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La Déclaration politique des Nations Unies 2016 sur la fin du sida met le monde sur la bonne voie pour en finir avec l’épidémie d’ici à 2030

Les dirigeants mondiaux s’engagent à atteindre les trois objectifs existants et 20 nouveaux objectifs d’accélération d’ici 2020, notamment la multiplication par deux du nombre de personnes sous traitement anti-VIH et l’accès universel aux services de prévention.

NEW YORK/GENÈVE, 8 juin 2016 — L’ONUSIDA salue les nouveaux objectifs et engagements figurant dans la Déclaration politique 2016 de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du sida. Les pays ont adopté un agenda historique et prioritaire visant à accélérer les efforts pour en finir avec l’épidémie de sida d’ici à 2030. La Déclaration politique fournit un mandat global pour accélérer la riposte au sida au cours des cinq prochaines années.

Les dirigeants internationaux ont reconnu qu’aucun pays n’avait mis fin au sida et qu’aucun pays ne pouvait se permettre de reculer dans la riposte au VIH. Alors que les États membres commencent à mettre en œuvre l’Agenda 2030 pour le développement durable, tous ont admis que mettre fin à l’épidémie de sida d’ici 2030 ne serait possible que si les objectifs de la stratégie Accélérer sont atteints d’ici 2020.

Les objectifs et les engagements adoptés dans la Déclaration politique sur la fin du sida, intitulée Accélérer la riposte pour lutter contre le VIH et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030, guideront le monde pour mieux appréhender les liens critiques existant entre santé, développement, injustice, inégalité, pauvreté et conflits.

Une vision partagée

La Déclaration politique 2016 appelle le monde à atteindre les objectifs suivants dans le cadre de l’Agenda 2030 pour le développement durable :

  1. Ramener à moins de 500 000 le nombre de nouvelles infections à VIH dans le monde d’ici 2020 ;
  2. Ramener à moins de 500 000 le nombre de décès liés au sida dans le monde d’ici 2020 ;
  3. Éliminer la stigmatisation et la discrimination liées au VIH d’ici 2020.

La Déclaration politique affirme que ces objectifs ne pourront être atteints qu’avec un leadership fort et l’implication des personnes vivant avec le VIH, des communautés et de la société civile.

Multiplier par deux le nombre de personnes sous traitement

Fin 2015, le nombre de personnes sous traitement anti-VIH a atteint 17 millions, soit plus que l’objectif de 15 millions de personnes fixé pour 2015. Les dirigeants se sont engagés à faire en sorte que 90 % des personnes (enfants, adolescents et adultes) vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH, que 90 % de ces personnes soient sous traitement antirétroviral et que 90 % des personnes sous traitement aient une charge virale indétectable.

Les pays se sont également engagés à agir rapidement pour remédier au faible taux de couverture de traitement chez les enfants vivant avec le VIH.

  1. Atteindre la cible de traitement 90-90-90 pour faire en sorte que 30 millions de personnes vivant avec le VIH puissent accéder au traitement d’ici à 2020.
  2. Faire en sorte que 1,6 million d’enfants vivant avec le VIH aient accès au traitement antirétroviral d’ici à 2018.

Accélérer la prévention de proximité

Les objectifs de prévention du VIH encouragent les pays à promouvoir l’accès à des services de prévention anti-VIH complets adaptés aux différents besoins pour toutes les femmes et les adolescentes, les migrants, les populations clés, à savoir professionnel(le)s du sexe, hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, consommateurs de drogues injectables et personnes transgenres, ainsi que les détenus. Des efforts spécifiques seront entrepris pour intensifier les actions de proximité dans les lieux où la transmission du VIH est élevée, avec des services pour les populations généralement plus exposées au risque d’infection.

La Déclaration politique reconnaît l’importance du lieu et de la population concernés, car l’épidémie est différente dans chaque pays ou région, et elle encourage l’action régionale et la responsabilisation en fixant des objectifs régionaux pour la prévention et le traitement pour les enfants, les jeunes et les adultes, notamment :

  1. Donner accès à toutes les femmes, adolescentes et populations clés à des services complets de prévention du VIH, y compris des programmes de réduction des risques, d’ici à 2020 ;
  2. Atteindre 3 millions d’individus à haut risque d’infection à VIH avec des programmes de prophylaxie pré-exposition d’ici à 2020 ;
  3. Faire en sorte que 25 millions de jeunes hommes subissent à titre volontaire une circoncision médicale dans les régions à forte incidence du VIH et que 20 milliards de préservatifs soient distribués dans les pays à revenu faible et intermédiaire d’ici à 2020.

En revanche, la Déclaration politique n’apporte pas la visibilité requise pour les populations clés les plus touchées dans les différentes régions.

Mettre fin aux nouvelles infections à VIH chez les enfants

L’engagement d’éliminer les nouvelles infections à VIH chez les enfants et d’assurer la santé et le bien-être durables de leurs mères est réaffirmé dans la nouvelle Déclaration politique, en mettant l’accent sur le fait d’assurer aux mères l’accès à un traitement antirétroviral immédiat et tout au long de leur vie.

  1. Éliminer les nouvelles infections à VIH chez les enfants en réduisant les nouvelles infections de 95 % dans toutes les régions d’ici à 2020.

Nouvelle focalisation sur les femmes, les adolescentes, les jeunes et l’égalité des sexes

Chaque jour, deux mille jeunes sont nouvellement infectés par le VIH, ce qui représente un tiers de toutes les nouvelles infections, mais seulement 28 % des jeunes femmes ont une connaissance précise du VIH. Les dirigeants internationaux se sont engagés à soutenir les jeunes et à leur permettre de jouer un rôle critique dans le pilotage de la riposte en défendant le plein accomplissement de leur droit à la santé et à une éducation complète sur la santé sexuelle et reproductive et la prévention du VIH.

La Déclaration politique reconnaît également l’importance d’un accès universel à la santé sexuelle et reproductive et aux droits en matière de procréation.

Les dirigeants internationaux ont insisté sur la lutte contre l’immense fardeau de l’épidémie supporté par les femmes, en particulier les jeunes femmes et les adolescentes en Afrique subsaharienne.

La Déclaration politique s’engage à favoriser l’égalité entre les sexes, à investir dans le leadership féminin et à mettre fin à toutes les formes de violence et de discrimination envers les femmes et les filles, afin d’accroître leur capacité à se protéger du VIH. L’implication des hommes et des garçons dans ce processus est indispensable.

  1. Ramener à moins de 100 000 le nombre d’adolescentes et de jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans nouvellement infectées chaque année par le VIH dans le monde d’ici à 2020.
  2. Éliminer les inégalités entre les sexes ainsi que les abus sexuels et la violence sexiste.
  3. Mettre fin à toutes les formes de violence et de discrimination à l’égard des femmes et des filles, comme les violences sexistes, les violences sexuelles et les violences au sein de la famille ou du couple, notamment en temps de conflit et d’après-conflit et dans les situations d’urgence humanitaire.
  4. Encourager et soutenir le leadership des jeunes, élargir les programmes d’éducation complète sur la santé sexuelle et reproductive et protéger les droits des jeunes.

Toutefois, la Déclaration politique ne fixe pas d’objectif explicite en matière d’éducation complète à la sexualité, malgré le fait avéré que la majeure partie de l’épidémie se propage par la transmission sexuelle dans la plupart des régions. En Afrique subsaharienne, plus de 98 % des nouvelles infections à VIH sont le résultat d’une transmission par voie sexuelle. La Déclaration politique n’évoque pas les droits sexuels, notamment le droit à l’information, à l’autonomie, au consentement et à la non-discrimination, qui sont fondamentaux pour une riposte au sida efficace.

Le droit à la santé appartient à tous, partout

La Déclaration politique reconnaît par ailleurs que les progrès en matière de protection et de défense des droits humains des personnes vivant avec le VIH, exposées au risque et touchées par le virus sont loin d’être appropriés, et que les violations des droits de l’Homme restent un obstacle majeur à la riposte au VIH. Les États membres s’engagent à revoir et à réformer les lois susceptibles de créer des obstacles ou de renforcer la stigmatisation et la discrimination, ainsi qu’à promouvoir l’accès à des services de soins non discriminatoires, notamment pour les populations à plus haut risque d’infection, en particulier les professionnel(le)s du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les consommateurs de drogues injectables, les personnes transgenres et les détenus.

  1. Revoir et modifier d’ici à 2020 les législations qui renforcent la stigmatisation et la discrimination et limitent l’accès aux services, imposent des restrictions en matière de voyage, imposent le dépistage obligatoire, ainsi que les lois punitives en lien avec la non-divulgation du VIH, l’exposition et la transmission.
  2. Éliminer les obstacles, notamment la stigmatisation et la discrimination, dans les établissements de soins de santé d’ici à 2020.
  3. Renforcer les systèmes nationaux de protection sociale et de protection de l’enfance pour faire en sorte que, d’ici à 2020, 75 % des personnes vivant avec le VIH, exposées au risque et touchées par le virus bénéficient d’une protection sociale prenant en compte le VIH.

Sortir le sida de l’isolement

La Déclaration politique affirme que la riposte au sida va stimuler les progrès dans l’ensemble de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Elle appelle à la mise en place d’une couverture santé universelle et à l’accès universel à la protection sociale. En adoptant des objectifs allant au-delà du VIH, les États membres ont mis l’accent sur l’importance durable d’une approche intégrée sur toute une série de questions sanitaires, notamment la tuberculose, les hépatites B et C, le cancer du col de l’utérus, le papillomavirus humain, les maladies non transmissibles, ainsi que les maladies émergentes et celles qui réapparaissent.

  1. Réduire de 75 % les nombre de décès liés à la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH d’ici à 2020.
  2. Entrer en contact avec 90 % des personnes nécessitant un traitement antituberculeux, dont 90 % issus des populations les plus exposées, et traiter efficacement au moins 90 % de ces personnes d’ici à 2020.
  3. Réduire de 30 % le nombre de nouveaux cas d’hépatite virale B et C chronique d’ici à 2020.
  4. Traiter 5 millions de personnes contre l’hépatite B et traiter 3 millions de personnes contre l’hépatite C chronique d’ici à 2020.

Financer la fin du sida

Pour faire en sorte que tous ces objectifs soient atteints, les dirigeants internationaux ont pris des engagements ambitieux et concrets en matière de financement et d’attributions budgétaires effectives afin d’accélérer la riposte au sida. Les États membres ont également appelé à allouer 13 milliards de dollars à la cinquième reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Les États membres ont encouragé l’engagement stratégique renforcé du secteur privé dans le soutien des pays avec des investissements et des prestations de services destinés à consolider les chaînes d’approvisionnement, les initiatives sur le lieu de travail et la promotion sociale des produits de santé et des changements de comportement.

  1. Augmenter et anticiper les investissements pour combler le manque de ressources en investissant au moins 26 milliards de dollars par an dans la riposte au sida d’ici à 2020.
  2. Investir au moins un quart des dépenses consacrées au sida dans la prévention du VIH et investir au moins 6 % de l’ensemble des ressources mondiales consacrées à la lutte contre le sida dans les moyens d’action sociaux que sont la sensibilisation, la mobilisation sociale et politique, le suivi par la communauté, la communication publique et les programmes de proximité d’ici à 2020, et faire en sorte qu’au moins 30 % de toutes les prestations de services soient pilotées par les communautés d’ici à 2030.
  3. Lutter contre les règlements, politiques et pratiques qui font obstacle à l’accès à des médicaments génériques et des systèmes de diagnostic sûrs, efficaces et abordables, ainsi qu’aux technologies de santé associées, y compris en assurant la pleine application des flexibilités de l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC), et renforcer les capacités régionales et locales à développer, fabriquer et fournir des produits de santé abordables de qualité certifiée.

Responsabilité et durabilité

Les États membres ont pris un certain nombre d’engagements pour renforcer le suivi et la responsabilité, en invitant à une implication plus active des personnes vivant avec le VIH, exposées au risque et touchées par le virus. Ils appellent le Secrétaire général des Nations Unies, avec l’appui de l’ONUSIDA, à continuer de fournir des rapports annuels à l’Assemblée générale et décident de convoquer une réunion de haut niveau sur le VIH et le sida dans le dessein de faire le bilan des progrès accomplis dans la riposte au sida dans ses dimensions sociale, économique et politique.

La Déclaration politique appelle également les États membres à veiller à ce que les Nations Unies et l’ONUSIDA soient à la hauteur de l’Agenda 2030 pour le développement durable.

Pour aller plus loin, les parties prenantes de la lutte contre le sida sont encouragées à intensifier la pression pour éliminer les obstacles au progrès les plus profondément ancrés et faire en sorte que la Déclaration politique puisse remplir son rôle d’instrument en faveur de la dignité et de la justice sociale.

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Appel aux innovateurs, responsables de programmes, investisseurs, activistes et dirigeants à accélérer et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici 2030

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, souligne l’importance d’une approche centrée sur les personnes à la veille de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du sida.

NEW YORK/GENÈVE, 3 juin 2016 — L’épidémie de sida a défini l’agenda mondial de la santé pour toute une génération. Les premiers décès dus au sida ont été diagnostiqués il y a plus de 30 ans et le VIH est rapidement devenu un problème mondial. L’épidémie a menacé tous les pays et été en mesure de déstabiliser les nations les plus vulnérables. En 2000, le sida avait effacé des décennies de progrès en matière de développement.

Aujourd’hui, de nombreux pays ont franchi d’importantes étapes dans le combat contre l’épidémie. Par exemple, en Afrique du Sud, le nombre de nouvelles infections à VIH est passé de 600 000 en 2000 à 340 000 en 2014. L’espérance de vie a augmenté dans bon nombre des pays les plus durement touchés d’Afrique subsaharienne, au fur et à mesure de l’élargissement de l’accès à la prévention, au dépistage et au traitement du VIH. Dans le monde, plus de 17 millions de personnes vivant avec le VIH ont désormais accès à un traitement antirétroviral qui leur sauve la vie.

Cependant, alors que les dirigeants du monde entier sont confrontés à un nombre croissant de préoccupations et de menaces à l’échelle planétaire, notamment les migrations massives, le changement climatique et les perspectives économiques incertaines, ce serait une erreur d’abandonner la riposte au VIH. Voici trois raisons pour lesquelles le sida mérite une attention constante et une stratégie d’accélération : 

  1. rétablir la dignité et la santé des personnes laissées pour compte dans la riposte au sida et leur redonner de l’espoir ;
  2. bâtir des sociétés robustes et résilientes prêtes à faire face aux futures crises sanitaires ;
  3. servir de balise rappelant ce qui peut être accompli grâce à la solidarité internationale et à la volonté politique.

Notre génération se voit offrir une opportunité qui ne doit pas être négligée. Nous avons la technologie, les médicaments et les outils pour mettre fin à l’épidémie de sida d’ici 2030, en évitant plus de 17 millions de nouvelles infections à VIH et en sauvant près de 11 millions de vies.

Dans quelques jours, la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du sida s’ouvrira autour d’un objectif commun : ‎mettre fin au sida d’ici 2030 dans le cadre des Objectifs de développement durable.

Cette plate-forme mondiale destinée aux innovateurs, aux responsables de programmes, aux investisseurs, aux activistes et aux dirigeants nous invitera tous à définir une marche à suivre pour mettre fin à l’épidémie de sida d’ici 2030. Il faudra tous nos efforts combinés pour rechercher des solutions durables, combler les lacunes et atteindre toute une série de nouveaux objectifs mondiaux.

Il est urgent de définir de tels objectifs. À l’échelle mondiale, les maladies liées au sida constituent la cause principale de décès chez les femmes en âge de procréer et la première cause de décès chez les adolescents en Afrique. La stigmatisation et la discrimination continuent d’empêcher les personnes d’accéder aux soins, y compris aux services de prévention et de traitement du VIH qui permettent de réduire les nouvelles infections et de sauver des vies. En effet, dans certaines régions du monde, le nombre d’infections à VIH augmente.

À l’heure actuelle, sur les 36,7 millions de personnes vivant avec le VIH, moins de la moitié ont accès au traitement. Nous ne parvenons pas à atteindre les personnes qui en ont le plus besoin. Ces populations incluent les adolescentes et les jeunes femmes, les professionnel(le)s du sexe, les hommes gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes transsexuelles, les détenus et les consommateurs de drogues.

Atteindre l’objectif de traitement 90-90-90 d’ici 2020 sera un facteur clé pour mettre fin à l’épidémie de sida : 90 % des personnes vivant avec le VIH doivent connaître leur état sérologique vis-à-vis du VIH, 90 % de ces personnes doivent être sous traitement antirétroviral et 90 % des personnes sous traitement doivent avoir une charge virale indétectable.

En atteignant cet objectif de traitement, le monde sera sur la bonne voie pour mettre fin à l’épidémie de sida d’ici 2030, mais pour y arriver, un leadership audacieux et des investissements plus solides sont nécessaires. D’ici 2020, les ressources nationales et internationales combinées devront augmenter d’environ un tiers pour s’élever à un pic estimé de 26,2 milliards de dollars pour accomplir cette vision. L’absence d’investissements aujourd’hui aura pour conséquence une prolongation indéfinie de l’épidémie : ce serait une mauvaise économie.

Une stratégie d’accélération pour mettre fin à l’épidémie de sida nécessite un ensemble d’objectifs ambitieux avec des délais limités, notamment la réduction du nombre de personnes nouvellement infectées de 2,1 millions en 2015 à moins de 500 000 en 2020, la réduction du nombre de personnes décédées de maladies liées au sida de 1,1 million en 2015 à moins de 500 000 en 2020 et la suppression de la discrimination liée au sida.

À New York, des décisions courageuses et de nouveaux engagements ambitieux doivent être pris, sur la base des principes des droits humains et en ne laissant personne de côté, si nous voulons atteindre l’Objectif de développement durable de mettre fin à l’épidémie de sida comme menace de santé publique d’ici 2030.

Le sida n’est pas encore vaincu, mais il peut l’être.

 

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Les maires de New York et Paris organisent une rencontre internationale de maires sur la fin du sida dans les villes

Les édiles de plus de trente villes qui jouent un rôle moteur dans la riposte au sida se réunissent pour débattre des stratégies et des innovations actuellement adoptées dans leurs villes qui améliorent la santé et contribuent au développement.

NEW YORK/PARIS/GENÈVE, 6 juin 2016 — Bill de Blasio, Maire de New York, et Anne Hidalgo, Maire de Paris, ont organisé une rencontre à New York, États-Unis d'Amérique, en collaboration avec l'ONUSIDA et les partenaires de l'initiative « Les villes s'engagent », ONU-Habitat et l'Association internationale des soignants du VIH/sida (IAPAC), sur le thème de la fin de l'épidémie de sida dans les villes à l'horizon 2030.

Cette rencontre, rendue possible par le MAC AIDS Fund, a eu lieu le 6 juin à la Bibliothèque publique de New York, en amont de la Réunion de haut niveau sur la fin du sida de l'Assemblée générale des Nations Unies qui doit se tenir au siège des Nations Unies du 8 au 10 juin.

« Nous avons aujourd'hui une occasion unique de travailler en partenariat et d'étudier comment œuvrer ensemble en matière d'éducation au VIH, de traitement et de prévention de la propagation du virus, et les efforts de la ville de New York font écho à cette préoccupation, y compris un financement accru pour les services de prévention du VIH et de soins », a déclaré Bill de Blasio, le Maire de New York. « Nous sommes très fiers de ce travail mais nous devons aller plus loin — je salue la Maire de Paris Anne Hidalgo et les maires des autres grandes villes qui agissent de concert dans le cadre de la riposte mondiale au VIH. »

La rencontre a mis en évidence le rôle des villes, moteur essentiel de la riposte au VIH. Une trentaine de maires du monde entier y ont participé pour faire le point sur leurs actions en vue de mettre fin au sida dans les villes. Ces édiles ont également échangé sur les innovations urbaines mises en œuvre par les villes intelligentes pour atteindre les Objectifs de développement durable.

Au terme de la rencontre à la Bibliothèque publique de New York, les participants ont pris part à un forum The Atlantic animé par le MAC AIDS Fund et l'ONUSIDA, qui a permis d'examiner de plus près les possibilités qui s'offrent aux villes et les défis que celles-ci doivent surmonter pour mettre fin au sida.

« Nous partageons tous la même certitude : nous n'avons plus le droit d'observer la progression du VIH sans agir alors qu'il existe des solutions. Et parce qu'il y a des solutions, l'inaction est aujourd'hui inexcusable », a déclaré Anne Hidalgo, la Maire de Paris. « La volonté politique est le fer de lance de la riposte au sida et, je l'affirme avec force, Paris s'engage pour mettre fin à l'épidémie. »

Les villes sont en première ligne dans la lutte contre le VIH et pour relever d'autres défis en matière de santé et d'équité, et très bien placées pour mener des actions porteuses de transformations. Leurs responsables sont déjà à l'origine d'innovations et de transformations sociales dans le cadre de réponses ambitieuses à des défis globaux comme le changement climatique et le développement durable.

« Plus de la moitié de la population mondiale vit aujourd'hui dans des villes », a précisé Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Concernant le VIH, le leadership des villes est essentiel pour que la communauté internationale puisse atteindre les objectifs d'accélération de la riposte et mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030. »

À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida de 2014, la Maire de Paris avait accueilli 26 maires du monde entier qui avaient signé une déclaration pour mettre fin à l'épidémie de sida dans leurs villes. Les signataires de la Déclaration de Paris de 2014 ont affirmé leur volonté d'accélérer la riposte au VIH en prenant une série d'engagements, parmi lesquels atteindre l'objectif de traitement « 90–90–90 » de l'ONUSIDA, afin que 90 pour cent des personnes vivant avec le VIH connaissent leur séropositivité, 90 pour cent des personnes connaissant leur séropositivité soient sous traitement antirétroviral et 90 pour cent des personnes sous traitement aient une charge virale indétectable. À ce jour, plus de 200 villes du monde entier ont signé la déclaration et combattent les fortes inégalités d'accès aux services essentiels, à la justice sociale et aux possibilités économiques, dans l'optique de mettre fin à l'épidémie de sida.

« Dans le cadre de l'initiative « Les villes s'engagent », les villes accélèrent leur riposte locale au sida en vue de mettre fin à l'épidémie en tant que menace pour la santé publique d'ici à 2030 », a indiqué José M. Zuniga, le Président-directeur général de l'IAPAC. « Notre approche concertée et la génération de données en temps réel nous permettent d'identifier précisément les lacunes des ripostes des villes, que nous aidons à pallier au moyen de stratégies ciblées pour intensifier le dépistage, la prévention, le traitement et les soins en matière de VIH. »

L'événement de New York a donné l'occasion de partager des connaissances et de s'inspirer d'expériences menées dans le monde entier. Il a rassemblé de nombreux partenaires représentant notamment le secteur privé, des fondations et la société civile. La séance d'ouverture était animée par l'homme d'affaires et philanthrope Alexandre Mars, créateur de la Fondation Epic.  

Mairie de Paris

La Ville de Paris s'investit dans la lutte contre le sida depuis 2001 et a fait de la riposte une priorité, tant au niveau local que global. Il était donc naturel qu'elle collabore au lancement de l'initiative « Les villes s'engagent », avec l'ONUSIDA, ONU-Habitat et l'IAPAC, le 1er décembre 2014. Paris s'impose comme un chef de file. En février 2016, elle a publié sa propre stratégie, « Vers Paris sans sida », qui fait de cette capitale un pionnier de l'initiative « Les villes s'engagent » pour la réalisation de l'objectif « 90-90-90 » d'ici 2020.

ONUSIDA
Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) guide et mobilise la communauté internationale en vue de concrétiser sa vision commune : « Zéro nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro décès lié au sida ». L'ONUSIDA conjugue les efforts de 11 institutions des Nations Unies — le HCR, l'UNICEF, le PAM, le PNUD, l'UNFPA, l'UNODC, ONU Femmes, l'OIT, l'UNESCO, l'OMS et la Banque mondiale. Il collabore étroitement avec des partenaires mondiaux et nationaux pour mettre un terme à l'épidémie de sida à l'horizon 2030 dans le cadre des Objectifs de développement durable. Pour en savoir plus, consultez le site unaids.org, et suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube.

IAPAC

L'Association internationale des soignants du VIH/sida (IAPAC) représente plus de 27 500 cliniciens et professionnels de santé dans plus de 150 pays. Elle a pour mission d'améliorer la qualité des services de prévention, de soins, de traitement et de soutien destinés aux hommes, femmes et enfants vivant avec le VIH et présentant des comorbidités (tuberculose et hépatite virale, par exemple) et affectés par ces pathologies, et d'élargir l'accès à ces services. Pour en savoir plus sur l'IAPAC et les actions qu'elle mène depuis trente ans pour mobiliser les professions de santé en vue de mettre fin à l'épidémie de sida, rendez-vous sur le site www.iapac.org.

MAC AIDS Fund

Principal donateur privé de l'initiative « Les villes s'engagent », le M·A·C AIDS Fund agit en faveur des personnes affectées par le VIH et le sida, sans distinction d'âge, de race ni de sexe, et combat l'épidémie avec l'aide de partenaires audacieux, visionnaires et courageux. Il reconnaît que les villes sont depuis longtemps à l'avant-garde de la riposte et a versé plus de six millions de dollars à celles qui se fixent des objectifs ambitieux et accélèrent la fourniture de services à fort impact pour la prévention et le traitement du VIH. Le MAC AIDS Fund a collecté plus de 400 millions de dollars depuis sa création en 1994, grâce à la seule vente de rouges à lèvres et de gloss de sa marque Viva Glam, et continuera à soutenir des projets innovants comme l'initiative « Les villes s'engagent » pour favoriser l'éradication de l'épidémie.

Contact

MAC AIDS Fund
Maripat Finigan
tel. +1 860 508 3828
maripat@praytellstrategy.com
UNAIDS
Sophie Barton-Knott
tel. +41 79 514 6894
bartonknotts@unaids.org
Mairie de Paris
Mélanie Rigaud
tel. +33 6 40 93 09 99
melanie.rigaud@paris.fr
New York City Office of the Mayor
tel. + 1 212 788 2958
pressoffice@cityhall.nyc.gov
IAPAC
Lindsay G. Deefholts
tel. + 1 416 301 7966
ldeefholts@bell.net

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L'ONUSIDA demande un accès complet à des soins de santé de qualité, y compris aux soins de santé mentale, pour les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées

 

GENÈVE, le 17 mai 2016 — L'ONUSIDA se tient aux côtés des personnes et des organisations du monde entier qui commémorent la Journée internationale de lutte contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie ce 17 mai, 26 ans après le retrait de l'homosexualité de la liste des troubles mentaux par l'Organisation mondiale de la Santé. L'édition 2016 de cette journée a pour thème la santé mentale et le bien-être.

Si beaucoup reste à faire pour concrétiser la vision « Zéro discrimination » de l'ONUSIDA, les progrès constatés sont encourageants et vont dans la bonne direction. En juin 2015, le Mozambique a décriminalisé l'homosexualité dans son nouveau code pénal. En septembre 2015, douze agences des Nations Unies ont lancé un appel commun à l'action très ferme pour mettre un terme à la violence et à la discrimination à l'encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI). En mai 2016, le gouvernement des États-Unis d'Amérique a publié des orientations en vue d'aider les éducateurs à disposer des informations nécessaires pour que tous les élèves et les étudiants, y compris les élèves et étudiants transgenres, puissent être scolarisés dans un environnement exempt de discrimination fondée sur le sexe.

« Il est inacceptable que des personnes LGBTI soient confrontées à la violence et à la discrimination simplement à cause de ce qu'elles sont et de qui elles aiment », a déclaré Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Ce sont nos fils et nos filles, nos frères et nos sœurs, nos amis et nos collègues. Les droits des personnes LGBTI sont des droits de l'homme. Nous devons combattre les préjugés partout. »

Beaucoup de personnes LGBTI rencontrent aujourd'hui encore d'énormes difficultés au quotidien ; elles vivent parfois dans la peur, dans l'isolement et sans pouvoir bénéficier de services de santé vitaux. La crainte de mauvais traitements ou d'une discrimination exercés par des agents de santé les empêche d'accéder aux services de dépistage et de traitement du VIH. De plus, un pourcentage élevé de personnes LGBTI sont confrontées à l'isolement et à la discrimination dans leur environnement social immédiat, ce qui nuit à leur santé mentale.

Atteindre les Objectifs de développement durable, qui prévoient notamment de mettre fin à l'épidémie de sida à l'horizon 2030, implique d'éliminer toutes les formes de discrimination.

L'ONUSIDA appelle à fournir aux personnes LGBTI un accès complet à des soins de santé de qualité, y compris aux services de santé mentale, auxquels les systèmes de santé accordent un soutien souvent insuffisant. « Faites preuve de compassion. Accueillez la diversité. Ne laissez personne sur le bord du chemin », a ajouté M. Sidibé.

L'élimination de la discrimination fait partie des thèmes centraux qui seront débattus lors de la prochaine Réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du sida, qui se tiendra au siège des Nations Unies à New York, États-Unis d'Amérique, du 8 au 10 juin 2016. Pour plus d'informations, visitez la page www.hlm2016aids.unaids.org.

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L'ONUSIDA préconise des investissements durables et une collaboration accrue pour la mise au point d'un vaccin contre le VIH

GENÈVE, le 18 mai 2016 — À l'occasion de la Journée de sensibilisation au vaccin contre le VIH, l'ONUSIDA appelle à mobiliser plus de ressources et à renforcer la collaboration entre les gouvernements, la communauté scientifique et le secteur privé pour faire progresser la recherche et trouver un vaccin efficace contre le VIH.

« La mise au point d'un vaccin efficace contre le VIH serait une avancée scientifique et médicale majeure pour l'humanité », a déclaré Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Parallèlement à l'élargissement de l'accès aux médicaments antirétroviraux et aux outils de prévention combinée du VIH existants, des investissements durables et une collaboration intensifiée en vue de développer un vaccin contre le VIH sont nécessaires pour que le monde fasse un pas de plus vers la fin de l'épidémie de sida. »

En 2014, les investissements globaux dans la recherche et le développement d'un vaccin contre le VIH avaient augmenté de 2,8 pour cent pour atteindre 841 millions de dollars des États-Unis, au lieu de 818 millions de dollars en 2013. Toutefois, cette hausse faisait suite à cinq années de stagnation, voire de diminution des ressources disponibles, par rapport au sommet de 961 millions de dollars de 2007. Les États-Unis d'Amérique restent le principal investisseur dans la recherche et le développement liés au VIH.

Des partenariats public-privé et des partenariats internationaux ont été institués pour accélérer la mise au point d'un vaccin efficace contre le VIH. L'ONUSIDA travaille avec des partenaires comme l'Initiative internationale pour un vaccin contre le sida, la Coalition pour le plaidoyer en faveur du vaccin contre le sida (AVAC) et d'autres parties prenantes. Le Programme commun participe aussi activement aux réunions annuelles des bailleurs de fonds pour la vaccination coordonnées par l'Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH afin de souligner l'importance d'activités de recherche continues, de financements durables et de réponses coordonnées pour parvenir à la découverte d'un vaccin contre le VIH.

Ces trente dernières années, quatre concepts vaccinaux contre le VIH ont été testés dans le cadre de six essais d'efficacité. Le plus prometteur d'entre eux, l'essai vaccinal RV144 conduit en Thaïlande, réduisait de 31 % le risque d'infection à VIH. On espère que les recherches en cours déboucheront sur le lancement d'au moins deux autres essais à grande échelle de candidats vaccins dans un futur proche. Dans le même temps, les travaux de développement d'autres vaccins potentiels se poursuivent, notamment la mise au point d'un vaccin combiné contre le VIH et l'hépatite C. L'efficacité des anticorps neutralisants est également étudiée.

Un vaccin contre le VIH sera nécessaire pour contrôler le virus à long terme ; il représente le meilleur espoir de consolider les progrès pour mettre fin à l'épidémie de sida.

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L'ONUSIDA demande instamment aux pays d'adopter une approche axée sur la santé publique et les droits humains à l'égard des personnes qui consomment des drogues

NEW YORK/GENÈVE, 19 avril 2016—L'ONUSIDA se félicite de l'appel de l'Assemblée générale des Nations Unies adressé aux États membres en vue d'envisager des mesures de santé publique efficaces pour améliorer les conditions de vie des personnes qui consomment des drogues et demande aux pays d'appliquer rapidement des programmes qui réduisent les méfaits associés à l'usage des stupéfiants.

Le document final adopté lors de la session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies (UNGASS) sur le problème de la drogue dans le monde, tenue à New York, aux États-Unis, invite les pays à envisager des mesures telles que des traitements médicalement assistés, des programmes de distribution de matériel d'injection et des traitements antirétroviraux pour éviter la transmission du VIH, de l'hépatite virale et autres virus à diffusion hématogène.

Le document final souligne également l'importance du respect total des droits humains et des libertés fondamentales des personnes qui consomment des drogues, notamment un procès équitable et des peines proportionnelles à la gravité de l'infraction pour ceux qui sont arrêtés ou condamnés en lien avec le trafic de drogues. Il encourage également les pays à envisager des peines de substitution.

« Le monde a fait un pas vers une démarche plus rationnelle et compatissante envers les personnes qui s'injectent des drogues, » a déclaré Michel Sidibé, le directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Les pays peuvent endiguer leurs épidémies de VIH uniquement s'ils appliquent des politiques et des programmes qui ont fait leurs preuves et mettent les personnes au premier plan, y compris celles qui consomment des drogues. »

Lors de la période précédent l'UNGASS, l'ONUSIDA a mis l'accent sur le fait que la couverture des programmes de réduction des risques est insuffisante et que les politiques qui pénalisent et marginalisent les personnes consommant des drogues n'ont pas réduit les infections à VIH, en particulier chez celles qui s'injectent des drogues entre 2010 et 2014. Le monde a perdu une occasion d'atteindre l'objectif de l'Assemblée générale des Nations Unies de 2011 visant à réduire la transmission du VIH de 50 % parmi les personnes qui s'injectent des drogues prévu en 2015.

Le rapport de l'ONUSIDA récemment publié, Ne faites pas de tort : la santé, les droits humains et les personnes qui consomment des drogues, montre que les pays qui ont appliqué des approches axées sur les droits et la santé ont réduit les infections à VIH parmi les personnes qui s'injectent des drogues. Des pays ont arrêté de mettre des personnes en prison pour des méfaits liés à la drogue et leur donnent accès à des programmes de traitement étendus affichent les meilleurs résultats. Les pays doivent s'engager à traiter les personnes avec respect et soin, au lieu de les punir. L'ONUSIDA recommande la dépénalisation et la suppression de la détention pour les personnes arrêtées pour consommation et possession de drogues à usage personnel.

Le document final de l'UNGASS reconnaît le besoin de développer une coopération plus étroite entre la santé, la justice et les autorités d'application des lois et insiste sur le rôle de la société civile, la communauté scientifique et académique dans la lutte contre le problème de la drogue. Il réaffirme l'engagement de l'Assemblée générale d'en finir avec l'épidémie du SIDA et la tuberculose dans le cadre des Objectifs de développement durable et de réduire les impacts de l'hépatite virale et d'autres maladies infectieuses, notamment parmi les personnes qui consomment des drogues.    

La démarche d'accélération des actions de l'ONUSIDA présente un ensemble d'objectifs pour 2020 qui comprend la réduction des nouvelles infections à moins de 500 000. Elle invite également les pays à garantir que 90 % des plus de 12 millions de personnes qui s'injectent des drogues dans le monde ont accès à des services combinés de prévention du VIH, y compris des programmes aiguilles et seringues, le traitement de substitution aux opiacés, des préservatifs ainsi que l'accès à des conseils, des soins, un dépistage et des services de traitement pour la tuberculose et des virus à diffusion hématogène tels que le VIH et les hépatites B et C. Atteindre ces objectifs marquera une grande étape pour en finir avec l'épidémie du SIDA en tant que menace contre la santé publique d'ici 2030.

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L'ONUSIDA préconise de renforcer les partenariats pour en finir avec les épidémies de tuberculose et de VIH

GENÈVE, 24 mars 2016 — Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, l'ONUSIDA invite à renforcer les partenariats et à suivre une approche unifiée pour éradiquer les épidémies de tuberculose et du VIH et sauver des millions de vies. Il n'a jamais été aussi urgent pour les gouvernements, les communautés médicales et scientifiques, le secteur privé et les personnes touchées par les maladies de s'unir pour garantir l'accès à des traitements existants et de solliciter de nouveaux outils de diagnostic et des traitements afin d'atteindre toutes les populations qui en ont besoin.

« Nous sommes plus efficaces lorsque nous travaillons ensemble et utilisons toutes nos forces pour atteindre des objectifs ambitieux, » explique Michel Sidibé, directeur exécutif d'ONUSIDA. « Mettre à profit le potentiel de toutes les personnes impliquées dans la lutte contre le VIH et la tuberculose est plus que jamais nécessaire pour en finir avec ces épidémies et créer un monde plus sain dans le cadre des objectifs du développement durable. »                

À l'échelle mondiale, 9,6 millions de personnes on été touchées par la tuberculose en 2014 et 1,5 million de personnes sont mortes de cette maladie. La tuberculose reste également la cause principale de décès chez les personnes vivant avec le VIH, représentant un tiers des décès liés au SIDA chaque année (environ 390 000 morts sur 1,2 million de décès liés au SIDA en 2014). En outre, en 2014, près de 480 000 personnes ont développé une tuberculose multirésistante. Au même titre que le VIH, les communautés et populations les plus pauvres touchées par la stigmatisation et la discrimination sont les plus vulnérables à l'infection.

La communauté internationale s'est engagée à mettre fin aux épidémies de tuberculose et du VIH dans le cadre des objectifs de développement durable. Un dessein uniquement possible si les actions actuelles sont renforcées et intensifiées et si la contribution de toutes les parties prenantes est optimisée par une démarche unifiée à l'échelle internationale, régionale, nationale et locale. C'est ainsi que le développement de nouveaux outils de diagnostic, traitements et vaccins potentiels contre le VIH et la tuberculose doit être accéléré, en particulier face àl'apparition de formes de tuberculose polypharmacorésistante. Plus important encore, ces nouveaux traitements et outils doivent être accessibles à toute personne touchée par la tuberculose et le VIH.

Adoptée en 2014, la stratégie «Halte à la tuberculose» de l'Organisation mondiale de la santé reconnaît qu'éliminer l'épidémie de tuberculose repose sur une amélioration dans la définition des politiques aux niveaux international, national et régional, ainsi que sur une action renforcée visant à accroître la protection sociale, réduire la pauvreté et lutter contre d'autres éléments déterminants qui augmentent la vulnérabilité à l'infection. Renforcer les capacités en matière de soin et de santé sera également un facteur primordial pour atteindre les objectifs destinés à réduire la mortalité liée à la tuberculose de 95 % et les nouveaux cas de tuberculose de 90 % d'ici 2035. Les mêmes facteurs s'appliquent pour éradiquer l'épidémie du VIH.

L'ONUSIDA est plus engagée que jamais à œuvrer en étroite collaboration avec les pays, donateurs, communautés et partenaires, notamment l'Organisation mondiale de la santé, le partenariat Halte à la tuberculose et le Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme afin d'optimiser toutes les forces mobilisées des communautés à travers le monde pour en finir avec les épidémies de tuberculose et du VIH.

 

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ONUSIDA se félicite du plan innovant de lutte contre le VIH mis en place en Afrique du Sud

Cyril Ramaphosa, vice-président lance un plan global de prévention et de traitement du VIH auprès des professionnels du sexe

GENÈVE, le 11 mars 2016—ONUSIDA se félicite du déploiement du plan national de lutte contre le VIH auprès des professionnels du sexe mis en place en Afrique du Sud, pour la période 2016 à 2019. Lancé par le vice-président du pays, Cyril Ramaphosa, dans le cadre de sa fonction de président du Conseil national d'Afrique du Sud sur le sida (SANAC), ce plan unique assurera un accès équitable aux services sanitaires et juridiques pour les travailleurs du sexe dans ce pays.

Les professionnels du sexe supportent en effet une part disproportionnée du fardeau que représente le VIH, les maladies sexuellement transmissibles, la tuberculose, la violence, la stigmatisation et la discrimination. Ce plan d'actions progressif décrit en détail une réponse globale et coordonnée à l'échelle nationale adaptée aux besoins spécifiques de cette population à risque et inclut un bouquet de services destiné aux travailleurs du sexe, à leurs partenaires, leurs clients et leurs familles.

Outre garantir l'accès aux services de soin afin de prévenir et traiter le VIH, les maladies sexuellement transmissibles et la tuberculose, le plan vise également à fournir un accès à la justice et aux services de protection juridique qui seront mis à disposition par le biais d'une combinaison d'intervenants tels des éducateurs, des membres des actions communautaires, des conseillers et des cliniques spécialisées, ainsi que par des dispensaires de soins primaires, assorti d'une formation pour tous les travailleurs du sexe.

Le plan intègre la disponibilité et l'accès au dépistage du VIH pour les professionnels du sexe et ceux dont les résultats des tests seront positifs se verront offrir un traitement antirétroviral, tandis que ceux dont le test sera négatif recevront des médicaments antirétroviraux comme traitements prophylactiques pré-exposition (PPE), associés à d'autres services de prévention du VIH.

« L'Afrique du Sud continue de mener la lutte et d'innover », constate Miche Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « En écoutant les professionnels du sexe et en collaborant avec leur communauté, le plan national personnalisé de lutte contre le VIH représente un réel espoir pour ces travailleurs, qui sont souvent laissés pour compte dans la riposte contre le SIDA. »

Les résultats de l'étude de surveillance intégrée des données sérologiques et comportementales, initiée avec le rapport actuel, montre que la prévalence du VIH chez les professionnelles du sexe peut atteindre 72 % en Afrique du Sud, mais avec une variation marquée en matière de prévalence entre les différentes installations urbaines. En outre, l'étude souligne que l'administration du traitement antirétroviral par les travailleuses du sexe déjà connues comme vivant avec le VIH est inférieur à la moyenne nationale. En 2013, une étude rapide afin d'estimer le nombre de personnes concernées commandée par la SANAC avait comptabilisé environ 153 000 professionnels du sexe (femme, homme et transgenres) en Afrique du Sud, la plupart vivant et travaillant dans les villes principales. Des études indiquent que la prévalence du VIH chez les travailleuses du sexe est trois à quatre fois supérieure à celle de la population féminine adulte en général.

Des services globaux de prévention combinée, de traitement et de soin du VIH doivent être prodigués aux personnes les plus exposées au virus. Mettre fin à l'épidémie du SIDA consiste avant tout à ne laisser personne à l'écart.

 

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