Feature Story
Consultation internationale à Casablanca sur le thème « Santé, dignité et prévention positives »
26 mars 2010
26 mars 2010 26 mars 2010
Nicolas Ritter, fondateur de l’association Prévention, information et lutte contre le sida (PILS) lors de son intervention dans le cadre de la consultation technique sur la santé, la dignité et la prévention positives. Casablanca (Maroc), le 28 mars 2010.
Nicolas Ritter est un pionnier du mouvement qui œuvre à ce que les personnes vivant avec le VIH soient au centre de la riposte au sida. Il fut la première personne en République de Maurice à annoncer publiquement qu’il était positif au VIH. « Il me semblait logique que les personnes vivant avec le VIH devaient faire partie de la riposte, mais il a fallu longtemps avant que d’autres personnes infectées par le VIH surmontent leur peur de la stigmatisation et se manifestent » explique Nicolas Ritter.
C’est en 1996 que Nicolas Ritter fonda à Maurice l’association Prévention, information et lutte contre le sida (PILS) dans le but de mener des campagnes en faveur de l’amélioration de la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH et d’impliquer celles-ci dans tous les aspects de la prévention. Aujourd’hui, quatorze ans plus tard, PILS compte 13 « ambassadeurs positifs » qui se rendent dans les écoles, les entreprises et les médias pour parler de la prévention du VIH.
Dans la mesure où le traitement antirétroviral a donné un nouveau souffle de vie à des millions de personnes, les programmes de prévention du VIH ont redirigé leur attention sur les personnes qui connaissent leur statut sérologique afin de garantir que les personnes vivant avec le VIH jouent un rôle fondamental dans le développement et la mise en œuvre de politiques sur le VIH. Pour appuyer cette démarche, le Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH (GNP+) et l’ONUSIDA ont organisé une consultation technique le 28 mars à Casablanca (Maroc).
Santé, dignité et prévention positives
Cette consultation internationale, organisée presqu’un an après une réunion capitale en Tunisie, a rassemblé près de 30 représentants des personnes vivant avec le VIH, de la société civile, des organismes gouvernementaux, des coparrainants de l’ONUSIDA, des donateurs et des agences de développement. Lors de cette consultation, les participants ont décidé de s’éloigner de l’expression « prévention positive », estimant qu’elle stigmatisait les personnes vivant avec le VIH. Afin d’ôter le fardeau injuste de la responsabilité de la transmission du VIH qui pèse sur les épaules des personnes positives au VIH, les participants à la consultation ont proposé l’expression « santé, dignité et prévention positives ».

Les participants ont insisté sur l’importance de faire de la santé, la dignité et la prévention positives des éléments incontournables d’un train de mesures de prévention. Casablanca (Maroc), le 28 mars 2010.
La consultation de Casablanca fut également l’occasion de partager les meilleures pratiques, d’identifier les défis et les objectifs communs et d’étudier les opportunités existantes en matière de programmation, de politique et de recherche. Nicolas Ritter déclare : « Cette discussion a joué un rôle critique dans la progression du débat. Nous avons envisagé les différentes manières dont nous pourrions transformer le concept de ‘santé, dignité et prévention positives’ en gestes concrets. »
Les participants ont insisté sur l’importance de faire de la santé, la dignité et la prévention positives des éléments incontournables d’un train de mesures de prévention. Ils ont mis l’accent sur une approche tenant compte des droits de l’homme reposant sur la protection juridique et un environnement politique où la discrimination n’a pas sa place. Ils ont étudié différentes manières de s’attaquer aux vulnérabilités sociales telles que la pauvreté, la violence de genre, la xénophobie et l’homophobie. Comme l’explique Hélène Badini, conseillère régionale de l’ONUSIDA pour les questions de mobilisation sociale : « Nous avons examiné les principaux obstacles sur la voie d’une augmentation sensible de la participation des personnes vivant avec le VIH aux programmes de prévention. ».
5e Conférence francophone VIH/SIDA
La consultation internationale a été organisée à Casablanca dans le cadre de la 5e Conférence francophone VIH/SIDA qui se tient dans cette ville du 28 au 31 mars. Cet événement réunit plus de 1 500 participants professionnels de la santé, chercheurs, fonctionnaires gouvernementaux, membres de la société civile et principaux acteurs francophones de la riposte au VIH. La conférence est présidée par le Pr. Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine 2008. L’ONUSIDA coopère pour la première fois et outre la consultation sur le thème « Santé, dignité et prévention positives », elle contribue également à l’organisation d’un symposium mardi sur le VIH et les droits de l’homme organisé avec le Programme des Nations Unies pour le développement. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, interviendra lors de la cérémonie de clôture mercredi.
Consultation internationale à Casablanca sur le t
Reportages:
Consultation technique internationale sur la « prévention positive » (27 avril 2009)
Liens externes:
Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH (GNP+) (en anglais)
5e Conférence francophone VIH/SIDA
Publications:
Positive Health, Dignity and Prevention (pdf, 1.52 Mb.) (en anglais)
Faire progresser les droits humains et de santé sexuelle et reproductive des personnes vivant avec le VIH (pdf, 1.93 Mb.)
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La 5ème Conférence francophone sur le sida met en vedette les droits de l’homme
26 mars 2010
26 mars 2010 26 mars 2010
Cette année, les droits de l’homme et le droit seront mis en vedette lors de la 5ème Conférence francophone sur le sida qui aura lieu à Casablanca, au Maroc, du 28 au 31 mars 2010. Photo: ONUSIDA/P.Virot
Cette année, les droits de l’homme et le droit seront mis en vedette lors de la 5ème Conférence francophone sur le sida qui aura lieu à Casablanca, au Maroc, du 28 au 31 mars 2010. La conférence se déroule en ayant pour toile de fond les discriminations et les violations des droits de l’homme qui touchent les personnes vivant avec le sida dans le monde. Certains rapports parlent de harcèlements, de poursuites judiciaires et de violences contre ces personnes dans plusieurs pays francophones.
Toutefois, les dirigeants et décideurs reconnaissent de plus en plus l’importance que revêt l’amélioration de l’environnement juridique et politique, laquelle constitue une composante fondamentale des ripostes nationales au sida. Cela est particulièrement vrai pour les populations comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, les prisonniers, les professionnels du sexe et les personnes qui consomment des drogues et dont la marginalisation limite l’accès aux services liés au VIH.
Les pays passent à l’action. La Guinée, par exemple, a récemment modifié sa loi de 2005 sur le VIH pour supprimer toutes les restrictions pesant sur l’accès des enfants aux services liés au VIH et permettre aux populations incluant les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes d’avoir accès aux services de prévention, traitements, soins et services de soutien contre le VIH. Des mesures similaires sont prises en ce moment au Togo, au Bénin et en Sierra Leone.
En Afrique de l’Est, l’ONUSIDA apporte actuellement son soutien à l’élaboration d’un projet de loi régional sur le VIH, lequel protègera les personnes contre les stigmatisations et discriminations liées au VIH et contre les violations des droits de l’homme survenant dans le contexte de l’épidémie de VIH.
Afin d’apporter un soutien aux initiatives actuelles qui visent à assurer l’accès aux services liés au VIH et aux instances judiciaires dans le contexte de l’épidémie de VIH dans les pays francophones, l’ONUSIDA, le PNUD, le Conseil africain des organisations de service contre le sida (AfriCASO), l’Association marocaine de solidarité et de développement (AMSED), l’Organisation internationale de droit du développement (OIDD) et l’Alliance internationale contre le VIH/sida organisent une réunion préconférence le 28 mars. Elle portera sur le renforcement et l’élargissement des services juridiques liés au VIH dans la région.
La réunion rassemblera des juristes, des avocats, des représentants de personnes vivant avec le VIH et de populations les plus exposées, pour qu’ils puissent partager leurs expériences et discuter des moyens d’accroître les services de soutien liés au VIH auprès des personnes qui en ont le plus besoin.
« Les analyses menées dans les pays révèlent l’existence de lois punitives et de mises en application des lois qui éloignent les personnes des services liés au VIH », a déclaré Susan Timberlake, Conseillère spéciale pour les droits de l’homme et le droit à l’ONUSIDA. « Il est crucial d’apporter un soutien à la réforme juridique et à l’accès aux instances judiciaires par l’intermédiaire de services juridiques. L’objectif est de créer un environnement juridique propice à l’accès des personnes aux services liés au VIH. Pour mener une riposte efficace au virus, nous devons, au moyen des lois, protéger, et non pas punir. »
L’ONUSIDA estime qu’un environnement juridique protecteur est central pour l’efficacité de la riposte au VIH. En 2009, il a renforcé l’attention qu’il porte à la suppression des lois punitives, politiques, pratiques, stigmatisations et discriminations qui empêchent les ripostes au sida d’être efficaces. Il a placé cette action parmi les dix domaines prioritaires de son Cadre de résultats 2009-2011.
Le mardi 30 mars, dans le cadre de la conférence, l’ONUSIDA et le PNUD animeront un symposium sur l’environnement juridique de la riposte au sida dans les pays francophones, sur le thème : « HIV et droit : Briser les barrières et réaliser l’accès universel ».
La 5ème Conférence francophone sur le sida met en
Reportages:
Un Manuel sur le VIH destiné aux parlementaires a été élaboré au Cambodge (24 février 2010)
Publications:
Une action conjointe en vue de résultats. Cadre de résultats de l’ONUSIDA (2009–2011) (pdf, 492 Kb.).
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Visite du Dr Julio Montaner, Président de la Société internationale du sida, à l'ONUSIDA
25 mars 2010
25 mars 2010 25 mars 2010
Le Dr Julio Montaner, Président de la Société internationale du sida, s'exprime au siège de l'ONUSIDA à Genève. 24 mars 2010. Source : ONUSIDA .
Photo:ONUSIDA
Le Dr Julio Montaner, Président de la Société internationale du sida (IAS) était en visite ce 24 mars au Secrétariat de l'ONUSIDA à Genève. Il y a rencontré le personnel de l'ONUSIDA et a abordé plusieurs thèmes, dont le concept de «traitement en tant qu'outil de prévention» qui découle de son travail de longue date à Vancouver (Canada).
Dans le cadre d'un entretien accordé à l'ONUSIDA, le Dr Montaner a dressé un tableau général de quelques-unes des questions émergentes clés qui seront abordées lors de la 18e Conférence internationale sur le sida (ou AIDS 2010) organisée par l'IAS. Cette conférence aura lieu à Vienne du 18 au 23 juillet.
Comme l'explique le Dr Montaner, Vienne a été choisie pour accueillir la conférence AIDS 2010 car elle donne l'occasion d'attirer l'attention sur l'épidémie de VIH en Europe de l'Est. La transmission du VIH s'observe principalement chez les consommateurs de drogues injectables et leurs partenaires dans la région.L'Europe de l'Est et l'Asie centrale sont les deux seules régions au monde où l'épidémie de VIH progresse toujours.
En Europe de l'Est, il est essentiel de s'attaquer à l'épidémie chez les consommateurs de drogues injectables. Si nous négligeons les programmes de prévention du VIH éclairés par des données probantes, qui donnent des résultats pour cette communauté, nous n'aurons pas la chance de contenir l'épidémie.
Dr Julio Montaner
« En Europe de l'Est, il est essentiel de s'attaquer à l'épidémie chez les consommateurs de drogues injectables. Si nous négligeons les programmes de prévention du VIH éclairés par des données probantes, qui donnent des résultats pour cette communauté, nous n'aurons pas la chance de contenir l'épidémie » a déclaré le Dr Montaner avant de poursuivre : « L'IAS tient à affirmer clairement qu'il faut adopter des mesures drastiques pour lutter contre l'épidémie de VIH chez les consommateurs de drogues injectables en Europe de l'Est, et dans le reste du monde. »

Le Dr Montaner a dressé un tableau général de quelques-unes des questions émergentes clés qui seront abordées lors de la conférence AIDS 2010 organisée par l'IAS. 24 mars 2010. Photo: ONUSIDA
Le Dr Montaner a également déclaré que la conférence AIDS 2010 constituera une plate-forme unique pour fusionner les mouvements en faveur de l'accès universel et de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. « Il s'agit d'une opportunité unique de se regrouper derrière l'accès universel pour contribuer à un engagement renouvelé et revitalisé en faveur des objectifs du Millénaire pour le développement. »
Le Dr Montaner est professeur, titulaire de la chaire de recherche sur le sida et responsable du département sida de la faculté de médecine de l'Université de Colombie britannique. Il exerce également les fonctions de directeur du British Columbia Centrer for Excellence in HIV/AIDS au St Paul's Hospital-Providence Health Care. Il a consacré ses recherches au développement de thérapies antirétrovirales et de stratégies de gestion. Au milieu des années 90, il a joué un rôle clé dans l'établissement de l'efficacité de la thérapie antirétrovirale (HAART). Ceci fut une des contributions essentielles qui a émergé de la Conférence internationale sur le sida de 1996 à Vancouver.
Visite du Dr Julio Montaner, Président de la Soci
Centre de presse:
Thérapie antirétrovirale et transmission sexuelle du VIH
Reportages:
Les traitements antirétroviraux à des fins de prévention (6 novembre 2009)
Liens externes:
Sociaté internationale du sida (en anglais)
AIDS 2010 (en anglais)
Publications:
Intensification de la prévention du VIH. ONUSIDA document d'orientation politique (pdf, 3.80 Mb.)
Directives pratiques de l'ONUSIDA pour l'intensification de la prévention (2007) (pdf, 2.87 Mb.)
Feature Story
Le Guyana se dote de principes, normes et directives nationaux sur la prévention contre le VIH
24 mars 2010
24 mars 2010 24 mars 2010
Dr. Leslie Ramsammy, Ministre de la Santé du Guyana, lance les nouveaux principes, normes et directives nationaux de son action de prévention contre le virus. 24 mars 2010.
Le mercredi 24 mars 2010, dans le cadre des efforts qu’il déploie pour atteindre l’accès universel aux services de prévention, traitements, soins et soutiens contre le VIH, le Guyana a dévoilé les nouveaux principes, normes et directives nationaux de son action de prévention contre le virus.
« D’ici 2020, le Guyana doit avoir nettement progressé dans l’élimination du VIH qui est un problème majeur de santé publique », a déclaré le Dr Leslie Ramsammy, Ministre de la Santé du Guyana.
Ces principes, normes et directives résultent du travail mené depuis deux ans sous la conduite du Programme national sur le sida du Ministère de la Santé, en étroite collaboration avec l’ONUSIDA. Les normes de qualité retenues par l’action de prévention du Guyana contre le VIH se conforment pleinement à l’appel lancé par le Directeur exécutif de l’ONUSIDA en faveur d’une « révolution de la prévention » pour réduire le nombre des nouvelles infections par le VIH à l’échelle mondiale.
« La prévention est une priorité centrale. Nous devons construire une structure impérieuse en matière de prévention. Elle doit avoir l’égalité et les droits humains pour fondements. Elle doit reconnaître l’importance des ripostes qui sont ajustées aux épidémies locales et incluent des stratégies biomédicales, comportementales et structurelles tout en impliquant, à dessein, leurs bénéficiaires », a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé.
Selon l’ONUSIDA, les principes, normes et directives nationaux sur la prévention contre le VIH constituent une avancée importante vers l’élargissement des actions de prévention contre le virus au Guyana. Ils doivent aussi servir de modèles aux autres pays de la région. Les directives constituent une référence pour l’évaluation de la qualité des programmes de prévention mis en œuvre.
Le Guyana se dote de principes, normes et directi
Reportages:
La cinquième Conférence sur la recherche dans le domaine de la santé aux Amériques met l’accent sur la prévention du VIH (11 mai 2009)
Des salons de coiffure et des salons de beauté favorisent l’éducation sur le VIH au Guyana (26 mars 2009)
Le Guyana lance la coalition nationale ‘foi et VIH’ (17 décembre 2008)
Liens externes:
Programme national sur le sida du Guyana (en anglais)
Publications:
Les principes, normes et directives nationaux du Guyana sur la prévention contre le VIH (pdf, 1.29 Mb) (en anglais)
Feature Story
Un sommet engage des dirigeants religieux dans la riposte au VIH
23 mars 2010
23 mars 2010 23 mars 2010
Rev. Gunnar Stålsett, Bishop Emeritus of the Church of Norway (right) with His Holiness Abune Paulos signing the personal commitment to action at the Summit of High Level Religious Leaders on the Response to HIV. 22-23 March, The Netherlands.
Credit: UNAIDS
Un Sommet de haut niveau des dirigeants religieux sur la riposte au VIH a eu lieu a aux Pays-Bas du 22 au 23 mars. Les participants ont exploré les possibilités offertes aux dirigeants religieux dans la promotion de l’accès universel aux services de prévention, traitements, soins et soutiens contre le VIH au sein de leurs communautés. Ils se sont également élevés contre la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le VIH. Le sommet a réuni quelque quarante dirigeants des religions bahaï, bouddhiste, chrétienne, hindoue, juive, musulmane et sikh aux côtés des Directeurs exécutifs du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), des Ambassadeurs pour le sida des Pays-Bas et de Suède, des responsables et représentants de réseaux de personnes vivant avec le VIH et d’organisations engagées dans la riposte au VIH.
Dans son discours lors de la cérémonie d’ouverture, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a déclaré : « lorsque je parcours le monde, je constate que l’injustice sociale progresse de manière tangible. L’accroissement des disparités économiques, des inégalités et des injustices sociales est un phénomène mondial. Son impact est principalement ressenti par les segments les plus pauvres de la société et il affecte les femmes, les filles et les personnes exclues. L’injustice sociale ne fait qu’accentuer la vulnérabilité des personnes fragilisées et les éloigne encore davantage des services contre le VIH. J’espère de tout cœur que cette réunion suscitera un appel à l’action et permettra à ces services d’être disponibles pour tous et d’enrayer la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Un monde où les bébés ne naîtront plus avec le VIH sera un monde qui a retrouvé toute sa noblesse. »
J’espère de tout cœur que cette réunion suscitera un appel à l’action et permettra à ces services d’être disponibles pour tous et d’enrayer la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Un monde où les bébés ne naîtront plus avec le VIH sera un monde qui a retrouvé toute sa noblesse.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
Durant le sommet, les participants ont abordé la réalité des stigmatisations et discriminations qui perdurent au sein des communautés de croyants et dans la société en général. Ils ont identifié les meilleures pratiques permettant de renforcer le rayonnement et l’action des dirigeants religieux et d’établir une collaboration parmi les différentes religions et avec les secteurs engagés dans la riposte au VIH.
« Les dirigeants réunis lors de ce sommet sont à même d’inspirer et de susciter le changement – au sein de leurs communautés, parmi les peuples et à travers le monde », a déclaré le révérend Richard Fee, président du Conseil de l’Alliance Œcuménique « Agir ensemble » et Secrétaire général de l’Agence « Vie et Mission » de l’Église presbytérienne du Canada. « Alors que ‘la lassitude liée au sida’ se fait durement sentir, ils ont la faculté de stimuler ardemment les efforts menés contre cette maladie qui poursuit son avancée sous l’action conjuguée du silence, de la peur, de la violence et de l’injustice. »
Depuis le début de l’épidémie de VIH, les communautés religieuses, églises, mosquées, temples, hôpitaux et cliniques ont assuré un soutien de proximité auprès des personnes qui vivent avec le VIH ou qui sont affectées par le virus. L’expansion de leur rayonnement peut fortement changer la vie de nombreuses personnes et leurs prises de position sur les responsabilités liées au sida peuvent exercer un impact profond au sein de leur communauté et à l’échelle mondiale.
Les participants ont affirmé dans leur déclaration finale « le caractère urgent » de la promotion et du renforcement de la riposte au VIH. Cette riposte inclut « la prévention globale » parallèlement à la recherche de l’accès universel aux traitements, soins et services de soutien. La déclaration appelle au « respect universel des droits humains de toutes les personnes qui vivent avec l’infection du VIH, sont affectées par elle ou y sont exposées » ainsi qu’au « respect de la dignité de chaque personne humaine ». Les dirigeants ont également encouragé « une mobilisation sociale importante » pour soutenir les services destinés aux femmes pour l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
Les dirigeants religieux ont en outre rédigé et signé une promesse d’engagement, lequel vise à renforcer les efforts qu’ils mènent dans la riposte au VIH. Cet engagement prévoit ainsi de leur part qu’ils « approfondissent le sérieux de leur action auprès des personnes qui vivent avec le VIH », « agissent avec détermination en faveur de la protection des droits humains au sein de leur communauté de foi et dans leur collaboration avec les autres dirigeants religieux » et « influencent les processus de décision locaux, nationaux, régionaux et mondiaux sur le VIH ».
Le Dr Thoraya Ahmed Obaid, Directrice exécutive du FNUAP, a déclaré dans son discours de clôture que « le travail mené en commun démontre que les interventions peuvent réussir et perdurer si les changements sont inclusifs, s’ils émanent des communautés religieuses et cultures des populations, si les personnes de tous âges qui vivent avec(ou sans) le VIH se sentent en sécurité dans leur état de vie, si elles sont pleinement engagées, et si tous les partenaires sont appréciés et respectés avec équité. »
L’évènement a été présidé conjointement par sa sainteté Sri Sri Ravi Shankar, l’initiateur de la Fondation « Art de vivre », le rabbin David Rosen, Directeur des affaires interreligieuses du Comité juif américain, Mme Nyaradzayi Gumbonzvanda, Secrétaire générale de la « World YWCA » et le révérend Gunnar Stålsett, évêque émérite de l’Église de Norvège.
Le sommet a été organisé par l’Alliance Œcuménique « Agir ensemble » et Cordaid, avec le soutien du Ministère hollandais des Affaires étrangères, de l’ONUSIDA, du Réseau international des dirigeants religieux vivant avec le VIH ou le sida ou étant personnellement affectés par le virus (INERELA+), de la Campagne mondiale contre le sida et du Conseil européen des dirigeants religieux (Religions pour la paix).
Un sommet engage des dirigeants religieux dans la
Centre de presse:
Déclaration finale des dirigeants religieux
Discours:
Reportages:
UNAIDS launches framework for partnership with religious organizations (7 décembre 2009)
Liens externes:
Alliance Oecuménique "Agir Ensemble"
Cordaid
Publications:
Engaging Faith-Based Organizations for the MDGs: the UN Experience (pdf, 393 Kb.) (en anglais)
Mettre en place des partenariats efficaces: un guide pour lutter avec les organisations d’inspiration religieuse contre le VIH et le SIDA (pdf, 950 Kb.)
HIV prevention, care and support across faith-based communities
UNAIDS Reference Group on HIV and Human Rights statement on anti-homosexuality laws and prosecutions (pdf, 61.4 Kb.). (en anglais)
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27 septembre 2023
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La prévention contre le VIH prend la route
22 mars 2010
22 mars 2010 22 mars 2010
Photo. Banque Mondiale
En Afrique de l’Ouest, le réseau routier est souvent considéré comme un élément vital du tissu socio-économique. Il est pourtant aussi un lieu de transmission du VIH. Un programme ambitieux, le projet Corridor de transport Abidjan-Lagos (ALCO), lancé par la Banque mondiale, a constaté de nets progrès dans l’aide visant à réduire la vulnérabilité au VIH des personnes vivant et travaillant le long de cet axe routier. Les résultats, opportunités et difficultés d’ALCO sont analysés dans un rapport récent de la Banque mondiale, dans le cadre de sa série de publications HIV/AIDS in Africa: Getting Results series.
Le rapport révèle que la prévalence du sida est plus élevée dans le secteur des transports que parmi la population en général. La nécessité d’une intervention efficace a été mise en évidence du fait que près de quatorze millions de personnes se déplacent chaque année le long de ce corridor de 1.000 kilomètres.
Le projet ALCO, mis au point en 2004 et financé depuis 2007 par une subvention du Fonds mondial, a identifié les situations menant à des comportements à risques le long de la route qui s’étend de la Côte d’Ivoire au Nigeria. De nombreux conducteurs de camion et travailleurs itinérants, par exemple, sont souvent loin de leur domicile familial et multiplient le nombre de leurs partenaires. Ces travailleurs incluent les personnes liées au travail du sexe et celles qui vivent le long de l’autoroute et près des lieux de halte routière.
L’objectif du projet était de fournir des services de prévention contre le VIH aux personnes résidant de façon permanente ou temporaire dans ces zones, comme les conducteurs de camion, les personnes liées au travail du sexe, les voyageurs et itinérants, les populations frontalières et le personnel militaire et douanier.
Plan du projet
De multiples partenaires ont participé au projet, notamment des gouvernements nationaux et locaux et les secteurs de la santé et des transports. Les parties prenantes ont été réunies à plusieurs niveaux et suivant des préoccupations et priorités elles aussi différentes. Au total, 87 organismes de mise en œuvre ont été engagés aux côtés de la Banque mondiale qui assurait un soutien technique ciblé. Selon le rapport, le soutien technique et financier de l’ONUSIDA a joué un rôle crucial dans la réalisation du projet.
Le programme comprenait trois facettes. La première a inclus la prévention contre le VIH en se concentrant sur le changement des comportements, l’accroissement de la sensibilisation autour du VIH et la distribution de préservatifs. En trois ans et demi, plus de 600 points de vente de préservatifs ont été installés le long de la route et près de neuf millions de préservatifs ont été distribués.
La deuxième composante, qui porte sur les soins et le soutien, a instauré des services volontaires de conseil et de tests sur le VIH, des soins adaptés aux communautés locales, un dépistage des infections opportunistes et sexuellement transmissibles et la fourniture de traitements antirétroviraux.
Le dernier aspect du projet a institué une coordination, des formations et des politiques multinationales pour optimiser les avantages liés à la réalisation multilatérale d’un projet régional et réduire les longues attentes aux postes de frontières.
Results
Plusieurs enseignements ont été tirés, notamment sur l’importance de la participation active des personnes vivant avec le VIH. Le Réseau ouest-africain des personnes vivant avec le VIH/sida a été un partenaire central à cet égard. Selon les administrateurs du projet, l’engagement entier des personnes vivant avec le VIH et leur sentiment d’appropriation du projet les ont aidés à le mener à bien. Il y a également eu une stratégie de communication harmonisée entre les pays participants. Attentive aux aspects concrets, elle a fourni des échanges de messagerie pertinents, salué la participation des communautés et l’engagement des gardes-frontières, développé les capacités en communication des prestataires de services traditionnels et non-traditionnels et accordé une attention spéciale aux questions liées à l’égalité des sexes.
Au terme de la première phase du projet, quelque 28.000 personnes avaient sollicité des services volontaires de conseil et de tests sur le VIH le long du corridor et près de 1.500 résidents de communes frontalières avaient suivi une formation pour militer activement en faveur de l’information, de l’éducation et de la communication sur le sida au niveau communautaire.
Les connaissances sur la prévention contre le VIH ont considérablement augmenté parmi les populations impliquées pour passer de 50-68 % à 83-88 %. L’utilisation de préservatifs a sensiblement augmenté. La prévalence des autres infections sexuellement transmissibles a nettement reculé parmi les personnes liées au travail du sexe. Autre effet positif : l’engagement accru en faveur de programme contre le sida dans le cadre professionnel du secteur des transports.
Difficultés
Le projet n’a pas été sans difficulté. Des fournitures pour le programme à l’établissement des mécanismes, en passant par l’instauration de nouveaux partenariats, tout a dû être créé de toutes pièces. La mise sur pied des capacités de base a été décrite par le rapport comme étant difficile et coûteuse. La nature multilatérale du projet a aussi nécessité un effort considérable de coordination, des délais très longs, beaucoup de diplomatie et la pratique professionnelle de l’anglais, du français et d’un éventail de langues locales.
Le projet Corridor a toutefois permis aux personnes vivant le long de la voie de transport ouest-africaine qui relie Abidjan à Lagos d’améliorer concrètement leurs connaissances sur le VIH et leur comportement à son égard. La subvention de suivi sur cinq ans du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme fait tout son possible pour garantir la pérennité de ce succès.
Selon le rapport, “les contributions les plus importantes au projet du Corridor Abidjan-Lagos sont probablement celles liées à la fourniture de programmes de prévention contre le VIH aux populations isolées et vulnérables et à l’établissement d’une plateforme d’intégration régionale fonctionnant par-delà les questions de sida et du transport ».
La prévention contre le VIH prend la route
Coparrainants:
Reportages:
La Banque mondiale publie un guide de prévention du VIH visant le secteur des transports en Afrique (6 juillet 2009)
Liens externes:
More on the World Bank’s sub-Saharan Africa Transport Policy Programme (SSATP)
World Bank’s AIDS work in Africa
Publications:
Étendre la prévention contre le VIH au-delà des frontières : Le projet du Corridor Abidjan-Lagos contre le VIH/sida (pdf, 487.6 Kb.) (en anglais)
Présentation des rôles et responsabilités pour les stratégies de prévention contre le VIH des projets liés au secteur des transports (pdf, 716.4 Kb.) (en anglais)
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Un rapport de l’OMS révèle un accroissement des cas de tuberculose pharmacorésistante
19 mars 2010
19 mars 2010 19 mars 2010
Le rapport mondial de l’OMS inclut pour la première fois une évaluation des progrès que les pays accomplissent dans le dépistage et le traitement de la tuberculose multirésistante.
Près d’un quart des personnes vivant avec la tuberculose dans certaines régions du monde ne peuvent plus être soignées selon la posologie habituelle. Telle est la rude conclusion d’un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la Santé qui estime à 440.000 le nombre de personnes atteintes d’une tuberculose multirésistante (tuberculose-MR) en 2008, un tiers d’entre elles étant aujourd’hui décédées.
Le rapport Multidrug and Extensively Drug-Resistant Tuberculosis (M/XDR-TB): 2010 Global Report on Surveillance and Response présente des données provenant de 114 pays. Il souligne que, d’après les estimations, près de la moitié des cas de tuberculose-MR surviennent en Chine et en Inde. Les estimations portent à 69.000 le nombre des nouveaux cas en Afrique.
Le rapport explore également le lien existant entre le VIH et la tuberculose-MR et constate que la tuberculose pharmacorésistante affectant les personnes vivant avec le VIH a été largement notifiée dans certains établissements comme les hôpitaux. Il indique en outre que dans trois pays d’Europe de l’Est (l’Estonie, la Lettonie et la République de Moldova), les patients tuberculeux qui sont aussi infectés par le VIH s’avèrent présenter un risque accru de développer une tuberculose multirésistante, par rapport aux tuberculeux ne vivant pas avec le VIH. Des recherches menées en Lituanie, en Ukraine et au Mozambique arrivent aux mêmes conclusions. Il faudrait conduire d’autres recherches pour savoir avec certitude si ces résultats pourraient s’appliquer à l’échelle mondiale. Le rapport constate qu’aucune donnée n’a été reçue de la part des pays les plus touchés par le VIH.
Selon l’ONUSIDA, les personnes séropositives sont particulièrement vulnérables à l’impact de la tuberculose et de la tuberculose multirésistante. Elles présentent un risque accru de développer la maladie et de subir de lourds effets secondaires. Lorsque c’est le cas, leur espérance de vie est souvent plus limitée. Le VIH et la tuberculose sont si étroitement liés que l’on parle souvent de « co-épidémie ». Afin d’assurer une riposte appropriée aux deux épidémies et d’empêcher la multiplication des cas de pharmacorésistance, l’unification des services liés à la tuberculose et au VIH doit être prioritaire dans tous les programmes luttant contre les deux infections.
La prévention auprès des personnes vivant avec le VIH et mortellement infectées par la tuberculose constitue l’un des neuf domaines prioritaires du Cadre de résultats de l’ONUSIDA, 2009-2011.
Selon le rapport de l’OMS, les estimations évaluent à 7 % seulement la part des patients chez lesquels la tuberculose-MR a été diagnostiquée. Photo: OMS/D.Orr
Le rapport mondial de l’OMS inclut pour la première fois une évaluation des progrès que les pays accomplissent dans le dépistage et le traitement de la tuberculose multirésistante. Six nations font l’objet d’une attention spéciale. Le Bangladesh est l’un des rares pays en développement à mener une surveillance continuelle sur les cas de tuberculose, lesquels étaient précédemment traités par des services restreints. La Chine a transmis les conclusions de sa toute première étude sur la pharmacorésistance et l’Ethiopie a été une pionnière dans l’introduction de tests moléculaires rapides de laboratoire. Le Népal et la Roumanie ont tous deux des programmes de traitement qui fonctionnent bien pour la tuberculose multirésistante et l’Afrique du Sud a procédé à des changements de politique pour améliorer la prise en charge et les soins des personnes vivant avec la maladie.
Bien que certains pays aient connu de grandes avancées, les progrès réalisés à l’échelle mondiale pour endiguer la tuberculose multirésistante demeurent timides. Selon le rapport de l’OMS, les estimations évaluent à 7 % seulement la part des patients chez lesquels la tuberculose-MR a été diagnostiquée.
Le coût très élevé du traitement de cette forme de maladie suscite de grandes inquiétudes. Le prix des médicaments est à lui seul 50 à 200 fois plus cher que celui d’un patient dont la tuberculose est sensible. L’OMS soutient néanmoins que le traitement de la tuberculose-MR s’avère économique.
Selon le rapport, il est urgent de fournir des posologies dont l’effet est moins lent que la durée actuelle de deux ans, d’améliorer l’équipement des laboratoires et d’assurer l’accès aux diagnostics et traitements rapides. L’OMS lance un projet sur cinq ans qui vise à doter en tests rapides les laboratoires spécialisés dans la tuberculose de quelque trente pays. Elle travaille également en étroite collaboration avec un certain nombre d’organisations pour élargir l’accès aux traitements et sauver davantage de vies.
Remarque : La tuberculose multirésistante (tuberculose-MR) résiste à la rifampicine et à l’isoniazide, les deux antituberculeux les plus puissants. La tuberculose ultrarésistante (tuberculose-XDR) est une tuberculose-MR qui résiste à deux des trois classes de traitements de deuxième intention contre la tuberculose.
Un rapport de l’OMS révèle un accroissement des c
Coparrainants:
Organisation Mondiale de la Santé
Partenaires:
Stop TB Partnership (en anglais)
Reportages:
Appel à une action mondiale contre la menace de tuberculose pharmacorésistante (3 avril 2009)
Appel en faveur d’un financement intégral du Fonds mondial (31 mars 2009)
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA rencontre les directeurs des programmes antituberculeux et la société civile (26 mars 2009)
Elargissement et intensification nécessaires du dépistage intégré de la tuberculose et du VIH pour lutter contre des épidémies liées (24 mars 2009)
Augmentation du nombre de décès dus à la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH (17 mars 2008)
La TB-MR est plus courante parmi les personnes vivant avec le VIH (28 fevrier 2008)
Publications:
Multidrug and Extensively Drug-Resistant Tuberculosis (M/XDR-TB): 2010 Global Report on Surveillance and Response (pdf, 850 Kb) (en anglais)
Feature Story
L’impact disproportionné du VIH sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes aux Etats-Unis souligne la nécessité d’améliorer les interventions sur le terrain
18 mars 2010
18 mars 2010 18 mars 2010
La nouvelle analyse des données publiée le 10 mars par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des Etats-Unis souligne l’impact disproportionné du VIH et de la syphilis sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dans ce pays.
La nouvelle analyse des données publiée le 10 mars par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des Etats-Unis souligne l’impact disproportionné du VIH et de la syphilis sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dans ce pays. Présentées lors de la Conférence nationale sur la prévention des MST 2010 des CDC, les données ont révélé que le taux de nouveaux diagnostics d’infection à VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) aux Etats-Unis est plus de 44 fois supérieur à celui des autres hommes et plus de 40 fois supérieur à celui des femmes.
« Bien que l’on ait conscience depuis longtemps que les gays et les hommes bisexuels paient le plus lourd tribut au VIH et à la syphilis, cette analyse révèle l’ampleur considérable des disparités entre cette population et les autres en termes de santé » a déclaré le Dr Kevin Fenton, Directeur du Centre national pour le VIH/sida, l’hépatite virale, les MST et la prévention de la tuberculose des CDC. « Il est évident que nous ne parviendrons pas à stopper l’épidémie de VIH aux Etats-Unis tant que chaque communauté affectée et les responsables sanitaires au niveau national n’accorderont pas la priorité aux besoins des gays et des hommes bisexuels en leur destinant des efforts de prévention ».
Selon les CDC, de nombreux facteurs contribuent au fait que les taux de VIH et de syphilis sont élevés parmi les gays et les hommes bisexuels de ce pays. L’homophobie et la stigmatisation peuvent dissuader les HSH de rechercher des services de prévention, de conseil et de test du VIH, et de traitement. Parmi les autres causes, on peut évoquer un accès limité aux services de prévention, des pratiques sexuelles à moindre risque peu suivies et un manque de vigilance à l’égard du risque d’infection par le VIH dû à l’existence d’un traitement, en particulier parmi les jeunes gays et hommes bisexuels. En outre, le risque de transmission du VIH à l’occasion de rapports sexuels anaux est beaucoup plus élevé que le risque de transmission lors d’autres activités sexuelles.
« C’est comme si l’on avait fait un tour complet pour revenir au point de départ aux Etats-Unis » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Il faut redoubler d’attention pour faire participer les gays et les hommes bisexuels à la programmation de la riposte au sida et à la promotion de celle-ci sur le terrain, et pour répondre aux besoins de prévention du VIH de tous les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ».
Programmes de prévention
Selon l’ONUSIDA, les mesures de prévention du VIH destinées aux HSH devraient inclure une utilisation appropriée et régulière des préservatifs, et un accès à des lubrifiants à base d’eau. Il faut mettre à disposition des services de haut niveau de qualité en rapport avec le VIH, notamment le conseil et le test volontaires dans un environnement non discriminatoire, ainsi que des informations spécifiques et ciblées sur les stratégies de prévention et de réduction des risques conçues pour retenir l’attention des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et répondre à leurs besoins. Il faut fournir davantage de traitements de qualité pour les infections sexuellement transmissibles, qui prévoient notamment des aiguillages vers des services de prise en charge du VIH.
Le Département de la Santé et des Services humains des Etats-Unis indique que les hommes américains considérés globalement sont moins susceptibles de faire appel au système de santé que les femmes. Les hommes ont tendance à ne rechercher des soins que lorsqu’ils sont confrontés à des problèmes de santé très graves. Les HSH qui n’ont pas accès à des services de santé sont susceptibles de ne pas savoir qu’ils sont infectés par le VIH ou une MST, ce qui met en danger leur propre santé. Cette situation est davantage aggravée par la persistance de la stigmatisation et de l’homophobie.
Selon les responsables des CDC, la nouvelle analyse souligne l’importance des efforts de prévention du VIH et des MST ciblant les gays et les hommes bisexuels récemment annoncés dans le cadre du projet de budget national du Président des Etats-Unis pour 2011.
Cette nouvelle analyse constitue une première étape pour évaluer plus complètement l’ampleur des infections à VIH parmi les HSH et d’autres populations aux Etats-Unis. Les CDC élaborent des estimations plus détaillées des taux d’infection chez les HSH, par race et par âge, ainsi que chez les consommateurs de drogues injectables. Au final, ces données pourront être utilisées pour éclairer de manière plus pertinente les stratégies nationales et locales de prévention du VIH et des MST afin de s’assurer que les efforts atteignent les populations qui en ont le plus besoin.
L’impact disproportionné du VIH sur les hommes ay
Discours:
Discours du Directeur exécutif de l’ONUSIDA : « L’accès universel pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes : les vents du changement, des signes d’espoir » (16 septembre 2009) (pdf,34.8 Kb.) (en anglais)
Reportages:
Les stratégies ciblant l’accès universel dans les Caraïbes doivent intégrer les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (16 mars 2010)
Liens externes:
Centres pour le contrôle et la prévention des maladies
%Publications:
Cadre d'action de l'ONUSIDA sur l'accès universel pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles (pdf, 324 Kb) (en anglais)
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La CPLP et l’ONUSIDA signent un accord de coopération pour agir contre l’épidémie de sida
17 mars 2010
17 mars 2010 17 mars 2010
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé et le Secrétaire exécutif de la CPLP, M. Domingos Simões Pereira signent un accord de coopération. 17 mars 2010, Lisbonne, Portugal.
La Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) ont formalisé la coopération contre le sida qu’ils mènent dans les pays de la CPLP par un protocole d’accord. Le protocole a été signé aujourd’hui par le Secrétaire exécutif de la CPLP, M. Domingos Simões Pereira et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé.
« Cet accord renforce la coopération qui existait depuis plusieurs années entre la CPLP et l’ONUSIDA. Nous sommes particulièrement déterminés à promouvoir les droits humains des personnes vivant avec le VIH et à assurer la prévention contre l’infection dans les pays dont la langue officielle est le portugais », a indiqué le Secrétaire exécutif de la CPLP, Domingos Simões Pereira.
Le protocole d’accord vise à mobiliser les ressources techniques, politiques et financières en faveur des réseaux et organisations de la société civile, lesquels incluent les personnes vivant avec le VIH dans les pays lusophones. Il ambitionne d’établir entre ces pays des canaux de partage d’expériences par l’établissement d’une coopération technique horizontale Sud-Sud.
« La coopération Sud-Sud entre les nations lusophones peut contribuer à assurer l’accès universel aux traitements de prévention, soins et services contre le VIH et à stopper sa transmission de la mère à l’enfant », a déclaré M. Sidibé. « Nous pouvons apprendre les uns des autres, en particulier lorsque nous partageons la même vue quant à la manière de détourner le cours de l’épidémie de sida. »
L’accord de coopération s’inscrit dans le cadre des activités menées par le IIIème Congrès de la CPLP sur le VIH/sida et les maladies sexuellement transmissibles, qui se tient à Lisbonne, au Portugal, du 17 au 19 mars.
La CPLP et l’ONUSIDA signent un accord de coopéra
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Contacts
CPLP Portugal : António Ilharco tél +351 21 392 85 60 imprensa@cplp.org
ONUSIDA : Sophie Barton-Knott tél. +41 22 791 1697 bartonknotts@unaids.org
ONUSIDA Genève : Saya Oka tél. +41 22 791 1697 okas@unaids.org
ONUSIDA Brésil : Pedro Chequer | tél. +55 61 3038 9220 chequerp@unaids.org
Liens externes:
Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) (en portugais)
IIIème Congrès de la CPLP sur le VIH/sida et les maladies sexuellement transmissibles (en portugais)
Feature Story
Caraïbes : l’accès universel doit prendre en compte les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes
16 mars 2010
16 mars 2010 16 mars 2010
Bien que les Caraïbes se classent deuxième après l’Afrique subsaharienne pour ce qui est des prévalences du VIH les plus élevées, la plupart des pays de la région sont touchés par des épidémies concentrées, qui frappent certains groupes de façon disproportionnée, notamment les hommes homosexuels et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) en général. Dans bien des pays, les HSH sont victimes d’une terrible stigmatisation sociale et ne sont pas atteints par les services essentiels de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH. Non seulement ces hommes craignent de dévoiler leur orientation sexuelle, mais on les dissuade aussi de se procurer les informations dont ils ont besoin pour réduire leur risque d’infection ou pour acheter des préservatifs.
Un environnement déjà homophobe est souvent accentué par des lois contre la sodomie – ce que possèdent 11 pays des Caraïbes sur 16*. Cela peut contribuer à développer un cadre socioculturel intolérant, dans lequel les HSH sont tenus éloignés des services de conseil et de test VIH et des services d’éducation, qui permettraient pourtant de réduire leur vulnérabilité à l’infection à VIH.
La Jamaïque – un pays doté de lois contre la sodomie – affiche une prévalence du VIH de 32% chez les HSH, contre 1,6% dans l’ensemble de la population. À Trinité-et-Tobago et au Guyana, qui criminalisent aussi les relations sexuelles entre hommes, la prévalence du VIH varie entre 20% et 32%. En revanche, à Cuba, au Suriname, aux Bahamas et en République dominicaine – des pays qui ne sont pas dotés d’une telle législation –, la prévalence du VIH chez les HSH oscille entre 1% et 8%.
D’après les rapports d’activité UNGASS 2007, les programmes de prévention aux Caraïbes touchent moins de 40% des HSH. Dans de nombreux pays de la région, des associations locales demandent instamment que les programmes publics et de la société civile intègrent les questions et organismes liés aux HSH dans la riposte au sida. Des réseaux régionaux, dont le Partenariat Pan-Caraïbe contre le VIH/sida (PANCAP), ont soutenu ces initiatives.
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a plaidé pour la suppression des lois répressives, qui nuisent à la riposte au sida dans cette région.
La lutte contre l’homophobie et la suppression des lois répressives criminalisant les rapports sexuels entre hommes permettent de créer les conditions optimales à la réalisation de l’accès universel.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
« Dans la plupart des pays des Caraïbes qui ne sont pas dotés de lois répressives, la prévalence du VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes se situe entre 1% et 8% », a relevé le Directeur exécutif. « Cette proportion détonne nettement avec la fourchette 20%-32% affichée par les pays qui interdisent les rapports sexuels entre hommes. »
Il poursuit : « La lutte contre l’homophobie et la suppression des lois répressives criminalisant les rapports sexuels entre hommes permettent de créer les conditions optimales à la réalisation de l’accès universel. ».
Une initiative fondée sur la collaboration entre l’ONUSIDA, le PNUD et l’OPS/OMS est en cours de lancement. Il s’agit d’élaborer des stratégies relatives aux droits humains et à l’amélioration de l’accès des HSH et d’autres minorités sexuelles aux services de santé en Amérique latine et aux Caraïbes.
L’ONUSIDA mènera une action régionale aux Caraïbes pour renforcer les programmes de prévention du VIH parmi ces groupes de population et pour établir des liens entre les composantes liées aux droits humains et celles qui ont trait à la prestation de services, en vue d’améliorer leur santé, le respect de leurs droits et leur bien-être.
** Les pays des Caraïbes qui disposent de lois criminalisant les rapports sexuels entre hommes sont : Antigua-et-Barbuda, la Barbade, le Belize, la Dominique, la Grenade, le Guyana, la Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Trinité-et-Tobago. Les pays des Caraïbes qui ne disposent pas de lois criminalisant les rapports sexuels entre hommes sont : les Bahamas, Cuba, la République dominicaine, Haïti et le Suriname.
Source : site Internet de l’ILGA (association internationale des lesbiennes, des gays, des personnes bisexuelles, trans et intersexuelles), consulté le 16 mars 2010.
Caraïbes : l’accès universel doit prendre en comp
Reportages:
Fidji est le premier pays des Iles du Pacifique à dépénaliser l’homosexualité (4 mars 2010)
Publications:
Keeping Score II : Un rapport d’activité en vue de l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui aux Caraïbes (pdf, 2.87 Mb) (en anglais)
