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Une nouvelle initiative innovante pour mettre fin à l'épidémie de sida dans les grandes villes
30 novembre 2014
30 novembre 2014 30 novembre 2014À la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2014, des maires, des représentants municipaux et des personnes vivant avec le VIH se sont retrouvés à Paris dans le but de préparer des plans de mise en œuvre d'une nouvelle initiative innovante pour mettre fin à l'épidémie de sida dans les grandes villes.
L'initiative Les villes s'engagent englobe des engagements sur l'accomplissement des objectifs 90-90-90 de l'ONUSIDA d'ici 2020, pour que 90 % des personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur état sérologique vis-à-vis du VIH soient sous traitement antirétroviral et que 90 % des personnes sous traitement aient une charge virale indétectable, afin de les maintenir en bonne santé et de réduire le risque de transmission du virus.
Elle permettra d'encourager de nouveaux programmes de prestation de services modernes qui feront non seulement avancer la riposte au VIH, mais ouvriront également la voie aux villes pour lutter contre d'autres problèmes majeurs de santé publique comme la tuberculose et les maladies non transmissibles. Les participants étaient invités à échanger les meilleures pratiques dans leurs villes afin que d'autres villes puissent profiter de leur expérience.
Ils ont évoqué les moyens dont disposent les dirigeants municipaux pour réunir des ressources et des compétences et favoriser l'innovation pour veiller à ce que les individus soient au cœur de l'action. Ils ont également insisté sur l'importance d'élargir l'accès aux services de dépistage et de traitement du VIH, d'éliminer la stigmatisation et la discrimination et de réduire massivement les nouvelles infections à VIH. Ils ont souligné qu'une meilleure compréhension de l'épidémie de VIH dans les villes donnerait aux responsables municipaux davantage de moyens pour combler activement les lacunes de la riposte et atteindre les personnes laissées de côté.
La rencontre était organisée par la Ville de Paris, l'ONUSIDA, UN-Habitat et l'International Association of Providers of AIDS Care.
L'initiative Les villes s'engagent, lancée à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2014, sera pilotée par les maires, en partenariat avec les communautés, la société civile, des responsables de la santé publique, des médecins, les autorités de justice et de police, etc. Elle devrait donner des résultats significatifs dans l'amélioration de la santé des personnes vivant en zone urbaine.
Quotes
« Nous ne sommes pas ici simplement pour défendre le progrès, mais pour définir une feuille de route claire pour la mise en œuvre dans toutes nos villes afin de nous assurer que nos ambitieux objectifs se concrétisent. »
« Durban a pour ambition d'être la meilleure ville d'Afrique, la plus agréable à vivre et la plus engagée pour prendre soin de ses habitants. Et nous savons qu'une riposte forte, équitable et efficace au sida est un élément fondamental de cette vision. »
« Nous sommes ici pour créer un réseau durable et dynamique de partenaires afin d'échanger les meilleures pratiques et apprendre les uns des autres pour, ensemble, finalement atteindre nos objectifs. »
« En impliquant les populations les plus touchées par le VIH, notamment les professionnel(le)s du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les consommateurs de drogues injectables, en nous concentrant sur ce qui fonctionne, et en faisant baisser les coûts des interventions, nous arriverons à mettre fin au sida. »
« Nous avons les outils, les connaissances et l'expérience pour mettre fin au sida. Cependant, ce qui sera déterminant pour progresser, ce sera la manière dont nous traitons les problèmes de discrimination, d'exclusion sociale et d'inégalité. Les responsables municipaux connaissent mieux que quiconque les problèmes, et les solutions, pour lutter contre la discrimination. »
« Nous sommes à l'écoute des communautés et nous travaillons avec elles pour renforcer le sens des responsabilités auprès des gens et veiller à ce que les services répondent à leurs besoins. Notre message est le suivant : c'est votre vie, votre santé, et nous sommes là pour vous aider. »
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Press Release
Pour mettre fin à l’épidémie de sida, des maires du monde entier signent la Déclaration de Paris
01 décembre 2014 01 décembre 2014À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, des maires se réunissent à Paris alors que l’ONUSIDA publie un nouveau rapport sur l’immense potentiel que représente l’accélération de la riposte au sida dans les villes.
PARIS/GENÈVE, 1er décembre 2014—Lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2014, des maires venus du monde entier se sont réunis à Paris (France) pour signer une déclaration en vue de mettre fin à l’épidémie de sida dans leurs villes. En signant la Déclaration de Paris de 2014, les maires s’engagent à ce que les villes donnent un « coup d’accélérateur » pour mettre fin au sida en prenant une série d’engagements. Ces engagements comprennent notamment la réalisation des objectifs « 90-90-90 » de l’ONUSIDA afin que 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur séropositivité, 90 % des personnes conscientes de leur séropositivité au VIH soient sous traitement antirétroviral et 90 % des personnes sous traitement aient une charge virale indétectable, ce qui permettra de les maintenir en bonne santé et de réduire le risque de transmission du VIH.
« Mettre fin à l’épidémie de sida est réalisable si les grandes villes du monde agissent immédiatement et avec détermination pour accélérer leurs ripostes au sida d’ici à 2020 » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Une accélération de la riposte au sida dans les villes encouragera en outre la mise en œuvre de nouveaux programmes de pointe pour la prestation de services, qui mettront les villes sur une voie qui leur permettra de s’attaquer à d’autres enjeux de santé publique, notamment la tuberculose, la santé sexuelle et reproductive, la santé maternelle et infantile, la violence sexiste et les maladies non transmissibles ».
Lors de la manifestation organisée pour la Journée mondiale de lutte contre le sida par la Maire de Paris, Anne Hidalgo, les maires se sont joints au Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), au Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) et à l’Association internationale des Soignants du VIH/sida (IAPAC) pour signer la Déclaration de Paris. « Les villes du monde entier constituent des acteurs absolument essentiels, pouvant contribuer à accélérer l’endiguement pour éradiquer définitivement la maladie » a déclaré Anne Hidalgo, Maire de Paris. « Notre devoir est avant tout humain. En tant qu’élus, notre choix doit être celui de la solidarité. A Paris, nous sommes déterminés à prendre nos responsabilités et nous montrer à la hauteur des engagements pris. »
La réunion se tient 20 ans après le Sommet de Paris sur le sida, à l’occasion duquel les leaders mondiaux et les communautés ont approuvé un ensemble de principes pour une participation accrue des personnes vivant avec le VIH. Connu sous le nom de principe GIPA, cet engagement continue aujourd’hui d’orienter la riposte mondiale au sida.
Au cours de la manifestation, l’ONUSIDA a également rendu public un rapport sur le VIH dans les villes, qui souligne le rôle important que joueront les zones urbaines pour mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030. Le rapport sur les villes montre comment celles-ci et les zones urbaines sont particulièrement affectées par le VIH ; les 200 villes les plus touchées par l’épidémie abritent, selon les estimations, plus d’un quart des 35 millions de personnes vivant avec le virus dans le monde. Dans de nombreux pays, les villes abritent plus de la moitié de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH. En Afrique subsaharienne, 45 % des personnes vivant avec le virus résident dans des villes.
Selon le rapport, plus de 50 % de la population mondiale vit dans des villes et ce taux pourrait atteindre 60 % à l’horizon 2050. Les mégacités – villes dont la population dépasse 10 millions d’habitants – se situeront en très grande majorité dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. L’accélération des ripostes au VIH dans les villes sera donc essentielle pour mettre fin à l’épidémie de sida, sans toutefois négliger les efforts nécessaires dans les zones rurales et autres.
La Déclaration de Paris de 2014 comprend des engagements visant à mettre l’accent sur les communautés les plus affectées par le VIH, à mobiliser des ressources pour une meilleure intégration de la santé publique et du développement, à établir et intensifier les stratégies urbaines de lutte contre le VIH, et à utiliser la riposte au sida comme catalyseur pour une transformation sociale positive.
« Les villes fournissent des plateformes toutes prêtes, souples et créatives, qui peuvent contribuer à mettre fin à l’épidémie de sida de manière pragmatique, équilibrée et efficace » a déclaré Joan Clos, Directeur exécutif d’ONU-Habitat. « Les villes peuvent agir en tant que forums où les liens, la confiance, le respect et l’intégration qui font partie de toute solution durable peuvent être créés ».
Le rapport sur les villes propose une photographie de chaque ville du célèbre photographe Richard Silver. Il présente également des témoignages de militants communautaires, de travailleurs de santé et de responsables publics qui ont été en première ligne de la riposte au sida dans les villes du monde. Leurs récits montrent comment les mêmes centres urbains qui ont été les plus affectés par le VIH depuis les débuts de l’épidémie occupent désormais une position privilégiée pour mettre fin au sida. Le rapport souligne également à quel point il sera fondamental, pour mettre un terme à l’épidémie de sida à l’horizon 2030, de faire en sorte que les personnes qui sont marginalisées et souvent stigmatisées – notamment les professionnel(le)s du sexe, les utilisateurs de drogues injectables et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes – aient accès aux services de prévention et de traitement du VIH.
S’attaquer à la pauvreté et aux inégalités sera également essentiel. Sur le plan mondial, on estime à un milliard le nombre de personnes qui vivent dans la pauvreté et n’ont qu’un accès limité aux services, dont la grande majorité se trouve dans les villes des pays en développement. La pauvreté et les inégalités sont encore aggravées par les multiples enjeux de santé, notamment le VIH et d’autres maladies qui y sont liées, telles que la tuberculose, la principale cause de décès parmi les personnes vivant avec le VIH.
« Nous devons saisir cette opportunité scientifique sans précédent pour réduire rapidement le nombre des nouvelles infections à VIH et mettre fin aux décès liés au sida, sans oublier les obstacles significatifs auxquels nous sommes confrontés pour la réalisation des objectifs « 90-90-90 » dans les villes, notamment la stigmatisation et la discrimination » a déclaré José M. Zuniga, Président-directeur général de l’IAPAC. « Réaliser ces objectifs exige de penser globalement et d’agir localement, de tirer profit des programmes et ressources qui existent dans les villes, de mettre en œuvre des interventions pertinentes, adaptées et dirigées au niveau local pour combler les écarts en matière de prévention, de dépistage et de traitement du VIH ».
Mettre fin à l’épidémie de sida dans les villes du monde exige des dirigeants capables d’inspirer et de mobiliser la compassion et la générosité des citoyens urbains ordinaires pour provoquer un changement durable. Une redynamisation des communautés permettra d’accélérer et de mieux cibler les ripostes locales au sida, et de partager les meilleures pratiques à travers les centres urbains.
Outre les objectifs « 90-90-90 », l’ONUSIDA appelle aussi à réduire de plus de 75 % le nombre annuel des nouvelles infections à VIH chez les adultes, à 500 000 en 2020, et à atteindre l’objectif « zéro discrimination ». L’ONUSIDA estime que la réalisation des cibles « 90-90-90 » de l’Initiative Accélérer permettra d’éviter près de 28 millions de nouvelles infections à VIH et 21 millions de décès d’ici à 2030.
Ville de Paris
Paris, la capitale de la République française est engagée depuis plus de 30 ans dans la lutte contre le VIH, à travers ses associations, ses médecins, ses hôpitaux, ses responsables politiques. Au niveau international, Paris finance des actions de solidarité à hauteur de 2 millions d’euros chaque année, en particulier en Afrique subsaharienne. www.paris.fr
ONUSIDA
Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) guide et mobilise la communauté internationale en vue de concrétiser sa vision commune : « Zéro nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro décès lié au sida. » L’ONUSIDA conjugue les efforts de 11 institutions des Nations Unies – le HCR, l’UNICEF, le PAM, le PNUD, l’UNFPA, l’UNODC, ONU Femmes, l’OIT, l’UNESCO, l’OMS et la Banque mondiale. Il collabore étroitement avec des partenaires mondiaux et nationaux pour que la riposte au sida donne les meilleurs résultats possibles. Pour en savoir plus, consultez le site unaids.org, et suivez nous sur Facebook et Twitter.
ONU-Habitat
ONU-Habitat est l’agence des Nations Unies qui travaille au développement urbain durable ; son mandat est de promouvoir un logement convenable et de meilleures conditions de vie en mettant à profit les possibilités offertes par l’urbanisation. unhabitat.org
IAPAC
L’Association internationale des Soignants du VIH/sida (IAPAC) représente plus de 20 000 cliniciens et autres personnels de santé dans plus de 150 pays. Sa mission consiste à améliorer la qualité des services de prévention, de soins, de traitement et d’appui fournis aux hommes, aux femmes et aux enfants affectés par le VIH et vivant avec le virus ainsi que les pathologies qui y sont liées telles que la tuberculose et l’hépatite virale. Consultez www.iapac.org pour obtenir de plus amples informations sur l’IAPAC, l’Initiative sur l’accélération dans les villes, et/ou ses autres activités au niveau mondial.
The Cities Report
Contact
Mairie de Paris | Marie Francolin | + 33 1 42 76 59 29 | marie.francolin@paris.fr
UNAIDS | Sophie Barton-Knott | tel. +41 22 791 1697 | bartonknotts@unaids.org
UN-Habitat | Jeanette Elsworth | +254 20 762 5518 | jeanette.elsworth@unhabitat.org
IAPAC | Lindsay G. Deefholts | +1 416 301 7966 | ldeefholts@hotmail.com
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Documents
Déclaration de Paris+20
01 décembre 2014
Press Release
Des dirigeants mondiaux s'engagent à mettre fin à l'épidémie de sida dans les villes d'ici 2030
20 juillet 2014 20 juillet 2014MELBOURNE, 20 juillet 2014—À l'occasion d'une rencontre organisée par l'ONUSIDA dans la ville de Melbourne en Australie, des dirigeants mondiaux sont arrivés au constat que les villes et les décideurs locaux sont essentiels pour mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030. La réunion inaugurale intitulée « Cities for Social Transformation » a eu lieu en marge de la 20ème Conférence internationale sur le sida. Des maires et des représentants de 18 villes, des gouverneurs, d'éminents députés, des ministres de la Santé, un chef d'État et de grands professionnels de la santé ont assisté à l'événement.
Les dirigeants se sont engagés à intensifier les programmes de prévention, de traitement, de soins et d'appui et à répondre aux besoins des populations les plus exposées au risque d'infection par le VIH.
« Il est temps de se concentrer sur les épidémies locales, et les autorités municipales seront le moteur du changement. Elles possèdent les ressources et l'architecture nécessaires pour fournir les services sociaux et de santé », a indiqué Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. « Elles sont le catalyseur de l'établissement de partenariats entre les communautés, la société civile et le gouvernement. Nous ne mettrons pas fin à l'épidémie de sida sans mobiliser la puissance des villes » a-t-il ajouté.
Ratu Epeli Nailatikau, président de la République des Îles Fidji, Nafsiah Mboi, ministre de la Santé d'Indonésie, Powes Parkop, gouverneur de Port Moresby, capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Dhlomo Sibongiseni, ministre de la Santé de KwaZulu-Natal, province d'Afrique du Sud et Robert Doyle, maire de Melbourne, ont partagé leurs expériences.
« C'est un honneur d'accueillir cette réunion inaugurale de maires sur l'action des villes. Il s'agit d'un moment important car je suis convaincu que les villes du monde - nos villes - ont un rôle central à jouer pour diriger le processus de lutte contre le VIH... et pour réaliser la vision d'une génération sans VIH », a déclaré le maire de Melbourne.
Les données actuelles montrent que 15 pays représentent 75% de nouvelles infections à VIH, la plupart étant constatées dans les centres urbains. On estime que 220 villes représentent plus d'un tiers de la prévalence du VIH dans le monde. Dans la région Asie et Pacifique, 30 villes concentrent plus d'un million de personnes atteintes d'une infection à VIH.
ONUSIDA
Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) guide et mobilise la communauté internationale en vue de concrétiser sa vision commune : « Zéro nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro décès lié au sida. » L’ONUSIDA conjugue les efforts de 11 institutions des Nations Unies – le HCR, l’UNICEF, le PAM, le PNUD, l’UNFPA, l’UNODC, ONU Femmes, l’OIT, l’UNESCO, l’OMS et la Banque mondiale. Il collabore étroitement avec des partenaires mondiaux et nationaux pour que la riposte au sida donne les meilleurs résultats possibles. Pour en savoir plus, consultez le site unaids.org, et suivez nous sur Facebook et Twitter.
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UNAIDSSaya Oka
tel. +41 79 540 83 07 or +61 4 7507 1409
okas@unaids.org
UNAIDS Bangkok
Artan Jama
tel. +66 94894 9235
jamaa@unaids.org
Press centre
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Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, en compagnie du Dr Kamal Siregar, Directeur de la Commission nationale indonésienne sur le sida, dans une clinique « Puskesmas » basée à Jakarta qui propose des tests de dépistage du VIH et des IST, ainsi que des conseils et des services d'orientation thérapeutique dans l'un des quartiers de divertissement de la ville.
À Jakarta, rencontre de la Directrice exécutive de l'ONUSIDA Jan Beagle avec le Secrétaire général de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), Le Luong Minh. Photo : Secrétariat de l'ASEAN
Mettre à jour
Indonésie : miser sur les villes est primordial pour la riposte au VIH
17 avril 2014
17 avril 2014 17 avril 2014À l'occasion d'une visite officielle en Indonésie de Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, des dirigeants nationaux, provinciaux et municipaux, des agences de développement et des organisations de la société civile ont souligné l'importance d'élargir et d'investir dans des stratégies de lutte contre le VIH basées dans les villes en tant qu'action cruciale pour accélérer les progrès de la riposte au sida.
Dans un entretien avec le Dr Kamal Siregar, Directeur de la Commission nationale sur le sida, Mme Beagle a souligné l'importance de miser sur des ripostes au VIH basées dans les villes à une époque où la majorité des personnes vivant avec le VIH et issues des populations les plus exposées au risque résident et/ou travaillent dans les grands centres urbains. Le Dr Siregar a fait remarquer que l'intensification des programmes et des efforts au niveau des villes permettra d'atteindre plus facilement les personnes ayant besoin de services anti-VIH, notamment parmi les populations les plus exposées au risque.
Jakarta, capitale de l'Indonésie, est l'un des endroits qui compte le plus grand nombre de nouvelles infections à VIH en Indonésie. On estime que le nombre de personnes vivant avec le VIH dans la ville approchait les 100 000 en 2013. Selon les données de surveillance nationale, la prévalence du VIH chez les populations les plus exposées au risque de la ville serait supérieure aux moyennes nationales, avec une prévalence de 56,4 % chez les consommateurs de drogues, 17,2 % chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et 10,5 % chez les professionnelles du sexe.
Le Vice-ministre de la Santé indonésien s'est fait l'écho de la nécessité de mettre les villes au cœur des ripostes au VIH, en faisant remarquer que les populations urbaines sont souvent largement composées de jeunes et qu'il est également essentiel de cibler et d'impliquer les jeunes dans la lutte contre le VIH.
Cibler davantage les villes reçoit également la faveur du Secrétaire général de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), qui pilote l'initiative « Cities getting to Zero » de l'ASEAN. Lors d'une rencontre avec Mme Beagle, le Secrétaire général de l'ASEAN, Le Luong Minh, a mis en avant la manière dont l'initiative « Cities getting to Zero » se concentre sur 13 villes et agglomérations de l'ASEAN, qui représentent une large proportion du fardeau du VIH dans leurs pays respectifs (dont trois en Indonésie), pour catalyser les actions nationales en faveur de la mise en œuvre de la Déclaration de l'ASEAN sur l'Objectif Zéro nouvelle infection à VIH, Zéro discrimination, Zéro décès dû au sida de 2012.
L'ONUSIDA œuvre pour intensifier les ripostes au VIH basées dans les villes. Les villes et leur importance dans la riposte au VIH seront également abordées lors de la Conférence internationale sur le sida qui se tiendra à Melbourne, en Australie, du 20 au 25 juillet.
Quotes
« Nous devons étendre la prévention globale du VIH et le traitement dans les villes afin d'atteindre le maximum de personnes. Nous devons également reproduire les programmes municipaux de qualité qui ont fait leurs preuves d'une ville à l'autre pour permettre une intensification plus rapide et plus efficace. »
« Dans le cadre de notre initiative « Cities getting to Zero » de l'ASEAN, les villes participantes ont été très actives et très enthousiastes. Apprendre quelles sont les analogies et les différences entre les villes sur les questions relatives au VIH est très important. Nous sommes en train de documenter ces expériences et ceci fera l'objet d'une publication plus tard cette année. »
« Du point de vue de la couverture des programmes et de l'efficacité des investissements, se concentrer davantage sur les villes et les métropoles peut avoir un impact important. Les villes indonésiennes ont des expériences importantes à partager qui mettent en avant aussi bien les réussites que les problèmes rencontrés. »
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De gauche à droite : Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Bertrand Delanoë, Maire de Paris, François Hollande, Président de la République française, et Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie.
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La riposte au sida, priorité des maires francophones réunis à Paris
18 novembre 2013
18 novembre 2013 18 novembre 2013Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA s'est exprimé à l'occasion de l'ouverture du Congrès de l'Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) à l'Hôtel de Ville de Paris, sur le thème de la responsabilité partagée et de la riposte au sida. Le Président français François Hollande et le Président Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, assistaient à cette réunion de haut niveau. L'événement était organisé par Bertrand Delanoë, Maire de Paris et Président de l'AIMF, et a rassemblé plus de 120 maires de grandes villes francophones.
Dans son intervention, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA a mis en avant le leadership du Président Hollande sur le sida comme un modèle de son engagement en faveur de la justice sociale et cité la promesse de la France de verser 1 milliard d'euros pour la prochaine reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme comme un exemple du leadership de la France sur le sida.
Le Président Hollande a cité l'ONUSIDA comme un exemple de mobilisation mondiale et réitéré l'engagement de la France.
Le Maire de Paris, M. Delanoë, a réaffirmé les valeurs communes de la francophonie, diversité et défense des droits de l'homme, en appelant les maires francophones à défendre le droit à l'égalité en matière de liberté de circulation, quel que soit le statut VIH. La réunion s'est achevée sur un appel à adopter une nouvelle résolution pour « un monde francophone avec zéro stigmatisation et discrimination liée au sida ».
À l'occasion de sa participation au Congrès, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA a également rencontré des organisations de la société civile française engagées dans la riposte au VIH auprès de la Ville de Paris. Dans la majorité des pays francophones, les grandes agglomérations urbaines représentent 20 à 60 % de l'épidémie nationale.
Depuis 2001, la Ville de Paris a consacré 20,5 millions d'euros pour soutenir la riposte au VIH au sein des communautés locales des villes francophones, principalement en Afrique subsaharienne. Grâce à ce financement, des ONG parisiennes de lutte contre le sida travaillent en partenariat avec la Ville de Paris pour contribuer aux programmes menés par la société civile africaine pour le dépistage du VIH, la prévention, le traitement et l'appui social.
Dans le cadre d'un dialogue interactif, la communauté des ONG françaises a appelé l'ONUSIDA à maintenir son attention sur le VIH dans les villes francophones, dont beaucoup restent à la traîne en dépit des progrès notables de la riposte mondiale au sida. Elles demandent à l'ONUSIDA de mener une nouvelle mobilisation mondiale au sein de la Francophonie en faveur de l'élargissement de l'accès au traitement du VIH et de la prévention des nouvelles infections à VIH chez les enfants.
Quotes
La lutte contre le sida restera le grand objectif de la France parce que, tant que nous n’en aurons pas terminé avec cette maladie, nous n’en aurons pas terminé avec l’effort que nous devons engager.
Je félicite la Ville de Paris pour sa démonstration de solidarité dans le cadre de la riposte au sida. Chaque anneé 50 000 personnes vivant avec le VIH ont accès au traitement grâce à vos programmes et plus de 500 000 personnes bénéficient de programmes de prévention du VIH.
Cette assemblée générale de l'AIMF doit adopter une déclaration appelant à la liberté de circulation des personnes vivant avec le VIH.
Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, les citadins sont devenus plus nombreux que les ruraux. L'AIMF a adopté une approche innovante pour relever les défis auxquels sont confrontées les villes d'aujourd'hui, notamment en matière d'eau, d'aménagement urbain, de finances locales, d'éducation et de lutte contre le sida.
Discours
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La capitale namibienne Windhoek collabore pour renforcer la riposte au VIH
30 octobre 2012
30 octobre 2012 30 octobre 2012
La clinique mobile Mister Sister s'est installée devant les bureaux de Hope Initiative SA, une petite organisation communautaire qui apporte des soins et des services d'aide aux orphelins et aux enfants vulnérables des bidonvilles autour de Windhoek.
Photo : ONUSIDA/T.Figuera
Comme dans beaucoup d'autres pays, la population de la Namibie s'est déplacée vers les villes et les zones urbaines en quête de meilleures opportunités, dans l'espoir d'une vie plus prospère. L'urbanisation a entraîné la multiplication des bidonvilles autour des grandes métropoles, rendant difficile l'accès aux services de santé essentiels pour ces habitants.
Windhoek, capitale de la Namibie, dont la population a augmenté de 38 % entre 2001 et 2011, a conclu un partenariat avec l'ONUSIDA, le PNUD et la Fondation PharmAccess afin de renforcer son système de santé général et sa riposte au VIH en utilisant des moyens innovants, comme les cliniques mobiles.
« La Ville de Windhoek s'engage à fournir des services de santé municipaux efficaces et performants à tous ses habitants, en particulier les populations les plus défavorisées », a déclaré la Responsable des Services de santé de la Ville de Windhoek, Mary-Anne Kahitu. « À travers nos partenariats stratégiques, notamment avec le Ministère de la Santé et des Services sociaux, la Fondation PharmAccess et d'autres acteurs importants, nous nous efforcerons de promouvoir l'élargissement de l'accès à des services de santé et de lutte contre le VIH de qualité dans les bidonvilles », a-t-elle ajouté.
Pendant une période de 18 mois, le projet commun baptisé « Renforcer les ripostes au VIH/sida dans la ville » a étudié en profondeur l'épidémie urbaine de VIH et la riposte à cette épidémie de la ville. Parmi ses conclusions, une enquête auprès des ménages a montré que l'incidence et la prévalence du VIH étaient plus importantes dans la partie nord-ouest de Windhoek, une zone principalement composée de bidonvilles et de logements sociaux pour ménages à faible revenu. Cette étude souligne que ces zones ont un accès limité aux services adéquats de prévention et de traitement du VIH, notamment traitement antirétroviral, conseil et dépistage du VIH et services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant.
Des services de santé mobiles
Les conclusions de l'étude sont à l'origine de l'action de collaboration entre la Fondation PharmAccess, la Ville de Windhoek et le Ministère de la Santé et des Services sociaux destinée à fournir des services de santé mobiles. Deux fois par mois, une clinique mobile se rend dans les bidonvilles. Avec l'appui du projet de clinique mobile Mister Sister de PharmAccess, le Ministère fournit gratuitement tous les médicaments nécessaires au fonctionnement de la clinique.
La Ville de Windhoek s'engage à fournir des services de santé municipaux efficaces et performants à tous ses habitants, en particulier les populations les plus défavorisées
Mary-Anne Kahitu, Responsable des Services de santé de la Ville de Windhoek
La première clinique mobile s'est installée devant les bureaux de Hope Initiative SA (HISA), une petite organisation communautaire qui apporte des soins et des services d'aide aux orphelins et aux enfants vulnérables des bidonvilles autour de Windhoek.
« La présence d'une clinique mobile dans les bidonvilles est vitale, car sans elle les enfants et les personnes vulnérables n'auraient absolument aucun accès à l'aide médicale », explique Patricia Sola, fondatrice de Hope Initiative. « La clinique la plus proche se trouve à plus d'heure de marche, sans parler du coût de la consultation avec un médecin ». Pour HISA, la clinique mobile représente aussi une occasion de donner aux patients des informations sur l'accès aux aides sociales et sur l'inscription au registre des naissances.
Les services de soins de santé primaires fournissent le même type de services que ceux que propose le Ministère dans ses propres établissements de santé, notamment conseils et fournitures en matière de planification familiale, vaccinations de routine, suivi de croissance des enfants, dépistage des symptômes de la tuberculose et orientation-recours, diagnostic et traitement des maladies transmissibles courantes, dépistage du VIH, orientation et suivi en matière de maladies chroniques.
Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, Gestion et gouvernance, en pleine conversation avec un groupe d'enfants lors de sa récente visite en Namibie.
Photo : ONUSIDA/T.Figuera
En août 2012, PharmAccess a commencé à étendre ses actions dans les zones rurales et reculées des régions de Khomas et d'Omaheke, avec deux cliniques mobiles supplémentaires. « PharmAccess Namibia est très fière de proposer des services de soins de santé primaires aux personnes qui en ont le plus besoin dans les bidonvilles les plus pauvres de Windhoek », a déclaré Ingrid De Beer, Directrice générale de Pharm Access en Namibie. « Cette action est rendue possible par notre partenariat avec le Ministère de la Santé et des Services sociaux, avec l'appui des partenaires Mister Sister et de la Ville de Windhoek. Dans les mois à venir, nous devrions collecter les données probantes requises pour éclairer les politiques locales en matière de prestation de services de soins de santé primaires dans les bidonvilles de la grande agglomération de Windhoek », a-t-elle ajouté.
Lors d'une récente visite en Namibie, la Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA, Gestion et gouvernance, Mme Jan Beagle, accompagnée de représentants des organisations partenaires impliquées dans le projet, a félicité la Ville de Windhoek et le Ministère de la Santé et des Services sociaux pour leur leadership et leur engagement dans le renforcement de la riposte de la ville au VIH.
Mme Beagle a mis en avant l'excellence du partenariat entre la communauté, la société civile et le gouvernement pour répondre aux besoins de santé des populations vulnérables des bidonvilles autour de Windhoek et insisté sur le fait que « de telles initiatives novatrices devraient être étendues et reproduites dans tout le pays ».
Liens externes
Liens externes
- Fondation PharmAccess (en anglais)
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UNICEF : les villes négligent leurs enfants
05 mars 2012
05 mars 2012 05 mars 2012
Les enfants les plus défavorisés vivant dans les villes du monde entier sont confrontés à de profondes disparités en matière de santé, d'éducation et de chances de survie.
Photo : UNICEF
Parmi les centaines de millions d'enfants vivant dans les villes et les zones urbaines du monde entier, beaucoup sont victimes de la pauvreté, de l'exclusion sociale, de l'inégalité d'accès aux soins et de l'absence d'accès à des services essentiels. Telle est la principale conclusion du dernier rapport phare de l'UNICEF intitulé :La situation des enfants dans le monde 2012 : les enfants dans un monde urbain.
Le rapport indique que les infrastructures et les équipements peinent à suivre le rythme de la croissance urbaine et que les systèmes et services essentiels n'atteignent pas les enfants les plus pauvres : les villes sont souvent le cadre des plus fortes disparités en matière de santé, d'éducation et de chances de survie pour les enfants.
Selon le Directeur exécutif de l'UNICEF, Anthony Lake, « [Les enfants] qui grandissent dans les quartiers pauvres et les bidonvilles comptent parmi les plus défavorisés du monde, privés de services essentiels qui peuvent faire la différence entre la vie et la mort, entre l'opportunité et le désespoir ». Ce constat revêt une importance tout à fait significative, car les dernières statistiques disponibles montrent que près de la moitié des enfants du monde vivent en milieu urbain, et que cette proportion ne cesse de s'accroître.
Absence de services anti-VIH
Les enfants dans un monde urbain évoque l'absence d'accès aux services anti-VIH comme un aspect clé de l'échec des politiques concernant l'enfance et la jeunesse. Les jeunes paient un lourd tribut au virus : on estime à 2 500 le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans infectés chaque jour et à près de 2 millions le nombre d'adolescents entre 10 et 19 ans vivant avec le VIH. La prévalence du VIH est souvent nettement plus élevée en zone urbaine. Une étude a par exemple établi que les filles des villes du sud de l'Afrique étaient bien plus susceptibles de vivre avec le VIH que leurs compatriotes des zones rurales.
[Les enfants] qui grandissent dans les quartiers pauvres et les bidonvilles comptent parmi les plus défavorisés du monde, privés de services essentiels qui peuvent faire la différence entre la vie et la mort, entre l'opportunité et le désespoir
Anthony Lake, Directeur exécutif de l'UNICEF
Renforçant la conclusion selon laquelle les jeunes des milieux urbains peuvent être extrêmement vulnérables aux infections à VIH, le rapport évoque également une étude menée en 2009 auprès des adolescents vivant dans les rues de quatre villes ukrainiennes. Cette étude révèle que 15 % d'entre eux consomment des drogues injectables, que 75 % sont sexuellement actifs (la plupart avant même l'âge de 15 ans) et que près de 60 % des filles ont déjà eu des rapports sexuels rémunérés. Malgré leur plus grande vulnérabilité, ces adolescents sont les plus susceptibles d'être exclus des services anti-VIH.
Le rapport se penche également sur le rôle du harcèlement sexuel et de la violence à l'encontre des filles et des femmes en milieu urbain. Ces violences peuvent également accroître le risque d'infection à VIH et limiter leurs droits à l'éducation, au travail, aux loisirs et à l'expression politique.
Focus sur des initiatives couronnées de succès
Le rapport évoque également plusieurs initiatives couronnées de succès, ayant pour but de rendre les villes plus sûres pour les enfants et les adolescents les plus vulnérables. Par exemple, le Programme mondial d’ONU-Femmes pour des villes sûres et sans violence à l’égard des femmes et des filles travaille en partenariat avec cinq villes du monde pour prévenir et réduire les actes de violence commis à l'encontre des femmes et des filles dans les lieux publics, en insistant sur les bonnes pratiques de gouvernance, la planification urbaine et la participation politique.
Les enfants dans un monde urbain souligne la nécessité d'investir davantage dans les actions à assise communautaire, qui permettent aux jeunes d'être au cœur de la planification et de la mise en œuvre des interventions qui les concernent le plus. Au Népal, par exemple, où la consommation de drogue chez les jeunes est en augmentation, les pairs-éducateurs de Kirat Yakthung Chumlung, une organisation communautaire locale, aident à fournir des services tels que des programmes de distribution d'aiguilles et de seringues, le dépistage du VIH et des conseils. À Nairobi, l'initiative communautaire Safe Spaces vise à créer des environnements sûrs et sécurisants pour les adolescentes qui grandissent dans les quartiers défavorisés. La mise en place de partenariats participatifs a conduit à une amélioration des infrastructures publiques à Rio de Janeiro et à Sao Paulo, et à une meilleure préparation aux catastrophes naturelles à Manille.
Au niveau mondial, l'UNICEF et ONU-Habitat ont également piloté l'initiative Villes amies des enfants, pour des services et des zones protégées qui visent à mettre l'enfance au cœur de l'agenda urbain. Selon le rapport, voilà précisément ce à quoi il faut aspirer pour les enfants si l'on veut qu'ils puissent développer tout leur potentiel et mener une vie plus sûre et en meilleure santé.
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Impliquer les villes dans la riposte au VIH
10 août 2010
10 août 2010 10 août 2010
M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, prononce un discours d’orientation sur le VIH dans les villes du 21è siècle lors du Forum international sur les villes et la santé, le 9 août 2010 à Shanghai, Chine Crédit : ONUSIDA
Les villes rassemblent la moitié environ de la population du globe. D’ici 2050, sept citoyens du monde sur dix vivront dans une « méga-cité » de plus de 10 millions d’habitants. Lors d’une visite officielle cette semaine à Shanghai — l’une des plus grandes métropoles du monde — Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a attiré l’attention sur le rôle central que les villes peuvent jouer dans la riposte au sida.
«S’il ne fait aucun doute que les villes sont importantes dans la riposte au VIH, elles n’ont pas été suffisamment mobilisées et soutenues pour agir », a déclaré M. Sidibé face à plus de cent dirigeants du secteur de la santé et praticiens de toute la Chine. « Je crois qu’il est temps que cela change et que les villes jouent un rôle moteur pour écrire l’histoire du VIH.»
La croissance rapide des villes a créé des conditions favorables à la propagation du VIH. Selon les estimations, la moitié des personnes séropositives dans le monde vivent en ville. Dans certaines zones urbaines, l’épidémie de VIH est comparable par son ampleur aux épidémies nationales qui frappent certains pays.
Notant que les autorités municipales disposent d’un pouvoir administratif et de systèmes bien établis pour la fourniture de services sociaux, M. Sidibé les a exhortées à mobiliser toutes les ressources disponibles pour garantir l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH. Il a fait remarquer que très peu de villes faisaient preuve d’un leadership audacieux et menaient des actions opportunes dans ce domaine.
M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, prononce un discours d’orientation sur le VIH dans les villes du 21è siècle lors du Forum international sur les villes et la santé, le 9 août 2010 à Shanghai, Chine Crédit : ONUSIDA
Les efforts de la ville de Bangkok pour réduire la prévalence du VIH parmi les professionnel(le)s du sexe témoignent d’une belle réussite. En collaboration avec des prestataires de services de santé, la police, des propriétaires de structures de loisir et des organisations non gouvernementales, les autorités ont lancé une campagne dans toute la ville au début des années 1990 pour promouvoir l’utilisation systématique du préservatif. En vingt ans, la prévalence du VIH parmi les professionnel(le)s du sexe travaillant dans des maisons de passe a baissé de façon substantielle.
Lors de sa visite à Shanghai, M. Sidibé a loué les dirigeants chinois pour les progrès du pays en matière d’intensification des traitements d’entretien à la méthadone et des programmes d’échange d’aiguilles dans les grandes villes, qui ont contribué de façon déterminante à inverser la tendance de l’épidémie de VIH parmi les consommateurs de drogues injectables. « J’encourage la Chine à poursuivre l’extension de ces programmes — en particulier au niveau des communautés — et à reconsidérer l’efficacité réelle des centres de détention pour consommateurs de drogues dans le cadre d’une stratégie nationale de prévention de la transmission du VIH », a-t-il déclaré.
D’autres villes confrontées au développement rapide d’une épidémie de VIH parmi les consommateurs de drogues injectables, telles Sydney, Toronto et Genève, ont mis en œuvre des programmes de réduction des risques peu coûteux, notamment des services d’échange d’aiguilles et des traitements de substitution aux opiacés, jugulant ainsi les nouvelles infections.
M. Sidibé a lancé un défi aux villes chinoises, à savoir mener des ripostes locales au sida ciblant en particulier les besoins des populations les plus exposées à l’infection par le VIH : hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, travailleurs migrants, professionnel(le)s du sexe, consommateurs de drogues injectables... Il a appelé Shanghai à s’appuyer sur l’élan donné par l’Expo 2010 pour unir et mobiliser les méga-cités du monde entier en vue de stopper la propagation du VIH d’ici 2015.
