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L’Équateur innove en matière de prévention du VIH dans ses villes

07 novembre 2018

Entouré par les imposantes bâtisses datant de plusieurs siècles de la vieille ville de Quito, un groupe d’hommes joue à une version modifiée d’un jeu de Jenga. Chaque pièce de bois qu’ils extraient avec précaution de la tour correspond à une information de santé sexuelle. Les joueurs sont extrêmement concentrés tandis que le pair-éducateur leur montre comment utiliser un préservatif féminin. Une table plus loin, des jeunes gens sont réunis autour d’une démonstration d’utilisation d’un préservatif masculin. Les gens pourraient s’arrêter dans les stands de mesure de la tension artérielle ou de tests de glycémie, mais ils s’attardent auprès de celui qui dispense une éducation sexuelle à moindre risque, très animé.

Cet engagement pratique est le résultat d’une collaboration entre les directeurs chargés de la santé et de l’inclusion sociale auprès de la Municipalité de Quito et les organisations de la société civile, notamment la Kimirina Corporation. Deux ans après être devenue la première ville des Andes à signer la Déclaration de Paris sur la fin de l’épidémie de sida dans les villes, Quito a élargi de manière considérable ses programmes de dépistage et de prévention du VIH. À quatre cents kilomètres de là, la ville de Guayaquil suit son exemple, avec l’extension de la prévention du VIH et du dépistage communautaire.

L’année passée, l’accent sur le dépistage communautaire a été renouvelé, avec des résultats concrets. La proportion de personnes nouvellement diagnostiquées qui ont été redirigées vers les services de santé a augmenté d’un quart à Quito et d’un tiers à Guayaquil.

« Il ne s’agit pas seulement de l’épidémie, mais aussi de l’application d’approches pratiques », a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé à l’occasion d’une visite en Équateur le 30 octobre. « Nous voyons des gens qui ont ainsi accès à l’instruction, aux services et au dépistage. Tout ce que nous faisons avec l’appui de la communauté est durable ».

Cette mise en avant de la participation communautaire est une caractéristique essentielle du nouveau Plan stratégique national multisectoriel de l’Équateur sur le VIH. Lors du lancement symbolique de ce plan le 30 octobre, la Ministre équatorienne de la Santé publique, Veronica Espinosa, a insisté sur le fait que les missions pour en finir avec le sida et bâtir une société meilleure forment un seul et même tout.

« Nous œuvrons pour garantir une vie sans préjugés et le droit à la santé pour tous sans discrimination », a déclaré Mme Espinosa.

De plus, l’approche basée sur les droits de l’homme pour les services anti-VIH ne s’arrête pas aux citoyens équatoriens. L’Équateur a fait preuve d’un immense leadership en ce qui concerne les migrants, notamment en assurant une prise en charge médicale des réfugiés et des migrants vivant avec le VIH.

« Vous avez tendu la main et ouvert vos cœurs à des personnes qui venaient d’ailleurs », a déclaré M. Sidibé. « En donnant accès au traitement à des personnes qui auraient pu être laissées pour compte, vous démontrez que vous placez la barre très haut, non seulement pour vous-mêmes, mais aussi pour le reste du monde ».

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Plusieurs villes du Portugal rejoignent l’initiative Les villes s’engagent

12 octobre 2018

Le 10 octobre, les maires des villes portugaises d’Almada, Amadora, Loures, Odivelas, Oeiras, Portimão et Sintra ont signé la Déclaration de Paris sur la fin de l’épidémie de sida dans les villes. Avec Cascais, Lisbonne et Oporto, ce sont désormais 10 villes du Portugal qui ont adopté cette déclaration. En signant la Déclaration de Paris, les maires s’engagent à mettre leurs villes sur la voie d’accélération pour en finir avec l’épidémie de sida. 

Le Portugal est un pionnier de la riposte au sida depuis les débuts de l’épidémie : il a créé un environnement juridique favorable, adopté des politiques progressistes en matière de drogues et rendu le traitement du VIH gratuit pour tous, y compris les migrants. Aujourd’hui, le Portugal continue sur sa lancée, en favorisant des modèles de soins à base communautaire et en promouvant une meilleure intégration des services de santé.

Lors d’une visite à Cascais, au Portugal, Tim Martineau, Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA par intérim, a assisté au lancement national d’une initiative visant à rapprocher les services anti-VIH des personnes qui en ont besoin : le dépistage du VIH dans les pharmacies d’officine. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie adoptée par Cascais dans le cadre de l’initiative Les villes s’engagent. L’auto-dépistage devrait être disponible vers la fin de l’année, étant donné que la législation requise vient tout juste d’être approuvée par le gouvernement portugais.

Lors de son déplacement au Portugal, M. Martineau a également visité le Programme mobile de proximité d’Aires do Pinhal, une association pour l’inclusion sociale. Depuis 1986, avec le soutien du Ministère de la Santé, ce programme propose des services de réduction des risques et d’aide sociale aux consommateurs de drogues injectables, en donnant accès à ces services à près de 1 200 personnes chaque jour. Ces services, qui incluent le dépistage et le traitement du VIH, de l’hépatite C, de la tuberculose et de la syphilis, ainsi que la délivrance de méthadone, le remplacement de seringues et la distribution de préservatifs, sont fournis sans aucune discrimination à toutes les personnes, quelle que soit leur nationalité, y compris les migrants sans papiers.

La cérémonie de signature de la Déclaration de Paris s’est tenue au Pálacio de São Bento à Lisbonne, au Portugal, en présence de Graça Freitas, Directrice générale de la Santé, de M. Martineau et de représentants de la société civile. Dans son discours de clôture, le Secrétaire d’État, Fernando Araújo, a exprimé l’espoir de voir le Portugal continuer de montrer la voie à suivre dans l’accélération de la riposte au VIH.

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Monaco rejoint l’initiative Les villes s’engagent

09 juillet 2018

Monaco vient de rejoindre un réseau de plus de 250 villes du monde entier en signant la Déclaration de Paris, s’engageant ainsi à accélérer sa riposte à l’épidémie de VIH et à adopter les objectifs 90-90-90.

Les objectifs 90-90-90 visent, d’ici à 2020, à ce que 90 % de toutes les personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH, 90 % de toutes les personnes vivant avec le VIH ait accès à un traitement antirétroviral, et 90 % des personnes sous traitement antirétroviral voient leur charge virale disparaître.

Lors d’une cérémonie à laquelle a assisté la Princesse Stéphanie de Monaco, également Présidente de Fight AIDS Monaco et Ambassadrice itinérante internationale de l’ONUSIDA, le Maire de la ville, Georges Marsan, a souligné l’importance du dépistage en tant que point d’accès pour mettre les personnes sous traitement et les maintenir en bonne santé.

Depuis 2012, Monaco organise deux fois par an une campagne de dépistage du VIH dans les rues de la Principauté, baptisée Test in the City. Dans son discours, le maire a également insisté sur l’importance de la prévention des nouvelles infections à VIH.

Lors de son intervention à cette occasion, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé s’est souvenu de sa visite en Afrique du Sud en compagnie de la Princesse Stéphanie en 2009, à une époque où seulement quelques centaines de personnes dans le pays avaient accès à un traitement antirétroviral pour les maintenir en vie et en bonne santé. Selon lui, ce chiffre s’élève aujourd’hui à 4,3 millions de personnes.

M. Sidibé a ajouté que les villes avaient un rôle crucial à jouer en tant que pôles pour l’innovation et la recherche et qu’elles avaient la capacité de contribuer à atteindre des groupes de personnes oubliés exposés au risque d’infection à VIH.

Didier Gamerdinger, Ministre de la Santé et des Affaires sociales de Monaco, et Bertrand Audoin, Vice-président de l’International Association of Providers of AIDS Care, étaient également présents lors de cet événement.

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Bombay met un coup d’accélérateur à sa riposte au sida en prenant la tête des innovations pour en finir avec l’épidémie d’ici à 2030

19 avril 2018

La croissance démographique et l’urbanisation galopante, alimentées par une immigration soutenue et une mobilité qui s’accélère, provoquent des changements rapides dans les schémas socioéconomiques et comportementaux des habitants des grandes métropoles.

Bombay, qui compte 12 millions d’habitants, a été l’une des premières villes à se lancer dans l’initiative Les villes s’engagent, présentée à Paris lors de l’édition 2014 de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Depuis, elle a très vite adopté des mesures pour faire avancer les progrès vers les objectifs de traitement 90-90-90 de la stratégie Accélérer. Pourtant, aujourd’hui, le défi à relever va au-delà d’une intensification des efforts pour atteindre les objectifs 90-90-90. Les actions visant à mettre fin à l’épidémie de sida doivent aussi cibler une utilisation efficace de la combinaison entre prévention du VIH et élimination de la stigmatisation et de la discrimination qui font obstacle à l’accès universel aux services de santé.

Les 10 et 11 avril, l’organisation AIDS Control Society du district de Bombay et l’ONUSIDA ont réuni plus de soixante participants issus du gouvernement, de la communauté internationale et d’organisations de la société civile, dans le but de définir des stratégies innovantes pour étendre la couverture des services de prévention et de traitement du VIH au sein de la mégapole.

Les participants ont noté que les inégalités croissantes en milieu urbain obligeaient les gens à prendre des risques pour survivre. Les professionnel(le)s du sexe, les consommateurs de drogues injectables, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transgenres (Hijras), qui sont déjà davantage exposés au risque d’infection à VIH, sont touchés de façon particulièrement négative par ces tendances.

La gentrification urbaine pousse les populations clés hors des quartiers où elles se retrouvaient auparavant, rendant la tâche des services anti-VIH plus ardue. Étant donné que ces populations sont désormais plus dispersées et cachées, les approches de prévention de proximité faisant appel à des pairs ont perdu de leur efficacité.

En réfléchissant à ces problèmes, les participants ont constaté que le changement apportait aussi ses opportunités. Une compilation plus systématique des données et une analyse détaillée ont permis d’identifier les lieux et les populations où le risque et la vulnérabilité étaient les plus importants. Selon les dirigeants de la ville, ces données et une meilleure compréhension permettent d’affiner leur approche des actions en matière de prévention du VIH. De nouveaux ensembles de services conçus à partir des profils des nouveaux comportements à risque émergents sont en cours de planification.

Pour accélérer encore davantage la riposte au sida, plusieurs nouvelles approches sont en cours de mise en place. Le dépistage du VIH à base communautaire permet d’accélérer le diagnostic et le traitement des personnes vivant avec le VIH. De même, dans les quartiers pauvres de plus en plus étendus, des camions mobiles proposent des services de dépistage du VIH et offrent à un plus grand nombre de personnes la possibilité de connaître leur statut vis-à-vis du VIH.

Alors que les plates-formes des réseaux sociaux s’avèrent être un moyen rentable d’améliorer la sensibilisation au VIH et de mettre les gens en relation avec les services de prévention et de traitement, les autorités de Bombay sont convaincues que des stratégies de communication plus innovantes sont également nécessaires. Elles prévoient de se servir des réseaux sociaux et des médias de masse pour mobiliser les appuis afin de « normaliser » le sida en tant que maladie chronique et de prévenir les nouvelles infections à VIH. Des « champions » du VIH cibleront tout un éventail de publics différents, notamment les adolescents et les jeunes, afin d’amplifier les messages de prévention du VIH.

Tous les participants ont admis que les efforts visant à élargir l’accès aux services anti-VIH doivent être menés à un rythme plus rapide car « il n’y a pas de temps à perdre » pour en finir avec le sida d’ici à 2030.

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Bordeaux signe la Déclaration de Paris sur la fin de l’épidémie de sida dans les villes

05 avril 2018

Le 4 avril, Bordeaux est devenue la plus récente ville à signer la Déclaration de Paris sur la fin de l’épidémie de sida dans les villes. Le Maire de Bordeaux et ancien Premier Ministre français Alain Juppé a signé la déclaration aux côtés du Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé dans le cadre de l’ouverture de l’AFRAVIH, la Conférence internationale francophone de lutte contre le VIH et les hépatites organisée à Bordeaux, en France, du 4 au 7 avril 2018.

En signant la Déclaration de Paris, les maires s’engagent à mettre leurs villes sur la voie d’accélération pour en finir avec l’épidémie de sida. M. Juppé s’est engagé à atteindre dans un délai de deux ans, dans la ville de Bordeaux, les objectifs 90-90-90, à savoir 90 % des personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH, 90 % de ces personnes sous traitement antirétroviral et 90 % des personnes sous traitement avec une charge virale indétectable. Il s’est également engagé à éliminer la stigmatisation et la discrimination et à développer une approche de la riposte au sida centrée sur l’individu. Il a par ailleurs déclaré qu’il était capital d’éduquer les jeunes sur le VIH, en évoquant un manque de connaissances au sein de la jeunesse française.

Depuis son lancement le 1er décembre 2014, plus de 250 villes et municipalités ont signé la Déclaration de Paris. Les dirigeants de ces villes ont reconnu que leurs stratégies de riposte à l’épidémie de sida leur offraient aussi une plate-forme qui répond aux besoins en termes d’inclusion sociale, de protection, de sécurité et de santé.

Plus de la moitié de la population mondiale vit actuellement dans les villes et les zones urbaines, et ces dernières abritent une proportion importante et croissante de personnes vivant avec le VIH, la tuberculose (TB) et d’autres maladies ; les villes vont donc jouer un rôle essentiel dans la fin de l’épidémie de sida. Le risque de contracter une infection à VIH ou la tuberculose, de même que la vulnérabilité à ces maladies, sont souvent plus élevés dans les zones urbaines par rapport aux zones rurales, et ce pour plusieurs raisons, notamment la migration, le chômage et les inégalités sociales et économiques.

La conférence de l’AFRAVIH porte essentiellement sur les objectifs 90-90-90 et sur les innovations en matière de traitement et de prévention du VIH, ainsi que sur les avancées scientifiques.

Quotes

« En signant cette déclaration, nous nous engageons à faire en sorte que ces services soient accessibles à tous de manière équitable et efficace. L’enjeu ne concerne pas seulement le VIH, c’est une question de santé en général. »

Alain Juppé Maire de Bordeaux, France

« Nous devons agir pour plus d’intégration des services de santé et mettre les communautés fragiles au cœur de nos efforts. C’est ainsi que l’on construit des communautés et des villes résilientes dans le monde. »

Michel Sidibé Directeur exécutif de l'ONUSIDA

« Peu importe que Bamako soit en avance sur Bordeaux puisque nous avons signé la Déclaration de Paris avant Bordeaux, notre priorité reste la même : prévention du VIH et soins aux patients pour pouvoir éliminer le sida. »

Adama Sangare Maire de Bamako, Mali

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En finir avec le sida - Progresser vers les cibles 90-90-90 - Synthèse

20 juillet 2017

Les cibles 90-90-90 galvanisent l’action mondiale et sauvent des vies - l'Afrique de l’Est et l’Afrique Australe ouvrent la voie de la réduction de 30% du nombre de nouvelles infections par le VIH depuis 2010 – Malawi, Mozambique, Ouganda et Zimbabwe ont réduit de presque 40% ou plus le nombre de nouvelles infections par le VIH depuis 2010. Des efforts conjugués sont toujours nécessaires pour les enfants, les adolescents, les hommes et les populations clés ainsi que dans certaines régions. À LIRE AUSSI Communiqué de presse | Fiche d'information

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Les dirigeants de la métropole du Grand Manille s’engagent à intensifier la riposte au sida

11 septembre 2017

Les maires et les autres dirigeants des 17 communes qui composent la région de la capitale nationale des Philippines se sont engagés à faire de l’épidémie de sida une urgence de santé publique qui nécessite des stratégies multisectorielles et la pleine mobilisation des ressources. Les représentants municipaux ont récemment signé une résolution sur le VIH, à l’occasion d’un dîner de travail organisé à Manille par la Secrétaire du Département de la Santé, Paulyn Jean Rosell-Ubial.

Un rapport récent de l’ONUSIDA, intitulé En finir avec le sida – Progrès vers les objectifs 90-90-90, a contribué à galvaniser cette action. Ce rapport indique que le nombre de nouvelles infections à VIH a augmenté de 140 % aux Philippines ces six dernières années et que le pays connaît la propagation de l’épidémie de VIH la plus rapide de la région Asie-Pacifique. Selon les autorités sanitaires, les 17 villes qui forment la métropole du Grand Manille représentent plus de 40 % des cas de VIH signalés dans le pays.

Mme Rosell-Ubial a rappelé qu’elle avait tiré la sonnette d’alarme dès l’an dernier, au moment de sa prise de fonction, qualifiant la situation d’urgence nationale. Elle a appelé les maires et les responsables municipaux du Grand Manille à soutenir la prestation de services cruciaux en faveur des groupes communautaires et des populations clés. Laarni « Lani » Cayetano, Maire de Taguig et Présidente de la Ligue des municipalités, a exprimé son soutien envers cette initiative et souligné les efforts de sa ville dans la fourniture de services anti-VIH.

La Secrétaire à la Santé a déclaré qu’elle appréciait l’appui apporté personnellement par Eamonn Murphy, Directeur de l’équipe de l’ONUSIDA d’appui aux régions pour l’Asie et le Pacifique, ainsi que la contribution durable du bureau national de l’ONUSIDA.

M. Murphy a félicité la Secrétaire à la Santé pour son leadership solide et l’engagement des villes de la région de Manille ; il a promis de contribuer à la mobilisation de l’appui technique et s’est engagé dans des négociations avec les partenaires de développement concernant ces actions.

La résolution municipale sur le VIH reconnaît les engagements de l’Agenda 2030 pour le développement durable, qui exigent des pays qu’ils assurent des vies en bonne santé et le bien-être pour tous les citoyens et en finissent avec le sida d’ici à 2030. Il impose aux villes d’augmenter les investissements financiers et d’accélérer la mise en œuvre des programmes à fort impact, notamment le diagnostic rapide et la mise sous traitement, des services anti-VIH répondant aux besoins des hommes gays et des autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, ainsi que des programmes de prévention innovants, notamment les actions de proximité ciblées et la prophylaxie pré-exposition. Cette résolution promet également d’éliminer la stigmatisation et la discrimination liées au VIH et les autres violations des droits de l’homme qui empêchent les populations clés et les personnes vivant avec le VIH d’accéder aux services.

Quotes

« Nous pouvons acheter tous les médicaments que nous voulons. Nous pouvons acheter tous les kits de dépistage que nous voulons. Nous pouvons trouver les financements publics pour cela, mais ce dont nous avons besoin, c’est que nos villes s’associent au Département de la Santé pour mettre en place des systèmes de délivrance nouveaux et innovants. Sans ce partenariat, nous n’atteindrons pas les objectifs 90-90-90 et 100 % d’élimination de la la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici à 2020. »

Paulyn Jean Rosell-Ubial Secrétaire du Département de la Santé, Philippines.

« Je suis certaine que toutes les villes du Grand Manille répondront à l’appel pour prendre les mesures nécessaires afin d’atteindre les objectifs 90-90-90 d’ici à 2020. En tant que Présidente de la Ligue des municipalités des Philippines, j’appelle toutes les villes à nous rejoindre et à agir maintenant. »

Laarni « Lani » Cayetano Maire de Taguig et Présidente de la Ligue des municipalités

« Les Philippines ont réagi rapidement et de manière innovante, en partenariat avec la communauté, à la première vague de l’épidémie ; grâce à un leadership fort, pragmatique et engagé, elles montrent que ce pays possède la capacité et la volonté de relever les défis de la nouvelle vague d’augmentation des infections, en particulier chez les jeunes hommes gays, les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transgenres. »

Eamonn Murphy Directeur de l’équipe de l’ONUSIDA d’appui aux régions pour l’Asie et le Pacifique

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À DEHONG, L'ÉPIDÉMIE DE SIDA CONNAÎT UN TOURNANT REMARQUABLE

12 septembre 2016

C'est dans le village de Jiele que la Chine a recensé ses premiers cas de VIH en 1989. Situé dans la préfecture de Dehong, dans la province du Yunnan, le village a connu une épidémie de sida qui a fait près de 200 morts. Toutefois, un quart de siècle plus tard, il déborde d'espoir et d'une nouvelle énergie.

« Avant, tout le monde avait très peur du VIH, mais aujourd'hui nous bénéficions d'excellents services de santé et nous vivons des vies normales en bonne santé. Nous n'avons plus peur du VIH », explique un habitant de Jiele.

Plus d'une centaine de personnes vivent actuellement avec le VIH dans le village ; elles bénéficient de contrôles réguliers et presque toutes sont sous traitement anti-VIH. La réussite de ce village s'est répandue dans toute la préfecture de Dehong, épicentre des débuts de l'épidémie de sida en Chine.

Situé à proximité des zones de production d'opium du Triangle d'or et des principaux itinéraires du trafic de drogue, Dehong a enregistré ses premiers cas de VIH chez les consommateurs de drogues injectables, ainsi que chez les professionnel(le)s du sexe et leurs clients. Durant ces 15 dernières années, la préfecture a travaillé avec les organisations communautaires, le gouvernement central et des organisations internationales et mis en œuvre toute une série de mesures innovantes qui ont conduit à ce tournant remarquable dans l'épidémie de sida.

Au cours d'une mission d'une semaine en Chine, Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a pu constater les progrès réalisés à Dehong. Il a rencontré des responsables publics et des groupes communautaires et visité plusieurs sites, notamment l'hôpital de Ruili le 7 septembre. Il a pu se rendre compte de la manière dont l'hôpital de la ville fournit des services de prévention et de traitement anti-VIH en guichet unique, avec des informations sur la santé, des tests de dépistage du VIH, de la méthadone pour les consommateurs de drogues injectables et des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant.

En 2009, Dehong a commencé à décentraliser sa gestion du traitement antirétroviral vers l'échelon communautaire pour les personnes vivant avec le VIH sous traitement depuis plus d'un an. L'hôpital de Ruili fournit une assistance et un appui technique aux sites de traitement antirétroviral gérés par les communautés, qui ont assuré un traitement à plus de 600 personnes vivant avec le VIH en 2014.

« L'hôpital de Ruili est un modèle qui démontre comment les services anti-VIH en guichet unique permettent de sauver des vies tout en faisant des économies », a déclaré M. Sidibé. « Il est remarquable de voir comment l'hôpital transmet son savoir-faire aux communautés et garantit l'accès à des soins de santé de qualité même dans les endroits les plus reculés de Chine ».

« La quatrième phase de la guerre du peuple contre le sida vient de commencer dans le Yunnan », a déclaré Gao Feng, Vice-gouverneur du Yunnan. « Nous avons confiance en notre capacité à atteindre l'objectif 90-90–90 d'ici 2020 dans le Yunnan ».

La riposte de Dehong au VIH a évolué pour répondre au nouveau défi consistant à fournir des soins de qualité aux migrants transfrontaliers. Alors que, dans la plupart des régions de Chine, l'accès aux principaux services anti-VIH, notamment au traitement et à la méthadone, nécessite une carte d'identité chinoise, le traitement anti-VIH est ouvert aux étrangers qui peuvent présenter des permis de séjour et de travail et des attestations médicales.

M. Sidibé s'est rendu à Jiegao, un district de Ruili où l'on estime que vivent environ 50 000 Birmans. Les sites des programmes Échange d'aiguilles et Extension du traitement de substitution à la méthadone (MMT) fournissent des services principalement à des migrants qui consomment des drogues injectables. Les chauffeurs de poids-lourds qui traversent les frontières de la Chine et du Myanmar bénéficient de services complets au niveau d'un point d'action qui leur est spécialement destiné, financé par le gouvernement. Les services englobent des informations sur la santé, des conseils et des tests de dépistage du VIH, la distribution de préservatifs et un renvoi vers un traitement anti-VIH.

Le gouvernement local de Dehong entretient un partenariat solide avec les organisations à base communautaire, qui ont joué un rôle clé dans la mise en relation avec les migrants, les consommateurs de drogues, les professionnel(le)s du sexe et les personnes qui vivent avec le VIH.

Grâce à ces stratégies efficaces, Dehong est la seule préfecture de la province du Yunnan à recevoir une reconnaissance publique pour avoir inversé la tendance de son épidémie de sida. Les autorités sanitaires indiquent que la couverture du traitement anti-VIH tourne autour de 60 % de toutes les personnes vivant avec le VIH, tandis que la couverture de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant est de 100 %. À Ruili, chez les personnes vivant avec le VIH éligibles à un traitement antirétroviral, le taux de mortalité a chuté de 95 % par rapport à 2005. On a recensé zéro nouvelle infection à VIH chez les consommateurs de drogues qui fréquentent les établissements de MMT entre 2008 et 2014 et aucun enfant n'a été déclaré né séropositif au VIH d'une femme vivant avec le VIH depuis 2008. La réussite de Dehong est d'autant plus remarquable que les préfectures voisines de la province du Yunnan continuent de voir leurs épidémies se propager.

« Le leadership politique et l'engagement auprès des communautés, ainsi que des programmes basés sur des données scientifiques probantes, peuvent inspirer les autres communautés de Chine pour mettre fin à l'épidémie de sida », a déclaré M. Sidibé.

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Les maires de grandes villes, le secteur privé, les gouvernements et la société civile partagent et présentent les innovations technologiques qui transforment la riposte au VIH

07 juin 2016

À la veille de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la fin du sida, les maires de grandes villes du monde entier se sont réunis aux côtés de représentants des gouvernements, du secteur privé et d'autres parties prenantes au siège des Nations Unies à New York, aux États-Unis, pour évoquer et présenter les innovations technologiques et de financement pour en finir avec l'épidémie de sida d'ici à 2030.

Les participants ont examiné les principales difficultés que rencontrent les ripostes dans les villes et proposé des exemples innovants dans les technologies de l'information, les applications mobiles et de données, les produits pharmaceutiques, les outils de diagnostic et d'autres avancées scientifiques pour atteindre les personnes « difficiles à atteindre » avec les services de prévention et de traitement du VIH. Plus d'une vingtaine d'innovateurs issus des secteurs public, privé et associatif ont présenté leurs inventions lors d'un marché avec démonstrations pratiques destiné aux maires, aux ministres, aux décideurs politiques et aux responsables de programmes. Parmi les innovations présentées, on a pu voir un nouvel outil de diagnostic pour le cancer du col de l'utérus, des applications pour smartphone, des tableaux de bord basés sur le web et des systèmes de livraison de médicaments par drone.

Quotes

« La riposte au sida peut être décrite en deux mots : innovation et partenariats. Sans innovation ni partenariats, nous n'en serions pas là où nous en sommes aujourd'hui dans la riposte au sida. Les innovations dans le domaine de la santé nous permettent de démocratiser les services et d'atteindre davantage de personnes. »

Michel Sidibé

« Ce que nous faisons généralement, c'est nous tourner vers le secteur privé pour obtenir des ressources, mais cela ne suffit pas. Nous devons identifier les problèmes spécifiques à régler puis contacter les entreprises pour des solutions directes : montrer aux entreprises en quoi elles sont les mieux placées pour résoudre un problème spécifique. Une situation où tout le monde est gagnant ! »

Deborah Dugan

« L'épidémie de VIH a évolué et nous devons changer notre façon de communiquer avec les gens. »

Bernard Jomier

« Dans nos communautés rurales, l'accessibilité est un énorme défi. Les laboratoires sont présents uniquement dans les hôpitaux de district. Ces nouveaux moyens de livraison des médicaments, des résultats de laboratoire et d'autres produits essentiels sont vitaux pour permettre aux personnes vivant avec le VIH de rester en vie et en bonne santé. »

Noel Chalamanda

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