consommateurs de drogues injectables, soit 3,8 % de la population totale.

Selon le Dr. Ajma Sabaoon, chargé du programme national de lutte contre le sida, l'Afghanistan est en train de passer d'une épidémie faible à une épidémie concentrée. Il a présenté aux participants les résultats d'une enquête biologique et comportementale intégrée réalisée par l'université John Hopkins en 2009 qui montre que la prévalence du VIH parmi les consommateurs de drogues injectables dans trois grandes villes du pays (Kaboul, Herat et Mazar) est passée de 3 % en 2007 à 7 % en 2010.

Les CDI ont une connaissance très réduite du VIH. D'après l'étude, seuls 29 % des CDI étaient en mesure d'identifier correctement les méthodes de prévention de transmission sexuelle du VIH et rejetaient les grandes idées reçues sur la transmission du VIH. Environ 22 % des CDI ont passé un test de dépistage et connaissent leur statut sérologique.

Les consommateurs de drogues injectables sur lesquels l'étude a porté est une communauté mobile et près de 80 % d'entre eux ont signalé avoir changé de résidence au moins une fois. Une grande partie de cette mobilité s'explique par les différentes phases du conflit dans le pays et la majorité des CDI s'est déplacée vers le Pakistan ou vers l'Iran. L'ONUDC et ses partenaires espèrent que l'offre de services VIH aux consommateurs de drogues injectables dans ces zones frontalières permettra de faire reculer la prévalence du VIH parmi les CDI dans le pays ainsi que dans la zone sous-régionale.

La protection des consommateurs de drogues contre le VIH est un des neuf domaines d'action prioritaires du Cadre de résultats 2009-2011. Ceci est possible en rendant les interventions éclairées par les preuves et fondées sur les droits humains accessibles à tous les consommateurs de drogues (à savoir réduction des risques et réduction de la demande).

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Une nouvelle étude montre une baisse notable des décès maternels

14 avril 2010

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Un nouveau rapport publié dans la revue médicale The Lancet met en évidence une nette diminution du nombre annuel de décès féminins liés à la grossesse ou à l’accouchement. Photo:ONUSIDA/P.Virot

Un nouveau rapport publié dans la revue médicale The Lancet met en évidence une nette diminution du nombre annuel de décès féminins liés à la grossesse ou à l’accouchement, la première depuis des décennies. Les chercheurs estiment que ce nombre est passé de 526 300 décès en 1980 à 343 900 en 2008.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé s’est réjoui des conclusions de ce rapport alors qu’il assistait à la réunion de lancement par le Secrétaire général des Nations Unies du plan d’action commun pour la santé des femmes et des enfants. Cette conférence rassemble pendant deux jours des responsables de la santé du monde entier pour parvenir à un consensus et planifier les mesures qui permettront d’atteindre les buts fixés par les pays concernés en vue de réaliser les quatrième et cinquième objectifs du millénaire pour le développement.

Ce rapport, réalisé par l’Université de Washington et l’Université du Queensland et financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, souligne que l’épidémie de VIH en cours freine les progrès de réduction de la mortalité maternelle. Près d’un décès sur cinq peut être lié au VIH, soit au total 61 400 décès en 2008, et de nombreux pays comptant de larges populations affectées par le virus éprouvent les plus grandes difficultés à faire baisser ce taux de mortalité. En Afrique du Sud, plus de la moitié des décès maternels sont liés au VIH.

Cette étude rappelle avec force que l’amélioration de la santé maternelle dépend pour une large part des progrès de la riposte au sida dans les pays les plus durement touchés par l’épidémie.

Michel Sidibé,  Directeur exécutif de l’ONUSIDA

« Cette étude rappelle avec force que l’amélioration de la santé maternelle dépend pour une large part des progrès de la riposte au sida dans les pays les plus durement touchés par l’épidémie », commente M. Sidibé.

M. Sidibé a rappelé une fois de plus l’engagement de l’ONUSIDA à œuvrer sans répit en faveur de l’élimination virtuelle de la transmission de la mère à l’enfant, conformément au Cadre de résultats 2009-2011. Il a également souligné l’implication de l’ONUSIDA pour assurer aux femmes vivant avec le VIH l’accès à un traitement pré et post-natal afin de protéger les nouveau-nés de l’infection par le VIH et de préserver la santé des mères.

Il est avéré que l’administration en temps utile d’antirétroviraux aux femmes enceintes séropositives, intervention peu onéreuse et efficace, réduit sensiblement le risque de transmission du VIH à leurs enfants. Fin 2008 toutefois, seulement 45 % d’entre elles bénéficiaient de ce traitement dans les pays à faibles revenus et à revenus intermédiaires. Des progrès dans ce domaine ne seront possibles qu’en améliorant la qualité des données et en intégrant les programmes de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant à l’agenda de la santé reproductive au sens large.

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La Directrice générale de l’UNICEF lance le manuel « Savoir pour sauver » lors d’une visite au Lesotho

12 avril 2010

Une version de ce reportage a été initialement publiée sur unicef.org

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Ann M. Veneman rencontre des patients dans un dispensaire pour enfants, dont la construction, à Maseru, au Lesotho, a été financée par le Baylor College of Medicine et Bristol-Myers Squibb. Le dispensaire offre des soins pédiatriques et familiaux contre le VIH ainsi que des traitements pour les jeunes enfants et leurs proches.  Photo: © UNICEF Lesotho/2010/Barbadoro.

Lors de la visite qu’elle a récemment effectuée au Lesotho, la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman, a lancé le manuel Savoir pour sauver, un guide offrant aux familles et aux communautés locales des informations sur la prévention contre la mortalité, les maladies, les blessures et les violences affectant les femmes et les enfants.

« L’Éducation est la clé de la santé », a déclaré Mme Veneman. « En ayant recours à des messages simples, le manuel Savoir pour sauver entend apporter des connaissances essentielles aux parents et aux responsables d’enfants, lesquels se trouvent en première ligne lorsqu’il faut les protéger contre toute maladie ou tout mal. »

Une diffusion mondiale

Quelque quinze millions d’exemplaires de Savoir pour sauver ont été distribués depuis sa première édition en 1989. Le nombre de ses lecteurs est innombrable. Le manuel est co-publié par l’UNICEF, l’OMS, le PAM, l’UNESCO, le FNUAP, le PNUD, l’ONUSIDA et la Banque mondiale. Il propose des conseils pratiques sur la grossesse, la naissance, les principales maladies infantiles, la croissance de l’enfant, ses apprentissages initiaux, la coresponsabilité parentale, la protection de l’enfant, les soins et l’assistance à l’enfant.

Un nouveau chapitre sur la protection de l’enfant

Le manuel comprend un nouveau chapitre sur les actions à mener contre le VIH. Il encourage le dépistage précoce des enfants ainsi que l’adhérence efficace aux traitements et thérapies antirétrovirales prescrits. La plupart des enfants vivant aujourd’hui avec le VIH ne reçoivent ces traitements qu’après l’âge de cinq ans, lorsqu’il est parfois déjà malheureusement trop tard. La moitié des bébés nés avec le VIH meurent avant l’âge de deux ans s’ils ne bénéficient pas d’un traitement.

« Au Lesotho, un enfant sur dix n’atteint pas l’âge de cinq ans, principalement à cause du sida et de maladies évitables comme la pneumonie ou la diarrhée qui sont aggravées par la malnutrition », a déclaré Mme Veneman. « Le manuel Savoir pour sauver peut contribuer à combler le manque d’informations et réduire le nombre de décès évitables chez des millions de jeunes enfants. »

Le manuel contient aussi un nouveau chapitre sur la protection générale de l’enfant. Il fournit des informations sur la manière de préserver les enfants de tout comportement et toute pratique violents ou dangereux.

« Les garçons et les filles doivent être protégés contre la violence et les abus », a souligné la Directrice générale. « Le seul fait de protéger les enfants, en leur permettant de grandir dans un environnement sain et d’atteindre leur plein potentiel, peut rompre le cycle de la pauvreté. »

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Des représentants de la société civile haïtienne exposent au gouvernement américain les besoins liés au sida en Haïti

09 avril 2010

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Centre offrant des traitements antirétroviraux après le séisme dévastateur qui a frappé Port au Prince le 12 janvier. Photo: ONUSIDA

Des représentants de la société civile haïtienne se sont rendus à Washington, le 6 avril, pour mobiliser les responsables politiques autour de la reconstitution de la riposte au sida en Haïti.

Bénéficiant du soutien de l’ONUSIDA, cette délégation de la société civile a décrit ce qu’elle vit depuis que le séisme a frappé le pays. Elle a aussi souligné qu’il était important de reconstituer la riposte au sida, laquelle doit directement impliquer les communautés affectées, en particulier les personnes vivant avec le VIH. Ce briefing a eu lieu au Congrès américain, lors d’une réunion parlementaire organisée à l’initiative de la sénatrice Kirsten Gillibrand (Parti démocrate – État de New York), en présence de responsables du Congrès, d’avocats spécialistes de dossiers liés au sida et de représentants de la société civile américaine.

Quelques heures plus tard, la délégation haïtienne a été reçue par l’Ambassadeur Eric Goosby, Coordonnateur américain de la lutte mondiale contre le sida, et ses collègues de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Les représentants du gouvernement américain ont promis qu’ils encourageraient leurs homologues haïtiens à inclure la participation des personnes vivant avec le VIH lors de la programmation de la riposte au sida en Haïti.

Le 24 mars, le Président Barack Obama a demandé au Congrès d’approuver une allocation d’urgence de 2,8 milliards de dollars USD destinée à financer des actions de secours et de reconstruction en Haïti après le terrible séisme du 12 janvier 2010. Sa requête attend en ce moment d’être votée par les législateurs américains.

Avant le séisme, les estimations portaient à 120 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH en Haïti. La plupart des dommages structurels ont eu lieu dans les trois départements (l’Ouest, le Sud-Est et les Nippes) où vivaient près de 60 % de ces personnes.

Suite à une estimation initiale et rapide de la situation par le Ministère haïtien de la Santé publique et de la Population, l’ONUSIDA a publié une note concept Aider Haïti à reconstruire sa riposte contre le sida. Elle décrit la situation qui prévaut actuellement en Haïti et expose les solutions qui pourraient permettre de répondre aux besoins immédiats et intermédiaires de la riposte au sida.

Les réseaux de personnes vivant avec le VIH liés à la société civile et plusieurs organisations assurant des services contre le VIH ont été affectés par le séisme et doivent être appuyés.

Des représentants de la société civile haïtienne

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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se rend à Vienne en préparation à la XVIIIème Conférence internationale sur le sida

08 avril 2010

Michel Sidibe and Alois Stoger
Alois Stöger, Ministre de la Santé, (à droite) a rencontré Michel Sidibé,  Directeur exécutif de l’ONUSIDA à Vienne le 7 avril 2010. Photo: ONUSIDA

Lors de sa visite officielle à Vienne, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a rencontré de hauts représentants gouvernementaux autrichiens, notamment le Ministre de la Santé, Alois Stöger, la Conseillère municipale pour la Santé publique et les Affaires sociales de la ville de Vienne, Sonja Wehsely, et plusieurs ambassadeurs, dont S.E. Mme Irène Freudenschuss-Reichl, Directrice générale de la Direction pour la Coopération au développement du Ministère autrichien des Affaires étrangères, et S.E. Mme Brigitte Öppinger-Walchshofer, Directrice générale de l’Agence autrichienne du développement.

Cette visite, qui a confirmé le récent renforcement des liens entre l’ONUSIDA et l’Autriche, survient à un moment opportun puisque l’Autriche accueillera la XVIIIème Conférence internationale sur le sida à Vienne, du 18 au 23 juillet 2010.

Lors de sa rencontre avec le Ministre de la Santé, Alois Stöger, M. Sidibé a salué le soutien que l’Autriche apporte à la préparation de cette conférence et souligné que l’ONUSIDA souhaitait que cet événement marque un tournant dans la riposte à l’épidémie, en particulier dans les débats qui portent sur le sida et ses liens étroits avec les droits de l’homme, la question des populations migrantes et les violences à l’égard des femmes. Il a encouragé l’Autriche à jouer un rôle-moteur, en qualité de pays-hôte, dans la prévention contre le VIH en Europe de l’Est et en Asie centrale, notamment contre l’augmentation des coinfections liées à la tuberculose. Le sida, a-t-il ajouté, offre l’occasion de réaliser des avancées dans des domaines plus larges de la santé et du développement, par l’intégration des services liés au VIH dans les services de santé généraux, lesquels incluent notamment le traitement de la tuberculose, la santé sexuelle et la santé reproductive.

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La Conseillère municipale pour la Santé publique et les Affaires sociales de la ville de Vienne, Mme Sonja Wehsely (à droite) et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé discutent sur la prochaine Conférence internationale sur le sida qui aura lieu à Vienne. La rencontre a eu lieu le 7 avril 2010. Photo: ONUSIDA

Lors d’une réunion avec la Conseillère municipale pour la Santé publique et les Affaires sociales de la ville de Vienne, Mme Sonja Wehsely, M. Sidibé a rendu hommage à la capitale autrichienne pour son travail hautement professionnel dans la prévention contre le VIH. À l’approche de la Conférence sur le sida, il a signalé que ce rendez-vous viennois « ne doit pas seulement être un pont entre l’Est et l’Ouest, mais également entre les riches et les pauvres », tout en offrant une occasion de réunir les minorités. La Conseillère municipale a souligné l’importance de la visibilité de la conférence, laquelle doit démontrer que « la ville de Vienne prend le parti de la solidarité ». M. Sidibé a exposé ses priorités : l’élimination définitive de la transmission de la mère à l’enfant, le renforcement de la prévention et l’objectif « zéro nouvelle infection ». Cet entretien a également porté sur la participation, pour la première fois, de l’ONUSIDA au Life Ball (« Bal de la vie ») qui aura lieu à Vienne le 17 juillet 2010. Ce bal, qui est la plus grande manifestation de charité en Europe, vient en aide aux personnes qui vivent avec le VIH et a lieu tous les ans depuis 1993.

Lors de ses discussions avec de hauts représentants du Ministère des Affaires étrangères et de l’Agence autrichienne du développement, M. Sidibé a mis en exergue la qualité de la coopération qui unit depuis toujours l’ONUSIDA et l’Autriche et a souhaité de tout cœur le renforcement de ces liens en encourageant l’Autriche à devenir un bailleur de fonds assidu de l’ONUSIDA.

Lors de son séjour à Vienne, M. Sidibé a également été reçu par l’Alliance autrichienne d’action contre le VIH et le sida, une association qui regroupe plus de quarante organisations non-gouvernementales autrichiennes agissant pour accroître l’engagement de leur pays dans la riposte au sida. M. Sidibé a souligné qu’il était important de réorienter les stratégies de l’agenda sur le sida, face à la nécessité d’une révolution de la prévention et au soutien apporté à l’activisme de la société civile. Il a espéré que la conférence de Vienne sur le sida soit un pont vers le prochain sommet sur les OMD qui aura lieu en septembre 2010.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA se rend à Vien

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Nouvelle campagne d’aide à la prévention contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant au Lesotho

01 avril 2010

Une version de cet article a été publiée sur le site unicef.org

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Malekena George, de retour du dispensaire pilote du district de Berea, au Lesotho, à l’issue de son premier examen prénatal. Photo: © UNICEF Lesotho/2010

Malekena George, qui habite dans le district de Berea, au Lesotho, vit avec le VIH et en est au huitième mois de sa grossesse. Elle est fatiguée par la marche de cinq heures qu’elle vient d’effectuer pour procéder à un premier examen prénatal dans un dispensaire pilote. Son déplacement a été épuisant et pourrait tout aussi bien être le dernier.

Son premier enfant est mort à l’âge de treize mois. Le Ministère de la Santé de son pays déploie ses efforts pour que son deuxième enfant ne naisse pas avec le VIH.

En 2007, avec le soutien de l’UNICEF et d’autres partenaires, le gouvernement a ainsi lancé un vaste programme pour améliorer les services de prévention contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME).Il a veillé à ce que chaque dispensaire du pays puisse effectuer des tests de dépistage du VIH et fournir des traitements.

Le Lesotho ouvre la voie

Le Lesotho a été l’un des premiers pays de la région à autoriser les infirmières et infirmiers à dispenser des traitements antirétroviraux (ARV), une décision qui a considérablement élargi l’accès à ces traitements essentiels dans les régions reculées du pays où les médecins sont rares.

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Malekena George reçoit sa première  « trousse maman-bébé » au dispensaire pilote. Elle inclut les médicaments  ARV et des antibiotiques. Photo: © UNICEF Lesotho/2010

Or, malgré ces efforts, des difficultés majeures subsistent, certaines étant liées au fait que, comme Malekena George, de nombreuses femmes ne se rendront probablement qu’une seule fois dans un dispensaire.

Ce problème est typique de nombreux pays d’Afrique. Si les médicaments ARV accroissent sensiblement les chances d’un bébé de naître sans le virus, ils ne peuvent être largement distribués aux mamans séropositives, qui plus est lorsqu’elles habitent des régions reculées. L’éloignement, l’absence de moyens de transport et la pauvreté contribuent souvent à empêcher les femmes d’effectuer des visites prénatales régulières. Ces facteurs les conduisent aussi à cesser leurs traitements de PTME et à mettre au monde leurs bébés chez elles, sans l’aide d’aides-soignants qualifiés.

Dans un pays comme le Lesotho, dont un quart des habitants vit avec le VIH, cette visite prénatale revêt un caractère critique.

Protéger la santé de la mère et de l’enfant

Les méthodes de prévention originales permettent de grands progrès. Le gouvernement du Lesotho a ainsi lancé une trousse de traitements minimaux à l’attention des futures mères comme Malekena George. Elle inclut les médicaments ARV et antibiotiques qui sont les plus efficaces pour protéger leur santé et celle de leur enfant. Lors de leurs visites au dispensaire, les femmes reçoivent aussi des instructions claires sur les médicaments qu’elles doivent prendre, sur ceux qu’elles doivent donner à leur enfant après la naissance et sur les intervalles qu’elles doivent respecter.

Dans leur volonté d’étendre plus avant ces innovations de santé publique, l’UNICEF et l’OMS ont créé un pack maman-bébé en couleurs codées, qui sera distribué dans cinq pays d’Afrique orientale et australe, dont le Lesotho, d’ici juillet. Les infirmières et infirmiers n’auront plus besoin d’empiler tous les médicaments dans un petit sac car ce nouveau « pack maman-bébé » sépare nettement les médicaments ARV et les antibiotiques selon la date de leur utilisation.

« Nous avons dû tirer parti de la première visite prénatale », a déclaré Blandinah Motaung, Spécialiste du VIH et de la santé maternelle à l’UNICEF. « Lorsqu’une femme accouchera à son domicile, elle aura ce pack à sa disposition ».

Les infections sont en net recul

Du fait des nouvelles posologies des traitements ARV et des efforts menés pour faciliter la médication à domicile des femmes, les experts du secteur de la santé prévoient que le nombre de bébés naissant avec le VIH au Lesotho va rapidement reculer.

« Ils ont calculé qu’avec l’adhérence accrue aux traitements et l’aide croissante apportée à l’allaitement maternel exclusif lors des six premiers mois du bébé, nous pouvions abaisser le taux de transmission à moins de cinq pour cent », a souligné Blandinah Motaung.

Médecine à domicile

À l’issue de son examen, Malekena George a écouté les instructions de Marethabile Lelia, l’infirmière du dispensaire, sur les médicaments qu’elle emporte chez elle. Dans cet échange entre mères, l’infirmière a réitéré l’importance de l’adhérence au traitement.

Bien que sa patiente ait pris rendez-vous pour une nouvelle visite au dispensaire, l’infirmière sait qu’elle ne reviendra que six semaines après la naissance de son bébé, pour sa première série d’immunisations et son premier test VIH – lequel sera suivi de deux autres dépistages, lorsqu’il aura douze puis dix-huit mois.

En reprenant le chemin qui la ramènera chez elle, après cinq heures de marche à nouveau, Malekena George tient fermement sa trousse de médicaments qui lui laisse espérer que son bébé sera épargné par le VIH et qu’il grandira en bonne santé.

Le Lesotho occupe la troisième place mondiale pour la prévalence du VIH chez les adultes, avec 23,2 % des cas au total. Les estimations portent à 270.273 le nombre de personnes vivant avec le VIH au Lesotho fin 2007, soit 258.472 adultes et 11.801 enfants. À cette date, selon ces estimations, 3.966 femmes enceintes vivant avec le VIH recevaient un traitement antirétroviral pour empêcher la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME). La couverture des programmes de PTME a augmenté pour passer de 5 % en 2005 à 42 % au premier trimestre de 2009, selon les estimations.

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Clôture de la 5e Conférence francophone VIH/SIDA à Casablanca

31 mars 2010

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M. Sidibé a prononcé un discours lors de la cérémonie de clôture de la conférence. 31 mars 2010.

Des représentants d’une cinquantaine de ces États ont clôturé la 5e Conférence francophone VIH/SIDA aujourd’hui.

Le monde francophone est touché par des épidémies de sida très diverses. Cette semaine, à Casablanca, des États se sont réunis pour s’exprimer d’une seule voix et dans un même but : empêcher le sida de gagner du terrain dans les pays francophones. Des représentants d’une cinquantaine de ces États ont clôturé la 5e Conférence francophone VIH/SIDA aujourd’hui.

« Je suis impressionné par le leadership dont les pays francophones ont fait preuve », a affirmé Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Ici, à Casablanca, nous avons pu prendre conscience des contributions importantes qu’ils apportent à la riposte au sida. »

Dans le discours que M. Sidibé a prononcé à la cérémonie de clôture de la conférence, il a déclaré : « Si nous œuvrons main dans la main avec les pays francophones, nous pouvons réaliser mon rêve : mettre un terme à toutes les nouvelles infections à VIH. »

Si nous œuvrons main dans la main avec les pays francophones, nous pouvons réaliser mon rêve : mettre un terme à toutes les nouvelles infections à VIH.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

Durant la conférence, chaque intervenant a mis l’accent sur les difficultés financières que connaît la riposte au sida depuis la crise économique mondiale. M. Philippe Douste-Blazy, Président d’UNITAID, a préconisé l’adoption d’une nouvelle approche pour répondre aux besoins en matière de financement. Pour lui, il est nécessaire d’établir des mécanismes de financement innovants qui viendraient renforcer les financements institutionnels traditionnels.

C’est la première fois que cette manifestation – qui s’est ouverte le 28 mars – se tenait sur le continent africain. Elle a réuni des scientifiques, des décideurs et des experts des domaines de la santé et du développement de plus de 40 pays.

Pour Patrice Debré, l’ambassadeur de la France chargé de la lutte contre le VIH/sida et les maladies transmissibles, la conférence a donné lieu à des échanges fructueux et a permis de parvenir à d’importantes conclusions, qu’il convient désormais de traduire par des actions concrètes.

Il s’agit en outre de la première Conférence francophone VIH/SIDA à laquelle l’ONUSIDA prenait part de façon appréciable. Le Programme commun envisage de continuer à renforcer sa coopération avec les pays francophones.

« Je considère que la présence de l’ONUSIDA à cette conférence ouvre une nouvelle ère, marquée par une collaboration plus intense avec les pays francophones », a déclaré M. Sidibé. « Nous souhaitons valoriser leur savoir-faire et développer l’échange de données d’expérience entre États. »

D’après les estimations de l’ONUSIDA, les pays francophones comptaient 4,1 millions de personnes vivant avec le VIH en 2008 et 340 000 nouvelles infections y sont survenues cette année-là. Le taux de prévalence varie considérablement d’un pays à l’autre. À titre d’exemple, le taux de prévalence en Algérie est de 0,1%, alors qu’il est de 6,3% en République centrafricaine.

La prochaine Conférence francophone VIH/SIDA se tiendra à Genève en 2012

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Partenariat entre le PNUD, la société Sony et la JICA au Cameroun et au Ghana pendant la Coupe du Monde de la FIFA

30 mars 2010

Ce reportage a initialement été publié sur le site undp.org

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Photo de groupe des dirigeants de la JICA, de Sony et du PNUD avec les ambassadeurs du  Ghana et du Cameroun au Japon

Sony Corporation crée un partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) pour faire passer des informations de santé – particulièrement axées sur le VIH – auprès des communautés vulnérables du Cameroun et du Ghana..

Cet été, Sony installera de écrans géants pour diffuser en direct et gratuitement environ 20 matches de la Coupe du Monde de la FIFA, ce qui permettra aux populations de zones dans lesquelles les téléviseurs sont rares de les suivre. Tout le long de la Coupe du Monde, le PNUD, la JICA et des partenaires locaux proposeront aussi aux téléspectateurs des matériels de conseil et de sensibilisation au VIH dans le cadre de leur campagne d’information sur le sida intitulée ‘Télédiffusion publique en Afrique’. Les équipes nationales de football de ces pays participeront à la Coupe du Monde qui se déroulera en Afrique du Sud en juin et en juillet prochain.

Bien que le football soit le sport le plus populaire et le plus suivi au Cameroun et au Ghana, ces pays affichent des taux faibles de pénétration des téléviseurs dans les foyers (22 % au Cameroun et 21 % au Ghana). En conséquence, un grand nombre de personnes ne sont pas en mesure de suivre les matches à la télévision et de soutenir leur pays.

En réalisant ce projet commun pendant la Coupe du Monde, l’un des événements sportifs les plus importants de l’année, les partenaires espèrent attirer quelque 13 000 participants et fournir des services de conseil et de test du VIH à 1 800 bénéficiaires environ.

Je soutiens pleinement ce Cadre qui nous fournit des outils pour une approche plus professionnelle dans nos travaux auprès des groupes vulnérables de la communauté.

Mme Helen Clark, administratrice du PNUD

« La Coupe du Monde rassemble des gens qui ont tous un rôle à jouer, pour certains en tant qu’équipes et pour d’autres en tant que peuples qui soutiennent leurs joueurs. Il peut en être de même concernant les Objectifs du Millénaire pour le développement » a déclaré Mme Helen Clark, administratrice du PNUD. « Il n’y a pas de place pour les spectateurs dans la lutte contre la pauvreté. Tout le monde a un rôle à jouer pour atteindre les 8 Objectifs du Millénaire pour le développement – si nous y arrivons, cela améliorera la qualité de vie de plusieurs centaines de millions de personnes dans les pays en développement ».

Arrêter la progression du sida, du paludisme et d’autres maladies est l’un des huit grands Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) que les Etats Membres des Nations Unies s’efforcent d’atteindre d’ici à cinq ans. Les autres objectifs sont de réduire l’extrême pauvreté et la faim, d’assurer l’éducation primaire pour tous, de promouvoir l’égalité entre les sexes, de réduire la mortalité infantile, d’améliorer la santé maternelle, de préserver l’environnement et de mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

« Je suis très heureux que Sony puisse contribuer à la prévention du VIH dans le cadre de notre partenariat avec la JICA et le PNUD, tout en permettant à des populations du Cameroun et du Ghana de suivre des matches de football importants grâce à notre technologie de pointe et notre parrainage de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 » a déclaré M. Howard Stringer, Directeur du Comité de direction et Président Directeur Général de Sony Corporation.

JILa JICA et Sony ont conduit un projet commun similaire au Ghana en juillet 2009 – qui a été considéré comme une grande réussite. Quelque 9 000 personnes s’étaient réunies dans sept villes pour suivre les matches de football diffusés par Sony en haute définition – ce qui représente une audience près de trois fois supérieure à l’audience habituelle. 1 100 jeunes et adultes environ ont visité les stands de dépistage du VIH, se sont soumis à un test et ont reçu des conseils, soit un nombre à nouveau près de trois fois supérieur à la normale.

Partenariat entre le PNUD, la société Sony et la

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Les partenariats avec les organisations confessionnelles sont essentiels pour une riposte efficace au VIH

30 mars 2010

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(De gauche à droite): M. Ahmed Abbadi, Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Ouléma du Maroc, Père Hady Aya, prêtre de l’Ordre Antonin Maronite et Meskerem Grunitzky-Bekele, Directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique occidentale et centrale. Maroc (Casablanca), le 29 mars 2010

Des leaders religieux et l’ONUSIDA ont renouvelé leur engagement de collaborer étroitement afin d’accorder la priorité à la riposte au VIH et de renforcer celle-ci. Cet engagement a été confirmé à l’occasion de la présentation de la version française du document ‘Partenariat entre l’ONUSIDA et les organisations confessionnelles – Cadre stratégique’ qui a eu lieu lors de la 5ème Conférence des pays francophones sur le VIH/sida qui se tient à Casablanca du 28 au 31 mars 2010.

Le Cadre fournira des orientations au personnel de l’ONUSIDA pour établir et renforcer la collaboration avec les leaders religieux.

Meskerem Grunitzky-Bekele, Directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique occidentale et centrale

Le Cadre, dont la version anglaise a été présentée en décembre 2009, est conçu pour encourager les leaders religieux nationaux et internationaux à prendre des mesures publiques pour soutenir la riposte au sida et créer des partenariats solides entre l’ONUSIDA et des organisations confessionnelles établies engagées dans la lutte contre le VIH.

« Le Cadre fournira des orientations au personnel de l’ONUSIDA pour établir et renforcer la collaboration avec les leaders religieux » a déclaré à Casablanca Mme Meskerem Grunitzky-Bekele, Directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique occidentale et centrale.

Le document indique en détail comment les organisations confessionnelles peuvent travailler pour mettre un terme à la stigmatisation et à la discrimination, et aider à intégrer les personnes vivant avec le VIH à la conception et à la mise en œuvre des programmes, ainsi qu’à la recherche, au suivi et à l’évaluation des programmes, et aux processus de prise de décision.

Notre appartenance à l’église renforce notre vocation première qui est de défendre la dignité humaine et d’être les témoins de la miséricorde de Dieu.

Père Hady Aya, prêtre de l’Ordre Antonin Maronite

Les chefs religieux assistant à la présentation ont insisté sur la nécessité d’une participation significative des personnes vivant avec le VIH et sur le fait que les leaders confessionnels doivent agir résolument pour protéger les droits de la personne au sein de leur communauté.

« Notre appartenance à l’église renforce notre vocation première qui est de défendre la dignité humaine et d’être les témoins de la miséricorde de Dieu » a déclaré le Père Hady Aya, prêtre de l’Ordre Antonin Maronite, et fondateur de l’Organisation pour la justice et la miséricorde qui travaille sur les questions liées au VIH dans les milieux carcéraux au Liban.

Le leader musulman, M. Ahmed Abbadi, Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Ouléma du Maroc, a salué le document : « Je soutiens pleinement ce Cadre qui nous fournit des outils pour une approche plus professionnelle dans nos travaux auprès des groupes vulnérables de la communauté ».

Je soutiens pleinement ce Cadre qui nous fournit des outils pour une approche plus professionnelle dans nos travaux auprès des groupes vulnérables de la communauté.

M. Ahmed Abbadi, Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Ouléma du Maroc

La présentation de la version française du document a été orchestrée par le Père Hady Aya et M. Ahmed Abbadi. Ces deux leaders religieux sont des membres actifs du CHAHAMA, premier réseau des leaders religieux arabes en lutte contre le sida de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Lors de cet événement, le Programme commun était représenté par Mme Meskerem Grunitzky-Bekele, Directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique occidentale et centrale.

Le Cadre promeut un renforcement des liens, y compris la coordination et la supervision, entre l’ONUSIDA et les organisations confessionnelles à l’échelon des pays afin de s’assurer qu’il existe une interface appropriée au sein d’une riposte nationale complète au sida. L’ONUSIDA continuera de plaider pour que les organisations confessionnelles et les autres organisations soient suffisamment financées pour pouvoir jouer un rôle proportionnel à leurs capacités au niveau du soutien à l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des plans nationaux de riposte au sida.

Feature Story

Des nouvelles subventions offertes aux jeunes leaders

26 mars 2010

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Les jeunes leaders ont des idées novatrices sur la façon de mieux communiquer pour atteindre leurs pairs.

Pour répondre aux demandes de l’ONUSIDA de placer le leadership des jeunes au cœur des ripostes nationales au VIH, un nouveau programme de subventions modiques destiné aux organisations et projets dirigés par les jeunes – le Fonds VIH des jeunes leaders (HIV Young Leaders Fund) – a publié une annonce visant à recueillir des demandes de subvention de projets. Le Fonds a pour but de favoriser la mise en place d’un leadership nouveau, dans le cadre de la riposte au sida, parmi les jeunes les plus exposés et les plus vulnérables au VIH et les jeunes vivant avec le VIH.

« Les programmes axés sur les pairs, pourtant très fructueux, ne disposent pas des ressources suffisantes, et les programmes dirigés par les jeunes manquent souvent de soutien en matière de ressources de base », affirme Liping Mian, Coordinatrice de la campagne jeunesse pour la Campagne mondiale contre le sida et membre du comité directeur provisoire du Fonds VIH des jeunes leaders.

Les jeunes de 15 à 24 ans représentent 40% de l’ensemble des nouvelles infections dans le monde ; au moins deux personnes sur cinq qui ont été infectées en 2008 se situaient dans cette tranche d’âge.

Comme l’indique le  Une action conjointe en vue de résultats (2009-2011), l’un des domaines prioritaires de l’ONUSIDA est de donner aux jeunes les moyens de se protéger contre le VIH. L’objectif représenté par ce domaine prioritaire est de réduire le nombre de nouvelles infections à VIH chez les jeunes de 10 à 24 ans, en les dotant de connaissances et de compétences approfondies dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, et en mettant à leur disposition des produits diversifiés et des services complets en la matière, le tout dans un environnement sûr, favorable et adapté au contexte spécifique du pays et de l’épidémie.

Les programmes axés sur les pairs, pourtant très fructueux, ne disposent pas des ressources suffisantes, et les programmes dirigés par les jeunes manquent souvent de soutien en matière de ressources de base.

Liping Mian, Coordinatrice de la campagne jeunesse pour la Campagne mondiale contre le sida et membre du comité directeur provisoire du Fonds VIH des jeunes leaders

Selon le contexte, les jeunes les plus exposés et les plus vulnérables peuvent être les jeunes hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les jeunes personnes transsexuelles, les jeunes professionnel(le)s du sexe, les jeunes consommateurs de drogues injectables et les jeunes femmes et hommes vivant avec le VIH.

Le Fonds, administré par la Tides Foundation, apportera un soutien à des organisations et projets dirigés par les jeunes dans les domaines suivants : services axés sur les pairs, mobilisation communautaire et plaidoyer. Des organisations de tout pays peuvent faire une demande de subvention allant de 1 000 à 30 000 USD. Ces demandes peuvent être envoyées jusqu’au 1er mai 2010 ; les décisions seront prises par des comités d’examen communautaires régionaux composés de jeunes leaders.

Le nouveau programme de subventions modiques fait partie des recommandations formulées au Sommet des jeunes dirigeants d’aids2031, qui s’est tenu à Oslo du 23 au 25 juin 2009. Durant ce sommet, plus de 30 jeunes leaders du monde entier se sont employés ensemble à recenser des problèmes pressants auxquels certains jeunes doivent faire face en matière de stigmatisation et de discrimination et à recenser des moyens de tirer parti des stratégies et des collaborations existantes.

Pour obtenir le formulaire de demande de subvention en anglais, arabe, espagnol, français ou russe, veuillez en faire la demande par courrier électronique à l’adresse suivante : HIVYoungLeadersFund@gmail.com

En 2010, un comité directeur provisoire fait office d’organe directeur du Fonds VIH des jeunes leaders. Il est notamment constitué des organismes suivants : la Campagne mondiale contre le sida, la Coalition internationale de la préparation au traitement, Global Network of Sex Work Projects, Global Youth Coalition on HIV/AIDS, l’Interim Reference Group on Young People Living with HIV du GNP+, Jamaica Youth Advocacy Network, Youth Coalition for Sexual and Reproductive Rights, Y-PEER, Young Positives, et Youth R.I.S.E.

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