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L’ONUSIDA demande à ce que toutes les femmes séropositives au VIH aient un accès rapide au dépistage du cancer du col de l'utérus

GENÈVE, 4 février 2017 À l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le cancer, l’ONUSIDA demande à ce que toutes les femmes séropositives au VIH aient accès aux informations concernant le papillomavirus humain (HPV) et qu’il leur soit proposé un dépistage du cancer du col de l'utérus ainsi qu'un traitement le cas échéant.

Le cancer du col de l'utérus est évitable et curable lorsqu’il est détecté à un stade précoce. Cependant, sur 500 000 cas de cancers du col de l'utérus diagnostiqués chaque année, environ la moitié des femmes ayant reçu ce diagnostic décèdent des causes de cette maladie. Neuf femmes sur 10 qui décèdent du cancer du col de l'utérus vivent dans des pays à revenus faibles et moyens. Ce nombre pourrait doubler d’ici 2035 si les efforts en matière de prévention, de dépistage et de traitement du cancer du col de l'utérus n’augmentent pas rapidement.

Le cancer du col de l'utérus est le second cancer le plus répandu parmi les femmes vivant dans les pays à revenus faibles et moyens, affectant particulièrement les femmes vivant avec le VIH. Les femmes séropositives ont jusqu’à cinq fois plus de chances de développer un cancer du col de l'utérus que les femmes séronégatives, mettant ainsi en exergue l’importance d’un accès urgent au dépistage et au traitement de ce cancer à toutes les femmes vivant avec le VIH le cas échéant.

La plupart des cancers du col de l'utérus sont causés par le HPV. Les femmes disposant d’un système immunitaire sain ont plus de chance d’éliminer l’infection au fil du temps. En revanche, les femmes séropositives qui ont un système immunitaire affaibli et sont beaucoup moins susceptibles de combattre une infection HPV. Il a également été découvert que l’infection HPV augmente de manière significative le risque de transmission du VIH à la fois pour les hommes et les femmes.

Afin de réduire efficacement le nombre de décès causés par le cancer du col de l'utérus, des investissements doivent être réalisés en matière d’éducation sanitaire, de vaccination contre le HPV pour les adolescentes, de dépistage associé à des conseils et de l’information ainsi qu’un accès au traitement et aux soins, le cas échéant. 

Le lien entre le HPV et le VIH crée des opportunités importantes permettant de diminuer l’impact de ces deux virus. En effet, des programmes existants sur le VIH pourraient jouer un rôle vital dans le développement des services de prévention, de dépistage et de traitement du cancer du col de l'utérus.

Le programme commun mondial des Nations Unies sur le contrôle et la prévention du cancer du col de l'utérus et le partenariat Ruban rose Ruban rouge sont le reflet d’alliances fructueuses. Les synergies doivent être renforcées en incluant une approche intégrée et concentrée afin de sauver la vie des femmes.

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Le CCP de l'ONUSIDA souligne la nécessité d'une riposte au VIH intégralement financée afin de permettre à davantage de pays d'accélérer leur action pour en finir avec l'épidémie de sida d'ici à 2030

 

GENÈVE, 12 décembre 2016—Lors de sa 39e réunion, le Conseil de coordination du Programme de l'ONUSIDA a salué les progrès significatifs enregistrés dans la riposte au VIH et souligné la nécessité d'un investissement soutenu, d'un engagement renforcé, de partenariats et d'innovations visant à permettre à davantage de pays d'accélérer la réalisation de services pour en finir avec l'épidémie de sida d'ici à 2030.

Dans son discours d'ouverture, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a fait le bilan d'une année capitale pour la riposte au sida, au cours de laquelle l'accès au traitement antirétroviral s'est étendu à plus de 18 millions de personnes et qui a vu augmenter le nombre de pays ayant adopté une riposte d'accélération pour en finir avec l'épidémie de sida d'ici à 2030. Une riposte d'accélération inclut un ensemble d'objectifs quantifiables qui doivent être atteints d'ici à 2020 afin que le monde soit sur la bonne voie pour en finir avec l'épidémie de sida d'ici à 2030.

M. Sidibé a souligné la nécessité de poursuivre la riposte aux problèmes sous-jacents qui accroissent la vulnérabilité des personnes à l'infection à VIH, notamment de groupes spécifiques de personnes comme les jeunes femmes, les adolescentes et les populations clés, en particulier les professionnel(le)s du sexe, les personnes transgenres, les hommes gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les détenus et les consommateurs de drogues injectables. Il a annoncé des plans pour une nouvelle coalition de prévention entre différentes initiatives et différents leaders, responsables de programmes et représentants communautaires engagés pour combler les lacunes en matière de prévention. 

Malgré les progrès réalisés dans la riposte au VIH, M. Sidibé a mis en garde contre les défis mondiaux émergents qui menacent de mettre un coup d'arrêt à l'accélération de la riposte.

« Il est essentiel que les pays continuent d'avoir accès à des ressources à long terme qui soient prévisibles et durables », a déclaré M. Sidibé. « Dans le cas contraire, ils ne pourront pas pérenniser et accélérer leurs ripostes au VIH et l'on pourrait assister à une reprise de l'épidémie de sida dans les années à venir ».

Durant cette réunion sur trois jours, le Conseil a constaté le déficit des engagements de financement en faveur du travail de l'ONUSIDA et insisté sur la nécessité d'un financement intégral du Programme commun. Dans le même temps, le Conseil a appelé à l'intensification des efforts pour éliminer les nouvelles infections chez les enfants et maintenir leurs mères en vie, de manière à atteindre les objectifs définis dans la Déclaration politique de 2016 sur la fin du sida et le cadre Start Free Stay Free AIDS Free. Le Conseil a salué la réussite de la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et appelé à une hausse des investissements dans les services de santé communautaires et les partenaires de la société civile impliqués dans la riposte au sida, ainsi que dans le renforcement des autres mesures conçues pour consolider l'engagement des communautés.

Le Conseil a souligné que le leadership communautaire allait encore gagner en importance dans le cadre des Objectifs de développement durable, ce qui nécessite des ripostes inclusives et le contact avec les personnes qui risquent le plus d'être laissées pour compte. Dès le départ, les ripostes communautaires ont toujours été à l'avant-garde de la riposte au sida, mais elles ne remplacent pas les ripostes nationales ; elles constituent plutôt une partie intégrante de plans nationaux de mise en œuvre éclairée par des données probantes, en particulier pour une riposte d'accélération.

Pendant cette journée thématique, le Conseil s'est penché sur la situation de l'épidémie chez les personnes de 50 ans et plus vivant avec le VIH et exposées au risque d'acquérir le VIH, l'impact du vieillissement avec le VIH et les réponses correspondantes du secteur de la santé et du secteur social. Un large consensus s'est dégagé en faveur de la nécessité de soutenir les programmes et les structures de systèmes de santé qui répondent de manière complète aux besoins d'un nombre croissant de personnes vivant avec le VIH âgées de 50 ans et plus.

Des représentants des États membres, des organisations internationales, de la société civile et des organisations non gouvernementales ont assisté à la réunion, qui était présidée par la Suisse. Le Ghana a fait office de Vice-président et l'Équateur de Rapporteur.

Le rapport du Directeur exécutif de l'ONUSIDA au Conseil et les décisions de Conseil peuvent être consultés sur unaids.org. 

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Pour la Journée internationale des droits de l'homme, l'ONUSIDA défend la protection et la promotion des droits humains pour tous

Les communautés les plus touchées par le VIH doivent être impliquées avec intelligence dans la riposte au sida si nous voulons lutter contre la stigmatisation, la discrimination et le déni des droits qui continuent d'exposer les personnes au risque du VIH et les empêchent d'accéder aux services de prévention et de traitement anti-VIH.

GENÈVE, 10 décembre 2016—Nous n'arriverons jamais à en finir avec le sida sans des actions audacieuses pour faire progresser les droits des personnes les plus laissées pour compte. La stigmatisation et la discrimination en raison de l'état de santé, du sexe, de l'orientation sexuelle, de la dépendance aux drogues, d'un handicap et du statut de migrant ou de réfugié, entre autres, empêchent les personnes d'accéder à des services vitaux de prévention, de traitement, de soins et d'appui anti-VIH. Dans le monde entier, les inégalités et les injustices menacent le développement durable et perpétuent l'exclusion sociale.

« La riposte au sida a démontré à la fois l'importance et les résultats tangibles de la suppression des violations des droits de l'homme qui alimentent l'épidémie », déclare le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé. « La voix et le leadership des personnes vivant avec le VIH et des populations clés restent essentiels pour en finir avec l'épidémie de sida. L'ONUSIDA défend leurs droits et la participation intelligente des communautés touchées ».

À l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme, l'ONUSIDA lance un appel au monde pour défendre les droits des plus discriminés et des plus marginalisés et pour en finir avec la stigmatisation, la discrimination et les violations des droits à l'égard de tous les individus.

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Message du Directeur Exécutif de l'ONUSIDA pour la journée mondiale du sida 2016

Le directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé reconnaît les énormes progrès en ce qui concerne le traitement mais évoque que les jeunes femmes sont confrontées​ à une triple menace.

1er décembre 2016

Michel Sidibé

Directeur exécutif de l’ONUSIDA

Secrétaire général adjoint des Nations unies

 

Aujourd’hui, nous commémorons la Journée mondiale de lutte contre le sida : nous sommes solidaires des 78 millions de personnes qui ont été infectées par le VIH et pensons aux 35 millions de personnes décédées de maladies liées au SIDA depuis que les premiers cas de VIH ont été déclarés.

Le monde s’est engagé à en finir avec l’épidémie du sida d’ici 2030 dans le cadre des objectifs de développement durable. Nous observons que des pays ont intensifié leurs interventions : plus de 18 millions de personnes sont désormais sous traitements antirétroviraux et de nombreux pays sont pour ainsi dire sur la bonne voie pour éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Nous enregistrons des avancées notables dans la riposte au sida, mais nous ne constatons pas des progrès partout. Le nombre de nouvelles infections ne diminue pas chez les adultes et le risque d’infection par le VIH reste particulièrement élevé pour les jeunes femmes.

Nous savons que pour les filles en Afrique subsaharienne, le passage à l’âge adulte est un moment à très haut risque. Les jeunes femmes font face à de nombreux défis et concernant le VIH, la menace est triple : un risque élevé d'infection à VIH, de faibles taux de dépistage ainsi qu’une faible observance du traitement du VIH.

Les co-infections chez les personnes vivant avec le VIH, telles que la tuberculose (TB), le cancer du col de l'utérus et l’hépatite B et C, mettent en péril l’objectif de moins de 500 000 personnes décédées de maladies liées au sida d’ici 2020. En 2015, la tuberculose a été à l’origine d’un tiers des maladies associées au sida, sans compter que les femmes vivant avec le VIH encourent quatre à cinq fois plus de risque de cancer du col de l’utérus. Il est impératif de sortir le sida de l’isolement si le monde veut atteindre la cible 2020.

Un accès au traitement permet aux personnes vivant avec le VIH d’augmenter leur espérance de vie. Investir dans les traitements porte ses fruits, néanmoins les personnes de 50 ans et plus vivant avec le VIH, y compris celles qui suivent déjà un traitement, présentent un risque plus élevé de développer des maladies non transmissibles liées à l’âge, ayant des effets sur la progression de l’infection à VIH.

Quelle que soit notre situation personnelle, nous avons tous besoin d’avoir accès aux informations et aux outils pour nous protéger du VIH et aux traitements anti-rétroviraux si nécessaire. Parce qu’elle vise à trouver des solutions adaptées à chacun en fonction de chaque étape de la vie, l’approche fondée sur le cycle de la vie permet de répondre à la complexité du VIH. Les risques et les défis évoluent tout au long de la vie et il est donc nécessaire d'adapter les stratégies de prévention et de traitement du VIH de la naissance à la vieillesse.

Les résultats positifs obtenus jusqu’à présent nous permettent d’envisager l’avenir avec espoir mais pour autant, nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers. Le sida est loin d’être éliminé, mais il peut l’être. Des défis fondamentaux politiques, financiers et de mise en œuvre subsistent, mais nous ne devons pas nous arrêter maintenant. C’est le moment d’avancer ensemble afin de garantir aux enfants de naître sans le VIH, aux jeunes de grandir sans le VIH, aux adultes de vivre sans le VIH et de garantir à tous un meilleur accès aux traitements en vue d’un monde sans sida.

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Journée mondiale du sida 2016

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16 jours d'activisme : l'ONUSIDA appelle à l'action pour la scolarisation des filles et l'élimination des violences sexistes

GENÈVE, le 25 novembre 2016—En soutien aux 16 jours annuels d'activisme contre les violences sexistes, qui débutent le 25 novembre, date de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et s'achèveront le 10 décembre, pour la Journée internationale des droits de l'homme, l'ONUSIDA lance un appel en faveur d'une action urgente pour la scolarisation des filles, la fin des violences sexistes et la baisse de la vulnérabilité des filles au VIH.

Faire en sorte que les filles aient accès à l'école, en particulier à un enseignement secondaire et à une éducation sexuelle complète, réduit radicalement le risque de grossesse non désirée et d'infection à VIH et d'autres infections sexuellement transmissibles. Cela peut également jouer un rôle central dans l'autonomisation des filles et des jeunes femmes et la prévention des violences sexistes.  

Selon Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, « les adolescentes et les jeunes femmes doivent avoir accès aux informations dont elles ont besoin pour prendre des décisions assurées au sujet de leur santé, de leur corps et de leur avenir ».    

Un nouveau rapport publié par l'ONUSIDA à la veille de la Journée internationale de lutte contre le sida le 1er décembre et intitulé Get on the Fast-Track: the life-cycle approach to HIV (Accélérer les choses : une approche du VIH tout au long de la vie) montre que la période entre 15 et 24 ans est extrêmement dangereuse pour les femmes. En 2015, près de 7 500 jeunes femmes ont été infectées par le VIH chaque semaine. Les jeunes femmes qui n'ont pas reçu d'éducation formelle sont deux fois plus susceptibles d'être infectées par le VIH que les jeunes femmes ayant fréquenté l'école.

Les jeunes femmes instruites ont davantage d'opportunités sur le marché du travail et sont plus susceptibles d'être indépendantes financièrement. En général, elles se marient et ont des enfants plus tardivement et sont mieux armées pour les défis de la gestion d'un foyer. La concrétisation de la santé et des droits sexuels et reproductifs des femmes et les progrès en matière d'autonomisation des femmes sont fondamentaux pour réduire l'impact de l'épidémie de VIH.

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Les BRICS mettent en exergue l'impératif d’une avancée en matière de coopération et d'action contre le HIV et la tuberculose

GENÈVE, le 17 octobre 2016 - Au terme du Sommet BRICS 2016 de Goa, en Inde, les leaders des BRICS (Brésil, Fédération de Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont souligné l’impératif d’une avancée en matière d’action et de coopération afin de s’engager contre les épidémies du VIH et de tuberculose.

Dans leur déclaration, les leaders ont mis en lumière l’importance de la coopération parmi les BRICS afin de promouvoir la recherche et le développement d’outils de diagnostic et pharmaceutiques et ainsi favoriser l’accès à des traitements sûrs, efficaces, de qualité et abordables.

La déclaration de Goa publiée à la fin des deux jours de sommet a également pris note des efforts réalisés par les ministères de la santé des BRICS afin d’atteindre les objectifs 90-90-90 d’ici 2020, selon lesquels d’ici là, 90% des personnes vivant avec le VIH doivent connaître leur séropositivité, 90% des personnes informées de leur séropositivité doivent avoir accès à un traitement, et 90% des personnes recevant un traitement ne doivent plus avoir de charges virales. Cette déclaration a également pris note de la réunion de haut niveau de l’ONU sur l’éradication du SIDA qui s’est déroulée en juin à New York, aux États-Unis, et durant laquelle les pays se sont engagés à accélérer la riposte afin de mettre un terme à l'épidémie de sida d’ici 2030. 

Fin 2015, presque une personne sur trois vivant avec le VIH résidait dans un pays BRICS, tandis que ces nations comptaient également pour près d’un tiers des nouvelles infections du VIH. 

« Le leadership continu des BRICS sera essentiel afin de mettre un terme à l’épidémie de sida » a déclaré le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé. « La coopération Sud-Sud sera la clé dans l’atteinte des objectifs 90-90-90 portant sur l’accélération et l’intensification de nos efforts dans la riposte contre le VIH afin de sauver des vies » a t-il ajouté.

Les objectifs 90-90-90 font partie de l’accélération de la riposte dont les objectifs sont l’atteinte d’étapes cruciales d’ici 2020, avec moins de 500 000 personnes nouvellement infectées par le VIH, moins de 500 000 personnes décédées de maladies liées au sida et l’élimination de la discrimination liée au VIH.

On estime que l'échec dans l'adoption du processus d'accélération aurait pour conséquence une augmentation mondiale de 17,6 millions de nouvelles infections par le VIH ainsi que 10,8 millions de décès supplémentaires liés au SIDA entre 2016 et 2030. 

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L'ONUSIDA souhaite la bienvenue au nouveau Secrétaire général des Nations Unies António Guterres

GENÈVE, le 13 octobre 2016 L’ONUSIDA souhaite une chaleureuse bienvenue au nouveau Secrétaire général des Nations Unies António Guterres. M. Guterres succédera à l'actuel Secrétaire général des Nations Unies M. Ban Ki-Moon, qui occupait ce poste depuis janvier 2007 et dont le mandat arrive à expiration à la fin de l'année.

Le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé a dit, « Je félicite Antonio Guterres sur sa nomination en tant que Secrétaire général. Il est à la fois un homme d’état de renommé international ainsi qu’un fervent défenseur des droits humains. Il sera un excellent Secrétaire général. »

L'ONUSIDA se réjouit de travailler avec M. Guterres pour atteindre les Objectifs de développement durable, dont une partie vise à en finir avec l'épidémie de sida d'ici à 2030.

M. Guterres soutient la cause de l’accès aux services VIH et est un défenseur des personnes vivant avec le VIH. Il a clairement dit dans sa vision stratégique pour le poste de Secrétaire général qu’il mettrait l’accent sur « la dignité et l’importance de chaque homme. »

M. Guterres a passé plus de 30 ans au gouvernement et dans le service public, notamment en tant que Premier ministre du Portugal pendant sept ans de 1995 à 2002. En 2005, il a été élu Haut Commissaire pour les réfugiés par l'Assemblée générale des Nations Unies, poste qu'il a occupé pendant dix ans jusqu'en 2015.

Sous son leadership à l’Office du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés il a joué un rôle important pour assurer l'accès aux services anti-VIH aux réfugiés, aux personnes déplacées à l'intérieur de leur pays et aux autres personnes touchées par les déplacements et le VIH.

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L'ONUSIDA exhorte les donateurs à s'engager à financer entièrement le Fonds mondial

GENÈVE, le 15 septembre 2016 — Dans le cadre de la cinquième conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial), tenue à Montréal, au Canada, le 16 et le 17 septembre, l'ONUSIDA invite les donateurs à subventionner entièrement le Fonds mondial. Cette institution de financement, qui lève et investit des fonds dans des programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, a besoin de 13 milliards USD pour la période de trois ans de 2017 à 2019.

Les investissements du Fonds mondial dans les programmes de lutte contre le VIH ont joué un rôle primordial dans les progrès inouïs dans certains pays les quinze dernières années. Ces évolutions ont stimulé des engagements internationaux visant à mettre fin à l'épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d'ici 2030 ; une démarche qui demande d'accroître et d'anticiper les investissements.

« La reconstitution réussie du Fonds mondial est essentielle, »explique Michel Sidibé, directeur exécutif d'ONUSIDA. « Nous entrons dans une phase décisive qui déterminera si nous en finissons avec le sida ou si l'épidémie risque de se prolonger indéfiniment. »

En juin 2016, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une Déclaration politique stipulant que des pays s'engageaient à accélérer la riposte visant à atteindre trois objectifs majeurs d'ici 2020 :

  • Réduire les nouvelles infections par le VIH dans le monde à moins de 500 000.
  • Réduire les décès liés au sida dans le monde à moins de 500 000.
  • Éliminer la stigmatisation et la discrimination liées au VIH.

Tous les partenaires de la riposte contre le sida doivent être bien équipés et financés de manière appropriée afin que la lutte puisse surmonter les obstacles systémiques et structurels non résolus et marquer une étape historique en mettant fin à l'épidémie dans le cadre des Objectifs de développement durable.

Depuis le début de l'épidémie, plus de 78 millions de personnes ont été infectées par le virus et 35 millions sont décédées de maladies liées au sida. L'ONUSIDA a récemment tiré la sonnette d'alarme quant aux implications épidémiologiques d'un niveau constamment élevé de nouvelles infections à VIH chez les adultes, même si un nombre inégalé de personnes vivant avec le virus a accès à des traitements antirétroviraux permettant de sauver des vies. L'ONUSIDA avertit que si le nombre de nouvelles infections remonte, l'épidémie du sida pourrait devenir ingérable. En ne respectant pas les objectifs mondiaux de financement, le nombre de personnes séropositives et de maladies liées au sida augmentera.

« Le Fonds mondial est un des pivots de notre engagement commun à mettre fin au sida et il a besoin de l'appui indéfectible de ses donateurs », précise M. Sidibé.

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L'ONUSIDA condamne l'attentat contre la boîte de nuit d'Orlando qui a tué et blessé des douzaines de personnes issues de la communauté LGBTI

L'ONUSIDA se joint au Secrétariat général des Nations Unies pour exprimer ses condoléances aux familles des victimes

GENÈVE, 14 juin 2016— L'ONUSIDA exprime sa solidarité envers toutes les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI) et condamne l'attentat perpétré contre une boîte de nuit à Orlando, aux États-Unis, dans lequel 49 personnes ont trouvé la mort et plus de 50 autres ont été blessées. L'ONUSIDA se joint au Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon pour exprimer ses plus sincères condoléances aux familles des victimes et sa solidarité avec le gouvernement et la population des États-Unis d'Amérique ainsi que la communauté LGBTI du monde entier. 

« Il n'y a pas de place pour la haine et la violence fondées sur l'orientation sexuelle dans notre monde actuel », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Nous devons construire des sociétés inclusives dans lesquelles tous les individus sont traités avec respect et dignité et peuvent mener des vies libres de toute crainte et sans exclusion. »

Les personnes LGBTI sont confrontées à toute une série de violations de leurs droits humains. Les Nations Unies et d'autres organisations ont apporté des preuves documentaires des violences physiques et psychologiques répandues à l'encontre des personnes LGBTI dans toutes les régions du monde.

En septembre 2015, l'ONUSIDA, aux côtés de 11 autres entités des Nations Unies, a publié une déclaration commune appelant à mettre fin à la violence et à la discrimination à l'encontre des personnes LGBTI. Cette déclaration commune met en avant la nécessité de protéger, respecter et faire valoir les droits des personnes LGBTI pour qu'elles puissent vivre à l'abri des violences, de la persécution, de la discrimination et de la stigmatisation.

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Alasdair Reid
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L’ONUSIDA salue l’annonce par les États-Unis d’un nouveau fonds d’investissement de 100 millions de dollars pour élargir l’accès aux services anti-VIH pour les populations clés

Après l’adoption de la Déclaration politique 2016 de l’Assemblée générale des Nations Unies, un nouveau fonds d’investissement reconnaît la nécessité de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte dans la riposte au sida.

NEW YORK/GENÈVE, 9 juin 2016 — L’ONUSIDA salue l’annonce par les États-Unis de la création d’un fonds d’investissement de 100 millions de dollars pour les populations clés, destiné à élargir l’accès aux services anti-VIH. Ce fonds mis en place par le Plan présidentiel américain d’aide d’urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR) permettra de combler le fossé entre les personnes qui bénéficient de cet accès et celles qui en sont écartées.

L’ONUSIDA se félicite de cette focalisation de l’investissement sur la réduction de la stigmatisation et de la discrimination, qui va permettre de donner des moyens aux leaders des communautés pour concevoir et proposer des services et augmenter la qualité des données sur les populations clés. Ces populations (professionnel(le)s du sexe, hommes gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, consommateurs de drogues injectables, personnes transsexuelles et détenus) ont le droit à la santé et d’autres droits humains et doivent avoir pleinement accès à la prévention et au traitement du VIH, ainsi qu’à la protection sociale et aux services juridiques.

L’annonce a été faite à l’occasion de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du sida par Deborah Birx, Coordonnatrice pour les États-Unis de la lutte mondiale contre le sida et Représentante spéciale pour la diplomatie en matière de santé mondiale, qui a réaffirmé l’engagement du gouvernement américain en faveur de la santé et des droits humains des populations clés.

« Il est inacceptable que les populations clés soient encore confrontées à la stigmatisation, la discrimination et la violence, qui les empêchent d’accéder à des services anti-VIH de qualité », a déclaré Mme Birx. « Le PEPFAR soutient avec conviction et sans équivoque les populations clés, définies par l’ONUSIDA comme les hommes gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes transsexuelles, les professionnel(le)s du sexe, les consommateurs de drogues injectables et les détenus, et nous sommes fermement engagés à protéger et à promouvoir leur santé et leurs droits ».

Cette approche pluriannuelle et complète est capitale pour accélérer les résultats et contribuer aux efforts pilotés par les communautés, y compris dans la prestation de services et la lutte contre les obstacles de la stigmatisation et de la discrimination qui empêchent les personnes d’accéder aux services essentiels.

« L’ONUSIDA est solidaire de tous ceux, surtout des populations clés, qui sont écartés de l’accès aux services à cause de ce qu’ils sont ou de ceux qu’ils aiment », a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé. « Cette initiative audacieuse va accélérer le rythme d’action et il nous faut davantage d’acteurs qui rejoignent le mouvement ; l’ONUSIDA est prêt à appuyer sa mise en œuvre ».

La société civile et les populations clés seront étroitement impliquées dans la conception et la mise en œuvre du nouveau fonds d’investissement.

De nouvelles données rendues publiques par l’ONUSIDA indiquent que plus de 90 % des nouvelles infections à VIH en Asie centrale, en Europe, en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en 2014 ont concerné des personnes issues des populations clés et leurs partenaires sexuels. Dans la région Asie-Pacifique, en Amérique latine et aux Caraïbes, les personnes issues des populations clés et leurs partenaires sexuels ont représenté près des deux tiers des nouvelles infections. En Afrique subsaharienne, les populations clés ont représenté plus de 20 % des nouvelles infections et la prévalence du VIH au sein de ces populations est souvent extrêmement élevée.

Les populations clés sont présentes partout dans le monde et les preuves épidémiologiques montrent qu’elles sont généralement davantage exposées au risque d’infection à VIH. Les consommateurs de drogues injectables sont 24 fois plus susceptibles de contracter le VIH que les adultes de la population générale, les professionnel(le)s du sexe 10 fois plus, et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes 24 fois plus ; les personnes transsexuelles sont 49 fois plus susceptibles de vivre avec le VIH que les adultes de la population générale et les détenus 5 fois plus.

 

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