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L'urgence d'aujourd'hui : Le sida à la croisée des chemins — Rapport mondial actualisé sur le sida 2024

22 juillet 2024

Un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’ONUSIDA montre que l’humanité se trouve à un moment charnière qui déterminera si les leaders mondiaux respectent leur engagement à mettre fin au sida comme menace de santé publique d’ici 2030. À lire aussi : Communiqué de presseDernières statistiques sur l'état de l'épidémie de sida  Diapositives clés sur les données épidémiologiques

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Ressources clefs pour les bureaux pays de l’ONUSIDA et les équipes conjointes des Nations Unies, les CCM du Fonds Mondial, le TSM et autres consultants

10 octobre 2023

Faire progresser la riposte au VIH en milieu urbain — Ressources clefs pour les bureaux pays de l’ONUSIDA et les équipes conjointes des Nations Unies, les Instances de coordination nationale (CCM) du Fonds Mondial, le Mécanisme d’Appui Technique (TSM) et autres consultants

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Des villes montrent l’exemple pour atteindre les objectifs clés de la riposte au VIH

27 septembre 2023

Réunis à Amsterdam du 25 au 27 septembre 2023 pour leur conférence annuelle, les membres du réseau Les villes s’engagent ont présenté leurs initiatives diverses et variées visant à atteindre les objectifs clés de la riposte au VIH.

À Nairobi, au Kenya, la situation a été analysée à très petite échelle. Cet état des lieux a aidé le comté à mieux comprendre les lacunes de la riposte au VIH et à identifier les actions prioritaires. Les données ont révélé un manque de points offrant des services de santé, en particulier pour les populations clés et les jeunes vivant dans des bidonvilles. En outre, la stigmatisation et la discrimination excluent certaines personnes. Zipporah Achieng, une jeune séropositive qui sillonne les rues poussiéreuses de Kibera, l’un des nombreux bidonvilles, peut en témoigner. « Avant, la vie n’était pas facile, le personnel de santé n’était pas bien formé et quand des jeunes se rendaient à l’hôpital, il commençait par les juger, les discriminer. »

Le comté de Nairobi City, avec le soutien du projet de l’ONUSIDA-IAPAC Les villes s’engagent financé par l’USAID, a développé des activités visant à sensibiliser, lutter contre les vulnérabilités et réduire la discrimination en s’adressant en priorité aux jeunes. 60 % de la population de Nairobi vit dans des bidonvilles, bien que ces habitats informels couvrent moins de 10 % de la ville. Pendant cinq ans, des membres de la communauté ont travaillé main dans la main avec des prestataires de santé pour mettre en place 30 centres qui accueillent sans juger les jeunes, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, ainsi que les travailleurs et travailleuses du sexe. Par conséquent, la stigmatisation à l’encontre des personnes vivant avec le VIH a diminué, tandis que l’adoption des services du VIH et de santé a considérablement augmenté au cours de cette période.  

Mme Achieng est désormais éducatrice auprès de ses pairs. Elle parcourt sa communauté pour partager son expérience et inviter les gens à venir à la clinique. « Maintenant que je sais ce qui est vrai et ce qui est faux, je suis heureuse parce que la vie a changé, la vie est douce, il y a des médicaments, on peut trouver de l’aide, et je suis heureuse, tout simplement », a déclaré Mme Achieng.

L’engagement de Nairobi en faveur de l’accélération des services anti-VIH à destination des jeunes et des populations clés a non seulement contribué aux propres objectifs de santé publique de la ville, mais est également une source d’inspiration pour d’autres centres urbains du pays.

En Indonésie, les discussions sur le sexe et le VIH restent tabous et les informations sont limitées. Par conséquent, le niveau de connaissances en matière de VIH est faible, en particulier chez les jeunes. En 2018, l’ONUSIDA a créé un chatbot en ligne appelé Tanya Marlo et l’a intégré dans l’application de messagerie LINE qui est très populaire. « Avant Marlo, il était très compliqué de trouver des informations fiables sur le VIH et la santé sexuelle. Il était difficile d’obtenir les bonnes informations », explique Arisdo Gonzalez qui utilise de l’application en ligne.

Le soutien apporté par le réseau Les villes s’engagent a permis à ce projet pilote de devenir un outil clé pour atteindre les jeunes et augmenter la prévention du VIH et le dépistage.

Rien que l’année dernière, 200 000 interactions ont été enregistrées sur les réseaux sociaux et en moyenne 100 utilisateurs et utilisatrices sont renvoyés chaque mois vers des services de conseil. « Tanya Marlo a été un succès phénoménal auprès de la jeunesse indonésienne », a déclaré la directrice pays de l’ONUSIDA en Indonésie, Tina Boonto. « Les jeunes ont l’impression de pouvoir discuter avec Marlo à tout moment, partout et en privé, sans que personne ne le sache. » Pour assurer sa pérennité et poursuivre son développement, un groupe communautaire, YKS, a pris en charge la gestion de l’application.

Kiev a rejoint l’initiative Les villes s’engagent en 2016 et avait fait des progrès remarquables dans le cadre des objectifs clés du VIH jusqu’à ce que la Russie déclare la guerre à l’Ukraine. Beaucoup craignaient alors une désintégration des services anti-VIH, du traitement et de la prise en charge.  Grâce à des fonds d’urgence et au soutien du projet Les villes s’engagent, un certain nombre d’interventions ont été mises en place pour aider les personnes dans le besoin, en particulier les membres des populations clés et vulnérables comme les personnes qui consomment des drogues injectables et les membres de la communauté LGBTIQ+. « Depuis l’invasion, nous avons réussi à maintenir notre nombre de dépistages, à ne perdre aucun patient et à garantir un accès ininterrompu à la thérapie antirétrovirale », a déclaré le directeur du centre de Kiev contre le sida, Dr Vitali Kazeka.

L’une des réussites notables de Kiev est la mise en place d’abris conçus pour répondre aux besoins spécifiques des populations clés touchées par le VIH. Ces refuges offrent un environnement sûr et positif tout en garantissant l’accès aux services de santé essentiels, aux conseils, aux programmes de réduction des risques et à l’éducation sur la prévention du VIH. « Le projet Les villes s’engagent fait en sorte que les personnes vivant avec le VIH, et celles appartenant aux populations clés, se sentent comme n’importe quel autre citoyen de la ville... Elles voient qu’il existe des initiatives spéciales qui se soucient d’elles et de leur avenir », a déclaré Nataliia Salabai, une interlocutrice de l’ONUSIDA à Kiev pour Les villes s’engagent.

Lancé en décembre 2014, le partenariat Les villes s’engagent regroupe à présent plus de 500 villes et municipalités qui se sont engagées à accélérer leurs ripostes locales au VIH, à la tuberculose (TB) et à l’hépatite virale afin d’atteindre l’Objectif de développement durable (ODD) 3.3 d’ici 2030.

Plus de la moitié de la population mondiale vit actuellement en ville et les zones urbaines abritent une proportion importante et croissante de personnes vivant avec le VIH, la tuberculose (TB) et d’autres maladies. Le risque d’infection au VIH ou à la tuberculose, de même que la vulnérabilité à ces maladies, y sont souvent plus élevés par rapport aux zones rurales, en raison notamment des dynamiques urbaines liées aux relations sociales, à la migration, au chômage et aux inégalités sociales et économiques.

In five years, 30 friendly health centres opened in informal settlements in Nairobi

Jakarta, Indonesia: Meet Chatbot Marlo

Despite war, Kyiv HIV outreach remains solid

Fast-Track Cities' initiatives to end AIDS

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Dans le nord-est du Brésil, la société civile et la municipalité collaborent pour améliorer le suivi du traitement contre le VIH

03 avril 2023

En 1988, des activistes se sont réunis à Fortaleza, la cinquième plus grande ville brésilienne et capitale de l’état de Ceará au nord-est, et ont créé la section locale du National Network of People Living with HIV and AIDS (RNP+CE). L’objectif était de garantir aux personnes séropositives le droit aux soins, au suivi de leur traitement et à l’assistance juridique.

Actuellement, l’ONG (organisation non gouvernementale) propose également des ateliers pédagogiques, une aide à la prévention combinée des infections sexuellement transmissibles (IST) et d’autres activités. Parmi les 1 000 personnes inscrites se trouve Carlos Salmão. Ce militant contre le VIH vit à Fortaleza et s’est senti accueilli par l’organisation dans son ensemble et par chacun de ses membres. « Ce soutien était très important pour moi. Il est essentiel pour les personnes vivant avec le VIH ici dans le Ceará, car il constitue une référence dans la riposte à l’épidémie de sida. C’est pourquoi je suis heureux d’y contribuer », explique-t-il.

Le RNP+CE était l’une des cinq ONG brésiliennes à bénéficier de subventions de l’initiative Les Villes s’engagent lancée par l’ONUSIDA en 2022. Cette aide a permis à l’organisation d’élaborer des mesures autour de deux objectifs : d’une part, renforcer le lien avec les populations clés vulnérables et leur adhésion à la prévention, au dépistage et au traitement du VIH en diffusant et en partageant des informations avec les spécialistes de la santé ainsi qu’avec la population générale, et, d’autre part, améliorer la notoriété de la stratégie Indétectable = Intransmissible (I = I) dans la ville de Fortaleza par le biais d’actions de communication.

Actions du projet et participation du conseil municipal

Le développement et la mise en œuvre des campagnes de communication ont impliqué 10 activistes vivant avec le VIH dans la ville. Ce groupe a également participé à la préparation d’un séminaire rassemblant 120 personnes issues de la société civile pour échanger et présenter à des fonctionnaires de la municipalité des propositions visant à améliorer les soins des personnes vivant avec le VIH. Ces recommandations ont pris en compte le point de vue et les besoins réels des utilisateurs et des utilisatrices des services de santé publique à Fortaleza. Les discussions ont aussi porté sur les difficultés et l’importance de garantir un niveau satisfaisant de suivi du traitement contre le VIH pour éviter l’abandon de la thérapie.

Dans le cadre de ce projet, une brochure sur le VIH, l’estime de soi et la santé a été rédigée et diffusée afin de fournir des informations concrètes aux personnes diagnostiquées séropositives au VIH. Par ailleurs, en concertation avec la municipalité, RNP+CE a fait imprimer et diffuser plus de 3 000 affiches sur les thèmes de l’adoption du traitement contre le VIH et de I = I. Ces posters ont été affichés dans des endroits très fréquentés, comme les gares routières, et ont été vus par environ 1,1 million de personnes par jour.

La participation de fonctionnaires de la municipalité a été capitale pour la réussite du projet, car ces personnes sont en contact direct avec la réalité et les défis actuels. « Nous sommes encore loin d’atteindre un niveau optimal où il sera moins nécessaire de renforcer ces mesures [contre le VIH], mais nous progressons grâce à des efforts constants et structurés avec soin », explique Carlos Paiva, coordonnateur IST/sida au service de santé municipal de Fortaleza.

Ariadne Ribeiro, responsable auprès de l’ONUSIDA pour l’égalité et les droits de toutes les personnes, abonde en son sens et ajoute : « Il est gratifiant de voir comment les échanges entre les communautés, la société civile et la municipalité poursuivent un objectif commun, à savoir améliorer les politiques publiques dans la ville de Fortaleza pour les personnes vivant avec le VIH et mettre fin au sida comme menace pour la santé publique. »

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Six villes et une organisation communautaire ukrainienne récompensées lors de la conférence Fast-Track Cities 2022

11 octobre 2022

Lors d’une réception organisée aujourd’hui à Séville en Espagne dans le cadre de la conférence Fast-Track Cities 2022, six villes du réseau Les villes s’engagent, ainsi que 100% Life, une organisation communautaire ukrainienne, ont reçu respectivement le prix « Circle of Excellence Awards » et le prix « Community Leadership Award » pour cette année. Ces distinctions récompensent leur leadership politique, communautaire et en faveur de la santé publique.

Les mois précédents, l’International Association of Providers of AIDS Care (IAPAC) et le Fast-Track Cities Institute (FTCI), en collaboration avec le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), ont lancé un processus de nomination pour identifier des villes dans les six zones géographiques dont le travail illustre la mission Les villes s’engagent. L’IAPAC et l’ONUSIDA sont les principaux partenaires de l’initiative Les villes s’engagent. Ce programme lancé en 2014 regroupe aujourd’hui plus de 400 villes qui luttent activement pour mettre fin à leur épidémie urbaine de VIH d’ici 2030. Voici les six villes lauréates du prix « Circle of Excellence Awards » en 2022 :

  • Asie-Pacifique : Quezon City, Philippines
  • Europe : Amsterdam, Pays-Bas
  • Amérique latine/Caraïbes : Kingston, Jamaïque
  • Amérique du Nord : New York City, NY, États-Unis
  • Afrique australe/orientale : Johannesburg, Afrique du Sud
  • Afrique occidentale/centrale : État de Lagos, Nigeria

Les maires de Quezon City (Mme Ma. Josefina Belmonte), Kingston (M. Delroy Williams) et New York (M. Eric Adams) ont reçu les prix « Circle of Excellence » 2022 au nom de leurs villes, soit en personne (Mme Belmonte et M. William), soit par vidéo (M. Adams). Des fonctionnaires de départements de santé publique ont reçu le prix au nom des villes d’Amsterdam et de Johannesburg, ainsi que de l’État de Lagos.

Le prix décerné à 100% Life récompense le travail de l’association pendant la guerre actuelle en Ukraine, ainsi que celui d’autres organisations communautaires du pays qui soutiennent les efforts humanitaires et de santé publique en faveur des Ukrainiens et Ukrainiennes vivant avec le VIH et touchés par le virus. Mme Valeria Rachynska, directrice des droits humains, du genre et du développement communautaire chez 100% Life, a reçu le prix 2022 « Community Leadership Award » au nom de son organisation et des organisations partenaires dans toute l’Ukraine.

« Le leadership politique, communautaire et de santé publique est au cœur du mouvement Les villes s’engagent. Il fait partie intégrante de la prévention des décès dus au sida, de la lutte contre les nouvelles infections au VIH et de l’élimination de la stigmatisation liée au VIH », a déclaré le Dr José M. Zuniga, président/CEO de l’IAPAC et du FTCI, qui a dévoilé les deux prix lors de la conférence Fast-Track Cities 2021. « Félicitations à 100% Life et aux six villes mises à l’honneur pour leur action exemplaire. Je leur souhaite d’inspirer d’autres organisations communautaires et villes qui font preuve de volontarisme et d’audace dans leurs ripostes à leur épidémie urbaine de VIH. »

« La lutte contre le VIH nous a beaucoup appris. Nous avons besoin d’un leadership politique audacieux, d’une solidarité mondiale, d’une volonté de placer les communautés au centre de la riposte et d’un engagement en faveur des droits humains. Cela est vrai pour la COVID-19 et le sera pour les autres pandémies à venir », a déclaré la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « L’éradication des inégalités est le meilleur moyen d’être mieux préparés à la prochaine pandémie.  Les villes doivent montrer l’exemple ici. »

En 2021, le prix « Circle of Excellence Awards » avait été décerné à cinq villes du réseau Les villes s’engagent : Bangkok, Thaïlande ; Londres, Angleterre, Royaume-Uni ; Nairobi City County, Kenya ; San Francisco, CA, États-Unis ; São Paulo, Brésil. Le « Community Leadership Award » 2021 avait été remis à GAT, une organisation communautaire fournissant des services sociaux et de santé aux personnes vivant avec le VIH et touchées par le virus au Portugal.

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Related: Sevilla Declaration on the Centrality of Affected Communities in Urban HIV Responses Unveiled at Fast-Track Cities 2022 Conference

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Conférence Fast-Track Cities 2022 : signature de la Déclaration de Séville sur le rôle central des communautés touchées dans la riposte urbaine au VIH

11 octobre 2022

Plusieurs maires et un gouverneur adjoint se sont réunis en personne aujourd’hui à Séville en Espagne au cours d’une réception organisée dans le cadre de la conférence Fast-Track Cities 2022. Ils ont été rejoints à distance par des confrères et des consœurs de l’ensemble du réseau « Les villes s’engagent » pour signer une déclaration. Ce document définit comment mettre l’accent sur les communautés touchées dans les ripostes contre le VIH en milieu urbain afin de faciliter leur intégration.

  • Les maires de Blantyre (Wild Ndipo), Kingston (Delroy Williams), Libreville (Issa Malam Salatou), Quezon City (Ma. Josefina Belmonte) et Séville (Antonio Muñoz Martínez) ont signé la Sevilla Declaration on the Centrality of Affected Communities in Urban HIV Responses (Déclaration de Séville) avec le maire de Johannesburg (Dada Morero), celui de New York (Eric Adams), et d’autres maires qui ont participé par vidéo ou par Internet.
  • La gouverneure adjointe de la métropole de Bangkok (Dr Tavida Kamolvej) a également apposé sa signature sur la déclaration lors de la cérémonie organisée à Séville, et un représentant de GGD Amsterdam a signé au nom de la maire de cette ville hollandaise (Femke Halsema). Plusieurs fonctionnaires venant de comtés et de provinces appartenant aux Villes s’engagent dans d’autres pays ont également signé la déclaration par vidéo ou par Internet.
  • En outre, les maires et des représentant-es de 22 villes du réseau en Espagne ont signé ce document. Il convient de noter que la ministre espagnole de la Santé, Carolina Darias, a assisté à la cérémonie de signature en tant que témoin. Plus de 150 villes espagnoles ont rejoint le réseau Les villes s’engagent et Séville a été la première ville du pays à signer la Déclaration de Paris « Mettre fin à l’épidémie du sida : Les villes s’engagent » en 2015.

Selon le Dr José M. Zuniga, Président/PDG de l’International Association of Providers of AIDS Care et du Fast-Track Cities Institute, la Déclaration de Séville vient compléter la Déclaration de Paris sur les Villes s’engagent, que plus de 400 villes et municipalités du monde entier ont signée depuis la création du réseau en 2014, rejoignant ainsi le réseau Les villes s’engagent. La nouvelle déclaration inclut 10 engagements que les villes du réseau doivent prendre. Ils couvrent aussi bien la protection de la dignité et des droits des communautés touchées par le VIH que la réalisation des objectifs des Nations Unies pour les ripostes communautaires au VIH.

« Une expression vague et trop malléable comme « placer les personnes au centre » de la riposte au VIH a peu d’effet si elle est sujette à de multiples interprétations ou, pire, si elle est utilisée pour créer de simples quotas qui délégitiment la parole et le leadership si nécessaires », a déclaré le Dr Zuniga. « Les 10 engagements pris par Les villes s’engagent dans la signature de la Déclaration de Séville sont une étape importante pour clarifier la définition, la mise en œuvre et la facilitation de ce que nous entendons par « placer les personnes au centre » des ripostes urbaines au VIH à un moment de l’histoire où il est essentiel de le faire. »

La Déclaration de Séville a été rédigée par des organisations représentant les personnes vivant avec le VIH, notamment le Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH (GNP+), et repose aussi sur des sessions d’écoute des communautés locales de personnes séropositives organisées au niveau régional dans le réseau Les villes s’engagent. Les quatre principaux partenaires de l’initiative Les villes s’engagent : l’IAPAC, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) et la Ville de Paris, ont également apporté leur contribution.

« La Déclaration de Séville fournit une structure aux communautés de personnes vivant avec le VIH pour officialiser davantage le rôle qu’elles jouent dans la riposte au VIH au niveau des villes et des municipalités », a déclaré Sbongile Nkosi, co-directeur exécutif de GNP+, qui a officiellement approuvé la déclaration lors de la conférence Fast-Track Cities 2022. « Nous parlons beaucoup de « placer les personnes au cœur de la riposte au VIH », mais la Déclaration de Séville va plus loin en définissant les engagements que les gouvernements et les institutions locaux doivent prendre pour créer une place aux personnes vivant avec le VIH et à leurs organisations communautaires, et leur donner la possibilité de mener des ripostes urbaines au VIH. »

Dans sa Stratégie mondiale de lutte contre le sida, 2021-2026, l’ONUSIDA met l’accent sur la nature essentielle de l’engagement et du leadership des communautés pour redynamiser la lutte contre le VIH fragilisée par la pandémie de COVID-19. Grâce à son action en faveur de l’engagement communautaire, l’ONUSIDA ne cesse de souligner que l’appel à « ne rien faire pour nous sans nous impliquer » doit devenir plus qu’un simple slogan.

« Conformément à la Stratégie mondiale de lutte contre le sida et à la Déclaration de Séville, il est primordial d’autonomiser et d’intégrer l’engagement des communautés pour mettre fin au sida et placer les personnes au cœur de la riposte », a déclaré le directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA pour la branche Programme, Eamonn Murphy.

Cliquez ici pour lire la Déclaration de Séville.

Déclaration de Séville sur le rôle central des communautés touchées dans la riposte urbaine au VIH

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Foire aux questions — Projet commun ONUSIDA-IAPAC Fast-Track Cities

01 février 2022

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Aperçu — Projet commun ONUSIDA-IAPAC Fast-Track Cities

01 février 2022

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Bilan pour les quatre ans du projet Les villes s’engagent : réalisations, leçons tirées et actions à venir

21 février 2022

La mise en œuvre du projet commun de l’ONUSIDA et de l’International Association of Providers of AIDS Care (IAPAC), Les villes s’engagent, a débuté en 2018 sous la direction de ces deux organisations et avec le soutien financier de l’Agence des États-Unis pour le développement international. Reconnaissant le rôle important des villes pour atteindre les objectifs nationaux et mondiaux en matière de VIH et pour mettre fin au sida d’ici 2030, le projet vise à fournir un soutien technique essentiel et stratégique à 15 villes fortement touchées par l’épidémie afin d’accélérer leur riposte au VIH. Les 15 villes participantes (Blantyre, eThekwini, Jakarta, Johannesburg, Kampala, Kigali, Kingston, Kinshasa, Kiev, Lagos, Lusaka, Maputo, Nairobi, Windhoek et Yaoundé) hébergent environ 3 millions de personnes séropositives. Le projet est déployé en étroite collaboration avec les gouvernements et les forces vives locales et tient compte des contextes, des épidémies et des priorités au niveau local. Un soutien technique est fourni pour élaborer et mettre en œuvre des programmes stratégiques de lutte contre le VIH en milieu urbain, créer un environnement propice à l’optimisation des services anti-VIH, renforcer la collecte, l'analyse et l’utilisation des données et développer les capacités cliniques et communautaires qui faciliteront l’optimisation des services et élimineront la stigmatisation dans les établissements de santé.

La mise en œuvre au cours des quatre dernières années a permis d’accomplir des progrès importants et a entraîné des changements significatifs au niveau des villes. Grâce au soutien et à l’engagement continu des maires et des responsables municipaux, le projet a permis de catalyser l’action à différents niveaux. L’amélioration de la coordination, le renforcement des partenariats, l’engagement de la société civile et l’innovation pour atteindre les populations clés et vulnérables ont conduit à un recours accru aux services anti-VIH. Par ailleurs, les villes ont fait preuve de leadership pendant la pandémie de COVID-19 pour garantir la continuité des services. L’amélioration des systèmes stratégiques d’information, de suivi et d’évaluation permet désormais aux villes de suivre la riposte au VIH et de fournir des chiffres sur leur épidémie. Les activités de formation menées par l’IAPAC ont touché près de 10 000 personnes.

Lors d’un récent webinaire de l’ONUSIDA, le personnel national de l’ONUSIDA a apporté son soutien à quatre des villes participantes et partagé quelques expériences.

En Jamaïque, la ville de Kingston concentre 35 % des personnes séropositives du pays. Elle met aujourd’hui en œuvre des activités pour lutter contre certains des défis restants liés aux lois et aux politiques qui touchent la société.

« L’une des approches utilisées dans le cadre du projet Les villes s’engagent consiste à travailler plus étroitement au niveau des communautés, car c’est là que nous voyons le plus grand défi lié à la stigmatisation et à la discrimination », a déclaré Ruben Pages Ramos, conseiller de l’ONUSIDA pour l’appui aux communautés en Jamaïque.

Afin de lutter contre la stigmatisation, l’ONUSIDA, en partenariat avec le Réseau jamaïcain des personnes vivant avec le VIH, a mis en place des espaces sans stigmatisation afin de sensibiliser le public et veiller à ce que les lieux commerciaux, de santé, d’éducation, de justice, de loisir et de culte soient respectueux, inclusifs et des moteurs de la transformation. La municipalité de Kingston a été déclarée première zone sans stigmatisation en Jamaïque et le maire s’engage à faire de Kingston une ville sans stigmatisation.

À eThekwini (Durban) en Afrique du Sud, la National Association of Child Care Workers a été mandatée dans le cadre d’un projet communautaire à destination des enfants et des jeunes du plus grand township de Durban, Inanda. L’objectif principal était de leur donner accès à des services anti-VIH, de veiller à ce que les personnes vivant avec le VIH restent prises en charge et de lutter contre la stigmatisation au sein de la communauté.

« Ce projet fédérateur a obtenu des résultats incroyables et, s’il pouvait être démocratisé, nous pourrions faire des choses incroyables », a déclaré Miriam Chipimo, conseillère de l’ONUSIDA pour l’accélération en Afrique du Sud.

Le projet a enregistré des résultats encourageants au bout de cinq mois seulement. La création de quatre groupes d’action communautaires pour fournir aux jeunes des conseils et des supports de communication sur le changement des comportements a permis de donner accès à près de 2 500 jeunes à des services de dépistage du VIH (avec mise en place d’une thérapie antirétrovirale lorsque le résultat est positif), tandis que près de 2 000 membres de la communauté ont reçu des messages contre la stigmatisation sur le VIH, la tuberculose et la COVID-19.

Le cabinet du maire et le département de la santé ont également encouragé l’implication des principales forces vives et la création de liens avec le Plan d’urgence du président des États-Unis pour la lutte contre le sida et les activités des organisations communautaires à Inanda.

À Lusaka, en Zambie, le projet Les villes s’engagent a été essentiel pour renforcer les mécanismes de coordination d’une approche multisectorielle de la riposte au VIH dans la ville. Lusaka a créé un comité technique composé de porte-paroles du comité de quartier de lutte contre le VIH/sida, de l’équipe médicale de quartier, de la société civile, de partenaires de terrain, de réseaux de personnes vivant avec le VIH et du Consortium des populations clés.

« À cause de l’environnement juridique en Zambie, il est très difficile d’amener les communautés lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuelles, ainsi que les travailleurs et travailleuses du sexe à la table des discussions. Toutefois, dans le cadre du projet Les villes s’engagent de Lusaka, il a été possible de les réunir et de les mettre en contact avec des personnalités de la société civile, les équipes de gestion et les différentes forces vives », a déclaré Kenneth Mwansa, conseiller de l’ONUSIDA pour l’appui aux communautés en Zambie.

Consciente de la nécessité d’avoir des approches innovantes pour atteindre les populations les plus exposées au risque de VIH, Lusaka City a également mis en place une équipe dédiée aux innovations. Ce groupe rassemble des travailleurs et travailleuses du sexe et des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuelles, mais aussi des personnes vivant avec le VIH et des organisations d’ados et de jeunes femmes.

En lien avec l’élaboration d’un plan quinquennal d’action stratégique pour guider la riposte au VIH de la ville, une unité de suivi et d’évaluation fonctionnelle a été mise en place, pour la première fois dans la ville, pour coordonner la collecte des données sur le VIH au niveau des quartiers et pour mieux surveiller l’épidémie et la riposte au VIH.

La coordination de la riposte au VIH à Kampala, en Ouganda, s’est améliorée grâce à l’implication du Division AIDS Committee devenu pleinement fonctionnel, tandis que des partenariats solides ont été établis avec les autorités municipales de Kampala Capitale (KCCA) et l’Alliance des maires et responsables de la ville sur le VIH/sida en Afrique.

Dans le cadre des activités pour atteindre et impliquer les populations clés et les jeunes à Kampala, des cartes de la ville indiquant les services anti-VIH ouverts aux populations clés ont été créées, et une application mobile a été lancée en 2021 pour augmenter l’adoption des services de prévention et de traitement du VIH parmi les populations clés et vulnérables. Le personnel de KCCA et des porte-paroles de populations clés ont participé au développement de l’application et reçu une formation pour l'utiliser. L’application est hébergée sur le site officiel de la ville pour garantir son accessibilité sur le long terme. « En plus de cartographier les services, l’application apporte des conseils et une liste des services. Elle fournit également des informations par type de service, comme la prophylaxie pré-exposition, par exemple », a déclaré Tseday Alemseged du bureau pays de l’ONUSIDA pour l’Ouganda.

En outre, des activités sont en cours à Kampala pour sensibiliser la communauté à la prévention du VIH, à la vulnérabilité face aux formes graves de la COVID-19, à l’équité, à la stigmatisation et à la discrimination.

Les bonnes pratiques et les informations stratégiques des autres villes participantes sont publiées sur la carte interactive des Villes s’engagent, disponible sur https://fasttrackcitiesmap.unaids.org/.

Le projet se poursuivra jusqu’à mi-2023. Les enseignements tirés du projet seront utilisés pour fournir des informations à l’élaboration d’un cadre d’action pour guider et soutenir la riposte au VIH en milieu urbain, conformément à la Stratégie mondiale de lutte contre le sida 2021–2026 : Mettre fin aux inégalités, mettre fin au sida.

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Rapport mondial actualisé sur le sida — Faire face aux inégalités — Leçons tirées de 40 ans de lutte contre le sida pour les ripostes à la pandémie

14 juillet 2021

Les personnes vivant avec le VIH sont davantage exposées au risque de contracter la COVID-19 sous une forme grave et d'en mourir, mais la grande majorité d’entre elles se voient refuser l’accès aux vaccins contre la COVID-19. Les populations clés et leurs partenaires sexuels représentent 65 % des nouvelles infections au VIH, mais sont largement exclues des ripostes au VIH et à la COVID-19. 800 000 enfants vivant avec le VIH ne suivent pas le traitement indispensable pour les maintenir en vie. Lire le Communiqué de presse

 

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