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Exposition de photographies sur l'épidémie de VIH en Russie
24 septembre 2010
24 septembre 2010 24 septembre 2010
Deux étudiants regardent une des photos de l'exposition Le temps d'agir organisée conjointement par Reuters et l'ONUSIDA à l'université d'État de Moscou à partir du 21 septembre. L'inauguration de l'exposition coïncide avec le Sommet des Nations Unis sur les objectifs du Millénaire pour le développement qui s'est tenue à New York du 20 au 22 septembre. Crédit: ONUSIDA\Kolomiiets
L'université d'État de Moscou accueille depuis le 21 septembre une nouvelle exposition de photos qui représentent l'épidémie de VIH en Russie. L'agence de presse internationale Reuters et l'équipe ONUSIDA d'appui aux régions pour l'Europe de l'Est et l'Asie Centrale se sont unis pour présenter 35 des photos de Reuters les plus fascinantes.
L'exposition Le temps d'agir, dont l'inauguration coïncide avec le Sommet des Nations Unies sur les objectifs du Millénaire pour le développement du 20 au 22 septembre à New York, est une puissante représentation visuelle de l'épidémie dans le pays. Les organisateurs espèrent que l'exposition donnera aux visiteurs un aperçu des nombreux problèmes sensibles auxquels la Russie fait face dans sa riposte à l'épidémie croissante de VIH.
Ces photos, prises par sept photographes au cours des 12 dernières années, capturent l'ampleur et la portée de l'épidémie en Russie, depuis les manifestations de la société civile jusqu'aux luttes des populations les plus exposées en passant par les orphelins du sida.
Comme l'explique Denis Broun, directeur de l'équipe ONUSIDA d'appui aux régions : «Cette exposition présente de nombreuses images frappantes, mais elles traduisent la réalité des défis que la Russie, l'Europe de l'Est et l'Asie centrale doivent relever dans la riposte au sida. Les informations relatives au VIH et à la prévention doivent être fournies de manière cohérente par les établissements de santé, les médias, les écoles et les universités. Cette exposition est un excellent exemple d'une sensibilisation au VIH convaincante et éducative.»
Les photographies sont associées à des statistiques qui fournissent des informations sur l'épidémie et ses tendances régionales. Selon l'ONUSIDA, la région aurait enregistré près de 110 000 nouvelles infections à VIH en 2008. Cela donne un total de 1,5 millions de personnes vivant avec le VIH.
Elena Vartanova, rectrice de la faculté de journalisme de l'université d'État de Moscou qui accueille l'exposition affirme : «Les visiteurs, jeunes ou moins jeunes, ne peuvent rester indifférents après avoir vu cette exposition. Ces images nous encouragent à réfléchir et à agir afin d'enrayer la propagation de l'épidémie de VIH.»
L'exposition Le temps d'agir se tient jusqu'au 29 octobre 2010.
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La riposte de la Sierra Leone au sida est récompensée par un MDG Award
23 septembre 2010
23 septembre 2010 23 septembre 2010
Zainab Hawa Bangura, ministre des Affaires étrangères de Sierra Leone, lors de la cérémonie 2010 des MDG Award qui s'est tenue le 19 septembre 2010.
Le gouvernement de Sierra Leone a été récompensé, lors d'une cérémonie organisée à New York à la veille du sommet de l'ONU sur les objectifs du Millénaires pour le développement (OMD) du 20 au 22 septembre, pour le leadership et les progrès vers la réalisation de l'objectif 6, et plus particulièrement enrayer et inverser la propagation du VIH d'ici 2015.
Le comité des MDG Awards a été impressionné par les efforts que le gouvernement de Sierra Leone a fournis pour élaborer une stratégie nationale de lutte contre le VIH innovante et globale, et plus particulièrement par l'engagement et l'implication politique de S.E. Ernest Bai Koroma, le Président de Sierra Leone, qui préside le Conseil national de lutte contre le sida (CNS).
Grâce au leadership du CNS, à la coordination technique du Secrétariat national de lutte contre le sida et la participation de partenaires issus de divers secteurs, la prévalence du VIH en Sierra Leone s'est stabilisée, comme l'indique le document, OMD6 publié spécialement par l'ONUSIDA pour le Sommet des Nations Unies sur les OMD.
Pour les partenaires, l'engagement national en faveur d'une plus grande implication des personnes vivant avec le VIH dans la riposte et de l'intensification des services de prévention, de traitement, de prise en charge et d'appui en matière de VIH sont des éléments clés qui ont contribué au progrès de la Sierra Leone vers la réalisation de l'OMD 6.
Mulunesh Tennagashaw, le coordinateur de l'ONUSIDA dans le pays, a déclaré : « Dans un pays qui est sorti d'un conflit et qui est confronté à une avalanche de défis de développement, le MDG Award témoigne du leadership national dédié et du véritable partenariat mis en place. Cette récompense est une inspiration pour tous les partenaires et elle va nous aider à engranger des résultats encore meilleurs. »
En développant un nouveau plan stratégique national de lutte contre le sida, le gouvernement est déterminé à atteindre l'objectif de zéro nouvelle infection à VIH d'ici 2015.
Le MDG Award a été remis à Zainab Hawa Bangura, le ministre des Affaires étrangères. La cérémonie des MDG Awards se tient chaque année pour soutenir les OMD et souligner leur importance par le biais d'une plate-forme de haut-niveau qui permet de rendre hommage et de célébrer les efforts de gouvernements et de membres de la société civile dans l'accomplissement des OMD.
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Promesses de don de 40 milliards de dollars américains pour la « Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l'enfant » du Secrétaire général des Nations Unies
22 septembre 2010
22 septembre 2010 22 septembre 2010
Lors du dernier jour du Sommet des Nations Unies sur les objectifs du Millénaire pour le développement, Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, a lancé la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l'enfant, un effort conjoint pour sauver la vie de plus de 16 millions de femmes et d'enfants.
Pour soutenir la nouvelle stratégie mondiale du Secrétaire général, des fondations, la société civile, le secteur privé et d'autres partenaires se sont engagés à hauteur de plus de 40 milliards de dollars américains en ressource pour la santé de la femme et de l'enfant.
Dans un communiqué de presse présentant la stratégie, le Secrétaire général Ban a déclaré : « Le 21e siècle doit être et sera différent pour chaque femme et chaque enfant. »
Un comité de haut niveau s'est réuni le 22 septembre pour débattre de la stratégie. Parmi les participants, citons S. E. Wen Jiabao, Premier ministre chinois, S. E. Paul Kagame, Président du Rwanda, S. E. Mizengo Pinda, Premier ministre tanzanien, et S. E. Hillary Clinton, Secrétaire d'État américain.
Des organisations internationales telles que l'ONUSIDA, l'UNICEF, l'UNFPA, l'OMS et la Banque mondiale étaient également présentes et travaillent à la mise au point d'une nouvelle initiative pour obtenir un appui politique et opérationnel.
Michel Sidibé a déclaré : « Je m'engage en faveur de la stratégie du Secrétaire général pour la santé de la femme et de l'enfant. La réponse à son appel est sans précédent. Il ne fait aucun doute que nous devons exploiter les investissements réalisés dans la riposte au VIH pour soutenir les progrès vers tous les OMD. »
La stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l'enfant est une feuille de route qui identifie les changements requis au niveau des politiques et du financement ainsi que les interventions critiques nécessaires pour améliorer la santé et sauver des vies.
Selon les estimations des Nations Unies, la mise en œuvre de la stratégie mondiale de 2011 à 2015 débouchera sur des gains tels qu'éviter la mort de 15 millions d'enfants de moins de 5 ans et le décès de 740 000 femmes pendant la grossesse ou des suites de complications liées à la naissance.
Lisez le communiqué de presse (en anglais).
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PNUD: organiser la progression de la lutte contre le VIH et la réalisation des OMD
22 septembre 2010
22 septembre 2010 22 septembre 2010
Si l'on souhaite contenir l'épidémie mondiale de VIH, il faut explorer, renforcer et exploiter les liens entre le VIH et la réalisation d'autres objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Il s'agit de la principale conclusion qui ressort d'un nouveau rapport publié aujourd'hui par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à l'occasion d'un événement organisé par l'ONUSIDA en marge du Sommet sur les OMD et intitulé sida et OMD : des résultats pour nos engagements communs.
La publication, intitulée The ‘AIDS and MDGs’ Approach: What is it, why does it matter and how do we take it forward?, met en évidence les changements qui prennent place dans le domaine de la santé et du développement suite au besoin de repenser la relation entre le VIH et les OMD. Cette démarche aborde les défis à court et long terme et les impacts de l'épidémie de VIH tout en promouvant la réalisation d'objectifs plus larges en matière de santé et de développement.
Le rapport, qui puise ses informations dans les recherches récentes, les expériences de programmes et les progrès des pays, identifie trois éléments importants : comprendre l'impact réciproque du VIH et des autres OMD, échanger les leçons programmatiques entre le VIH et les autres OMD et créer une synergie et améliorer la rentabilité via des stratégies qui s'attaquent simultanément au VIH et à d'autres OMD.
Jeffrey O'Malley, directeur du groupe VIH/sida du PNUD, a déclaré : « Depuis les débuts de l'épidémie mondiale de VIH, de nombreux intervenants ont reconnu que les ripostes efficaces doivent associer interventions biomédicales et comportementales à des stratégies multisectorielles qui abordent les droits de l'homme et les conditions socio-économiques sous-jacentes qui donnent forme à la vulnérabilité.
Le Sommet sur les OMD est une opportunité passionnante et historique d'affirmer à nouveau les engagements en faveur d'une approche conjointe à la résolution des problèmes de santé et de développement et d'échanger les importantes leçons tirées dans la lutte contre le VIH et les actions pour réaliser d'autres OMD. »
Le rapport met en évidence des études de cas qui expliquent comment il est possible de promouvoir des synergies entre différents OMD. Ainsi, dans le district de Zomba au Malawi, la Banque mondiale a mis en œuvre un programme de transfert d'argent liquide pour encourager la présence des filles à l'école. Une étude récente a indiqué une réduction de 60 % du risque de VIH et d'autres IST parmi les participantes. Il était également plus que probable que les filles restent à l'école, choisissent des partenaires masculins plus proches de leur âge et retardent le mariage.
Le projet démontre que l'exploitation des liens entre le VIH et une série d'autres problèmes de développement peut engendrer un progrès sensible et accéléré vers la réalisation de plusieurs OMD simultanément.
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Réunion du Forum des Nations Unies pour le secteur privé afin d'accélérer les OMD
22 septembre 2010
22 septembre 2010 22 septembre 2010
M. George Goldsmith, président et fondateur de Tapestry Networks, et Mme Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe, chargée de la gestion et des programmes, ONUSIDA, 22 septembre 2010.
Aujourd'hui, 300 Chefs d'États et de gouvernement, P.D.G., dirigeants de la société civile et directeurs d'agence des Nations Unies se sont retrouvés dans le cadre du Forum des Nations Unies pour le secteur privé consacré aux objectifs du Millénaire pour le développement, présidé par Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies.
La réunion visait à identifier les actions concrètes que pouvait adopter le secteur privé afin de combler les écarts dans la réalisation des OMD au cours des cinq prochaines années. La santé de la mère et de l'enfant et le VIH furent quelques-uns des sujets abordés lors du forum, ainsi que l'émancipation des femmes et l'égalité.
Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a déclaré : « Nous dépendons des ressources et de la capacité du secteur privé pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. L'innovation peut venir du secteur privé. »
Les entreprises se sont engagées à travailler de manière responsable, dans le respect des valeurs environnementales et sociales fondamentales tandis que le Secrétaire général a encouragé le secteur privé à investir dans des méthodes neuves et créatives pour capitaliser sur les innovations, les produits et les services afin que les plus démunis puissent en profiter.
Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA chargée de la gestion et des programmes a déclaré : « L'ONUSIDA est convaincu qu'en l'absence d'action en faveur de la promotion des droits des femmes et des filles, la riposte au sida ne pourra pas enrayer l'épidémie.
Les gouvernements, la société civile et le secteur privé doivent coopérer pour garantir l'accès universel des femmes et des filles à la prévention, au traitement, à la prise en charge et à l'appui en matière de VIH. Nous devons atteindre zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès lié au sida chez les femmes et les filles. »
Les Nations Unies renforcent leur capacité de partenariat avec le secteur privé. Les agences des Nations Unies, les fonds et les programmes proposent diverses possibilités de partenariat pour que les entreprises puissent exploiter leur force relative, leur ressource et leur compétence pour aider à atteindre les OMD.
Pour en savoir plus sur ces partenariats entre l'ONU et les entreprises qui pourraient bénéficier d'une implication complémentaire et de l'appui des entreprises, consultez le site business.un.org.
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Financement des OMD liés à la santé
22 septembre 2010
22 septembre 2010 22 septembre 2010
Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, lors de son intervention à la session Global Funds Champions for Global Health dans le cadre du Sommet 2010 des Nations Unies sur les OMD (New York). Photo: ONUSIDA/Hamilton
Le mardi 21 septembre, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a organisé un événement intitulé « Champions for Global Health - Financing the health related MDGs » (Champions pour la santé à l'échelle mondiale. Financement des OMD liés à la santé). La réunion cherchait à sensibiliser les dirigeants du monde réunis pour le Sommet sur les OMD aux liens entre un Fonds mondial intégralement financé et la réalisation des OMD liés à la santé.
Des ministres des pays donateurs et bénéficiaires, des leaders du secteur privé, des fondations, des organisations religieuses et internationales se sont retrouvés lors de cette réunion.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a déclaré : « Le Fonds mondial est devenu le canal de financement de la santé le plus puissant du 21e siècle. Je suis ici pour manifester clairement l'engagement de l'ONUSIDA en faveur d'un Fonds mondial intégralement financé. Toutefois, nous tous, les gouvernements, la société civile, les médias et les individus engagés, détenons une part de responsabilité pour mettre un terme à l'épidémie de sida. »
L'année 2010 sera une année décisive pour la santé internationale car il s'agit de l'année où les gouvernements donateurs vont s'engager pour le financement du Fonds mondial et des programmes pour la période 2011 à 2013. Cette réunion a permis aux pays donateurs et aux organisations du secteur privé de dévoiler publiquement leurs engagements en matière de financement du Fonds mondial avant la réunion de reconstitution des ressources qui aura lieu les 4 et 5 octobre à New York et qui sera présidée par le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon.
Dr. Margaret Chan, Directeur général de l'OMS, et Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, à la session Global Funds Champions for Global Health dans le cadre du Sommet 2010 des Nations Unies sur les OMD (New York). Photo : ONUSIDA/Hamilton
Selon les estimations, près de 2,8 millions de personnes ont accès à un traitement grâce aux fonds fournis par le Fonds mondial, soit plus de la moitié des personnes qui bénéficient du traitement aujourd'hui. Ceci étant dit, il existe près de 10 millions de personnes vivant avec le VIH qui ont un besoin urgent du traitement. Cinq nouvelles personnes sont infectées par le VIH pour deux personnes qui obtiennent l'accès au traitement.
De nouvelles données publiées par l'ONUSIDA montrent que les nouvelles infections ont reculé de plus de 25 % dans 22 pays parmi les plus touchés par le sida dans l'Afrique sub-saharienne. Avec près de 5,2 millions de personnes recevant un traitement antirétroviral, les décès liés au sida sont également en baisse.
« Ensemble, nous pouvons atteindre notre objectif si le Fonds mondial et ses partenaires disposent des ressources suffisantes pour continuer à soutenir les progrès remarquables enregistrés dans la riposte au sida au cours de ces quelques dernières années » a souligné Michel Sidibé. Il a également indiqué que : « Si nous ne parvenons pas à offrir les ressources nécessaires, nous pourrions perdre les gains engrangés ainsi que l'inspiration et la dynamique pour des millions de personnes. »
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Un comité de haut niveau va débattre de l'approche «sida plus OMD»
22 septembre 2010
22 septembre 2010 22 septembre 2010
Tout le monde semble d'accord pour dire qu'il est possible d'accélérer la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et d'utiliser les ressources de façon plus efficace en sortant la riposte au sida de son isolement et en l'intégrant aux efforts déployés pour atteindre d'autres objectifs en matière de santé et de développement.
Le 22 septembre, dernier jour du Sommet des Nations Unies à New York sur les OMD, l'ONUSIDA organisera un événement intitulé : « AIDS plus MDGs : Delivering results towards our shared commitments » (sida plus OMD : des résultats pour nos engagements communs) conjointement avec les gouvernements de Chine, d'Éthiopie, du Nigeria et d'Afrique du Sud.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi seront rejoints par le Pr. Onyebuchi Chukwu, ministre de la Santé du Nigeria, et le Dr. Aaron Motsoaledi, ministre de la Santé d'Afrique du Sud, pour susciter un engagement politique en faveur de l'exploitation de la riposte au sida pour atteindre les OMD. Les Nations Unies seront représentées par le Dr. Asha-Rose Migiro, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, le Dr. Margaret Chan, Directeur général de l'OMS et Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, qui présidera l'événement.
Michel Sidibé a déclaré : « Les dirigeants du monde et l'ONUSIDA unissent leur voix pour dire qu'il faut investir de manière stratégique afin d'œuvrer à la réalisation de plusieurs OMD. Puiser dans la puissance, la capacité et l'innovation du mouvement de lutte contre le sida peut être une des meilleures occasions de "réaliser les OMD autrement". »
La relation entre la lutte contre le sida et les OMD est réciproque : les investissements consentis dans la lutte contre le sida contribuent à la réalisation de tous les OMD et les efforts fournis pour atteindre les huit objectifs s'attaquent aux moteurs sociaux de l'épidémie de VIH. Pou en savoir plus sur le sida et les OMD, lisez le rapport de l'ONUSIDA intitulé AIDS plus MDGs: synergies that serve people, un document préparé par le gouvernement éthiopien et une étude de cas de l'ONUSIDA sur le Rwanda.
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Répondre aux besoins particuliers des plus vulnérables
21 septembre 2010
21 septembre 2010 21 septembre 2010
La réponse à apporter aux besoins particuliers des populations les plus vulnérables était au centre des débats lors de la 5e table ronde interactive organisée à l'occasion du Sommet des Nations Unies à New York du 20 au 22 septembre 2010.
Selon les participants à la table ronde, les pays et les populations les plus vulnérables risquent de se retrouver à la traîne dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Les catastrophes naturelles, les crises alimentaires et économiques, la pauvreté ou les conflits armés sont à l'origine d'un fardeau disproportionné pour les pays les plus vulnérables et représentent autant de défis de taille pour la réalisation des objectifs.
Les participants ont insisté sur la nécessité d'instaurer une assistance spéciale afin d'aider les pays les plus vulnérables à progresser. Ils ont également indiqué que les réponses apportées aux besoins des communautés et des populations vulnérables permettront de protéger les droits de l'homme élémentaires de celles-ci et garantiront qu'elles bénéficieront des progrès vers la réalisation des OMD.
Michel Sidibé, Directeur général de l'ONUSIDA, a déclaré : « L'impossibilité d'atteindre les populations vulnérables est un des plus grands défis à relever dans la réduction des nouvelles infections à VIH. Quand les populations les plus vulnérables ne peuvent accéder aux services VIH, c'est la santé et le bien-être de la communauté dans son ensemble qui sont mis en danger et cela bloque la progression vers chacun des OMD. »
Alors que certains pays ont enregistré des progrès notables dans la réalisation des OMD, certains gains ont été atténués par l'effet négatif de catastrophes naturelles, du changement climatique et des crises alimentaires, énergétiques, financières et économiques mondiales récentes. Les participants à la table ronde ont identifié l'appui renforcé de la communauté internationale comme une nécessité pour améliorer la capacité des pays vulnérables à relever ces défis.
Les participants s'accordent à dire que répondre aux besoins des communautés et des populations vulnérables implique les éléments suivants : renforcer la capacité nationale d'identification des plus vulnérables afin de répondre à leurs besoins et de protéger leurs droits, établir un niveau de protection sociale et augmenter l'accès à l'éducation et à un travail décent et mettre en œuvre des mesures efficaces pour combattre toutes les formes de discrimination et d'exclusion sociale.
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Les dirigeants du monde se concentrent sur l'élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant d'ici 2015
21 septembre 2010
21 septembre 2010 21 septembre 2010
Michel Sidibé, lors de son intervention au petit-déjeuner de l'UNICEF. Photo: UNAIDS/Hamilton
L'élimination virtuelle de la transmission du VIH de la mère à l'enfant d'ici 2015 et l'établissement de liens entre les objectifs du Millénaire pour le développement 4 (réduire de la mortalité infantile), 5 (améliorer la santé maternelle) et 6 (combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies) furent au centre des débats d'une session de travail qui s'est déroulée le 21 septembre à New York dans le cadre d'un événement organisé par l'UNICEF, l'OMS et l'ONUSIDA en marge du Sommet sur les OMD.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a déclaré lors de son intervention : « Il faut rompre l'isolement du sida et exploiter les investissements consentis pour la lutte internationale contre le sida afin de progresser dans tous les OMD. »
Cette session de travail réunissait des représentants de haut niveau des pays, des directeurs d'organisations internationales, des représentants de la société civile et des délégués des pays donateurs.
Le VIH demeure une des principales cause de mortalité chez les femmes en âge de procréer à travers le monde. Il est également une cause de mortalité maternelle et de mortalité chez les moins de cinq ans dans plusieurs pays. Bien que l'offre de services éprouvés de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant a bel et bien éliminé ce type de transmission dans les pays à revenus élevés, ce sont plus de mil enfants dans les pays à revenu faible et intermédiaire qui sont infectés chaque jour par le VIH par transmission durant la grossesse, l'accouchement et l'allaitement au sein.
Chaque année, près de 430 000 enfants naissent avec le VIH et selon un nouveau rapport publié la semaine dernière par l'OMS, l'UNICEF, l'UNFPA et la Banque mondial, le recul de 35 % du taux de mortalité maternelle à travers le monde depuis 1990 est terni par l'existence de difficultés dans de nombreux pays d'Afrique sub-saharienne, surtout à cause du VIH. Au Botswana, la mortalité maternelle a augmenté de 133 % entre 1990 et 2008. Ce chiffre est de 80 % pour l'Afrique du Sud et de 38 % pour le Kenya. Dans certains pays, plus de la moitié des décès maternels est imputable au VIH ; citons par exemple le Botswana (77 %), le Swaziland (75 %), le Lesotho (59 %), le Zimbabwe (53 %) et l'Afrique du Sud (43 %). Ces chiffres soulignent le caractère indivisible des OMD et mettent en évidence les liens entre les OMD 5 et 6.
Comme l'ont rappelé les participants, il existe un consensus entre la communauté internationale et les gouvernement sur la faisabilité de l'intensification de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant (PTME) et sur la nécessité d'accélérer cette dernière.
L'ONUSIDA a identifié la PTME parmi les 10 domaines d'action conjointe par les coparrainants de l'ONU. L'appel du Directeur exécutif de l'ONUSIDA en faveur de l'élimination virtuelle de la transmission de la mère à l'enfant est devenu un cri de rassemblement pour la sensibilisation, la mobilisation des ressources et les actions à tous les niveaux.
Lors de la séance, les intervenants ont rappelé que, malgré les progrès remarquables affichés par de nombreux pays, il fallait intensifier les efforts pour offrir les services de PTME à toutes les femmes et à tous les enfants.
Les participants s'accordent à dire que l'élimination effective de la TME va nécessiter un leadership politique continu, l'engagement des pays et l'appui des donateurs. L'élimination de la TME d'ici 2015 requiert également un renforcement des systèmes de soin de santé plus larges et ces deux facteurs dépendront de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement 4, 5 et 6 et contribueront à celle-ci.
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Sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement: une militante de la lutte contre le sida au Nigeria a confiance en l'avenir
21 septembre 2010
21 septembre 2010 21 septembre 2010
Lucy (debout) en conversation avec Tura Yar Adua, ex-première dame du Nigeria, lors d'une visite de sensibilisation réalisée par l'équipe dédiée du Nigeria sur la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant.
Lucy Attah attend de grandes choses du sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement qui se tient cette semaine. En tant que femme vivant avec le VIH et militante pour l'égalité des genres au Nigeria, elle estime que ce sommet est une occasion importante de discuter des problèmes liés à l'égalité et à l'émancipation des femmes et l'accès universel aux services liés au VIH. En participant au sommet, elle peut partager ses expériences au niveau des actions adoptées pour renforcer la riposte au sida dans son pays.
En tant que directrice exécutive de l'ONG nigérienne Women and Children of Hope (WCH), Lucy Attah œuvre à la sensibilisation au VIH. L'organisation WCH aide également les femmes qui vivent avec le virus à prendre en charge leur propre bien être matériel, physique et psychologique.
Lucy Attah est membre d'une délégation de 13 personnes qui représentent des réseaux de femmes vivant avec le VIH dans le monde entier. Les activités de la délégation s'inscrivent dans une initiative mondiale de sensibilisation et de renforcement des capacités soutenue par le PNUD qui cherche à renforcer la visibilité et la voix des femmes vivant avec le VIH dans l'évaluation de la progression des pays vers la réalisation des OMD et de l'accès universel. Cette initiative fait également partie de l'agenda de l'ONUSIDA pour une action accélérée au niveau des pays en faveur des femmes, des filles et de l'égalité des sexes dans le contexte du VIH.
Lucy Attah explique : « Ma participation au sommet est l'occasion de partager avec le reste du monde les leçons et les défis de l'émancipation des femmes dans nos communautés. Je compte également utilisé les leçons tirées des réussites et des meilleures pratiques dans d'autres pays.
Lucy Attah a créé le WCH après avoir découvert sa séropositivité en 1998. Elle s'était juré de s'attaquer à la stigmatisation et à la discrimination ambiantes qui compliquaient tellement sa vie et qui constituent toujours des obstacles de taille à la riposte au VIH dans le pays.
Des progrès sensibles ont été enregistrés dans la réduction de la prévalence du VIH au Nigeria. Toutefois, avec plus de 3 % des adultes, soit près de 2,6 millions de personnes, vivant avec le virus, le pays occupe la deuxième place, derrière l'Afrique du Sud, au classement des pays comptant le plus de personnes vivant avec le VIH. Les femmes sont souvent les plus touchées par l'épidémie et elles représentent plus de la moitié des personnes vivant avec le VIH, soit 1,4 millions de femmes.
Plusieurs raisons expliquent la vulnérabilité accrue des femmes à l'infection au VIH. Il existe des inégalités flagrantes entre les sexes et il est souvent difficile pour les femmes de se protéger contre le VIH, surtout lorsqu'elle n'ont pas le pouvoir de prise de décision. Les niveaux de violence sexuelle sont élevés et les mariages précoces sont fréquents. Les femmes sont privées de l'indépendance économique et celles qui vivent dans la pauvreté se tournent souvent vers le travail du sexe pour arrondir les fins de mois.
Mais Lucy Attah demeure malgré tout optimiste quand à la réalisation des OMD.
« Il reste encore du chemin à parcourir, mais nous pouvons y parvenir si les femmes sont plus impliquées dans les politiques publiques et la prise de décision, si leur émancipation économique s'améliore et si elles reçoivent une meilleure éducation. Il faut également compter sur une législation plus sévère contre les abus à l'encontre des droits des femmes et la violence sexuelle. Nos objectifs sont ambitieux, mais nous pouvons les réaliser » a-t-elle déclaré.
