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Investir dans les actions menées localement sera essentiel pour mettre fin à l'épidémie du SIDA
06 avril 2016 06 avril 2016La société civile demande instamment aux États Membres de l'ONU d'inclure à titre de sujets prioritaires le financement, les services et les engagements en matière de droit dans la Déclaration politique visant à mette fin à l'épidémie du SIDA de 2016
NEW YORK, 6 avril 2016 - Lors du dialogue officieux interactif de la société civile sur le VIH, les organisations de la société civile ont engagé les États membres des Nations Unies à garantir la prise en charge intégrale de la lutte contre le VIH et une augmentation notable financière des actions locales pour les prochaines années. Elles ont également demandé que 30 millions de personnes aient accès à des traitements du VIH qui sauveraient des vies d'ici 2020 et que les ambitieux objectifs en matière de prévention du VIH soient atteints.
Le dialogue, réuni au siège des Nations Unies à New York, aux États-Unis, par le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies fait partie des travaux préparatoires pour la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale de l'ONU sur l'éradication du SIDA, qui aura lieu du 8 au 10 juin 2016 à New York. Cette rencontre est pour les organisations de la société civile une occasion de contribuer pleinement aux préparations, faire entendre leurs voix, garantir la prise en compte de leurs intérêts et l'intégration de leurs recommandations dans l'élaboration de la Déclaration politique sur l'éradication du SIDA.
« Nous sommes en phase avec nos objectifs d'éradiquer l'épidémie de SIDA d'ici 2030, » annonce Mogens Lykketoft, Président de la session de l'Assemblée générale des Nations Unies. « Maintenant, nous devons travailler ensemble pour garantir une déclaration politique sur l'éradication du SIDA forte avec des objectifs clairs qui guideront l'humanité vers la suppression de l'épidémie du SIDA dans le cadre des objectifs de développement durable. »
Les représentants de la société civile ont insisté sur la nécessité d'atteindre les personnes les plus touchées par le VIH, qui continuent d'être laissées pour compte dans la lutte contre le virus. Cela inclut notamment les travailleurs du sexe, les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes, les transsexuels et les consommateurs de drogues. Les représentants ont également parlé de l'importance de garantir une approche fondée sur les droits, inclusive, axée sur les preuves et centrée sur les personnes lors des débats interactifs avec les États membres.
« Pour éradiquer l'épidémie du SIDA, personne ne doit être laissé pour compte, » explique Michel Sidibé, directeur exécutif d'ONUSIDA. « La mobilisation, l'implication et la prestation de service de la société civile jouera un rôle crucial en traduisant les objectifs de la déclaration politique relative à l'éradication du SIDA en actions tangibles sur le terrain afin d'atteindre même les personnes les plus marginalisées avec des services contre le VIH qui sauveraient des vies. »
Les efforts locaux se sont avérés essentiels pour surmonter de nombreux défis majeurs dans la lutte contre le SIDA, notamment en atteignant des personnes les plus touchées par le VIH avec des services dédiés au virus qui changent des vies, en soutenant les individus pour qu'ils adhèrent à leurs traitements et en renforçant d'autres services primordiaux de santé. L'implication de la société civile est également essentielle pour la défense des intérêts en matière de ressources, l'amélioration des programmes de lutte contre le VIH et les progrès relatifs aux questions des droits humains.
« Le coût de l'inaction est extrêmement élevé, » a dit Marama Pala, du groupe de travail international des peuples autochtones sur le VIH/SIDA et co-présidente du groupe de travail multi-intervenants. « Les communautés individuelles sont là où le travail est fait. Il n'y a pas d'éradication du SIDA sans nous. »
L’ONUSIDA estime que 26,2 milliards USD seront nécessaires pour la lutte contre le SIDA dans les pays à revenu faible et intermédiaire d'ici 2020 (le montant atteignait 19,2 milliards USD en 2014). L'organisation souligne également qu'un plus grand investissement dans la mobilisation de la société civile et la prestation de services à l'échelle locale sera décisif.
D'ici 2020, l’ONUSIDA estime que les investissements dans la mobilisation locale doivent tripler, pour représenter 3 % des ressources totales destinées au traitement du VIH dans les pays à revenu faible et intermédiaire. La sensibilisation des populations clés dans les pays à revenu faible et intermédiaire est quant à elle appelée à croître de 7,2 % sur l'investissement total dans la lutte contre le VIH et les besoins évalués en ressources pour délivrer des traitements antirétroviraux à l'échelle locale de 3,8 %.
Le dialogue officieux interactif de la société civile sur le VIH comptait des représentants d'organisations non gouvernementales, du secteur privé, d'organisations et de réseaux dédiés aux personnes vivant avec le VIH, des femmes, des adolescents, des jeunes, et d'autres partenaires.
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Comment Quezon City aux Philippines prend l'épidémie de sida à bras le corps
03 décembre 2015
03 décembre 2015 03 décembre 2015Un jeune homme vêtu d'un T-shirt rayé rouge et d'un jean bleu délavé entre dans un bar populaire dans le centre de Quezon City aux Philippines. Il engage la conversation avec le propriétaire et bientôt, plusieurs autres jeunes hommes se joignent à lui. Il est 22 heures et le groupe s'intègre parfaitement aux autres clients du bar. Cependant, les jeunes hommes ne sont pas là pour se détendre. Ce sont des éducateurs et des agents de santé employés par le département Santé de Quezon City.
« On s'y habitue tout simplement », déclare Mai. « La nuit est pour nous ce que le jour est pour d'autres. C'est le travail. »
À l'extérieur, un réverbère jette une lueur orange sur une ambulance de la ville qui ronronne doucement, stationnée et attendant discrètement les clients. Le groupe d'hommes est venu dispenser des conseils et procéder à des tests de dépistage du VIH auprès des clients et du personnel du bar qui sont principalement des gays ou des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. En cette nuit de chaleur humide, ils dépistent environ 50 personnes.
Avec près de 3 millions d'habitants, Quezon City est le centre urbain le plus peuplé des Philippines et mettre fin à l'épidémie croissante du sida est devenu une priorité.
« Quezon City ne ménage pas ses efforts pour poursuivre et soutenir son programme de zéro nouvelles infections à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida. Nous poursuivons notre engagement à fournir des interventions préventives, des traitements, des soins et des conseils afin de garantir que nos citoyens bénéficient d'une meilleure qualité de vie », a déclaré le maire Herbert Bautista.
L'ONUSIDA a encouragé les villes à accélérer leur riposte au sida par des investissements d'anticipation budgétaire et à atteindre les objectifs essentiels de prévention et de traitement du VIH. Aux Philippines, Quezon City est le chef de file pour mettre en œuvre la stratégie Accélérer de l'ONUSIDA dans les zones urbaines.
Le 4 décembre, Quezon City a organisé une réunion avec les représentants des villes de la région métropolitaine de Manille sur la façon de mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030. Les participants ont adopté l'approche Accélérer.
L'ONUSIDA estime qu'il y avait 6 400 nouvelles infections au VIH à l'échelle nationale et 36 000 personnes vivant avec le VIH dans le pays en 2014. La prévalence du VIH parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes était de 3,3% en 2013, elle était de 1,68% en 2011. Dans la population générale âgée de 15 à 49 ans, la prévalence du VIH estimée était inférieure à 0,1% en 2014.
Quezon City : une pionnière dans la riposte au VIH du pays
Bien qu'un réseau d'installations répondant aux besoins de santé des travailleurs du sexe existe depuis les années 1990 aux Philippines, Quezon City est devenue en 2012 la première ville du pays à ouvrir une clinique offrant des services pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles.
Klinika Bernardo, connue sous le nom de Clinique Sundown (clinique du crépuscule), est située le long d'une route très fréquentée. Elle fonctionne de 15h à 23h, permettant à un maximum de clients de s'y rendre.
« Nous nous adressons à tous les hommes du pays ayant des rapports sexuels avec des hommes », a déclaré Leonel John Ruiz, médecin-chef de la Klinika Bernardo. « Seulement 40% de nos clients sont de Quezon City. »
Dès le démarrage, la demande de services auprès de la clinique Sundown a été élevée. Près de 250 tests de dépistage du VIH et des services de conseils avant et après dépistage ont été réalisés dans les deux premiers mois et 18 personnes ont été testées séropositives. Fin 2014, la clinique avait réalisé plus de 2 500 tests de dépistage dont un peu plus de 200 étaient séropositifs au VIH. La première clinique Sundown a été un tel succès que la ville en a ouvert une seconde au début de cette année.
La clinique Sundown : un espace sûr pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles
Bien que les relations entre personnes de même sexe soient légales aux Philippines, ces relations ne sont pas bien vues par de nombreuses personnes et il existe un degré élevé de stigmatisation et de discrimination envers les gays et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. La peur d'être démasqué et mis à l'écart empêche de nombreux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes d'accéder à des services de santé traditionnels. Des études réalisées par des responsables de la santé de la ville montrent que deux tiers des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes à Quezon City n'ont jamais bénéficié d'un test de dépistage du VIH.
Avec sa rangée de plantes en pot et son décor vert lumineux, Klinika Bernardo dégage une atmosphère enjouée. Elle compte dix membres du personnel, avec quatre éducateurs, dont des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et une femme transsexuelle. Les clients peuvent choisir l'éducateur qui convient le mieux à leurs besoins. Au lieu de faire des dossiers et d'appeler les clients par leur nom, la clinique maintient leur anonymat en donnant à chaque personne un chiffre.
Le personnel est qualifié pour rassurer les clients nerveux.
« C'est mon premier test de dépistage du VIH. Je ne sais pas à quoi m'attendre », dit un jeune homme tout en remplissant les formulaires d'inscription. « J'ai essayé de me renseigner sur le VIH pour avoir quelques informations de base, mais il m'a fallu un certain temps pour avoir le courage de venir ici. Mon partenaire est également venu ici avec moi après qu'un ami nous en a parlé. Nous nous faisons dépister ensemble. »
Le jeune homme a trouvé que le personnel était à l'écoute et qualifié pour apaiser ses craintes.
Les personnes testées séropositives au VIH reçoivent des conseils sur les médicaments antirétroviraux et sont accompagnées par le personnel pendant les premiers mois de traitement du VIH qui est gratuit aux Philippines.
Le programme sur le VIH de Quezon City devient un modèle pour d'autres villes
Quezon City gère les cliniques Sundown et a considérablement augmenté ses investissements dans les programmes sur le VIH ces dernières années. Et les efforts de la ville pour intensifier les tests de dépistage du VIH obtiennent des résultats. Le nombre de gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes qui ont passé un test de dépistage a presque quadruplé entre 2011 et 2014.
« Cela fait trois ans que nous avons ouvert et nous constatons un réel changement des mentalités », explique M. Ruiz. « Avant, nous aurions eu du mal à inviter les personnes à se faire dépister. Aujourd'hui, la plupart de nos clients viennent d'eux-mêmes. Les personnes sont personnellement et activement à la recherche d'informations ».
Pour ses cliniques pionnières, spécialisées dans le VIH, Quezon City a remporté le prestigieux prix Galing Pook pour une gouvernance locale exceptionnelle en 2014. Plusieurs autres gouvernements locaux de villes commencent à adapter le modèle de Quezon City et établissent leurs propres cliniques.
Bien que l'équipe de la clinique Sundown soit fière de ses réalisations, elle est impatiente de fermer boutique un jour.
« Je prie avant de dormir », dit Adel, la seule éducatrice femme à la Klinika Bernardo. « Je prie pour que vienne le jour où personne n'aura plus besoin de nos services. C'est à cela que je travaille. »
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Les maires sénégalais s'engagent pour l'accélération de la riposte au VIH dans leurs villes
11 novembre 2015
11 novembre 2015 11 novembre 2015Quinze maires sénégalais ont approuvé la Déclaration de Paris pour mettre fin à l'épidémie de sida dans leurs villes. Comme la majorité des personnes vivant avec le VIH résident dans les zones urbaines, l'accélération de la riposte au sida dans les villes pourrait considérablement contribuer à atteindre l'objectif de traitement du VIH d'ici 2020 et l'élimination de la transmission de la mère à l'enfant au Sénégal.
Les villes qui se sont engagées à accélérer la riposte au VIH sont Dakar, Guédiawaye, Pikine, Rufisque, Ziguinchor, Saint Louis, Kaolack, Mbour, Tambacounda, Kolda, Thiès, Bignona, Bounkiling, Kaffrine et Fatick.
Les maires de ces villes et 30 autres villes ont participé à un événement le 3 novembre à Dakar lorsque l'Association des maires du Sénégal a signé un protocole d'accord avec Microsoft. Le partenariat, une partie du CityNext programme de Microsoft, va aider les villes sénégalaises à innover et à mieux servir leurs citoyens dans des domaines tels la santé, l'éducation et les transports.
Quotes
« La signature de l'accord de coopération et de la Déclaration de Paris offre une excellente occasion aux pays et aux partenaires pour accélérer les efforts afin de mettre fin à l'épidémie de sida comme une menace de santé publique d'ici 2030. »
« L'initiative permettra aux gouvernements municipaux Microsoft CityNext, aux entreprises et aux particuliers de rendre les villes africaines plus prospère et plus durables. »
« Atteindre cet objectif ambitieux est à notre portée si nous engageons nos ressources et nous-mêmes à le faire. »
« Au-delà de cette cérémonie, mettre fin à l'épidémie de sida est notre engagement commun. La santé est une composante importante du Plan Sénégal Emergent et la politique gouvernementale dans ce domaine soutient pleinement les communautés locales qui bénéficient de compétences transférées. »
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Le rapport sur les villes
28 novembre 2014
Les villes doivent faire face à d’importantes disparités dans l'accès aux services de base, à la justice sociale et aux opportunités économiques. En s’engageant pour une riposte accélérée contre le sida, elles peuvent améliorer l'égalité sociale pour les personnes affectées par le VIH et celles qui vivent avec la maladie, tout en répondant également à d’autres défis de santé publique grâce à des approches novatrices pour prévenir les maladies. Pour plus d'information
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ONU-Habitat et ONUSIDA appellent à des efforts renouvelés pour s’attaquer au VIH dans les zones urbaines
18 septembre 2015 18 septembre 2015NAIROBI/GENÈVE, 18 septembre 2015—Un nouveau rapport d’ONU-Habitat et de l’ONUSIDA appelle instamment les villes à en faire davantage pour agir contre les épidémies de VIH dans les zones urbaines. Le rapport souligne que les villes et les zones urbaines sont particulièrement affectées par le VIH, les 200 villes les plus touchées par l’épidémie représentant, selon les estimations, plus d’un quart de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH autour du monde.
Le rapport, intitulé Ending the urban AIDS epidemic [Mettre fin à l’épidémie urbaine de sida], a été lancé à Nairobi (Kenya) par le Directeur exécutif d’ONU-Habitat, Joan Clos, et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé. Il révèle que dans de nombreux pays, des villes à forte croissance abritent plus de la moitié de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH, et que beaucoup d’entre elles sont confrontées à des défis s’agissant d’assurer l’accès aux services de lutte contre le VIH.
« Bien que les villes disposent souvent de ressources, de systèmes de santé viables et des capacité nécessaires pour l’innovation et la prestation de services, elles peinent parfois à concevoir et à mettre en œuvre des ripostes au sida qui soient ciblées, efficaces et fondées sur les droits, laissant souvent de côté les populations les plus vulnérables et les plus marginalisées, » a déclaré M. Clos. « Les villes occupent une position centrale pour ce qui est de conduire à un changement de paradigme dans la riposte au sida – une action concertée vers une responsabilité partagée entre les autorités nationales et municipales et les organisation à assise communautaire à l’appui d’un leadership local et de données factuelles locales pour transformer les déterminants sociaux, politiques et économiques du risque et de la vulnérabilité liés au VIH. »
Le rapport souligne que les dirigeants municipaux ont une occasion unique de s’emparer du dynamisme, du pouvoir d’innovation et de transformation de la riposte au sida non seulement pour élargir les services de lutte contre le VIH dans les villes mais également pour s’attaquer à d’autres enjeux urbains, notamment l’exclusion sociale, les inégalités et la pauvreté extrême.
« Les villes peuvent diriger le changement, » a déclaré M. Sidibé. « En tant que centres pour l’innovation, les villes peuvent faciliter de larges partenariats et utiliser leurs vastes ressources pour fournir une riposte inclusive et efficace au VIH, fondée sur des preuves concrètes et reposant sur les droits humains – afin de ne laisser personne de côté. »
Dans près de la moitié (94) des 200 villes les plus affectées, le VIH se transmet principalement par le biais de rapports hétérosexuels non protégés. Dans les 106 villes restantes, le commerce du sexe, les rapports sexuels non protégés entre hommes et la consommation de drogues injectables sont les principaux moteurs des épidémies. Dans la région Asie-Pacifique, on estime qu’environ 25% de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH résident dans 31 villes importantes, alors qu’en Europe occidentale et centrale, quelque 60% de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH résident dans une vingtaine de villes.
Selon le nouveau rapport, les données de 30 pays qui ont mené des enquêtes démographiques auprès des ménages représentatives sur le plan national montrent que la prévalence du VIH parmi les personnes de 15 à 49 ans vivant dans des zones urbaines est plus élevée que parmi les personnes vivant dans des zones rurales dans la plupart des pays.
Même dans les pays qui sont encore à prédominance rurale, les villes abritent souvent des nombres disproportionnés de personnes vivant avec le VIH. Par exemple, les zones urbaines ne représentent que 18% de la population de l’Éthiopie mais près de 60% des personnes vivant avec le VIH au niveau national.
Le rapport souligne la nécessité pour les villes de renouveler leurs efforts en faveur d’une approche de la santé urbaine qui serve l’évolution des besoins des villes et des personnes qui y vivent et y travaillent. Il ajoute que ces mesures permettraient d’atteindre les objectifs d’accélération de l’ONUSIDA pour mettre fin à l’épidémie de sida en tant que menace pour la santé mondiale d’ici à 2030.
L’approche d’accélération de l’ONUSIDA demande d’intensifier et de cibler rapidement la mise en œuvre et la prestation de services de prévention et de traitement du VIH ayant fait leurs preuves, à fort impact : une approche qui mise de plus en plus sur le leadership urbain.
Plusieurs pays ont introduit une législation, des politiques nationales ou des stratégies spécifiques pour répondre aux besoins des personnes vivant avec le VIH et affectées par le virus. Toutefois, de nombreux pays sont toujours à la traîne lorsqu’il s’agit de consacrer des ressources suffisantes et de mettre en œuvre des programmes de lutte contre le VIH qui soient inclusifs et axés sur les villes.
ONU-Habitat
ONU-Habitat occupe une position unique pour promouvoir le développement urbain et la planification et l’établissement d’un meilleur avenir urbain pour les générations futures. Ce projet essentiel apporte son soutien à la croissance économique et au développement social et réduit la pauvreté et les inégalités. Les priorités d’ONU-Habitat sont ciblées sur sept domaines : législation, foncier et gouvernance urbaine, planification et aménagement urbains, économie urbaine, services urbains de base, logement et réhabilitation des bidonvilles, réduction des risques et réhabilitation, recherche urbaine et développement des capacités. Pour en savoir plus, consultez le site unhabitat.org et suivez-nous sur Facebook et Twitter.
Contact
UN-Habitat NairobiTom Osanjo
tel. +254 722 631 599
Tom.Osanjo@unhabitat.org
UNAIDS Nairobi
Norha Restrepo-Lopez
tel. +41 79 447 3404
restrepolopezn@unaids.org
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Les villes s'unissent pour accelerer la riposte au sida. Résumé des événements : prendre des mesures
15 avril 2015
Mettre à jour
Soulignant la nécessité d'une approche de la riposte au sida centrée sur la science et les individus
03 août 2015
03 août 2015 03 août 2015La conférence AIDSImpact 2015 tenue à Amsterdam du 28 au 31 Juillet a entendu les appels pour une meilleure intégration de la recherche scientifique comportementale et psychosociale dans la riposte au sida. Les chercheurs du monde entier ont présenté les dernières découvertes de la science comportementale et psychosociale liées à la prévention du VIH, au traitement et aux soins, en mettant l'accent à la fois sur le niveau mondial et sur les pays et les communautés spécifiques les plus touchés par l'épidémie.
La conférence défend le travail de pionnier sur la compréhension de la dynamique d'une évolution de l'épidémie. Il y avait un accent particulier sur les nouvelles opportunités pour la prévention du VIH grâce à la disponibilité accrue des interventions biomédicales ainsi que de l'augmentation des possibilités de dépistage du VIH. La clé de leur succès futur réside cependant dans la compréhension des conséquences comportementales et psychosociales, les avantages et les défis de l'intégration de tels programmes dans différents contextes mondiaux.
Mettre fin à l’épidémie de sida : les villes s’engagent
L'approche d'accélération a également été couverte au cours d'une session spéciale sur « L'histoire de 3 villes » où les responsables de la santé de Sao Paulo, Amsterdam et San Francisco ont partagé leurs expériences sur la riposte au sida. Les trois villes sont signataires de la Déclaration de Paris s'engageant à rapidement mettre fin à l'épidémie de sida.
Pendant la conférence, les retombées économiques de l'approche d'accélération ont également été discutées. Chaque dollar investi dans la fin du sida d'ici 2030 peut générer plus de 17 $ US en revenus nets.
En se concentrant sur les groupes de population clés
Les participants ont également discuté de questions rencontrées par les groupes clés de la population, avec un accent particulier sur la communauté gay et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes. Les participants ont entendu que la stigmatisation et la discrimination continuent d'être un obstacle majeur à l'approche d'accélération.
Les délégués ont entendu que l'Internet et d'autres nouvelles technologies sont de plus en plus important dans la riposte au sida, offrant des possibilités de programmes novateurs de prévention du VIH.
Quotes
« En signant la déclaration, Amsterdam est engagée à mettre en œuvre localement des stratégies locales pour les populations locales. Notre engagement envers l'élimination du VIH au niveau de la ville est incarnée dans l'initiative Joep Lange que nous avons lancé. »
« Si nous n'accélérons pas la riposte au sida dans les cinq prochaines années, nous ne mettrons pas fin à l'épidémie de sida d'ici 2030. Il ne suffit pas de se reposer uniquement sur la science biomédicale. Nous avons besoin de la science comportementale pour une approche centrée afin de garantir que personne ne soit laissé pour compte. »
« Les Pays-Bas sont engagés à l'objectif de mettre fin à l'épidémie de sida et de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte dans la riposte. »
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Le Sommet des maires africains et d'ascendance africaine se mobilise et s'engage à accélérer la riposte au VIH
05 juin 2015
05 juin 2015 05 juin 2015Des maires africains et d'ascendance africaine de plus de 30 pays ont participé à une conférence mondiale à Accra, au Ghana, et étudié comment les villes pouvaient accélérer la riposte au sida et produire des résultats spécifiques en matière de prévention, de dépistage et de traitement du VIH au cours des cinq prochaines années.
Le quatrième Sommet mondial des maires et dirigeants africains et d'ascendance africaine s'est tenu du 1er au 3 juin et a été accueilli par le Maire d'Accra, Alfred Vanderpuije.
Lors de ce sommet, les participants se sont engagés en faveur de l'objectif de mettre fin à l'épidémie de sida et ont discuté de la manière d'élargir le dépistage du VIH et l'accès au traitement antirétroviral et de stopper les nouvelles infections à VIH chez les enfants.
Suite à une série de consultations régionales, 18 maires d'Afrique, d'Amérique latine et des États-Unis ont signé la Déclaration de Paris intitulée « Les villes s'engagent », qui appelle à mettre fin à l'épidémie de sida dans les villes d'ici 2030. Les maires ont reconnu que c'est en mettant l'humain au cœur de la riposte et en luttant contre des problèmes sous-jacents tels que la pauvreté, la discrimination et les violences envers les femmes et les filles que leurs sociétés pourraient être transformées.
Le sommet était organisé dans le cadre de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine (2015-2024). Il a également porté sur d'autres thématiques, notamment l'égalité des sexes et l'émancipation des femmes, les jeunes entrepreneurs et l'emploi.
L'événement était coorganisé par l'Alliance mondiale des maires et dirigeants africains et d'ascendance africaine et African Renaissance and Diaspora Network, Inc., en partenariat avec la Ville d'Accra, l'Asociación Nacional de Alcaldes de Municipios con Población Afrodescendiente et l'ONUSIDA.
Quotes
« En tant que membre de la Commission de l'ONUSIDA et du Lancet, je défends avec vigueur la Déclaration de Paris signée par des maires du monde entier en faveur de l'accélération de la riposte au sida dans les villes comme stratégie fondamentale pour mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030. Ensemble, nous mettrons un terme à cette épidémie. »
« La lutte contre le sida est un élément essentiel du sommet, car il se trouve au cœur de nos efforts de développement économique et social, étant donné que l'Afrique est la région la plus durement touchée. Je suis fier que le Ghana ait connu d'importantes baisses du nombre d'infections à VIH et de décès dus au sida. »
« Je défends la Déclaration de Paris. C'est la raison pour laquelle au Brésil, en collaboration avec le bureau national de l'ONUSIDA, nous mobilisons les maires et des partenariats innovants pour intensifier la riposte au VIH dans les villes. »
« Dans le cadre de notre assistance technique pour l'initiative Les villes s'engagent, nous avons pour but de nous appuyer sur les programmes de lutte contre le VIH existants pour abattre les obstacles au dépistage du VIH et à la mise en relation avec les soins et les traitements pour les populations ayant la plus forte prévalence du VIH, à savoir les femmes, les consommateurs de drogues injectables, les professionnel(le)s du sexe et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. »
« Si les villes ouvrent la voie, nous pourrons atteindre les objectifs 90-90-90. »
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Mettre fin à l’épidémie de sida: les villes s’engagent
01 décembre 2014
En travaillant ensemble, les villes peuvent mener des actions locales qui auront un impact mondial. En nous appuyant sur notre leadership politique, nos infrastructures, nos ressources et moyens humains, nos villes vont oeuvrer pour un avenir plus équitable, inclusif, prospère et durable pour leur population - indépendamment de leur sexe, âge, statut social et économique ou de leur orientation sexuelle.
Mettre à jour
Les maires de Côte d'Ivoire s'engagent à mettre fin au sida comme menace de santé publique d'ici 2030
22 décembre 2014
22 décembre 2014 22 décembre 2014Les maires des principales villes et zones urbaines de Côte d'Ivoire se sont réunis pour signer la Déclaration de Paris, s'engageant ainsi à soutenir l'accélération de la riposte au VIH sur les cinq prochaines années.
Treize maires du district d'Abidjan et une vingtaine d'autres de grandes villes du pays se sont joints au Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé et au Gouverneur d'Abidjan, M. Beugré Mambé, pour signer la Déclaration de Paris et engager leurs villes à mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030 (Mettre fin à l'épidémie de sida : les villes s'engagent).
La Déclaration de Paris contient des engagements sur l'accomplissement des ambitieux objectifs 90-90-90 d'ici 2020, pour que 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH, que 90 % de ces personnes soient sous traitement antirétroviral et que 90 % des personnes sous traitement aient une charge virale indétectable.
On estime qu'environ 40 % des personnes vivant avec le VIH en Côte d'Ivoire habitent à Abidjan, dont la prévalence du VIH est de 3,6 %, contre 2,7 % au niveau national.
La Déclaration de Paris a été signée à Paris à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2014 par la Maire de Paris, Anne Hidalgo, et plus de 20 de ses homologues venus de villes du monde entier. Les autres maires sont désormais invités à rejoindre l'initiative.
Quotes
« Le Ministère de la Santé apporte son soutien total à l'initiative de l'ONUSIDA « Les villes s'engagent », qui vise non seulement à engager les maires et les autres responsables des villes à intensifier leurs actions de lutte contre le sida, mais également à susciter le soutien de nombreuses parties prenantes, y compris les communautés affectées et les populations concernées, ainsi que les partenaires techniques et financiers. »
« Notre commune a pris les choses en main depuis fort longtemps en héritant d'un centre de santé qui offre des services de conseil, de dépistage et de prise en charge des soins pour les personnes vivant avec le VIH. Nous adhérons entièrement à l'initiative de l'ONUSIDA et nous envisageons de tripler notre budget pour le VIH/sida qui était de 10 millions de francs CFA pour atteindre l'objectif 90-90-90 d'ici 2020. »
« Nous savons déjà que le rythme de l'urbanisation ne saurait être stoppé. En effet, en 2030, au moins 6 personnes sur 10 vivront en ville. Les villes vont constituer les pôles d'attraction les plus importants. Elles vont certainement permettre le changement démocratique tel qu'on l'a toujours souhaité. Cela va nous permettre d'aller vers une sécurité humaine sans laquelle il n'y aura pas de stabilité sociale. »
