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L'ONUSIDA annonce un montant à la baisse en matière d'investissements pour accélérer l'éradication de l'épidémie du sida

La baisse des montants prévus pour les traitements contre le VIH qui sauvent des vies et des prestations rationalisées entraînent une réduction des coûts ; les besoins en matière d'investissement s'élèvent à 26 milliards USD pour 2020

GENÈVE, 1er avril 2016 — En prévision de la réunion de haut niveau de l'ONU pour en finir avec le sida, l'ONUSIDA avait annoncé de nouveaux besoins en matière d'investissements pour accélérer la lutte contre le virus. Le montant prévisionnel de 26,2 milliards USD pour 2020 est inférieur au montant préalable estimé de 30 milliards USD. De nouvelles découvertes suggèrent que le monde est en mesure d'atteindre d'ambitieux objectifs visant à accélérer la prévention de nouvelles infections par le VIH, la réduction des décès liés au sida et la discrimination avec moins de ressources.

« Dans le cadre de la démarche d'accélération des actions, le monde concentre ses efforts pour réduire rapidement les coûts afin de supprimer les écarts entre les personnes qui ont accès aux services et celles qui sont laissées pour compte, » explique Michel Sidibé, directeur exécutif d'ONUSIDA. « Des fonds intégralement et rapidement mis en œuvre et des investissements anticipés sauveront des vies et nous permettrons d'en finir avec l'épidémie du SIDA d'ici 2030. »

Le nouveau document de référence d'ONUSIDA intitulé Fast-Track—update on investments needed in the AIDS response [Accélération des actions - informations actualisées sur les besoins en matière de lutte contre le SIDA] décrit les améliorations apportées au nouveau modèle en matière d'investissements avec de nouvelles contributions extraites des directives modifiées de 2015 de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en matière de traitement du VIH. Ces recommandations incluent l'application du traitement du VIH à toutes les personnes vivant avec le virus afin de réduire les maladies et les décès, ce qui augmentera le coût total du traitement. Comparées aux directives précédentes, elles suggèrent également de rationaliser les prestations de soins et de soutien afin de réduire les coûts par patient et par an, tout en préservant les normes de qualité nécessaires.

De nouvelles données contribuent aussi à démontrer que des projets à moindre coûts pour les médicaments destinés au traitement du VIH et len matière d'approvisionnement des pays durement touchés compenseront l'investissement accru associé à une couverture plus étendue des traitements.

Ne pas adopter le processus d'accélération des actions se traduirait par 17,6 millions d'infections par le VIH et 10,8 millions de décès liés au sida supplémentaires dans le monde entre 2016 et 2030.

« Le coût de l'inaction est trop élevé. Nous avons une véritable chance d'en finir avec l'épidémie du sida d'ici 2030, » précise Michel Sidibé. « Si nous n'accélérons pas le rythme des actions, des millions de personnes mourront inutilement. Ne pas passer à une vitesse supérieure risque de prolonger l'épidémie indéfiniment. »

Une solidarité mondiale et des responsabilités partagées

Le rapport montre que tous les pays, quelque soit leur revenu économique, devront investir plus. Les ressources disponibles pour la lutte contre le sida dans les pays à revenu faible et intermédiaire étaient de 19,2 milliards USD en 2014. Les nouvelles prévisions dans le rapport montrent qu'il est essentiel d'accroître d'un tiers les investissements locaux et internationaux combinés pour atteindre 26,2 milliards USD en 2020. Après ce montant maximum, les investissements prévisionnels passeront progressivement à 22,3 milliards USD en 2030. Le Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme a annoncé que 13 milliards USD seraient nécessaires entre 2017 et 2019 pour combler les lacunes en matière d'investissement pour traiter ces trois maladies.

Afin d'atteindre les objectifs d'accélération des actions, l'assistance internationale totale annuelle pour le VIH doit augmenter de 2,8 milliards USD par rapport aux niveaux de 2014. Cela se traduit par 1,8 milliard USD supplémentaire pour les pays à faible revenu et 1,9 milliard USD pour les pays à revenu intermédiaire, tandis que l'assistance internationale pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure baisse. L'investissement international annuel restant de 0,5 milliard USD dédié à ces États en 2020 est requis pour les pays où la prévalence du VIH est particulièrement élevée et où des défis sont attendus en ce qui concerne la transition vers l'autonomie et la fourniture de services aux populations clés.

Fondé sur les principes de solidarité mondiale et de responsabilité partagée, le rapport présente les résultats d'une analyse de l'espace fiscal des pays appliquant une accélération de la mise en œuvre des actions. Cette étude indique que la hausse potentielle la plus grande en matière de financement pour la lutte contre le sida pourrait être atteinte en augmentant les budgets de santé nationaux, avec une attribution des services dédiés au VIH proportionnelle à la charge de morbidité nationale. Cela permettrait à la majorité des pays de financer une approche d'accélération des actions. Néanmoins, les pays avec les revenus les plus faibles et la plus forte prévalence de HIV continueront d'avoir besoin de l'aide internationale.

Investir dans les communautés

Un plus grand investissement dans la société civile et des prestations de service à l'échelle locale sont essentiels pour mettre en œuvre la démarche d'accélération des actions. La sensibilisation des populations clés dans les pays à revenu faible et intermédiaire doit augmenter de 7,2 % de l'investissement total d'ici 2020 et les besoins évalués en ressources pour fournir des traitements antirétroviraux à l'échelle locale doivent atteindre 3,8 % de l'investissement total. Les services sociaux, notamment la défense juridique, la mobilisation politique, les réformes de la législation et des politiques, les droits des personnes et la réduction de la stigmatisation, devraient représenter 8 % des dépenses globales d'ici 2020.

Les besoins en matière d'investissement pour la prévention du VIH, notamment la distribution de préservatifs, la prévention de la transmission de la mère à l'enfant, la prophylaxie avant exposition, la circoncision masculine volontaire et des activités de sensibilisation auprès des populations clés, passent de 4,5 milliards USD en 2016 à 7,3 milliards USD en 2020.    

Des premiers résultats indiquent que l'adoption de la démarche visant à accélérer les actions fait ses preuves. Depuis 2012, les niveaux de couverture des services dédiés au HIV ont augmenté et durant la même période, il y a eu une baisse des nouvelles infections par le VIH et des décès imputables au sida. Entre fin 2012 et fin 2014, la couverture des traitements du VIH a augmenté de 3,6 millions (37%) et la couverture annuelle des services destinés à prévenir la transmission du VIH/sida de la mère à l'enfant est passée à 140 000 (16 %) dans les pays à revenu faible ou moyen. Sur la même période, la couverture annuelle de circoncision masculine volontaire a augmenté de 1,4 million (82 %) dans 14 pays prioritaires.

Mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030

Les nouvelles prévisions rapprochent l'humanité des objectifs de développement durable visant à éradiquer le sida en tant que menace sur la santé publique d'ici 2030. Le nombre annuel mondial de nouvelles infections par le VIH baissera de près de 90 % comparé à 2010, et les décès liés au sida de 79 % comparé à 2010.Sur la base des progrès scientifiques, cette diminution des décès devrait pouvoir atteindre les 90 % attendus.

La stratégie d'accélération des actions entre 2016 et 2021 d'ONUSIDA a mis en place un ensemble de trois objectifs orientés sur les personnes ainsi que 10 cibles à atteindre en 2020 pour éradique l'épidémie du sida d'ici 2030. Cette démarche inclut le principe 90–90–90 en matière de traitement pour 2020 où 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur séropositivité, 90 % des personnes informées de leur statut ont accès à un traitement antirétroviral et 90 % qui reçoivent un traitement n'ont plus de charges virales. D'autres objectifs consistent à viser zéro infection chez les enfants et à ce que 90 % des femmes et des hommes, en particulier les jeunes et les personnes vivant dans des lieux à prévalence élevée, aient accès à des services combinés de prévention du VIH et de santé sexuelle et reproductive. Les cibles sont fermement élaborées d'après une démarche qui ne néglige personne et sont fondées sur les principes des droits humains. Si les conditions sont respectées, les résultats en matière de santé des individus seront nettement améliorés.

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L’ONUSIDA va collaborer à une nouvelle plateforme de technologie mobile afin d’améliorer la collecte de données et de promouvoir la lutte contre le VIH

GENÈVE, 8 mars 2016 – L’ONUSIDA et l’opérateur de télécommunications Orange viennent de signer un protocole d’accord de collaboration qui porte sur un nouveau projet destiné à renforcer les liens entre les prestataires de soins et les personnes vivant avec le VIH et affectées par le virus grâce à l’utilisation de la technologie mobile.

La technologie mobile servira à améliorer les services de prise en charge du VIH afin de garantir la rétention des patients suivis et l’observance des traitements. Elle contribuera également à l’éradication de la stigmatisation et de la discrimination. Des données seront collectées et analysées, les lacunes des services identifiées et des mesures prises pour améliorer la qualité des soins des personnes vivant avec le VIH et affectées par le virus. Les informations collectées resteront anonymes et leur confidentialité totalement préservée.

« Pour atteindre les ambitieux objectifs d’accélération de l’ONUSIDA d’ici à 2020, les pays doivent innover » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Ce partenariat avec Orange permettra aux pays de bénéficier d’une technologie de pointe, simple d’utilisation et qui présente un bon rapport coût-efficacité afin d’assurer la fourniture des meilleurs services aux personnes vivant avec le VIH et affectées par le virus ».

L’ONUSIDA et ses partenaires utiliseront la plateforme Internet Mobile Training EveryWhere (M-Tew) d’Orange qui a été conçue pour être pleinement intégrée aux systèmes de santé et mise en œuvre à grande échelle. La plateforme M-Tew permettra aux travailleurs de santé de communiquer avec les personnes qui participent à des programmes de soins grâce à des SMS ou par téléphone et messagerie vocale. Les professionnels de santé pourront adresser des messages, réaliser des enquêtes par SMS ou de vive voix afin d’évaluer la manière dont les utilisateurs perçoivent la qualité des services et de répondre aux questions par le biais d’un centre d’appel virtuel.

La technologie est simple d’utilisation et les personnes participant au projet auront uniquement besoin d’un téléphone mobile de base et d’une connexion 2G pour envoyer et recevoir des messages, sans qu’il soit nécessaire de télécharger une application ou d’avoir une connexion à Internet.

Une phase pilote de quatre mois débutera à la fin mars 2016 à Abidjan (Côte d’Ivoire) et portera sur 1 000 personnes vivant avec le VIH participant à des programmes de traitement contre le virus. Les personnes les plus durement touchées par le VIH, notamment 300 professionnel(le)s du sexe et hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, participeront à l’étude pilote.

« Le président Alassane Ouattara a lancé un appel pour que l’on réduise à moins de 1 % la prévalence du VIH en Côte d’Ivoire d’ici à 2020 » a déclaré Mme Raymonde Goudou-Coffie, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de Côte d’Ivoire. « Nous nous sommes engagés à atteindre cet objectif et cette nouvelle plateforme nous aidera à accélérer nos efforts pour garantir la réalisation de cet ambitieux objectif ».

L’ONUSIDA collaborera à ce projet avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique de Côte d’Ivoire, le District autonome d’Abidjan, Orange Côte d’Ivoire et des partenaires de la société civile, y compris des organisations de personnes vivant avec le VIH. Après la phase pilote, le projet sera plus largement déployé dans les établissements de santé d’Abidjan et il est prévu qu’il soit étendu à d’autres pays prioritaires de la région.

Le partenariat promouvra les efforts d’accélération de la riposte au VIH afin de mettre un terme à l’épidémie de sida en tant que menace de santé publique à l’horizon 2030. Pour y parvenir, de nouvelles innovations seront nécessaires, de même que des investissements en amont sur les cinq prochaines années, la réalisation de l’objectif de traitement 90-90-90 de l’ONUSIDA, l’élargissement de l’accès aux services de prévention du VIH et l’éradication de la discrimination. 

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Compte à rebours pour la Réunion 2016 de haut niveau sur l'éradication du sida de l'Assemblée générale des Nations Unies

D'ici moins de 100 jours, des dirigeants du monde entier vont se rencontrer à New York et concentrer leurs efforts sur les façons de mettre fin une bonne fois pour toutes à l'épidémie du SIDA

GENEVE, le 2 mars 2016 — D'ici moins de 100 jours, la Réunion de haut niveau sur l'éradication du sida de 2016 de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies se tiendra à New York, aux États-Unis d'Amérique. La réunion, qui aura lieu du 8 au 10 juin, concentrera son attention sur l'importance d'accélérer la lutte contre le VIH au cours des cinq prochaines années afin de guider le monde vers la suppression de l'épidémie du SIDA d'ici 2030 dans le cadre des Objectifs de développement durable.

La réunion sera dirigée par le Président de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies, Mogens Lykketoft, et animée conjointement par Jürg Lauber, Représentant permanent de la Suisse auprès de l'Organisation des Nations unies, et Patricia Mwaba Kasese-Bota, Représentante permanente de la Zambie auprès de l'Organisation des Nations Unies.

« Nous sommes à un moment crucial de la lutte contre l'épidémie du SIDA, » explique Mr Lykketoft. « Tous les États membres doivent travailler ensemble à l'élaboration d'une déclaration politique forte qui créera les conditions requises pour accélérer les actions et mettre fin à l'épidémie du SIDA d'ici 2030. »

L'approche Fast-Track de l'ONUSIDA contient un ensemble d'objectifs assortis de délais, notamment pour ce qui est de réduire le nombre de personnes nouvellement infectées par le VIH évalué à 2 millions en 2014 à moins de 500 000 en 2020, ainsi que le nombre de décès liés au SIDA qui était de 1,2 million en 2014 à moins de 500 000 en 2020 et d'éliminer la discrimination liée au VIH.

« D'ici les cinq prochaines années, nous avons une fragile fenêtre d'opportunité pour passer à une vitesse supérieure et accélérer fermement la riposte mondiale contre le VIH afin d'en finir avec l'épidémie du SIDA, » a déclaré Michel Sidibé, le directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Cette réunion est essentielle afin d'exploiter la dynamique que nous avons mise en place et de renforcer l'engagement mondial quant à l'éradication définitive de l'épidémie ».

Le monde a un besoin urgent d'accroître maintenant les investissements en matière de lutte contre le VIH ou nous risquons de perdre les grands succès obtenus les 15 premières années de ce millénaire. En 2015,

21,7 milliards US$ ont été investis dans la lutte contre le SIDA dans des pays à revenus faibles et moyens. Ces investissements doivent augmenter au fil des ans à partir de 2015, jusqu'à représenter au maximum 40 % de plus en 2020, afin d'atteindre les objectifs de la démarche « Fast-Track ». Adopter cette conduite accélérée qui consiste à cibler les lieux géographiques et les populations et à réaffecter les ressources là où il y en a le plus besoin garantira l'accès aux services de prévention et de traitement du VIH aux personnes les plus affectées. Atteindre tous les objectifs Fast-Track dans les temps permettrait que les besoins globaux estimés en matière de ressources commencent à diminuer dès 2021. Sans ces investissements en amont, l'épidémie risque de se prolonger indéfiniment.

Lors de la dernière Réunion de haut niveau de l'Assemblée générale consacrée au VIH/sida, tenue en 2011, les dirigeants mondiaux avaient fixé un ambitieux objectif qui consistait à donner accès à un traitement antirétroviral à 15 millions de personnes avant la fin de l'année 2015. Le Secrétaire général des Nations Unies, Mr Ban Ki-moon, a annoncé l'an dernier que non seulement l'objectif avait été atteint sinon dépassé, avec près de 16  millions de personnes ayant accès à un traitement antirétroviral à la fin du premier semestre de 2015, soit le double du chiffre de 2011.

Dans les semaines qui vont précéder la réunion du mois de juin, des personnes vivant avec et touchées par le VIH, la société civile, le secteur privé, les gouvernements et les organismes régionaux se rencontreront dans le cadre d'une série de réunions et d'évènements afin de réaffirmer les priorités de la lutte contre le VIH.

Le Compte à rebours pour la Réunion 2016 de haut niveau sur l'éradication du sida de l'Assemblée générale des Nations Unies sera suivi de près sur le site Internet de l'ONUSIDA, illustré par des messages de partenaires du monde entier qui exprimeront ce que signifie pour eux l'éradication du SIDA.

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Célébrer l'individualité et se distinguer pour la journée Zéro discrimination

Optons pour la diversité, la compréhension et le respect de nos différences, aidons-nous les uns les autres

GENÈVE, 25 février 2016 — Le 1er mars, des personnes du monde entier vont se retrouver pour célébrer la journée Zéro discrimination. Le thème de cette année est Distinguez-vous et encourage chacun d'entre nous à lutter en faveur de sociétés équitables et justes.

La discrimination reste largement répandue — genre, nationalité, âge, origine ethnique, orientation sexuelle ou religieuse peuvent malheureusement être à l'origine d'une certaine forme de discrimination. Seulement dans quatre pays sur dix dans le monde entier, le même nombre de filles et de garçons ont accès à l'enseignement secondaire et 75 pays ont des lois qui pénalisent les relations sexuelles entre personnes du même sexe.

« Lorsque les plus marginalisés et vulnérables sont confrontés à la discrimination et aux abus, nous sommes tous fragilisés, », exprime le secrétaire général des Nations Unions Ban Ki-moon. « Les Nations Unies sont fermement attachées au respect des droits de la personne et de la dignité humaine. »

Fort est de constater que la discrimination dans les centres médicaux reste largement répandue. Imaginez une jeune femme récemment testée positive au VIH dont le médecin lui dit qu'elle doit de se faire stériliser, une travailleuse du sexe subissant des actes de violence ou des mauvais traitements de la part d'un membre du personnel soignant, une personne handicapée à qui l'on refuse l'accès à des conseils adéquats sur sa santé sexuelle, un homosexuel terrifié à l'idée de confier sa sexualité à du personnel médical, le décès d'un consommateur de drogue injectable parce qu'on lui a refusé un traitement ou une personne transgenre qui fait une tentative de suicide parce qu'elle n'a pas été acceptée dans une clinique.

Les centres médicaux devraient être considérés comme des environnements bienveillants et sûrs, pour autant, de telles situations se rencontrent trop fréquemment dans le monde. Tout obstacle interdisant l'accès à des établissements de santé, notamment pour le dépistage, les services de soin et de traitement doit être supprimé. L'accès à la santé doit être ouvert à tous. L'ONUSIDA a mis en place un partenariat avec l'Alliance mondiale pour les personnels de santé de l'Organisation mondiale de la santé afin de développer un plan d'action visant à mettre fin à la discrimination en milieu médicalisé.

« Pour la journée Zéro discrimination, faisons la différence et mobilisons-nous, ensemble pour le droit de vivre sans subir de stigmatisation et de discrimination », propose Michel Sidibé, directeur exécutif d'ONUSIDA. « En célébrant la diversité, nous pouvons transformer l'avenir. »

La journée Zéro discrimination de cette année invite ardemment les personnes à valoriser et à adhérer au principe de la diversité tout en reconnaissant l'ensemble des divers talents et compétences que chaque individu porte en lui ; des talents qui enrichissent la société et renforcent la communauté. Accueillir la diversité sous toutes ses formes consolide la cohésion sociale et apporte des avantages précieux aux sociétés dans le monde.

Les personnes peuvent exprimer leur soutien au principe de #zérodiscrimination avec des dessins, des photos, des enregistrements audio et des vidéos. Les contributions peuvent être publiées sur Facebook, Twitter et Instagram afin d'illustrer des histoires personnelles visant à surmonter la discrimination. Plusieurs artistes, concepteurs et illustrateurs ont créé des œuvres originales apportant leur propre regard sur zéro discrimination — consulter @unaidsglobal on Instagram.

Journée Zéro Discrimination

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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA nomme Madame Tobeka Madiba Zuma, Première dame d’Afrique du Sud, Ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA pour la santé des femmes, des jeunes et des enfants

PRETORIA/GENÈVE, 2 décembre 2015 — Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a nommé Madame Tobeka Madiba Zuma, Première dame d’Afrique du Sud, Ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA pour la santé des femmes, des jeunes et des enfants. Durant la cérémonie qui s’est tenue à Pretoria (Afrique du Sud), M. Sidibé et Mme Zuma ont également signé un protocole d’accord entre l’ONUSIDA et la Fondation Tobeka Madiba Zuma (Fondation TMZ) afin de renforcer la collaboration entre ces deux entités.

La position d’Ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA de Mme Zuma lui permettra de s’exprimer sur des questions relatives à la santé sexuelle et reproductive des femmes, en particulier sur la prévention du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes.

« Je suis enchanté d’être ici avec Mme Zuma, Première dame d’Afrique du Sud, pour rendre hommage aux efforts qu’elle a engagés pour améliorer la vie des femmes et des filles en Afrique du Sud, ainsi que pour la nommer Ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA pour la santé des femmes, des jeunes et des enfants » a déclaré M. Sidibé. « L’ONUSIDA continuera de la soutenir dans son excellent travail ».

En tant que fondatrice et présidente de la Fondation TMZ, Mme Zuma dirige d’importantes activités de plaidoyer en faveur de la santé des femmes, dont certaines sont notamment axées sur la lutte contre le VIH, la tuberculose et les cancers du sein et du col de l’utérus.

« Je voudrais remercier l’ONUSIDA pour sa collaboration avec moi-même et la Fondation TMZ au cours des dernières années. Je souhaiterais également remercier mon époux, le Président Jacob Zuma, pour les mesures audacieuses qu’il a prises pour nous conduire du déni à l’acceptation de nos responsabilités vis-à-vis l’épidémie de VIH » a déclaré Mme Zuma. « Je suis heureuse et honorée, et je m’engage à utiliser ma position de Première dame d’Afrique du Sud pour renforcer la prise de conscience face à ces problèmes ».

Les adolescentes et les jeunes femmes de 15 à 24 ans d’Afrique du Sud sont beaucoup plus exposées au risque d’infection à VIH. On estime que les nouvelles infections parmi les adolescentes et les jeunes femmes de ce groupe d’âge représentent un quart de l’ensemble des nouvelles infections à VIH en Afrique du Sud.

Différents facteurs biologiques et sociologiques accroissent le risque d’infection à VIH des jeunes femmes et des filles, notamment la précocité des premiers rapports sexuels, les relations avec des hommes plus âgés qu’elles (qui sont susceptibles d’être déjà séropositifs au VIH) et les violences sexistes. S’exprimant au sujet de la prévalence élevée des grossesses d’adolescentes dans le pays, Mme Zuma a déclaré : « Les filles devraient avoir des livres, et non des bébés ».

Le protocole d’accord entre l’ONUSIDA et la Fondation TMZ aidera à promouvoir les efforts engagés par l’Afrique du Sud pour améliorer la santé des femmes, des enfants et des jeunes dans le cadre des Objectifs de développement durable.

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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA rend hommage à l’audacieux leadership du Président d’Afrique du Sud dans la lutte contre le VIH

Des millions de vies ont été sauvées en Afrique du Sud grâce à l’engagement du gouvernement pour mettre fin à l’épidémie de sida.

PRETORIA/GENÈVE, 2 décembre 2015 — Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a rendu hommage à M. Jacob Zuma, Président d’Afrique du Sud, pour son leadership audacieux et visionnaire dans la lutte contre le VIH. Lors d’une réunion à Pretoria, M. Sidibé et le Président Zuma ont discuté des plans nationaux pour mettre fin à l’épidémie de sida en Afrique du Sud ainsi que de la manière dont l’ONUSIDA peut aider ce pays à promouvoir ses efforts d’accélération afin d’atteindre les ambitieux objectifs fixés pour 2020 et faire définitivement reculer l’épidémie.

« Je suis reconnaissant à l’ONUSIDA du soutien qu’il a apporté à l’Afrique du Sud depuis la première visite de M. Sidibé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida de 2009 » a déclaré le Président Zuma. « Je me souviens de notre rencontre d’alors et qu’il est revenu l’année suivante lorsque que nous nous sommes tous deux soumis à un test de dépistage du VIH en public. Les gens ont dit que j’étais fou, mais je savais qu’il fallait le faire pour montrer à la population qu’elle ne devait pas avoir peur. Il était avec nous alors et sera avec nous à toutes les étapes sur la voie de l’éradication du sida ».

Lors de la visite de 2009 de M. Sidibé, le Président Zuma – qui venait d’être élu plutôt dans l’année – a annoncé l’adoption de mesures importantes qui ont fait entrer la riposte de l’Afrique du Sud dans une nouvelle ère.

« L’Afrique du Sud a complètement changé le visage de l’épidémie » a déclaré M. Sidibé. « Ces changements sont attribuables à l’audacieux leadership du Président Zuma qui a sorti l’Afrique du Sud d’une sombre période de désespoir, de dépendance et de déni pour la faire entrer dans une ère d’espoir, d’appropriation et de pleine acceptation des responsabilités ».

L’Afrique du Sud est aujourd’hui dotée du plus important programme de traitement du VIH du monde et plus de 3 millions de personnes ont accès au traitement dans le pays. Aujourd’hui, 10 millions de personnes se soumettent chaque année au dépistage du VIH en Afrique du Sud et environ 600 000 personnes ont été mises sous traitement antirétroviral pour la seule année 2014. Ces programmes ont été soutenus par un investissement national contre le VIH sans précédent – d’actuellement 1,8 milliard de dollars par an – le deuxième plus important du monde.

En 2014, le Président Zuma, l’ancien Président Bill Clinton, l’ONUSIDA et d’autres partenaires ont négocié une réduction drastique du coût du dépistage de la charge virale, ce qui a permis à un beaucoup plus grand nombre de personnes de se faire dépister et d’assurer le suivi de l’efficacité du programme.

L’un des plus grands succès de la riposte de l’Afrique du Sud a été de stopper les nouvelles infections à VIH chez les enfants. En 2014, environ 70 000 nourrissons avaient été nouvellement infectés par le VIH, chiffre qui a été réduit de près de 90 % en 2014.

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L’ONUSIDA prie instamment les pays d’Afrique d’accélérer leur riposte au VIH

GENÈVE/HARARE, 29 novembre 2015 – Lors de l’ouverture de la 18ème Conférence internationale sur le sida et les IST en Afrique (ICASA) qui se déroule du 29 novembre au 4 décembre à Harare (Zimbabwe), l’ONUSIDA a instamment prié les pays d’accélérer encore leur riposte au VIH. La conférence biennale se tient à un moment décisif de la lutte contre l’épidémie.

« L’Afrique est sur le point de briser l’épidémie » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence. « Nous n’avons pas de temps à perdre et il nous reste cinq ans pour accélérer la riposte au sida si l’on veut empêcher une reprise de l’épidémie ».

L’ONUSIDA organise plusieurs sessions spéciales lors de l’ICASA, notamment un débat sur sa nouvelle Stratégie d’accélération. Celle-ci prévoit des investissements en amont dans la riposte au sida afin d’attendre l’ambitieux objectif de traitement « 90-90-90 » d’ici à 2020 – 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur séropositivité, 90 % des personnes conscientes de leur séropositivité ont accès au traitement et 90 % des personnes sous traitement atteignent des niveaux de VIH indétectables dans leur organisme. La réalisation des objectifs d’accélération entraînera aussi une réduction de 75 % les nouvelles infections à VIH et l’accomplissement de la vision de zéro discrimination. La Stratégie d’accélération prévoit de concentrer les ressources sur les lieux et les populations les plus exposés au risque d’infection à VIH.

D’autres sessions organisées par l’ONUSIDA lors de l’ICASA porteront sur le sida dans les situations d’urgence, de conflit et humanitaires, et sur l’optimisation de la prévention de la transmission mère-enfant grâce à la participation et à la mobilisation des communautés.

La conférence se tient alors que la riposte au sida enregistre d’importants progrès, même si de nombreux obstacles subsistent. Au niveau mondial, 15,8 millions de personnes ont désormais accès à des médicaments antirétroviraux vitaux et plus de 10 millions de personnes sont maintenant sous traitement en Afrique subsaharienne. Compte tenu de l’accumulation significative de preuves scientifiques de l’efficacité du traitement précoce, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié de nouvelles directives qui recommandent d’administrer dès que possible des médicaments antirétroviraux aux personnes infectées diagnostiquées séropositives au VIH, et ce quel que soit le nombre de leurs CD4.

En Afrique subsaharienne, le nombre de décès liés au sida a chuté de 48 % entre 2005 et 2014 et le nombre de nouvelles infections a diminué de 41 % depuis 2000. L’élargissement et l’intensification de l’accès aux médicaments antirétroviraux dans 21 pays hautement prioritaires se sont traduits par une chute de 48 % du nombre d’enfants nouvellement infectés par le VIH entre 2009 et 2014. Un certain nombre de pays, dont l’Éthiopie, le Mozambique, la Namibie, l’Afrique du Sud, le Swaziland, l’Ouganda et la République unie de Tanzanie, ont enregistré des baisses de plus de 60 % du nombre d’enfants nouvellement infectés par le VIH.

D’importants obstacles subsistent toutefois sur le continent. Les progrès ne sont par exemple pas les mêmes concernant les jeunes femmes et les filles, et les jeunes femmes de 15 à 19 ans représentent 71 % des nouvelles infections à VIH parmi ce groupe d’âge en Afrique subsaharienne.

En 2014, 36,9 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde, dont 25,8 millions en Afrique subsaharienne.

Contact

ONUSIDA Genève
Sophie Barton-Knott
tel. +41 22 791 1697
bartonknotts@unaids.org
ONUSIDA Harare
Michael Hollingdale
tel. +41 79 500 2119
hollingdalem@unaids.org

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Lancement de l’appel à candidatures pour le Prix du Ruban Rouge qui rend hommage et promeut le leadership et l’action communautaires contre le sida

Le Prix du Ruban Rouge rend hommage à l’excellence du soutien communautaire aux personnes vivant avec le VIH et affectées par le virus

1er décembre 2015 – À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida de cette année, l’ONUSIDA et ses partenaires de la société civile annoncent conjointement, en collaboration avec les organisateurs de la 21ème Conférence internationale sur le sida, le lancement de l’appel mondial à candidatures pour le Prix du Ruban Rouge 2016. Le prix, qui sera présenté lors de la 21ème Conférence internationale sur le sida et remis en juillet 2016 à Durban (Afrique du Sud), rend hommage aux organisations communautaires pour leurs contributions à la riposte au sida.

Les organisations communautaires ont joué un rôle déterminant dans l’accomplissement des progrès enregistrés à ce jour pour mettre fin à l’épidémie de sida. Depuis 2000, le nombre de nouvelles infections à VIH a diminué de 35 % et, depuis son pic de 2004, le nombre de décès liés au sida a chuté de 42 %. En outre, 15,8 millions de personnes vivant avec le VIH ont désormais accès au traitement antirétroviral.

L’attribution du Prix du Ruban Rouge est un événement éminemment respecté par les organisations communautaires à travers le monde. En 2014, plus de 1 000 candidatures ont été reçues. Le prix met non seulement un coup de projecteur mérité sur les ripostes communautaires les plus encourageantes et innovantes, mais il rappelle aussi à tous l’importance fondamentale de la riposte communautaire au VIH et aide les communautés à plaider pour leur participation à la riposte au VIH auprès des leaders et des décideurs locaux, nationaux et mondiaux.

Ce prix est distribué tous les deux ans à 10 organisations qui ont fait preuve d’un leadership et d’une action communautaires exceptionnels contre le VIH. Les cinq catégories du prix sont :

  • Bonne santé et bien-être (ODD 3)
  • Réduction des inégalités (ODD 10)
  • Égalité entre les sexes (ODD 5)
  • Des sociétés justes, pacifiques et inclusives (ODD 16)
  • Partenariat mondial (ODD 17)

Ces catégories illustrent les principales composantes des cibles de la Stratégie d’accélération de l’ONUSIDA qu’il faudra atteindre d’ici à 2020 pour mettre fin à l’épidémie de sida comme menace de santé publique à l’horizon 2030. Les organisations communautaires actives dans ces catégories ont un rôle important à jouer pour atteindre l’objectif de traitement 90-90-90 de l’ONUSIDA d’ici à 2020 – 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur séropositivité, 90 % des personnes conscientes de leur séropositivité ont accès au traitement et 90 % des personnes sous traitement atteignent des niveaux de VIH indétectables dans leur organisme.

Chaque lauréat recevra 10 000 dollars. Les représentants de chaque organisation lauréate présenteront leurs travaux, leurs priorités, les obstacles auxquels ils sont confrontés et leur vision de la participation communautaire lors de la 21ème Conférence internationale sur le sida.

Les candidatures seront reçues du 1er décembre 2015 au 14 février 2016. Elles peuvent être transmises en ligne via le site www.redribbonaward.org où l’on peut également trouver de plus amples informations. Les organisations communautaires* qui œuvrent pour stopper et inverser la propagation du VIH sont invitées à soumettre leur candidature.

* Prière de noter que seules les organisations communautaires dont le budget opérationnel annuel est inférieur à 200 000 dollars sont autorisées à candidater et qu’elles doivent avoir été constituées plus d’un an avant leur date de candidature.

Pour de plus amples informations, rendez-vous sur le site www.redribbonaward.org.

Partenaires du Prix du Ruban Rouge

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Les pays adoptent la Stratégie d’accélération de l’ONUSIDA pour doubler le nombre des personnes sous traitement contre le VIH d’ici à 2020

On estime que 15,8 millions de personnes sont désormais sous traitement contre le VIH, soit deux fois plus qu’il y a cinq ans, tandis que les pays adoptent la Stratégie d’accélération à l’aide de données permettant d’affiner la prestation des services de prévention et de traitement du VIH afin d’atteindre les personnes laissées pour compte

GENÈVE, 24 novembre 2015—Avant la Journée mondiale de lutte contre le sida 2015, l’ONUSIDA a publié un nouveau rapport qui montre que les pays sont sur la voie de l’accélération pour mettre fin au sida d’ici à 2030 dans le cadre des objectifs de développement durable. En s’adaptant à un environnement mondial en mutation et en maximisant les innovations, les pays constatent une plus grande efficacité et de meilleurs résultats.

Les avancées de la riposte au VIH au cours des 15 dernières années ont été extraordinaires. En juin 2015, l’ONUSIDA estime que 15,8 millions de personnes avaient accès à la thérapie antirétrovirale, contre 7,5 millions de personnes en 2010 et 2,2 millions de personnes en 2005. À la fin de 2014, l’ONUSIDA estime que les nouvelles infections à VIH avaient chuté de 35% depuis le pic de 2000 et que les décès liés au sida ont diminué de 42% depuis le pic de 2004.

« Tous les cinq ans nous avons plus que doublé le nombre des personnes sous traitement salvateur, » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Il nous faut le faire encore une seule fois pour briser l’épidémie de sida et l’empêcher de rebondir. »

Les avantages de la thérapie antirétrovirale qui transforment la vie des gens signifient que les personnes vivant avec le VIH vivent plus longtemps et en meilleure santé, ce qui a contribué à accroître le nombre des personnes vivant avec le VIH dans le monde. À la fin de 2014, l’ONUSIDA estime que 36,9 millions de personnes vivaient avec le VIH. Une fois diagnostiquées, les personnes doivent avoir un accès immédiat à la thérapie antirétrovirale.

Les pays se préparent à doubler le nombre des personnes sous traitement contre le VIH d’ici à 2020. Cette approche d’accélération contribuera à réaliser l’objectif de traitement 90-90-90 de l’ONUSIDA, soit de faire en sorte que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut VIH, 90% des personnes qui connaissent leur séropositivité au VIH reçoivent un traitement et que 90% des personnes sous traitement aient une charge virale supprimée.

« Aujourd’hui nous avons plus d’options pour la prévention du VIH que jamais. Et avec de meilleures données, nous pouvons devenir de meilleurs intermédiaires, et trouver les bonnes options de prévention pour les bonnes personnes, » a poursuivi M. Sidibé.

Pour mettre fin au sida en tant que menace de santé publique, une méthode accélérée et plus ciblée est nécessaire à l’aide de meilleures données pour cartographier et atteindre les gens dans les endroits où surviennent la plupart des nouvelles infections à VIH. Pour soutenir les pays dans cette approche, l’ONUSIDA a publié un nouveau rapport, Focus on location and population : on the Fast-Track to end AIDS by 2030 [L’accent sur le lieu et la population : sur la voie de l’accélération pour mettre fin au sida d’ici à 2030], qui fournit des exemples de plus de 50 communautés, villes et pays qui utilisent des approches innovantes pour atteindre davantage de personnes à l’aide de services complets de prévention et de traitement du VIH.

Par le biais d’une utilisation judicieuse d’ensembles de données nationales détaillées, les pays sont à même de cibler un niveau plus précis, cartographiant où surviennent les nouvelles infections à VIH et où les gens ont le plus besoin de services. Le rapport montre comment les pays peuvent redistribuer les ressources pour améliorer l’accès aux services de prévention et de traitement du VIH. Grâce à l’approche d’accélération et à des investissements initiaux, les écarts sont comblés plus rapidement et les ressources sont mieux utilisées et dès 2020 les besoins annuels en ressources commenceront à diminuer.

Le rapport souligne la manière dont des programmes de prévention et de traitement du VIH à fort impact, tels que la prophylaxie préexposition, la circoncision médicale masculine volontaire et les services de santé sexuelle et reproductive, sont mis en œuvre avec succès dans divers lieux et pour différentes populations, notamment les adolescentes et les jeunes femmes et leurs partenaires, les femmes enceintes vivant avec le VIH, les professionnel(le)s du sexe, les personnes transgenres, les hommes gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, ainsi que les personnes qui s’injectent des drogues.

Parmi les programmes à fort impact :

  • Au Kenya, une cartographie au niveau du pays a contribué à atteindre davantage de professionnelles du sexe à l’aide d’un ensemble complet de services de lutte contre le VIH et de réduire le nombre des nouvelles infections à VIH parmi les professionnelles du sexe. Plus radicale : la réduction de l’incidence des infections sexuellement transmissibles, qui sont passées de 27% parmi les personnes dépistées en 2013, à 3% à peine en 2015.
  • Au Botswana, un changement de politique a accru l’accès à l’école secondaire. Il a été démontré que chaque années supplémentaire d’enseignement secondaire réduisait le risque cumulé de contracter le VIH de 8,1 points de pourcentage.
  • En République islamique d’Iran en 2002-2003, seule une prison fournissait de la méthadone pour à peine 100 détenus dépendants aux opiacés. En 2009, toutefois, 142 prisons à travers l’ensemble des 30 provinces offraient ce service vital de réduction des risques, atteignant 25 000 détenus.
  • Un quart des personnes transgenres d’El Salvador vivent dans la capitale, San Salvador. En 2014, des centres communautaires ont été établis dans les trois plus grandes villes du pays pour fournir un ensemble complet de services de prévention du VIH et de soins de santé adaptés aux besoins spécifiques de cette population hautement marginalisée. Au cours des six premiers mois de 2015, ces services spécialisés avaient atteint un quart de la population transgenre de San Salvador.

Ces programmes innovants utilisent des données nationales et infranationales ainsi que les connaissances locales des populations les plus exposées au risque de VIH pour diriger des services de lutte contre le VIH et autres services adaptés afin d’atteindre les personnes qui sont actuellement laissées pour compte, avec pour résultat un impact plus fort à moindre coût.

  • Depuis juillet 2014, l’organisation communautaire Colectivo Amigos contra el SIDA (CAS) fournit des services complets de lutte contre le VIH dans la ville de Guatemala, qui sont promus sur les sites web des réseaux sociaux populaires et les applications pour des sites de rencontres gays. Les services sont ensuite fournis par le biais d’activités de proximité dans les lieux de rencontre populaires, tels que parcs, allées piétonnières, saunas et nightclubs. Ces activités ont accru la portée des services de prévention du VIH de 61% et le nombre des personnes testées a augmenté de 32%. Toutefois, la carte montre que la couverture des services est toujours très faible dans de nombreuses parties de la ville.
  • Dans le district de Blantyre au Malawi, des kits pour l’autodiagnostic du VIH ont été fournis à 16 000 résidents. Quelque 76% des résidents ont pratiqué l’autotest et communiqué leurs résultats à un conseiller volontaire en l’espace d’un an.
  • En 2012 et 2013, des établissements de santé du Guangxi (Chine) ont commencé à proposer l’instauration immédiate de la thérapie antirétrovirale à la suite d’un diagnostic de VIH. De ce fait, le laps de temps entre le diagnostic de VIH et le lancement du traitement a chuté de 53 jours à cinq jours. La mortalité est également tombée des deux tiers environ, de 27% à 10% au cours de la même période.
  • Le Rwanda a intégré des programmes pour prévenir la transmission mère-enfant du VIH dans des services de santé maternelle, néonatale et infantile et en 2014 avait réduit les nouvelles infections à VIH parmi les enfants de 88% comparé à 2009.

Dans le rapport l’ONUSIDA identifie 35 pays sur la voie de l’accélération qui représentent 90% des nouvelles infections à VIH. Le fait de cibler le lieu et la population ainsi que les programmes qui ont le plus fort impact donnera ses fruits d’ici à 2030 : 21 millions de décès liés au sida évités ; 28 millions de nouvelles infections à VIH évitées ; et 5,9 millions de nouvelles infections parmi les enfants évitées.

« Chacun a droit à une vie longue et en bonne santé, » a déclaré M. Sidibé. « Nous devons amener les services de lutte contre le VIH aux personnes qui sont les plus affectées, et faire en sorte que ces services soient fournis au sein d’un environnement sûr, respectueux, dans la dignité et sans discrimination. »

Le rapport montre que les régions dans lesquelles les personnes vivant avec le VIH sont moins nombreuses et où la prévalence du VIH est plus faible sont plus susceptibles d’avoir des attitudes discriminatoires que les régions où les cas de VIH sont plus nombreux. Ce résultat, qui peut sembler contradictoire, s’explique par le fait que l’éducation et la compréhension au sujet du VIH sont généralement meilleures dans les pays où le VIH est plus prévalent et où davantage de personnes reçoivent un traitement. Toutefois, ces attitudes discriminatoires font qu’il est plus difficile pour les gens vivant dans des zones de faible prévalence de se présenter pour demander à bénéficier des services de lutte contre le VIH de crainte de stigmatisation et de représailles.

Grâce à l’adoption de l’approche d’accélération de l’ONUSIDA par le biais d’un leadership et d’investissements solides au sein des communautés, des villes et des pays les plus affectés, l’on pourra mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030 dans le cadre des objectifs de développement durables.

 


  En 2014/2015 on estime que :

            15,8 millions de personnes avaient accès à la thérapie antirétrovirale (juin 2015)

            36,9 millions [34,3 millions–41,4 millions] de personnes vivaient avec le VIH dans le    monde (fin 2014)

            2 millions [1,9 million–2,2 millions] de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH (fin 2014)

            1,2 million [980 000–1,6 million] de personnes sont décédées de maladies liées au sida (fin 2014)
 

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Le Conseil de l’ONUSIDA adopte une stratégie audacieuse et ambitieuse pour mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030

GENEVE, 30 octobre 2015 — Lors de sa 37ème réunion, le Conseil de Coordination du Programme de l’ONUSIDA a adopté une nouvelle stratégie pour mettre fin à l’épidémie de sida en tant que menace de santé publique d’ici à 2030. La Stratégie de l’ONUSIDA 2016-2021 est l’une des premières du système des Nations Unies à s’aligner sur les objectifs de développement durable, qui établissent le cadre pour la politique de développement mondiale au cours des 15 prochaines années, notamment la fin de l’épidémie de sida d’ici à 2030.

À l’aide d’un programme universel, fermement ancré dans des approches concrètes et fondées sur les droits, la stratégie trace les grandes lignes de l’approche de l’ONUSIDA visant à accélérer la riposte au sida au cours des cinq prochaines années afin d’atteindre des cibles cruciales en matière de prévention et de traitement du VIH et de parvenir à zéro discrimination. Les membres du Conseil venus du monde entier ont défini la stratégie comme étant audacieuse, ambitieuse, et pourtant réalisable, et ont salué le processus hautement inclusif et consultatif utilisé pour son élaboration.

Dans son discours d’ouverture, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a décrit la stratégie comme un appel urgent à accélérer les investissements, à combler le fossé concernant le dépistage, à mettre davantage d’accent et à consacrer plus de financement pour la prévention du VIH et à protéger la santé des 22 millions de personnes vivant avec le VIH qui n’ont pas encore accès au traitement. Il a déclaré que la stratégie serait un instrument pour la justice sociale et la dignité.

« Notre stratégie de transformation nous pousse à avoir un rayon d’action plus étendu que jamais, » a déclaré M. Sidibé. « Elle nous oblige à aborder les liens essentiels entre la santé, les injustices, les inégalités, la pauvreté et les conflits. »

Le Conseil a également approuvé le cadre opérationnel de l’ONUSIDA et le Cadre unifié du budget, des résultats et des responsabilités (UBRAF) pour 2016-2021, qui traduira la stratégie en actions concrètes aux niveaux national, régional et mondial. La stratégie et l’UBRAF sont de puissants outils pour accélérer la riposte mondiale au sida et orienter le travail du Programme commun.

Le Conseil a souligné l’importance de l’innovation et du partenariat pour s’attaquer aux défis complexes et interconnectés liés au développement et à la santé et rappelé que l’espace offert pour la discussion par la stratégie et l’ONUSIDA est unique.

Au cours de la journée thématique consacrée, le Conseil a débattu de l’importance de la responsabilité partagée et de la solidarité mondiale pour une riposte au VIH qui soit efficace, équitable et durable. Il a été convenu que la prochaine étape la plus importante pour la réalisation des objectifs de développement durable consisterait à déterminer clairement les moyens de mise en œuvre. Les participants ont souligné que la multisectorialité et une gouvernance équitable, transparente et inclusive sont des bases centrales pour une responsabilité partagée et une solidarité mondiale efficaces, et que la riposte au sida – et en particulier l’ONUSIDA – fournit un important modèle à reproduire pour obtenir d’autres résultats dans les domaines de la santé, du développement, de la sexospécificité et des droits.

Des représentants des États Membres, des organisations internationales, de la société civile et des organisations non gouvernementales ont assisté à la réunion, qui a été présidée par David Parirenyatwa, Ministre de la Santé et de la Protection de l’Enfance du Zimbabwe. La Suisse a assuré la vice-présidence, avec l’Ukraine en tant que rapporteur. Lors de la réunion, la Suisse a été élue présidente pour 2016, le Ghana vice-président, et l’Équateur rapporteur.

Le rapport du Directeur exécutif de l’ONUSIDA au Conseil ainsi que les décisions du Conseil figurent sur unaids.org.

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