Feature Story

Kingston fait de la Journée mondiale de lutte contre le sida une journée commémorative d’intérêt public

10 novembre 2021

Le conseil municipal a adopté à l’unanimité une résolution appelant la Kingston and Saint Andrew Municipal Corporation à faire de la Journée mondiale de lutte contre le sida une journée commémorative pour la ville de Kingston.

Ce vote réaffirme l’engagement de la Jamaïque en faveur des Objectifs de développement durable, de l’initiative Les villes s’engagent et de la Déclaration politique de 2021 sur le VIH et le sida : Mettre fin aux inégalités et agir pour vaincre le sida d’ici à 2030. Il entérine le fait que la ville de Kingston, en partenariat avec le secteur public et privé et les communautés touchées, commémorera chaque 1er décembre la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Le maire de Kingston, Senator Councilor Delroy Williams, a félicité cette décision qui marque une étape importante vers la transformation de Kingston en une ville zéro stigmatisation. « Cette résolution est le fruit de l’engagement ininterrompu de la municipalité en faveur de l’éradication du sida. Cela ne sera toutefois possible que si nous nous attaquons efficacement aux racines du mal, notamment la stigmatisation, la discrimination et la violence qui exposent les Jamaïcains et Jamaïcaines à un risque d’infection au VIH, mais aussi le non-respect du traitement », a déclaré M. Williams. 

La résolution reconnait que « mettre fin à la discrimination, à la stigmatisation et à la marginalisation va permettre à davantage de personnes de se faire dépister, d’accéder à un traitement et de réduire le VIH dans la ville », et stipule par ailleurs que « des manifestations seront organisées chaque année au sein de la municipalité de Kingston et St Andrew pour sensibiliser et mettre fin à la discrimination, à la stigmatisation, ainsi qu’à la violence liée au VIH. »

Selon l’étude la plus récente People Living with HIV Stigma Index réalisée en Jamaïque en 2020, un tiers des personnes vivant avec le VIH ont connu au moins une forme de stigmatisation ou de discrimination en raison de leur statut sérologique au cours des 12 derniers mois. En outre, plus de la moitié des participantes et participants a signalé s’être déjà autostigmatisée et la majorité a déclaré avoir des difficultés à révéler son statut sérologique à d’autres personnes.

« Des partenariats solides et des engagements de la part des gouvernements locaux sont essentiels pour renforcer nos efforts afin de mettre un terme à la discrimination. Alors que nous œuvrons toujours en faveur d’une Jamaïque équitable et ouverte à nos frères et sœurs vivant avec le VIH qui continuent de subit la marginalisation, je salue sincèrement cette initiative de la municipalité placée sous l’égide de son maire. Ce vote sensibilise la population et suscite l’adhésion au niveau local », a déclaré Jumoke Patrick, directeur exécutif de JN+.

La directrice pays de l’ONUSIDA, Manoela Manova, a souligné que ces engagements allaient dans la bonne direction. « Il nous reste beaucoup à faire pour mettre fin aux inégalités, à la discrimination et au sida. Cette décision, preuve de l’engagement de la ville et du conseil municipal, est un geste solidaire de volonté politique qui doit faire l'objet d'un suivi attentif et être déployé à tous les niveaux de gouvernance. » 

Region/country

Feature Story

Des maires s’unissent pour redynamiser la riposte au VIH en ville

11 juin 2021

Les maires de quatre villes, un représentant de la société civile et les principaux partenaires de l’initiative Les villes s’engagent (ONUSIDA, International Association of Providers of AIDS Care (IAPAC), Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) et ville de Paris) ont participé à une rencontre virtuelle sur le thème des situations en milieu urbain. Cet évènement s’est tenu le 10 juin en marge de la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur le VIH/sida.

Les participantes et participants ont réfléchi aux progrès réalisés en matière de ripostes au VIH en ville et de perturbations liées à la COVID-19, à l’importance d’une volonté politique pérenne et de l’engagement pendant les crises de santé publique, ainsi qu'au rôle essentiel que jouent les communautés dans le renforcement des services de lutte contre le VIH et autres services de santé.

« Une ville qui s’engage est une ville qui défend les droits humains et milite pour plus d’égalité et de liberté. La liberté d’être soi-même, de vivre où l’on veut, de vivre à l’abri des préjugés et de jouir des mêmes chances de rester en bonne santé », a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo, dans son discours inaugural.

Dans son message, Maimunah Mohd Sharif, Directrice exécutive de l’ONU-Habitat, a souligné que « la réduction des inégalités est essentielle à la fois à la mission de l’ONU-Habitat dans son ensemble, mais aussi pour mettre fin aux épidémies urbaines de VIH étant donné les disparités inacceptables que nous constatons en ce qui concerne le VIH parmi les minorités sexuelles et ethniques, y compris les populations LGBTQ+, migrantes et réfugiées, et d’autres groupes marginalisés, comme les personnes vivant dans les bidonvilles. »

Sibongile Tshabalala, présidente de la Campagne d’action pour le traitement en Afrique du Sud, a souligné l’importance du leadership communautaire si nous voulons mettre fin au sida et a appelé les communautés à être au centre de la riposte au VIH dans le contexte de l’éradication de la marginalisation sociale et des inégalités en matière de santé.

Les maires de Bâton-Rouge, Johannesburg, Kiev et Quezon City ont présenté leurs expériences dans l’exercice du leadership en matière de santé publique, de riposte au VIH à l'échelle de leur ville et d’atténuation de l’impact de la pandémie de COVID-19. De nombreuses villes ont accompli des progrès significatifs dans l’accélération de leurs ripostes urbaines au VIH depuis le début de l’initiative Les villes s’engagent à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2014. À Kiev, par exemple, selon les données nationales, le pourcentage de personnes connaissant leur état sérologique vis-à-vis du VIH et sous traitement antirétroviral est passé de moins de 50 % en 2015 à 83 % en 2019, 95 % d’entre elles ayant une charge virale indétectable. À Paris, selon les données nationales, le nombre de nouvelles infections au VIH a baissé de 16 % entre 2015 et 2018. Et à Johannesburg, une approche de dépistage ciblée pendant la pandémie de COVID-19 a entraîné une augmentation du pourcentage de personnes séropositives connaissant leur statut, passant de 86 % en mars 2020 à 91 % en 2021, selon les données nationales.

Maria Josefina Belmonte, maire de Quezon City, a appelé les maires à utiliser leur « pouvoir et les ressources à leur disposition pour le bien commun, notamment pour éradiquer le VIH et résoudre des problématiques que d’autres craignent d’aborder, car controversées, éventuellement non acceptables ou politiquement non correctes. » Et d’ajouter : « Tout le monde a le droit de vivre librement, humainement et équitablement dans le monde dans lequel ils et elles ont vu le jour et il est de notre devoir de maire élu-e par la population pour que cela se produise. »

Le modérateur de l’événement, José M. Zuniga, président-directeur général de l’IAPAC, a salué les progrès réalisés par Les villes s’engagent, malgré le contexte de la pandémie de COVID-19. « Le leadership des villes en matière de santé publique se traduit par d’innombrables vies sauvées et existences améliorées, notamment alors que les villes sont en proie à une pandémie de COVID-19 émergente et œuvrent en même temps pour maintenir la continuité des services de lutte contre le VIH et des services de santé essentiels pour leurs citoyens et citoyennes », a-t-il déclaré.

Dans de nombreuses villes, les objectifs 90-90-90 pour 2020 n’ont pas été atteints, en partie en raison des perturbations liées à la COVID-19, mais aussi en raison d’inégalités persistantes et d’exclusion sociale. Il est donc nécessaire d'accorder la priorité aux services de facilitation sociale pour redynamiser la lutte contre le VIH dans le réseau Les villes s’engagent.

Dans son discours de clôture, Winnie Byanyima, Directrice exécutive de l’ONUSIDA, a appelé les villes du monde entier à renouveler leur engagement pour accélérer les ripostes urbaines au VIH, à exercer un leadership en matière de santé publique pour atteindre les objectifs de 2025, à mettre fin aux inégalités et à l’exclusion sociale, ainsi qu’à mettre fin au sida comme menace de santé publique d’ici 2030.

In her  Winnie Byanyima, the UNAIDS Executive Director, called on cities and municipalities around the world to recommit to accelerated urban HIV responses, to exercise public health leadership to achieve the 2025 targets, to end inequalities and social exclusion and to end AIDS as a public health threat by 2030.

Réunion de haut niveau sur le sida (8-10 juin 2021)

Remarks by Winnie Byanyima

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Les villes sur la voie de la réussite — Bonnes pratiques de l’initiative Les villes s’engagent pour mettre fin au sida

04 décembre 2019

Ce rapport présente les bonnes pratiques de l’initiative Les villes s’engagent de différentes villes à travers le monde. Celles-ci ont été sélectionnées pour illustrer les stratégies qui ont été efficaces pour relever les défis et renforcer les politiques et les programmes de lutte contre le VIH. Elles fournissent des enseignements précieux à d’autres villes dans leurs efforts respectifs pour mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030. Ces stratégies incluent : (a) élaborer et mettre en oeuvre un plan stratégique au niveau de la ville en matière de VIH, (b) créer un environnement favorable, (c) rassembler et utiliser des informations stratégiques de qualité sur l’épidémie de VIH et la riposte, (d) renforcer les capacités des principaux partenaires et parties prenantes, notamment pour lutter contre la stigmatisation et la discrimination, et (e) adopter des innovations audacieuses et créatives pour renforcer les prestations de services et leur utilisation au sein de la ville.

Press Release

VIH et COVID-19 : une opportunité exceptionnelle pour mobiliser les enseignements et bénéficier pleinement d'une synergie afin de bâtir un système de santé résilient

L'ONUSIDA publie un rapport sur la manière de consolider les réponses aux urgences sanitaires dès l'ouverture de la conférence Virtual Fast-Track Cities 2020 consacrée aux ripostes à apporter au VIH et à la COVID-19 en milieu urbain.

GENEVE, le 9 septembre 2020 — Un nouveau rapport de l'ONUSIDA examine comment les pays confrontés à la COVID-19 s'appuient sur l'expérience et l'infrastructure liées à la riposte au sida pour consolider celle aux deux pandémies. COVID-19 et VIH : 1 époque, 2 épidémies, 3 opportunités : comment saisir cette opportunité exceptionnelle pour mobiliser les enseignements et tirer pleinement parti d'une synergie afin d'ouvrir la voie vers la santé et les droits universels, le rapport montre qu'en identifiant les changements dynamiques nécessaires, les pays trouvent des systèmes efficaces, inclusifs, équitables et le financement indispensable.

« L'ampleur inouïe de l'urgence appelle à l'unité et à la solidarité du monde entier », a déclaré António Guterres, secrétaire général des Nations-unies. « Nous avons tiré des enseignements fructueux de nos décennies de lutte contre le VIH. Exploiter ces enseignements et collaborer nous permettra de livrer des ripostes sanitaires nationales conformes à l'Agenda 2030 de développement durable pour la santé et le bien-être de toutes et tous. »

Le rapport souligne trois opportunités : (1) les enseignements stratégiques tirés de la riposte au VIH doivent servir à riposter à la COVID-19 ; (2) l'infrastructure liée au VIH oriente déjà la riposte à la COVID-19 et stimule l'accélération des avancées ; (3) les ripostes à la COVID-19 et au VIH offrent une opportunité historique de jeter un pont vers un système sanitaire adaptable, orienté vers les résultats et efficace pour la population.

« Nous avons là une opportunité exceptionnelle de réimaginer les systèmes de santé », a déclaré Winnie Byanyima, Directrice exécutive de l'ONUSIDA. « Tous les regards sont tournés vers la santé, les systèmes de santé et les soins de santé. Les pays cherchent à mieux s'équiper, d'une part, pour riposter à la COVID-19, et d'autre part, pour fonder une société en meilleure santé, plus résiliente. Saisissons cette opportunité en tirant les enseignements du VIH et de la COVID-19 et apportons les changements fondamentaux pour concevoir des systèmes de santé fondés sur les droits, équitables et mettant l'accent sur les individus. »   

Le rapport met en avant la manière dont la riposte au VIH peut dynamiser celle à la COVID-19 afin que les efforts déployés ne pénalisent pas la riposte au VIH ou d'autres priorités sanitaires cruciales. À l'heure où l'humanité déploie des efforts ciblés pour ralentir la propagation de la COVID-19, nous devons parallèlement redoubler d'efforts pour limiter toute interruption des services liés au VIH et favoriser leur retour rapide à la normale, y compris en assurant la continuité de la délivrance des technologies et des biens essentiels pour lutter contre le VIH et d'autres priorités sanitaires cruciales.

« La COVID-19 a provoqué de nombreuses morts dans beaucoup de communautés, en particulier dans celles où les inégalités rendent les individus plus vulnérables face aux maladies. Mobiliser l'infrastructure et les équipes liées au VIH a atténué une situation qui aurait pu être nettement plus grave », a déclaré José M. Zuniga, président-directeur général de l'International Association of Providers of AIDS Care et coorganisateur de la conférence Virtual Fast-Track Cities 2020 aux côtés de l'ONUSIDA. « Quoi qu'il en soit, les financements nécessaires pour lutter contre le VIH étant actuellement sérieusement compromis, les investissements doivent augmenter sans tarder pour riposter simultanément au VIH et à la COVID-19, et ne se servir dans les moyens de l'un pour lutter contre l'autre. »

L'infrastructure de grande envergure, dynamique et agile bâtie pour riposter au VIH est mobilisée de diverses manières pour aider à lutter contre la COVID-19, en incluant des services communautaires innovants. Ainsi, 280 000 soignantes et soignants ont reçu une formation du Plan d'urgence du président des États-Unis pour la lutte contre le sida et accompagnent en première ligne la riposte à la COVID-19 dans de nombreux pays à revenus faibles et intermédiaires. De plus, 17 centres référents de soins liés au VIH au Maroc fonctionnent désormais en première ligne des services de traitement de la COVID-19. L'organisation non gouvernementale de lutte contre le VIH, Housing Works, à New York, a ouvert deux foyers d'accueil dédiés aux personnes qui vivent dans la rue et qui ont été testées positives à la COVID-19.

Le rapport reconnaît les particularités des deux pandémies, mais insiste sur leurs caractéristiques communes et prône l'intégration des enseignements stratégiques du VIH pour éviter de nombreux écueils à la riposte à la COVID-19. Il est ainsi essentiel de gagner le soutien des communautés et de s'assurer leur leadership. Le militantisme communautaire a accéléré la délivrance de médicaments vitaux contre le VIH. La surveillance communautaire a alerté les autorités de dangereuses ruptures de stocks de médicaments. Les communautés ont livré à domicile des tests de dépistage du VIH ainsi que des services de soins. En outre, elles déploient leurs efforts pour faire abroger les lois punitives qui éloignent les populations comme les gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les professionnel-les du sexe et les toxicomanes des services de santé vitaux.

Le rapport mentionne aussi l'importance de ripostes sanitaires solidement ancrées dans les droits humains et le besoin de riposter en transformant les aspects relatifs au genre. Il est possible de mener d'autres actions, comme le renforcement des systèmes d'information stratégique capables de fournir des données précises et opportunes sur la pandémie, afin d'identifier de nouveaux foyers épidémiques, de faciliter la coordination mondiale, de soutenir la volonté politique et d'apporter une riposte multisectorielle.

« L'émergence de la COVID-19 a mis en lumière les faiblesses sous-jacentes des systèmes de santé : ils manquent de ressources et de personnel, ils sont mal préparés et non pérennes », a déclaré Mme Byanyima. « L'ONUSIDA appelle à repenser ces systèmes afin qu'ils soient inclusifs, justes et équitables. »

Les systèmes de santé à venir doivent faire l'objet de préparations pour répondre à toute nouvelle crise sanitaire d'importance : être agiles, orientés résultats, inclusifs et placer les individus à son cœur. L'opportunité qu'offrent la COVID-19 et la riposte au VIH doit servir à repenser un système de santé efficace pour les individus, optimal et efficient, suffisamment financé et doté en personnel, qui implique aussi les communautés en qualité de partenaires de santé indispensables. 

La conférence Virtual Fast-Track Cities 2020 se tient les 9 et 10 septembre, rassemble 1 500 responsables de plus de 300 grandes villes et municipalités du monde entier et aborde le thème de la riposte urbaine à la COVID-19 et au VIH. Anthony Fauci, directeur de l'United States National Institute of Allergy and Infectious Diseases, prononcera le discours d'ouverture. L'ONUSIDA présentera l'importance de la continuité des services liés au VIH pendant la COVID-19 et évoquera les stratégies d'atténuation pour préserver les avancées dans la riposte au VIH.

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Cinq ans après la création du réseau Les villes s’engagent : 300 partenaires se rassemblent

10 septembre 2019

Plus de 700 représentants de villes du monde entier se sont réunis au Royaume-Uni à Londres au cours de la première conférence du réseau Les villes s’engagent. Ce rassemblement organisé par l’International Association of Providers of AIDS Care (IAPAC) en partenariat avec l’ONUSIDA et le Global Network of People Living with HIV (GNP+) met l’accent sur les efforts et les progrès réalisés par les villes ainsi que sur les défis et les leçons tirées au cours des cinq dernières années.

L’initiative Les villes s’engagent a été lancée en 2014 en France à Paris lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida et regroupait à l’origine 26 partenaires. Aujourd’hui, elle compte plus de 300 villes et municipalités.

Des maires, des gouverneurs, des organisations de la société civile, des parlementaires, des agences des Nations Unies et d’autres acteurs ont échangé sur la nécessité de mettre un terme aux inégalités en matière de santé dans les zones urbaines. Ce panel de haut niveau s’est penché sur les inégalités sanitaires et sociales dans les petites et grandes villes.

Dans son discours d’ouverture, le maire de Londres, Sadiq Khan, a confirmé son engagement en faveur d’une accélération de la riposte au VIH dans sa ville où se concentrent 38 % des personnes vivant avec le VIH au Royaume-Uni.

« Je suis fier de ce que nous avons atteint, mais nous devons continuer », a-t-il dit.  « J’apporte mon soutien inconditionnel à l’objectif ambitieux affiché par le Royaume-Uni : zéro nouvelle infection au VIH, zéro décès lié au sida et zéro discrimination. »

Londres a été l’une des premières villes à dépasser les objectifs 90–90–90 et 95–95–95. Les derniers chiffres confirment que 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique, 98 % de ces personnes suivent un traitement et 97 % des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable. M. Khan est également un ardent défenseur de la prophylaxie pré-exposition (PPrE) à grande échelle : « Finie la valse-hésitation, la PPrE doit être à la portée de tous... elle fonctionne. »

Londres et Amsterdam aux Pays-Bas, les deux premières villes à avoir atteint les objectifs 90–90–90, sont rejointes dans cette catégorie par deux autres villes au Royaume-Uni, Manchester et Brighton & Hove. Une analyse des données portant sur 61 villes a montré que 14 d’entre elles ont dépassé le premier 90, 16 autres le second et 23 le troisième.

Gunilla Carlsson, Directrice exécutive par intérim de l’ONUSIDA, a déclaré : « La riposte au sida peut ouvrir la voie à une meilleure résilience des villes. Nous avons besoin du soutien inclusif et indéfectible des maires qui travaillent étroitement avec les communautés pour changer les nombreux facteurs sociaux et structurels responsables d’une discrimination à l’accès aux services de santé. »

D’autres villes ont cité l’innovation et la création d’un environnement propice comme leviers de renforcement des services. Par exemple, à Melbourne en Australie, la riposte a démarré très tôt grâce au soutien politique des deux grands partis à tous les niveaux de gouvernance. Cela a favorisé la formation d’un partenariat entre les leaders politiques, scientifiques et des communautés. Cette volonté a permis d’éliminer virtuellement la transmission du VIH de la mère à l’enfant et chez les professionnel(le)s du sexe. De son côté, la capitale kenyane, Nairobi, a réussi à offrir une thérapie antirétrovirale à pratiquement toutes les personnes diagnostiquées avec le VIH. La ville attribue ce succès à une meilleure collecte des données ce qui a permis d’identifier les besoins des populations clés et des jeunes vivant dans des bidonvilles.

José Zuniga, président et CEO de l’IAPAC, a rappelé l’importance des zones urbaines, car elles accueillent plus de 50 % de la population mondiale. « Pour réussir leur pari, le réseau Les villes s’engagent nécessite une volonté et un soutien politiques, un engagement des communautés, une planification reposant sur des données et des dispositifs équitables afin de n’oublier personne », a-t-il conclu.

Press Release

Des personnalités du monde entier s’unissent pour lutter contre les inégalités en matière de santé

 

Des représentants de plus de 300 villes se sont réunis lors de la Global Fast-Track Cities Conference on Urban HIV, Tuberculosis, and Viral Hepatitis

LONDRES, ROYAUME-UNI (9 septembre 2019) – Le maire de Londres, Sadiq Khan, a accueilli aujourd’hui des personnalités internationales et des élus lors de la conférence inaugurale Fast-Track Cities 2019 (Les villes s'engagent). Cet évènement rassemble plus de 300 villes et municipalités en vue de fixer les priorités dans leur riposte au VIH, à la tuberculose et à l’hépatite virale en milieu urbain. Au cours de son allocution, M. Khan a cité le problème des inégalités en matière de santé dans le monde, ainsi que la nécessité de mettre fin aux stigmatisations liées au VIH. Il a également rappelé le projet ambitieux de voir Londres exempte de nouvelles infections, de décès et de stigmatisations liés au VIH d’ici 2030.

« Je suis honoré de voir réunies aujourd’hui à Londres des personnalités de différentes villes du monde entier et du domaine de la santé. Le premier rassemblement international du réseau Les villes s’engagent est à marquer d’une pierre blanche dans notre lutte contre le VIH et les inégalités en matière de santé », a déclaré M. Khan. « Je suis fier du travail accompli à Londres pour lutter contre le VIH et les inégalités. Je me réjouis déjà des partages de connaissances et d’expériences à venir. Toutefois, malgré nos progrès, il reste toujours fort à faire au vu du nombre encore trop important de nouvelles contaminations. Afin de véritablement mettre un terme à tous les nouveaux cas de VIH à Londres, il est grand temps que le gouvernement rende la PrEP disponible via le NHS aux personnes qui en ont besoin. Finis la valse-hésitation et l’enchaînement de projets pilotes. Nous savons que cela fonctionne, enraye l’épidémie et économise de l’argent à long terme. »

Plus de la moitié de la population mondiale vit dans des zones urbaines où le risque de contracter le VIH, la tuberculose et l’hépatite est beaucoup plus élevé à cause des dynamiques propres aux villes, comme le comportement social, les migrations, le chômage, mais aussi les inégalités sociales et économiques. Cependant, les villes et les municipalités disposent aussi de richesses intrinsèques pour accélérer les ripostes sanitaires et prendre des actions de transformation afin d’assurer que toutes et tous disposent d’un accès équitable aux services de santé.

« Nous constatons qu’il est essentiel de supprimer les inégalités, les déséquilibres dans les rapports de force, la marginalisation et les discriminations afin d’apporter une riposte efficace au VIH », a expliqué Gunilla Carlsson, Directrice exécutive par intérim de l’ONUSIDA, l'un des quatre partenaires clés de l’initiative Les villes s’engagent. « Les villes doivent utiliser leurs avantages pour encourager les innovations, la transformation sociale et la création de sociétés équitables, inclusives, réactives, résilientes et durables », a-t-elle ajouté.

Organisée par l’International Association of Providers of AIDS Care (IAPAC) en collaboration avec le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et d’autres partenaires, la conférence Fast-Track Cities 2019 se déroule du 9 au 11 septembre 2019 au Barbican Centre. Elle a pour objectif de mettre en avant les résultats atteints au sein du réseau Les villes s’engagent, d’aborder les questions transversales auxquelles sont confrontés les acteurs locaux et de partager de bonnes pratiques pour accélérer la riposte au sida en milieu urbain, ainsi qu’aux maladies infectieuses liées comme la tuberculose et l’hépatite virale. Le programme de la conférence comporte des plénières, des tables rondes et des analyses présentées par les représentants des 300 villes que compte le réseau.

« Les inégalités en matière de santé empêchent les personnes vivant avec le VIH, la tuberculose et l’hépatite virale, notamment au sein des communautés ethniques minoritaires et privées de droits, d’accéder aux services nécessaires pour vivre plus longtemps et en bonne santé », a expliqué D. José M. Zuniga, Président/CEO de l’International Association of Providers of AIDS Care (IAPAC), l'un des partenaires clés de l’initiative Les villes s’engagent et organisateur de la conférence. « Nous sommes rassemblés à Londres à cause de son volontarisme politique, de son leadership en matière de santé publique, de l’aide qu’elle apporte aux prestataires de soins et de services, mais aussi de son engagement envers les communautés touchées. Cette volonté marquée a permis à la ville de dépasser les objectifs du programme sur le VIH de l’initiative Les villes s’engagent. Nous sommes ici pour braquer les projecteurs sur les efforts faits par Londres en vue de réduire et d’éliminer les inégalités en matière de santé qui vont à l’encontre des principes de la justice sociale. »

La capitale britannique avait déjà atteint les objectifs 90-90-90 de l’ONUSIDA au moment de rejoindre l’initiative Les villes s’engagent en janvier 2018. Ces objectifs sont définis comme suit : 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH, 90 % de ces personnes ont accès à un traitement contre le VIH et que 90 % des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable. Dans sa stratégie « London Getting to Zero », FTC London, un groupe d’acteurs de l’agglomération pilotant l’engagement de Londres pour Les villes s’engagent, met l’accent sur des programmes de proximité destinés à la communauté BAME (black, Asian and minority ethnic - communauté noire, asiatique et minorité ethnique).

La conférence Fast-Track Cities 2019 s’est ouverte officiellement avec une table ronde sur les inégalités en matière de santé réunissant des personnalités de haut niveau, dont les élus suivants :

  • Kostas Bakoyannis (maire, Athènes, Grèce)
  • Josefina Belmonte (maire, Quezon City, Philippines)
  • Winston Ennis (adjoint au maire, Kingston, Jamaïque)
  • Simone Kukenheim (adjointe au maire, Amsterdam, Pays-Bas)
  • Fernando Medina (maire, Lisbonne, Portugal)
  • Svante Myrick (maire, Ithaca, NY, USA)
  • Robb Pitts (président, Fulton County, Atlanta, GA, USA)
  • Mykola Povoroznyk, (premier adjoint, Kiev, Ukraine)
  • Gennadiy Trukhanov (maire, Odessa, Ukraine)

Outre D. Zuniga de l’IAPAC et Mme Carlsson de l’ONUSIDA, ce panel se composait également de responsables internationaux de la santé publique, notamment : 

  • Amb. Deborah Birx (coordonnatrice de la lutte mondiale contre le sida pour le gouvernement américain, PEPFAR)
  • Cary James (PDG, World Hepatitis Alliance)
  • Suvanand Sahu (directeur général adjoint, Stop TB Partnership)
  • Maimunah Mohd Sharif (directeur exécutif, ONU-Habitat)
  • Trevor Stratton (membre du conseil d’administration, GNP+)
  • Marijke Wijnroks (chef du personnel, Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme)

Henry Bonsu, présentateur résidant au Royaume-Uni et ancien journaliste pour la BBC, a assuré la modération de cette réunion.

Les cartes de presse pour la conférence Fast-Track Cities 2019 sont disponibles en contactant le directeur de la communication de l’IAPAC, Zack Pesavento, à l’adresse zpesavento@iapac.org.

Le programme de la conférence est disponible sur : https://www.iapac.org/conferences/fast-track-cities/#program

À propos de l’International Association of Providers of AIDS Care (IAPAC)

Forte de plus de 30 000 membres dans le monde entier, l’IAPAC est la première association de cliniciens et de professionnels affiliés de la santé unis dans le but de mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030. Veuillez consulter le site de l’association pour en savoir plus sur l’IAPAC et nos activités à l’international : https://www.iapac.org/

À propos de l’initiative Les villes s’engagent

Le partenariat international Les villes s’engagent regroupe près de 300 villes et municipalités, l’International Association of Providers of AIDS Care (IAPAC), le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) et la Ville de Paris. Tous collaborent pour en finir avec l’épidémie de sida, de tuberculose et d’hépatite virale d’ici à 2030. Cette initiative a été lancée au cours de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2014 à Paris. Veuillez consulter le site suivant pour en savoir plus : https://www.iapac.org/fast-track-cities/about-fast-track/

 

Contact

UNAIDS
Sophie Barton-Knott
tel. +41 79 514 6896/+41 22 791 1697
bartonknotts@unaids.org

Fast-Track Cities 2019

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Chisinau signe la Déclaration de Paris

04 juin 2019

Ruslan Codreanu, maire suppléant de Chisinau, République de Moldavie, a signé la Déclaration de Paris pour mettre fin à l’épidémie de sida dans les villes le 31 mai dernier. Par cette signature, la ville s’engage à atteindre d’ici 2020 les objectifs 90-90-90, à savoir que 90 % de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique, que 90 % des personnes positives au VIH reçoivent un traitement antirétroviral et que 90 % des personnes recevant un traitement antirétroviral présentent une charge virale durablement supprimée. La ville ciblera particulièrement la population marginalisée et vulnérable ainsi que l’élimination des stigmatisations et des discriminations.

« Atteindre l’objectif 90-90-90 sera difficile, mais il n’est jamais trop tard pour commencer à mettre en œuvre les changements nécessaires afin d’améliorer la vie et la santé des gens. Les autorités de la ville s’engagent aujourd’hui à accroître sensiblement la couverture des résidents de Chisinau en matière de prévention du VIH, de services de dépistage et de traitement, dans le but de mettre fin à l’épidémie de sida et de concentrer leurs efforts sur les programmes destinés aux populations clés », a déclaré M. Codreanu.

M. Codreanu a annoncé que le conseil municipal s’apprêtait à approuver un nouveau programme de lutte contre le VIH 2019-2020 pour la ville. Ce programme offrira en priorité des services supplémentaires en matière de dépistage et de traitement du VIH à environ 750 personnes vivant avec le VIH, ainsi que des campagnes de prévention du VIH destinées aux populations clés.

« Chisinau doit agir rapidement, non seulement pour atteindre l’objectif 90-90-90, mais aussi pour éliminer les discriminations vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH et des populations clés, car elles représentent encore un obstacle conséquent. Dans sa lutte, notre ville n’est pas isolée. Chisinau reçoit le soutien d’une équipe de responsables régionaux et nationaux désireux de partager leur expertise », explique Svetlana Plamadeala, responsable pays de l’ONUSIDA pour la République de Moldavie.

Chisinau soutient déjà une série de programmes de prévention du VIH destinés aux populations clés, comme des programmes thérapeutiques de réduction des risques et de substitution aux opiacés pour les personnes qui consomment des drogues injectables, des campagnes de dépistage rapide du VIH et de distribution de préservatifs aux professionnel(le)s du sexe et à leur clientèle, ainsi que la distribution de préservatifs aux homosexuels et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Il est toutefois prévu que l’adoption du nouveau programme municipal de lutte contre le VIH renforce considérablement la qualité, la couverture et l’impact de ces programmes.

Chisinau est la septième ville d’Europe de l’Est et d’Asie centrale signataire de la Déclaration de Paris, qui a été signée par plus de 300 autres villes dans le monde depuis 2014.

La signature de la Déclaration de Paris à Chisinau est le dernier résultat en date d’une longue histoire de coopération efficace entre les organisations nationales, gouvernementales et non gouvernementales, les réseaux régionaux représentant les populations clés et les organisations internationales

Le gouvernement évalue à environ 3 200 le nombre de personnes vivant avec le VIH à Chisinau.

« Aujourd’hui, nous témoignons de ce qui peut être accompli grâce àla volonté politique. Il est primordial pour nous que la Déclaration de Paris ne soit pas une nième déclaration d’intention, mais qu’elle donne lieu à l’adoption du programme municipal de lutte contre le VIH, et qu’il soit assorti de buts spécifiques et mesurables, de rôles et d’un budget », a déclaré Ruslan Poverga, Directeurgénéral de l’Association Positive Initiative.

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Le VIH pèse lourd sur de nombreuses villes

08 avril 2019

Les villes jouent un rôle essentiel aussi bien dans l’épidémie de VIH que dans la riposte. Plus de la moitié de la population mondiale vit actuellement dans les villes et, dans la plupart des pays, ces dernières abritent une proportion importante et croissante du fardeau national imposé par le VIH. La dynamique et les réseaux urbains peuvent contribuer à un risque accru de transmission du VIH, mais les villes offrent des avantages et des opportunités importantes de programmation, d’action efficace et d’innovation pour en finir avec le sida.

Parmi les 10 villes prioritaires prévues pour la première année du projet Les villes s’engagent, un projet commun de l’ONUSIDA et de l’International Association of Providers of AIDS Care, jusqu’à 25 % du fardeau national du VIH repose sur une seule métropole. Un quart de toutes les personnes vivant avec le VIH au Rwanda vivent à Kigali, et si la population de Jakarta ne représente que 4 % de la population totale en Indonésie, la ville abrite 17 % du fardeau national du VIH.

Le projet Les villes s’engagent apporte un appui technique et stratégique essentiel à une sélection de villes fortement touchées, afin de les aider à atteindre les objectifs 90-90-90 et à en finir avec le sida dans les villes d’ici à 2030.

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Le Royaume-Uni promet d’en finir avec la transmission du VIH dans le pays d’ici 10 ans

07 février 2019

Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord a annoncé qu’il allait mettre fin à la transmission du VIH dans le pays d’ici 10 ans : un engagement largement salué par l’ONUSIDA.

En 2016, tous les États membres des Nations Unies s’étaient engagés à en finir avec l’épidémie de sida d’ici à 2030 dans le cadre de la Déclaration politique des Nations Unies sur la fin du sida. Ce nouvel engagement du Royaume-Uni est une bonne nouvelle, qui montre que le pays reste déterminé à atteindre cet objectif. 

Le Royaume-Uni a accéléré massivement ses efforts de riposte au VIH ces dernières années, avec pour résultat une baisse de 28 % des nouveaux cas de VIH au cours des deux dernières années notamment. Toutefois, le gouvernement dit pouvoir en faire davantage.

Le 30 janvier, à Londres, le Secrétaire d’État à la Santé et aux Affaires sociales, Matt Hancock, a lancé une campagne soutenue par un budget supplémentaire de 600 000 £ prélevé sur le fonds pour l’innovation dans la prévention du VIH de Public Health England, à l’occasion du Forum mondial AIDSfree Cities. Ces 600 000 £ seront utilisées pour soutenir 14 organisations volontaires qui pilotent de nouvelles approches dans la prévention du VIH et œuvrent pour impliquer les communautés plus exposées au risque ou défavorisées.

À cette même occasion, la Secrétaire d’État au Développement international, Penny Mordaunt, a fait une déclaration audacieuse concernant l’engagement de son pays dans la fin du sida à l’échelle mondiale. « Même si le monde a franchi un grand pas dans la lutte contre le VIH et le sida, nous devons accélérer nos efforts », a-t-elle affirmé. « Nous sommes convaincus de pouvoir créer un avenir sans sida pour le monde entier. Tel est le niveau de notre ambition. »

Le gouvernement britannique joue un rôle prépondérant dans la riposte mondiale au VIH depuis le début de l’épidémie. Il a investi 1,2 milliard de livres dans le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et élargi l’accès au traitement antirétroviral par l’intermédiaire de UK Aid, un programme quinquennal de 150 millions de livres mis en place pour changer la vie de plus de 3 millions de personnes parmi les plus pauvres du monde.

« Cette annonce représente un autre exemple de l’engagement réel du Royaume-Uni en faveur de la fin de l’épidémie de sida, non seulement dans le pays, mais aussi dans le monde entier », a déclaré Tim Martineau, Directeur exécutif adjoint par intérim de l’ONUSIDA. « L’ONUSIDA travaille en étroite collaboration avec le Royaume-Uni depuis 1996 et nous nous réjouissons de poursuivre ce partenariat afin de veiller à ce que chaque penny investi nous rapproche de la fin du sida. »

L’événement organisé à Londres a eu lieu dans le cadre de la campagne AIDSfree Appeal, à l’initiative de la Fondation Elton John contre le sida et les journaux London Evening Standard et The Independent. L’argent des dons du public récolté lors de cette collecte de fonds sera utilisé pour soutenir les projets de la Fondation Elton John dans six villes clés du monde : Atlanta aux États-Unis, Delhi en Inde, Kiev en Ukraine, Londres, Maputo au Mozambique et Nairobi au Kenya. Par l’intermédiaire de UK Aid Match, le gouvernement britannique a promis de doubler les dons du public jusqu’à hauteur de 2 millions de livres, à investir dans des projets à Maputo et Nairobi.

Le Forum mondial AIDSfree Cities a accueilli des responsables venus de ces six villes afin de parler de leurs espoirs pour l’avenir. L’événement s’inscrit dans les préparatifs de la conférence internationale de l’initiative Les villes s’engagent, qui aura lieu à Londres en septembre 2019 et réunira des représentants de plus de 275 villes participantes, dans le cadre du premier rassemblement mondial de villes qui accélèrent leurs actions pour en finir avec le sida comme menace de santé publique.

L’initiative Les villes s’engagent a été lancée en 2014 par l’ONUSIDA, en partenariat avec la Ville de Paris, l’International Association of Providers of AIDS Care et ONU-Habitat, dans le but de soutenir les villes dans l’accélération de leur riposte au VIH et d’en finir avec l’épidémie de sida d’ici à 2030.

Londres a rejoint l’initiative Les villes s’engagent en 2018. Ces dernières années, les nouvelles infections à VIH dans la capitale britannique ont reculé de plus de 40 % et, avec un résultat exceptionnel déjà atteint de 95-98-97, Londres a dépassé les objectifs 90-90-90, à savoir 90 % des personnes vivant avec le VIH devant connaître leur état sérologique vis-à-vis du VIH, 90 % de ces personnes sous traitement antirétroviral et 90 % des personnes sous traitement présentant une charge virale indétectable.

« Nous sommes impatients de tirer les leçons du forum en vue de la grande réunion de l’initiative Les villes s’engagent plus tard cette année à Londres, qui permettra de prendre la mesure des progrès accomplis et des problèmes qui restent à résoudre », a déclaré José M. Zuniga, Président et Directeur général de l’International Association of Providers of AIDS Care.

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Tirer les leçons des approches au niveau des villes pour accélérer la riposte au sida

09 novembre 2018

La Déclaration de Paris pour la fin de l’épidémie de sida dans les villes a suscité un élan politique auprès des dirigeants municipaux à s’engager en faveur de la fin de l’épidémie de sida et de la lutte contre les disparités dans l’accès à la santé et aux services sociaux. À ce jour, environ 300 villes et municipalités du monde entier ont signé la déclaration.

Avec le soutien d’USAID, un projet commun de l’ONUSIDA et de l’International Association of Providers of AIDS Care sur l’initiative Les villes s’engagent a été élaboré dans le but d’apporter un appui technique essentiel et stratégique aux villes prioritaires les plus touchées, en vue d’accélérer la riposte au sida et d’honorer les engagements pris en signant la Déclaration de Paris. Le 2 novembre, dix villes, représentées par des autorités locales, des organisations de la société civile, des partenaires de développement et d’autres partenaires, se sont retrouvées à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour mener une réflexion sur les expériences et les leçons à tirer de la première année de mise en œuvre de ce projet.

Dans ces dix villes, le leadership politique de la riposte au VIH s’est mobilisé et les services municipaux chargés de la santé sont activement impliqués dans le pilotage de la riposte au VIH. En outre, les projets bénéficient d’un appui de haut niveau de la part des autorités locales et nationales, ainsi que des conseils nationaux sur le sida. Au Cameroun, à Yaoundé, le projet a été l’occasion de réunir les partenaires à intervalles réguliers, sous le leadership des sept maires de la municipalité, afin d’améliorer la coordination des activités, de supprimer les doublons potentiels et de suivre les avancées.

Le projet contribue à l’innovation dans les villes. À Jakarta, en Indonésie, un essai de concept de solutions mobiles a permis de définir une approche efficace et pertinente pour atteindre les jeunes et une application mobile est en cours de développement pour cibler les jeunes hommes gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes avec des messages clés concernant le dépistage, la prévention et le conseil sur le VIH.

« Les villes possèdent leurs propres avantages uniques dans la constitution d’une approche multisectorielle du VIH et peuvent bénéficier d’opportunités de transformation sociale associées à une riposte au sida renforcée. L’équité, l’inclusivité, la résilience et la durabilité sont non seulement fondamentales pour une stratégie de santé réussie, mais forment aussi les pierres angulaires d’une ville prospère », a déclaré Catherine Sozi, Directrice de l’équipe de l’ONUSIDA d’appui aux régions pour l’Afrique orientale et australe.

La société civile s’engage activement dans ces dix villes. À Kinshasa, en République démocratique du Congo, la société civile est active dans la mise en œuvre du projet, dans les réunions de sensibilisation avec les dirigeants politiques, les autorités nationales et d’autres partenaires, portant sur les questions de stigmatisation, de discrimination et de droits de l’homme. Au Rwanda, l’équipe de Kigali a mis en avant l’appui apporté par le projet concernant les activités stratégiques de proximité visant à fournir des services anti-VIH aux populations clés, notamment avec la distribution de plus de 10 000 préservatifs dans trois endroits différents.

« Grâce au projet de kiosque à préservatifs mené avec les autorités municipales, nous avons pu atteindre avec succès les populations clés de Kigali », a expliqué Nadège Uwase, Responsable de programme de l’association Kigali Hope. « Les personnes qui accèdent à ces services font confiance aux autres membres de la communauté, et nous y voyons un moyen de nous engager intelligemment auprès des pouvoirs publics pour accélérer la riposte ».

En Afrique du Sud, à Durban et à Johannesburg, le projet bénéficie d’un soutien politique de haut niveau, aussi bien de la part des autorités locales que nationales. À Johannesburg, le projet va soutenir la création d’un conseil municipal sur le sida, avec pour objectif clé de coordonner la riposte au VIH dans la ville.

Durban, Jakarta, Johannesburg, Kigali, Kinshasa, Lusaka, Maputo (Mozambique), Nairobi (Kenya), Windhoek (Namibie) et Yaoundé sont les dix premières villes à participer au projet.

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