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L’ONUSIDA salue la signature du premier accord de licence dans le cadre du Groupement d’accès aux technologies contre la COVID-19 de l’OMS
24 novembre 2021 24 novembre 2021GENÈVE, le 24 novembre 2021—L’ONUSIDA salue la signature du premier accord de licence dans le cadre du Groupement d’accès aux technologies contre la COVID-19 (C-TAP) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L'accord a été négocié entre le Consejo Superior de Investigaciones Científicas (conseil supérieur de recherche scientifique espagnol) et le Medicines Patent Pool.
L’initiative C-TAP s’appuie sur un modèle performant visant à accroître l’accès aux médicaments contre le VIH, la tuberculose et l’hépatite C dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Elle a révélé son efficacité pour surmonter certains obstacles à l’accès aux technologies de santé contre la COVID-19. Toutefois, l’initiative a été jusqu’à présent négligée et les sociétés pharmaceutiques et autres détenteurs de technologies de la COVID-19 ont été réticents à la rejoindre.
« Je salue ce nouvel accord, mais j’encourage vivement les autres entreprises pharmaceutiques et détenteurs de technologies contre la COVID-19 à partager leur savoir-faire », a déclaré la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « Pensez au nombre de vies qui pourraient être sauvées si, avec ce mécanisme, les vaccins, les médicaments et les autres technologies contre la COVID-19 étaient mis à disposition de toutes les personnes qui en ont besoin. »
Ce nouvel accord de licence montre qu’il est possible de partager des connaissances, des technologies et des droits de propriété intellectuelle dans le cadre de la lutte contre la COVID-19.
Le partage des droits de propriété intellectuelle, des données et du savoir-faire devrait être un élément fondamental de la préparation et de la riposte aux pandémies. L’ONUSIDA encourage les instituts de recherche et les détenteurs de technologies vitales, y compris les fabricants de vaccins, à suivre l’exemple du Consejo et à rejoindre le C-TAP. Elle enjoint aux gouvernements de pays qui accueillent des sociétés pharmaceutiques sur leur sol de s’assurer qu’elles proposent sans attendre leurs technologies au C-TAP.
L'accord de licence contient des dispositions d’accès essentielles, telles que le droit non exclusif de développer les brevets, le savoir-faire et le matériel sous licence. Il n’est soumis à aucune limitation géographique : les entreprises qualifiées du monde entier seront donc en mesure d’utiliser les licences et de commercialiser des produits qui en découlent. Les conditions de l’accord seront rendues publiques dans un souci de transparence. L'accord comprend un ensemble de transferts technologiques,
dont l’octroi d’une licence pour une technologie de détection des anticorps contre le SRAS-CoV-2, le virus à l’origine de la COVID-19, soit à partir d’une infection au coronavirus, soit à partir d’un vaccin anti-COVID-19. Elle permettra ainsi de gérer l’efficacité des programmes de rappel vaccinal. Les tests dérivés de cette méthode sont simples à utiliser, ce qui permettra de le faire dans des environnements aux ressources limitées. Par ailleurs, les entreprises basées dans des pays à revenu faible et intermédiaire profiteront de la technologie sans devoir verser de redevances.
En mai 2020, l’ONUSIDA a soutenu un appel à l’action mené par le gouvernement du Costa Rica et l’OMS, qui a conduit à la mise en place du C-TAP. L’ONUSIDA est membre du Comité directeur C-TAP.
L’organisation remercie le gouvernement espagnol pour avoir soutenu et facilité l’accord, ainsi que pour son aide financière en faveur de l’initiative C-TAP.
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Message de Winnie Byanyima, Directrice exécutive de l’ONUSIDA, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2021
01 décembre 2021 01 décembre 2021Chères amies, chers amis,
Je vous salue à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Je profite de cette occasion pour assurer le monde entier de ma solidarité alors que la présence simultanée de différentes pandémies nous ébranle.
Cette année, le monde s’est mis d’accord sur un plan audacieux qui, si les dirigeantes et dirigeants le respectent, mènera à l’éradication du sida d’ici 2030. C’est une perspective fantastique.
Mais aujourd’hui, nous, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida, tirons la sonnette d’alarme. Le sida n’a pas perdu son statut de pandémie, les indicateurs sont au rouge et nous ne parviendrons à surmonter cette pandémie que par une action rapide pour mettre fin aux inégalités qui l’alimentent.
Nous constatons la quasi-disparition des décès dus au sida et des nouvelles infections au VIH dans les pays où les leaders prennent des actions audacieuses et concertées, puisent dans les dernières découvertes scientifiques, apportent des services qui répondent aux besoins de toutes les personnes, protègent les droits humains et défendent un financement adéquat.
Mais ce n’est le cas qu'à certains endroits et pour certaines personnes.
Sans l’approche de lutte contre les inégalités dont nous avons besoin pour mettre fin au sida, le monde aura sûrement aussi du mal à mettre fin à la pandémie de COVID-19 et ne sera pas préparé aux pandémies du futur. Ce qui serait extrêmement dangereux pour chacune et chacun d’entre nous.
Les avancées de la lutte contre le sida, qui accusaient déjà un retard, sont confrontées aujourd’hui à des difficultés encore plus grandes alors que la crise de la COVID-19 continue de faire des ravages, perturbant entre autres les services de prévention et de traitement du VIH, la scolarisation et les programmes de prévention de la violence.
Si nous continuons sur notre lancée actuelle, nous n’arriverons pas à faire infléchir suffisamment vite la tendance et nous risquons de voir la pandémie de sida se prolonger pendant des décennies. Nous devons accélérer la mise en place d’une série d’actions concrètes convenues par les États membres des Nations Unies pour lutter contre les inégalités qui favorisent le VIH.
Notre lutte contre la pandémie de sida a été riche en enseignements : nous avons beaucoup appris sur ce dont nous avons besoin en plus pour combattre le sida et toutes les pandémies.
Nous avons besoin de toute urgence d’infrastructures suffisantes dans les communautés et dirigées par les communautés. Elles doivent être intégrées à un système de santé publique solide et être appuyées par un mécanisme robuste de reddition de compte vis-à-vis de la société civile.
Nous avons besoin de politiques pour garantir un accès équitable et abordable à la science.
Chaque nouvelle technologie doit être mise sans attendre à la disposition de tous ceux et toutes celles qui en ont besoin.
Nous devons protéger notre personnel de santé et augmenter leur nombre pour répondre à nos besoins urgents.
Nous devons protéger les droits humains et instaurer la confiance dans les systèmes de santé.
Ce sont eux qui nous permettront de venir à bout des disparités imputables aux inégalités et de mettre fin au sida. Mais leur réalisation est trop souvent inégale, ils sont sous-financés et ne sont pas reconnus à leur juste valeur.
Je salue les communautés en première ligne qui ont ouvert la voie aux approches les plus efficaces, qui sont les moteurs du changement et qui poussent les leaders à faire preuve d’audace. Je vous le dis : continuez à faire pression.
Les leaders mondiaux doivent collaborer d’urgence pour s’attaquer directement à ces défis. Je vous le dis : faites preuve de courage et joignez le geste à la parole.
Mettre fin à la pandémie de sida d’aujourd’hui et se préparer aux pandémies de demain sont deux objectifs indissociables. La seule et unique clé du succès consiste à atteindre ces deux objectifs. À l’heure actuelle, nous sommes en chemin pour les rater tous les deux.
Si nous nous attaquons aux inégalités qui freinent les progrès, nous pouvons tenir notre promesse de mettre fin au sida d’ici 2030. C’est entre nos mains.
Chaque minute, nous perdons une vie précieuse emportée par le sida. Nous n’avons pas de temps à perdre.
Mettons fin aux inégalités. Mettons fin au sida. Mettons fin aux pandémies.
Merci.
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La directrice exécutive de l’ONUSIDA appelle à l’action contre les fléaux que représentent la violence faite aux femmes et aux filles, ainsi que le VIH
24 novembre 2021 24 novembre 2021« Pour mettre fin à la violence sexiste, nous avons besoin d’une approche qui implique les gouvernements et la société dans leur ensemble. Je suis toutefois convaincue que tout le monde profitera de ces actions clés si elles bénéficient de l’appui des décideurs et décideuses au minimum : moins de violences à l’égard des femmes et des filles, mais aussi moins de femmes et de filles qui contractent le VIH ou qui glissent entre les mailles du filet pour accéder à une thérapie antirétrovirale ou respecter leur traitement. Nous devons révolutionner les moyens d’agir dans la riposte au sida. L’égalité des sexes et les droits des femmes doivent être au centre de nos préoccupations. L’autocongratulation ou l’acceptation de la violence sexiste n’ont pas leur place si nous voulons mettre fin au sida comme urgence de santé publique d’ici 2030 afin d’atteindre les Objectifs de développement durable », a déclaré la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima.
Dans le monde, une femme et une adolescente sur trois subissent des violences physiques, sexuelles ou les deux de la part de leur mari, de leur partenaire masculin ou de tiers. Ces violences ont lieu chez elles et dans leur quartier, autrement dit dans des endroits où elles devraient se sentir le plus en sécurité. Et ce chiffre affligeant ne prend pas en compte les millions de femmes et de filles qui sont victimes d’autres formes très diverses de violences sexistes et de pratiques néfastes. Depuis l’arrivée de la COVID-19, on signale une augmentation de la violence exercée par un partenaire intime, des mariages forcés ou des enfants, de la mutilation génitale féminine et de la violence sexuelle.
Pour les femmes et les filles vivant avec le VIH, les risques de violences se multiplient, notamment de la part de leurs partenaires intimes, de leur famille et de leurs communautés ou lorsqu’elles souhaitent accéder à des services. La violence sexiste n’est pas sans conséquences : elle compromet les acquis chèrement acquis dans la prévention du VIH, ainsi que l’objectif de mettre un terme au sida en tant qu’urgence de santé publique.
Dans les pays à haute prévalence du VIH, les violences exercées par un partenaire intime augmentent jusqu’à 50 % le risque de contamination au VIH chez les femmes. La violence ou la peur de la violence empêche les femmes d’accéder aux services et entrave leur capacité à négocier l’utilisation du préservatif avec les auteurs de cette violence, à divulguer leur statut sérologique ou à respecter leur traitement antiviral.
De nombreuses femmes séropositives sont également victimes de discrimination et de violations des droits sexuels et reproductifs dans les établissements de santé. Les travailleuses du sexe, les consommatrices de drogue, ainsi que les personnes bisexuelles et transsexuelles sont confrontées à des risques exceptionnellement élevés de contamination au VIH, de violences sexistes et d’agression sexuelle, le tout renforcé par la stigmatisation, la discrimination et la criminalisation liées au VIH.
Cinq actions clés
Conformément à la Déclaration politique sur le VIH/sida de l’Assemblée générale des Nations Unies : Mettre fin aux inégalités et agir pour vaincre le sida d’ici à 2030, Mme Byanyima appelle les gouvernements, les agences des Nations Unies, les donateurs et donatrices, les prestataires de services et toutes les parties prenantes de la riposte au VIH à s’attaquer immédiatement et systématiquement aux liens entre le VIH et la violence à l’égard des femmes et des filles, dans toute leur diversité. Cela passe en particulier par les cinq points suivants :
- Atteindre les exigences fondamentales : les pays doivent se conformer au minimum aux normes internationales en matière de prestation de services de santé pour les femmes et les filles vivant avec le VIH ou exposées à un risque plus élevé, en intégrant des mesures de prévention et de riposte à la violence sexiste au sein des services anti-VIH, y compris pour les femmes issues des populations clés, et en assurant la protection de la santé et des droits sexuels et reproductifs.
- Commencer tôt avec la prévention du VIH et de la violence sexiste : travailler avec les adolescentes et les adolescents pour lutter contre les normes de genre néfastes en investissant dans l’éducation et les interventions transformatives sur le genre, notamment une éducation sexuelle complète, en instaurant des valeurs de respect pour l’intégrité physique, le consentement sexuel, les rencontres amoureuses sans danger et l’utilisation des préservatifs comme norme, et en garantissant une tolérance zéro sur la violence sexiste, ainsi que la stigmatisation et la discrimination liées au VIH dans les écoles.
- Ne pas se contenter d’atteindre les hommes pour les attirer vers les services anti-VIH : tirer parti des programmes de lutte contre le VIH impliquant les hommes et les garçons pour intégrer des approches transformatives du genre qui remettent en question les masculinités toxiques qui alimentent à la fois le VIH et la violence à l’égard des femmes et des filles. Les hommes et les garçons doivent être intégrés au dépistage et au traitement du VIH, ainsi que dans les efforts pour garantir le respect de la santé et des droits sexuels et reproductifs des femmes et de leurs droits afin qu’elles soient à l’abri de toute violence sexiste.
- Mettre fin à l’impunité pour la violence à l’égard des femmes et des filles vivant avec le VIH : accélérer les réformes légales et l’application des lois pour défendre les droits humains de toutes les femmes afin qu’elles ne soient pas victimes de violences, quel que soit leur statut sérologique vis-à-vis du VIH ou pour tout autre motif, et mettre fin au recours excessif à des lois pénales qui ciblent ou ont un impact disproportionné sur les femmes à cause de leur sexualité, de leur activité sexuelle, de leur statut sérologique, de leur sexe ou de leur consommation de drogue. Élargir les connaissances juridiques et relatives aux droits humains des femmes et des filles vivant avec le VIH ou exposées au risque de contamination afin qu’elles connaissent leurs droits et sachent où chercher une aide juridique et accéder à la justice, et veiller à ce que les mécanismes de dépôt de plainte et de recours pour la violence sexiste et les violations des droits reproductifs soient accessibles dans l’ensemble des services de santé et autres.
- Investir dans le leadership des femmes pour inverser la tendance sur le VIH et la violence sexiste : mettre en place des mécanismes pour la participation profonde et le leadership des femmes et des filles vivant avec le VIH et exposées au risque, dans toute leur diversité, dans la prise de décision pour riposter aux pandémies jumelles du sida et de violence à leur égard. Investir dans le leadership féministe et les interventions communautaires dirigées par les femmes sur le VIH, et valoriser leurs expériences et leur expertise, car elles sont fondamentales à une riposte efficace au VIH.
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À l’occasion de la Journée internationale des toxicomanes, l’ONUSIDA appelle à l’action contre leur criminalisation et à des programmes communautaires de réduction des risques
01 novembre 2021 01 novembre 2021GENÈVE, le 1er novembre 2021— À l’occasion de la Journée internationale des toxicomanes, l’ONUSIDA appelle à agir de toute urgence contre leur criminalisation, à corriger les effets négatifs de la criminalisation sur le VIH, l’hépatite virale et d’autres problèmes de santé, à respecter les droits humains et à consacrer plus de financement aux programmes de réduction des risques menés par les communautés.
« L’ONUSIDA s’engage à soutenir les pays dans leurs démarches vers la dépénalisation de la possession de drogues et la mise en œuvre à grande échelle de programmes de réduction des risques », a déclaré la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « L’ONUSIDA appelle à impliquer totalement les communautés de toxicomanes dans l'élaboration de réformes juridiques visant à décriminaliser et à organiser des programmes de réduction des risques au niveau national. Cela nous aidera à mettre fin aux inégalités et au sida. »
Les consommatrices et consommateurs de drogues injectables font partie des groupes les plus exposés au risque d’infection au VIH, qui restent en marge et souvent sans accès aux services sanitaires et sociaux. En 2020, 9 % des nouvelles infections au VIH concernaient des consommatrices et consommateurs de drogues injectables. Le taux monte à 20 % lorsque l’on ne prend pas l’Afrique subsaharienne en compte. Bien que les femmes représentent moins de 30 % des toxicomanes, elles sont plus susceptibles de vivre avec le VIH que leurs homologues masculins.
L’introduction rapide et la mise en œuvre à grande échelle de programmes de réduction des risques accessibles peuvent prévenir les infections au VIH, ainsi que de nombreux cas d’hépatite B et C virale, de tuberculose et d’overdoses. Le système des Nations Unies fait front pour promouvoir les services de réduction des risques et la décriminalisation de la possession de drogue pour son usage personnel. Il est prouvé que ces deux points constituent des atouts pour la santé publique et personnelle sans augmenter le nombre de personnes dépendantes aux drogues. Bien que cela soit reflété dans la position commune du système des Nations Unies soutenant la mise en œuvre de la politique internationale de contrôle des drogues par une collaboration interinstitutionnelle efficace, en réalité, moins de 1 % des consommatrices et consommateurs de drogues injectables vivent dans des pays respectant les niveaux recommandés par les Nations Unies de couverture de services de distribution d’aiguilles et de seringues, de traitement de substitution aux opioïdes. En outre, le financement dédié à la réduction des risques dans les pays à revenu faible et intermédiaire accuse un retard abyssal de 95 %.
La présence de services de réduction des risques ne signifie toutefois pas qu’ils sont obligatoirement accessibles. Il a été démontré que les lois, les politiques et les décrets d’application relatifs au contrôle des stupéfiants faisaient partie des principaux obstacles aux soins de santé dans de nombreux pays. La criminalisation de la consommation de drogues et les sanctions sévères (telles que l’incarcération, les amendes élevées ou le retrait des enfants de leurs parents) découragent le recours aux services anti-VIH, font tomber des personnes dans l’illégalité, entraînent des pratiques d’injection dangereuses et augmentent le risque d’overdose. Les consommatrices de drogues sont confrontées à des taux d’arrestation et d’incarcération plus élevés que leurs homologues masculins, ce qui contribue à augmenter les niveaux de stigmatisation et de discrimination auxquels elles sont confrontées dans les environnements de santé. En effet, la criminalisation de la consommation et de la possession de drogues pour un usage personnel a un impact négatif considérable sur la jouissance du droit à la santé.
Plus tôt cette année, les États membres des Nations Unies ont fixé des objectifs mondiaux ambitieux en matière de décriminalisation de la possession de drogues pour un usage personnel et d’élimination de la stigmatisation et de la discrimination à l’encontre des toxicomanes et d’autres populations clés. Pour atteindre ces objectifs d’ici 2025, des actions stratégiques dans les pays doivent commencer aujourd’hui.
OBJECTIFS 2025 DES LEVIERS SOCIÉTAUX MONDIAUX CONTRE LE SIDA
- Moins de 10 % des pays criminalisent la consommation et la possession de drogue en petite quantité.
- Moins de 10 % des toxicomanes déclarent avoir été victimes de stigmatisation et de discrimination.
- Moins de 10 % des toxicomanes ne disposent pas de mécanismes permettant aux personnes vivant avec le VIH et aux populations clés de signaler les abus et les discriminations et de demander réparation.
- Moins de 10 % des toxicomanes n’ont pas accès aux services juridiques.
- Moins de 10 % du personnel de santé et des forces de l’ordre signalent des comportements préjudiciables envers les toxicomanes.
- Moins de 10 % des toxicomanes subissent des violences physiques ou sexuelles.
OBJECTIFS MONDIAUX DE PRÉVENTION 2025
- 90 % des consommatrices et consommateurs de drogues injectables ont accès à des services complets de réduction des risques intégrant ceux dédiés à l’hépatite C, au VIH et à la santé mentale ou y afférant
- 80 % des services pour les programmes de prévention du VIH destinés aux toxicomanes doivent être fournis par des organisations dirigées par des toxicomanes
Journée internationale des toxicomanes
Le 1er novembre est la Journée internationale des toxicomanes. Leur communauté mondiale se rassemble pour célébrer son histoire et affirmer ses droits. À cette occasion, l’International Network of People who Use Drugs (INPUD) rend hommage aux progrès accomplis par ses communautés variées et dynamiques, tout en soulignant que leur travail est plus important que jamais.
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L’ONUSIDA salue la décision de la Nouvelle-Zélande de lever les restrictions de déplacement pour les personnes vivant avec le VIH
25 octobre 2021 25 octobre 2021GENÈVE, le 25 octobre 2021 - L’ONUSIDA salue la décision néo-zélandaise de supprimer toutes les restrictions de déplacement imposées aux personnes vivant avec le VIH. La décision prise récemment par Immigration New Zealand de rayer le VIH de la liste des pathologies jugées susceptibles d’engendrer des coûts ou des recours considérables aux services de santé néo-zélandais signifie que l’interdiction générale faite aux personnes vivant avec le VIH d’obtenir un permis de séjour est officiellement levée.
« Je félicite la Nouvelle-Zélande pour cette étape importante et j’espère qu’elle encouragera d’autres pays à lever toutes les restrictions de déplacement et autres politiques discriminatoires à l’encontre des personnes vivant avec le VIH », a déclaré Winnie Byanyima, Directrice exécutive de l’ONUSIDA.
Les réglementations, les lois et les pratiques qui entravent les mouvements des personnes vivant avec le VIH sont discriminatoires et limitent fréquemment leur possibilité de voyager, de travailler et d’étudier à l’étranger. L’ONUSIDA défend le droit à la liberté de mouvement et à la non-discrimination pour mettre fin aux inégalités auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec le VIH. Il n’existe aucune preuve que les restrictions d’entrée, de séjour ou de résidence appliquées aux personnes vivant avec le VIH protègent la santé publique.
Avec la levée des restrictions en Nouvelle-Zélande, l’ONUSIDA recense 46 pays, territoires et zones qui continuent d’imposer une forme de restriction sur l’entrée, le séjour et la résidence des personnes vivant avec le VIH du fait de leur statut sérologique.
Region/country
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L’ONUSIDA salue l’intention du président Biden de nommer John Nkengasong au poste de nouveau coordonnateur pour les États-Unis de la lutte internationale contre le sida
28 septembre 2021 28 septembre 2021GENÈVE, le 28 septembre 2021—L’ONUSIDA salue chaleureusement l’intention du président des États-Unis d’Amérique, Joe Biden, de nommer John Nkengasong au département d’État au poste d’ambassadeur itinérant et de coordonnateur des activités du gouvernement des États-Unis pour la lutte contre le VIH/SIDA à l’échelle mondiale.
M. Nkengasong est l'un des plus grands experts mondiaux en matière de pandémie. Ce virologiste spécialiste du VIH possède des décennies d’expérience dans la riposte mondiale au sida et est actuellement directeur des Centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies. Il s’agit d’un choix judicieux pour diriger le Plan d’urgence du président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR), la plus importante contribution apportée par un pays contre une seule maladie dans l’histoire de l’humanité.
« La vaste expérience de John Nkengasong dans la lutte contre le VIH, combinée à sa position d’expert indiscuté en Afrique de la lutte contre le virus Ebola, la COVID-19 et bien d’autres encore, lui donne de bonnes cartes pour guider la contribution mondiale des États-Unis en vue de mettre fin à la pandémie de sida », a déclaré Winnie Byanyima, Directrice exécutive de l’ONUSIDA. « Aujourd’hui, les pandémies de VIH et de COVID-19 touchent simultanément des communautés du monde entier, et la menace d’une résurgence de la pandémie de sida est très réelle. Nous avons besoin des idées audacieuses et de l’engagement dont il a fait preuve tout au long de sa carrière. »
Auparavant, M. Nkengasong était directeur adjoint par intérim du Center for Global Health, United States Centers for Disease Control and Prevention (CDC), et avant cela, chef du service des laboratoires internationaux, dans le département international du VIH/SIDA et de la tuberculose au CDC. Il a également occupé le poste de directeur associé pour les sciences de laboratoire, dans le service de la lutte mondiale contre le sida/VIH et de la tuberculose du Center for Global Health, CDC, et celui de coprésident du groupe de travail technique pour les laboratoires du PEPFAR. M. Nkengasong est membre du groupe consultatif de l’ONUSIDA depuis 2019 et envoyé spécial de l’Organisation mondiale de la Santé pour la préparation et la riposte à la COVID-19 depuis 2020.
L’ONUSIDA fête son 25e anniversaire cette année et travaille depuis longtemps en partenariat avec le PEPFAR et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour mettre fin au sida comme menace de santé publique d’ici 2030 dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations Unies.
L’ONUSIDA remercie chaleureusement Angeli Achrekar, coordonnatrice pour les États-Unis de la lutte mondiale contre le sida et représentante spéciale pour la diplomatie en matière de santé mondiale, et son équipe, qui ont permis au PEPFAR de traverser une année de transition entre deux directions et plusieurs pandémies, en faisant preuve de rapidité et d’expertise. Mme Achrekar continue de diriger le PEPFAR pendant le processus de confirmation de M. Nkengasong par le Sénat.
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L’ONUSIDA est choquée et attristée par l’assassinat du président d’Haïti, Jovenel Moïse
08 juillet 2021 08 juillet 2021GENÈVE, le 8 juillet 2021—L’ONUSIDA est choquée et attristée par l’assassinat du président d’Haïti, Jovenel Moïse, au cours de la prise d’assaut de sa résidence privée par des hommes armés. Elle envoie aussi tous ses bons vœux de rétablissement à la Première dame, Martine Moïse, qui a été blessée pendant la prise d'assaut.
« Mes pensées vont à la famille du président Moïse en cette période incroyablement difficile », a déclaré la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « J’espère sincèrement que la Première dame se rétablira de ses blessures. Elle est une amie fidèle de l’ONUSIDA et une fervente défenseuse de la riposte à l’épidémie de VIH, tant en Haïti que dans toute la région. »
Mme Moïse, ci-dessus à gauche, préside depuis 2017 le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en Haïti et est une alliée étroite de l’ONUSIDA. Elle est également membre du Réseau d’action des épouses et époux de leaders caribéens et défend son action liée à l’initiative Every Woman, Every Child en Haïti. Parmi les priorités de Mme Moïse figure la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles, les grossesses adolescentes et le trafic d’êtres humains. Elle soutient également l’agenda pour prévenir et éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
En juin, Mme Moïse s’est exprimée au nom de la Communauté caribéenne lors de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida.
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L’ONUSIDA appelle la Hongrie à supprimer immédiatement les amendements discriminatoires envers les personnes LGBTI de la législation nouvellement adoptée
06 juillet 2021 06 juillet 2021GENÈVE, le 6 juillet 2021—L’ONUSIDA s'inquiète profondément de la nouvelle législation hongroise qui inclut des amendements discriminatoires à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuelles (LGBTI).
Ces amendements incluent l’interdiction de diffuser des informations et des communications en provenance des services publics susceptibles de « promouvoir une identité de genre différente du sexe attribué à la naissance, le changement de sexe et l’homosexualité » aux personnes de moins de 18 ans, dans les écoles. Les amendements ont été ajoutés à un projet de loi populaire visant à renforcer la pénalisation de la pédophilie, proposition dont le président hongrois János Áder a signé l’entrée en vigueur le 23 juin 2021.
« L’association de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre à des actes criminels tels que la pédophilie n’est pas seulement fausse, elle est intolérable », a déclaré la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « Pour mettre fin à l’épidémie de sida, nous avons besoin de lois qui protègent sans préjudice les communautés déjà marginalisées. »
La criminalisation et la discrimination à l’encontre des personnes LGBTI entravent la disponibilité, l’accès et l’adoption des services de prévention, de dépistage, de traitement, de soins et d’appui en matière de VIH. Les données de l’ONUSIDA montrent que la connaissance de l’état sérologique vis-à-vis du VIH chez les gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes vivant avec le VIH était trois fois plus élevée dans les pays où les lois LGBTI sont les moins répressives.
En réponse à une question récente sur la nouvelle loi, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a déclaré : « Aucune discrimination n’est acceptable en aucune circonstance, et toute discrimination à l’encontre des personnes LGBTIQ+ est totalement inacceptable dans nos sociétés modernes. »
La nouvelle législation présentera également de nouveaux obstacles à la lutte contre la discrimination à l’encontre des personnes LGBTI dans les établissements scolaires. Selon le rapport de suivi de l’éducation mondiale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, publié en mai dernier, plus de la moitié des étudiantes et étudiants LGBTI en Europe ont été victimes de harcèlement à l’école au moins une fois en raison de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de l’expression de leur sexe ou des variations de leurs caractéristiques sexuelles.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié le projet de loi hongrois de « honte » en disant qu’il « discrimine clairement les personnes sur la base de leur orientation sexuelle et viole les principes fondamentaux de l’Union européenne. »
Dans la Déclaration politique sur le VIH/sida : mettre fin aux inégalités et agir pour vaincre le sida d’ici à 2030, les États membres des Nations Unies se sont engagés à « prendre d’urgence des mesures transformatrices pour mettre fin aux inégalités sociales, économiques, raciales et aux inégalités entre les genres, aux lois, politiques et pratiques restrictives et discriminatoires, à la stigmatisation et aux formes multiples et croisées de discrimination, notamment fondées sur la séropositivité, ainsi qu’aux violations des droits humains qui perpétuent l’épidémie mondiale de sida ».
L’ONUSIDA va continuer de lutter dans le monde entier aux côtés d’organismes gouvernementaux législatifs ou autres, ainsi que de la société civile en faveur de l’adoption de lois anti-discrimination et de protection, l’objectif étant d’éliminer la discrimination et les violences à l’encontre de la population LGBTI et d’encourager le droit universel à la santé.
Notre action
Region/country
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L’ONUSIDA condamne fermement les violences à l’encontre d’activistes LGBTI à Tbilissi en Géorgie
07 juillet 2021 07 juillet 2021GENÈVE, le 7 juillet 2021—L’ONUSIDA condamne fermement les attaques contre les activistes et journalistes lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexuels (LGBTI) dans les bureaux de la Tbilisi Pride et à proximité, qui ont contraint l'organisation à annuler des événements autour de la Gay Pride dans la ville. L’ONUSIDA exprime sa solidarité avec toutes les personnes LGBTI en Géorgie.
« La violence choquante subie par les activistes et journalistes LGBTI à Tbilissi est totalement inadmissible », a déclaré la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « Les autorités doivent prendre des mesures urgentes pour protéger les droits humains de la communauté LGBTI, y compris le droit à la liberté d’expression et de rassemblement, et pour amener les responsables des attaques devant la justice. »
Le 1er décembre 2018, Tbilissi a signé la Déclaration de Paris pour mettre fin à l’épidémie de sida d’ici 2030, rejoignant ainsi plus de 300 municipalités dans le cadre de l’initiative Les villes s’engagent, initiée par la maire de Paris et l’ONUSIDA en 2014. L’initiative engage Tbilissi à travailler en étroite collaboration avec les communautés, y compris les gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles, afin de promouvoir l’égalité sociale.
Par ailleurs, la nouvelle Stratégie mondiale contre le sida 2021–2026 : Mettre fin aux inégalités, mettre fin au sida stipule clairement que la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des personnes LGBTI violent les droits humains, renforcent les inégalités et sont un frein sérieux pour parvenir à l’objectif de mettre fin au sida comme menace de santé publique d’ici 2030. Un élément crucial de la stratégie est de relever les défis auxquels sont confrontées les populations clés (gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, travailleurs et travailleuses du sexe, personnes transsexuelles et toxicomanes) afin que moins de 10 % de leurs membres soient victimes de stigmatisation, de discrimination et de violence d’ici 2025. La stratégie appelle les pays à prendre des mesures immédiates pour réduire les attitudes stigmatisantes et la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, car il s’agit d’un élément critique pour mettre fin au sida d’ici 2030.
Notre action
Region/country
Press Statement
L’ONUSIDA pleure la disparition de l’ancien président zambien, Kenneth Kaunda
18 juin 2021 18 juin 2021GENÈVE/LUSAKA, le 18 juin 2021—L’ONUSIDA déplore la mort du premier président zambien, Kenneth Kaunda, et exprime ses sincères condoléances à sa famille, à ses amis et à son pays. M. Kaunda a été un pilier de la riposte au sida et a fait preuve de volontarisme et de courage au début de l’épidémie pour dénoncer la stigmatisation et la discrimination liées au VIH.
M. Kaunda, qui a perdu un fils du sida dans les années 1980, a été l’un des premiers membres des Champions for an AIDS-Free Generation in Africa, un groupe éminent composé d’anciens présidents et présidentes, ainsi que de personnalités africaines influentes dont l’objectif consiste à mobiliser la classe politique afin de mettre fin au sida comme menace de santé publique sur le continent d’ici 2030. M. Kaunda a également investi du temps et des efforts à la riposte au sida par le biais de sa Fondation Kenneth Kaunda Children of Africa et de l’antenne zambienne de la campagne Brothers for Life qui vise à encourager l’adoption de modes de vie plus sains chez les jeunes hommes.
En 2018, l’ONUSIDA a décerné son Prix du leadership à M. Kaunda pour ses services rendus à la riposte mondiale, régionale et nationale au sida. En acceptant cette récompense, M. Kaunda l’a dédiée aux personnes décédées de maladies opportunistes ainsi qu’aux personnes en première ligne de la lutte contre le VIH. M. Kaunda restera aussi dans les mémoires pour avoir chanté sa chanson lors d’événements publics : We Shall Fight and Conquer AIDS.
« Le soleil s’est couché sur un homme formidable et bon, un combattant de la liberté, un défenseur du panafricanisme, un membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine et un géant de la riposte au VIH », a déclaré la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « C’était un homme courageux, plein de compassion et infatigable dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH, et ce dès les premiers jours de l’épidémie, et sa contribution à la riposte de l’Afrique ne sera pas oubliée. [Comme il l’a chanté,] nous devons lutter et vaincre le sida. »
