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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA salue l’approche pragmatique de l’Iran sur le VIH en milieu carcéral

13 octobre 2010

Michel Sidibé avec H.E. Mohammad Reza Rahimi, premier vice-président de la République islamique d’Iran. Photo: ONUSIDA

Dans la plupart des pays, la prévalence du VIH est nettement plus élevée parmi les prisonniers que dans l’ensemble de la population. Plusieurs facteurs contribuent à la propagation du VIH en milieu carcéral, notamment l’injection de drogues dans des conditions risquées, les relations sexuelles non protégées, le tatouage avec un matériel contaminé et le manque de moyens des services de santé pénitentiaires.

En République islamique d’Iran, la prévalence du VIH est environ huit fois plus élevée parmi les prisonniers que dans l’ensemble de la population. La consommation de drogues injectables est le principal mode de transmission du VIH, représentant plus de 70 % des cas de VIH signalés en Iran.

A l’occasion d’une visite en Iran, cette semaine, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a souligné le travail novateur du pays en matière de lutte contre l’épidémie de VIH dans les prisons et parmi les personnes qui consomment des drogues par injection. Les 250 prisons, camps de réhabilitation et centres pénitentiaires pour jeunes d’Iran abritent approximativement 180 000 détenus. Près de la moitié de ces détenus sont incarcérés pour des condamnations liées à la drogue.

« J’ai pu observer à la prison de Qezel Hessar une approche basée sur des données factuelles, imprégnée de tolérance, de pragmatisme et de compassion », a déclaré M. Sidibé après avoir visité le plus grand centre de détention de la région. « Je suis impressionné par l’étendue de l’offre proposée par l’établissement en matière de prévention, de soins, de traitement du VIH et de soutien psychologique ».

Située près de Karaj City, la prison de Qezel Hessar compte 19 000 détenus, la plupart incarcérés pour des délits liés à la drogue. Le centre offre une large gamme de services liés au VIH, notamment thérapie de substitution aux opiacés, thérapie antirétrovirale, dépistage volontaire et accompagnement psychologique, accès aux préservatifs et aux rasoirs stériles, psychothérapie et autres interventions comportementales.

La prison de Qezel Hessar propose une thérapie d’entretien quotidienne à base de méthadone à plus de 2 700 détenus, soit 30 fois plus qu’en 2003. Comme dans la plupart des prisons du pays, les détenus mariés ont droit à la visite de leur conjoint dans des chambres individuelles, avec mise à disposition de préservatifs.

Le Directeur exécutif rencontre des fonctionnaires supérieurs iraniens et des personnes vivant avec le VIH

Michel Sidibé avec un groupe de personnes séropositives au « Club positif », au Centre iranien de recherche sur le VIH / SIDA. Photo: ONUSIDA

Lors de réunions avec le premier vice-président Mohammad-Reza Rahimi et d’autres hauts fonctionnaires iraniens, M. Sidibé a exhorté les autorités à poursuivre l’objectif « zéro nouvelle infection à VIH parmi les consommateurs de drogue » et « zéro nouveau-né infecté ». Les autorités iraniennes ont exprimé l’engagement de la République islamique d’Iran à lutter contre l’épidémie de VIH, conformément au principe islamique selon lequel « sauver une vie, c’est sauver l’humanité toute entière ».

Dans le cadre de sa mission officielle, M. Sidibé a visité également un « Club positif » installé au Centre de recherche iranien sur le VIH / SIDA. S’adressant à un groupe de personnes vivant avec le VIH, il a déclaré : « Quand j’entends les mots ‘espoir’, ‘bonheur’ et ‘travail’, je constate que nos efforts n’ont pas été vains. »

Durant sa visite, M. Sidibé a souligné le travail des autorités de santé iraniennes pour aider les personnes vivant avec le VIH à refaire leur vie et à retrouver la dignité grâce à la création de ces Clubs positifs et la mise à disposition d’informations, de traitements antirétroviraux et d’autres services en relation avec le VIH.

S’exprimant au nom des personnes vivant avec le VIH, le responsable du conseil du Club positif a répondu à M. Sidibé que le SIDA était une question très difficile à traiter. « Cela nécessite du courage et de la patience, et vous êtes l’un de ceux qui ont le courage et la patience de travailler sur ces questions », a-t-il ajouté. « Nous sommes heureux d’avoir votre soutien et nous sommes disposés à travailler avec vous ».

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Lancement d’un plan pour diminuer de moitié la prévalence de la tuberculose et le taux de mort d’ici 2015

13 octobre 2010

Le Stop TB Partnership a lancé un Plan mondial pour arrêter la tuberculose (2011-2015) visant à diminuer de moitié la prévalence de la tuberculose et les taux de mortalité d’ici 2015 pour atteindre l’Objectif de développement du Millénaire d’enrayer et d’inverser l’épidémie d’ici 2015.

Le Plan, lancé en Afrique du Sud, identifie les lacunes de recherche qui doivent être comblées pour mettre sur le marché des tests de dépistage de la tuberculose, des régimes de traitement plus rapides et un vaccin réellement efficace. Il montre aussi comment les programmes de santé publique peuvent moderniser les laboratoires diagnostiques et adopter les nouveaux tests de dépistage de la tuberculose qui remplacent aujourd’hui les méthodes diagnostiques séculaires toujours utilisées dans de nombreux pays.

Le Stop TB Partnership demande 37 milliards de dollars pour financer le plan entre 2001 et 2015, ce qui lui permettra selon ses estimations de diagnostiquer et de traiter 32 millions de personnes dans les 5 années à venir.

Sans des augmentations considérables dans l’engagement financier et politique entre 2010 et 2015, le Stop TB Partnership estime que plus de 50 millions de personnes contracteront une tuberculose active et que plus de 10 millions perdront leur vie à cause d’une maladie que l’on peut prévenir et soigner.

Chaque année près d'un million de personnes meurent de tuberculose associée au VIH. Si les cibles du plan sont atteintes, à la fin de 2015 tous les patients souffrants de tuberculose seront testés pour le VIH et si le test est positif, ils recevront des médicaments antirétroviraux et des soins appropriés. Dans le cadre de traitement du VIH, tous les patients seront testés pour la tuberculose et recevront une thérapie préventive appropriée ou le traitement nécessaire.

« Plus d’un million de personnes vivant avec le VIH contractent la tuberculose chaque année, » a dit le Dr Paul De Lay, directeur exécutif adjoint du programme, ONUSIDA. « Il faut s'assurer que toutes les personnes vivant avec le VIH qui ont en besoin, reçoivent une thérapie antirétrovirale et que toutes les personnes vivant le VIH sont testées pour la tuberculose chaque fois qu'ils voient un agent de santé. Cela nous permettra de faire un diagnostic préventif et de traiter la tuberculose rapidement et efficacement chez les personnes vivant avec le VIH, évitant des morts inutiles. »

En juillet de cette année, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et le Stop TB Partnership ont signé un mémorandum d’accord pour allier leurs efforts et diminuer de moitié le nombre de personnes vivant avec le VIH qui meurent de tuberculose d’ici 2015 (par rapport au niveau de 2004). Le mémorandum souligne aussi l’importance de donner un traitement antirétroviral salutaire à tous les patients atteints de tuberculose vivant avec le VIH.

Le Plan mondial Halte à la tuberculose a été lancé par le ministre sud-africain de la Santé, Dr Aaron Motsoaledi lors d’une conférence de presse tenue à l'école primaire Pholosho à Alexandra qui est fréquentée par plus de 2000 enfants de la région.

Après le lancement, des intervenants de la conférence de presse, avec les enfants de l’école, ont participé à un tournoi de football qui fait partie de la campagne Kick TB. C’est une campagne qui vise à combattre la tuberculose ainsi que la stigmatisation qui y est associée, en alliant sport et mobilisation sociale pour créer une plateforme qui communique efficacement les messages au sujet de la tuberculose.

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Une rencontre de charité en Ukraine augmente la conscience de prévention du VIH chez les jeunes

12 octobre 2010

Attribution des prix aux participants à la rencontre de charité « Race for Life ». Photo: ONUSIDA

« A healthy future starts with you » (un futur en bonne santé dépend de vous) était le slogan pour la Race for Life, une rencontre de charité qui a eu lieu le 9 octobre à Kiev (Ukraine). Plus de 3000 personnes se sont réunies au centre de la ville de Kiev pour soutenir les personnes vivant avec le VIH, récolter de l’argent pour les enfants nés avec le VIH et exprimer leur volonté à se tendre la main pour enrayer l'épidémie.

L’Ukraine est l’un des pays les plus lourdement touchés par le VIH dans la région. Selon les estimations de l’ONUSIDA, environ 440 000 personnes vivent avec le VIH en Ukraine, ce qui représente 1 % de la population adulte. Chaque jour, quelque 50 cas nouveaux de VIH sont enregistrés dans le pays.

Ces dernières années, plusieurs secteurs de la société ukrainienne ont uni leurs efforts pour répondre à l’épidémie grandissante de VIH dans le pays. Le ministre de l'Éducation, des administrations de la ville de Kiev, les média, le secteur privé, des organisations non gouvernementales et des organisations communautaires étaient parmi les organisateurs de la course de cette année.

 « Race for Life » est un outil de mobilisation sociale dans la réponse générale à l’épidémie, surtout dans la prise de conscience du public, » a dit Svetlana Cherenko, directrice du comité de lutte contre le VIH au ministère de la Santé de l’Ukraine. La prévention du VIH parmi les jeunes est l’une des priorités du pays.

Initiée par le bureau de l’ONU en Ukraine en 2001, Race for Life s'est déroulée annuellement jusqu’en 2005. La rencontre était organisée à nouveau cette année pour communiquer un message de style de vie et de prévention du VIH à la jeunesse.

« Nous devons continuer de parler aux jeunes de la transmission du VIH, de la prévention et de la responsabilité personnelle. Tout est dans leurs mains aujourd’hui – leur santé, leur vie et leur futur, » a dit Denis Broun, directeur régional de l'ONUSIDA pour l'Europe et l'Asie centrale, qui a aussi couru 3 kilomètres de la course.

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Les étudiants en droit africains plaident contre la criminalisation de la transmission du VIH

12 octobre 2010

Dr Meskerem Grunitzky Bekele, directrice régionale de l'ONUSIDA pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre et Maître Robert Dossou, président de la cour constitutionnelle du Bénin (centre) avec des étudiants de l’équipe gagnante du 19e Concours africain de procès simulé des Droits de l’homme. Photo: ONUSIDA

Plus de 120 jeunes étudiants en droit de 60 universités représentant 24 pays africains se sont réunis à Cotonou (Bénin) du 4 au 9 octobre 2010 pour le 19e Concours africain de procès simulé des Droits de l'homme.   

Les étudiants en droit ont plaidé une cause hypothétique de droits de l’homme comme s’ils se trouvaient face à la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples. Des professeurs de droit étaient les juges dans les débats préliminaires et des experts en droit de l’homme de réputation internationale se sont prononcés lors de la phase finale du concours.

Tenu chaque année dans un pays différent, ce concours annuel était organisé par le Centre for Human Rights de l’université de Pretoria (Afrique du Sud) en collaboration avec la Chaire UNESCO des droits de la personne humaine et de la démocratie de l’université d’Abomey-Calvi au Bénin.   

« Le concours nous a donné une occasion incroyable, à nous étudiants en droit, de mettre en pratique notre formation légale, » a déclaré Mlle Evy Carole Bouo de l'université de Cocody (Côte d'Ivoire), qui a participé aux débats. « Il nous a donné la chance de rencontrer les principaux experts africains et internationaux des droits de l’homme et d'interagir avec eux, » a-t-elle ajouté.

Les cas hypothétiques de cette année ont soulevé plusieurs questions au sujet des droits de l’homme, y compris la criminalisation de la transmission du VIH. Des experts des droits de l’homme et de la santé, des organisations de société civile et des personnes vivant avec le VIH ont invoqué des préoccupations en rapport avec des lois criminalisant la transmission du VIH en faisant valoir que l’application trop étendue de ces provisions légales pouvait renforcer la stigmatisation liée au VIH. Ces lois peuvent aussi dissuader les gens de demander des services de prévention du VIH, de traitement et de soins par peur de poursuites, et peuvent conduire à des violations des droits de la personne humaine.

Dans leurs soumissions écrites, les étudiants ont plaidé, entre autres, que la criminalisation trop étendue de la transmission du VIH est contraire aux principes de restrictions justifiables de droits de l’homme établis par la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples et le droit international.

Le retrait des « lois punitives, politiques, pratiques, de la stigmatisation et de la discrimination qui bloquent les ripostes efficaces au sida », est une des priorités de l’ONUSIDA comme l’énonce le Cadre de résultats de l’ONUSIDA, 2009-2011.

Pendant le Concours de procès simulé de cette année, l’ONUSIDA, le FNUAP et l’UNESCO ont lancé un projet en collaboration avec le Centre for Human Rights de l’université de Pretoria pour compiler l’information sur les questions légales et politiques liées au VIH et aux jeunes en Afrique. Ce projet recensera les lois et politiques liées à l'accès à l'éducation au sujet du VIH pour les jeunes, l'âge minimum de consentement pour le dépistage du VIH et l'accès à la prévention et au traitement du VIH pour les jeunes.

Le professeur Frans Viljoen, Directeur du Centre des droits de l'homme, a remarqué que cette initiative commune avec l’ONUSIDA, le FNUAP et l’UNESCO « montre l’importance du Concours de procès simulé pour l’éducation au sujet des droits de l'homme en Afrique, il permet aussi d’impliquer les étudiants dans un projet de recherche critique qui peut influencer positivement les débats légaux et politiques dans leurs pays et au-delà. »

Parlant à la cérémonie de clôture de la compétition, Dr Meskerem Grunitzky Bekele, directrice régionale de l'ONUSIDA pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre a mis l’accent sur l’importance pour les jeunes étudiants en droit de participer aux discussions sur les questions complexes liées au VIH et au droit.

« Une riposte dynamique et protectrice au VIH qui défie la discrimination et confère des pouvoirs à tous les individus, y compris les jeunes, à accéder aux services de prévention du VIH, de traitement et de soins est nécessaire aujourd'hui plus que jamais, » a dit Dr Bekele.

L'inclusion du VIH dans les cas de cette année a donné aux participants la chance d’appliquer leur compréhension et leur connaissance de la théorie des droits de l’homme à des questions contemporaines de préoccupations en Afrique, comme le VIH.

L’équipe gagnante du concours de cette année était composée par l'université de Cocody, Côte d’Ivoire (Mlle Evy Carole Bouo et M. Jean-Camille Kouadio), l’université de Namibie (Mlle Stephanie de Klerk et M. Albert Titus) et Rhodes University, Afrique du Sud (Mlle Ingrid Cloete et M. Fausto Di Palma).

Établi en 1992, le Concours de procès simulé des droits de l’homme est la plus grande réunion de facultés de droit en Afrique. Il a été lauréat du Prix UNESCO de l’éducation aux droits de l’homme, qui l'a reconnu comme étant l'initiative d'éducation des droits de l'homme la plus importante sur le continent. Ces 19 dernières années, il a rassemblé des milliers d’étudiants venant de 131 universités de 48 pays africains.

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Une mission de haut niveau encourage le Vietnam à optimiser l'utilisation des ressources pour atteindre l’accès universel

08 octobre 2010

Les dirigeants de la riposte au sida au Vietnam exhortés à optimiser les ressources et à axer les interventions contre le VIH sur les populations clés à haut risque pour atteindre les cibles d’accès universel.

La délégation rencontre le premier ministre adjoint Truong Vinh Trong.
Photo: ONUSIDA

Une délégation de haut niveau de l‘ONU, dirigée par l’envoyé spécial pour le VIH/sida dans l’Asie et le Pacifique du secrétaire général, Dr Nafis Sadik et le conseiller spécial auprès du directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. JVR Prasada Rao, s’est rendue au Vietnam cette semaine pour aborder sa riposte au sida avec des intervenants clés — y compris le premier ministre adjoint Truong Vinh Trong, président du Comité national de la prévention et de la lutte contre le SIDA, la drogue et la prostitution. 

La mission de haut niveau de l’ONU au Vietnam fait partie de l'évaluation régionale dans les pays d'Asie et du Pacifique qui a lieu en 2009-2010 pour améliorer l'efficacité des ripostes au sida dans la région.

L’épidémie de VIH/sida au Vietnam est concentrée parmi des populations clés à haut risque. Tandis que la prévalence du VIH parmi les adultes de 15 à 49 ans est estimée être de 0,44 %, elle est nettement plus haute parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les consommateurs de drogues injectables et les professionnels du sexe dans le pays.

Le développement et la mise à disposition d’un ensemble standard de prévention du VIH, de traitement, de services de soin et de soutien pour les populations clés de haut risque sont parmi les actions recommandées en priorité par la délégation de l’ONU pour le pays.

Le Vietnam a récemment fait des progrès dans sa riposte au VIH. Ces deux dernières années, le pays a élargi ses programmes d’aiguilles et de seringues.   En 2009, l’utilisation de drogues a été décriminalisée ce qui a permis de créer un environnement plus positif pour des interventions de réduction des risques. L’augmentation totale du nombre d’aiguilles et de seringues propres distribuées est passée de deux millions en 2006 à 24 millions en 2009.

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La délégation rencontre des personnes vivant avec le VIH à Haiphong.
Photo: ONUSIDA

Une étude récente a montré que 94,6 % des consommateurs masculins de drogues injectables disaient avoir utilisé un matériel d'injection stérile la dernière fois qu'ils s’étaient injectés, et la prévalence du VIH parmi la population qui consomme de la drogue est passée de 29,4 % en 2002 à 18,5 % en 2009.

« Je suis impressionné par le réel engagement et le leadership du premier ministre adjoint Truong Vinh Trong et des dirigeants des ministères concernés dans la lutte contre le VIH, » a déclaré Dr Sadik. « Il est primordial d’établir un changement de politique pour augmenter l’accès aux services de riposte aux VIH. »

« Le Vietnam doit prévoir les ressources financières nécessaires pour soutenir une réponse exhaustive au VIH jusqu'en 2015 et viser à fournir au moins un tiers de la somme totale par des budgets gouvernementaux pour assurer la durabilité de la réponse nationale, » a dit M. Prasada, soulignant les recommandations de la délégation.

La délégation de l’ONU a abordé la réponse nationale au VIH avec un grand nombre d’intervenants, y compris des membres de comité national, des donateurs, des organisations civiles locales et internationales, des autorités provinciales du VIH, des personnes vivant avec le VIH, des personnes à haut risque d’infection et l’équipe mixte des Nations Unies au Vietnam.

Les représentants de la société civile ont souligné le besoin d’une augmentation et d’un maintien des ressources. « Deux districts de Haiphong ne sont toujours pas couverts par des interventions contre le VIH et les personnes vivant avec le VIH souffrent de stigmatisation, discrimination et manque d’accès aux services, » a déclaré Mme Doan Thi Khuyen, membre du groupe d'entraide lors de sa rencontre avec la délégation.

« Je voudrais que vous demandiez aux autorités de riposte contre le VIH de fournir plus de ressources et de faire en sorte que les services soient disponibles dans tous les districts, » a-t-elle proposé.

La délégation fera des recommandations pour que le Vietnam atteigne les cibles d'accès universel et aux OMD liés au sida, identifie les lacunes et barrières, et établisse les actions pour les atteindre, ainsi que les ressources financières et l’assistance technique nécessaires.

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Réponse de la sécurité des aliments au VIH et à la violence basée sur le sexe dans le Nord Ouganda

07 octobre 2010

Crédit: ONUSIDA

La région fertile du nord de l’Ouganda était connue pendant de nombreuses années comme l’un des greniers du pays, produisant constamment des surplus pour les marchés alimentaires nationaux et internationaux. Mais deux décennies de guerre civile entre les Forces de défense du peuple ougandais (UDPF) et l’Armée de résistance du Seigneur (ARS) ont laissé les sous-régions d’Acholi et de Lango dans le dénuement total.

Entre 1986 et 2006, environ 1,8 million de personnes ont fui leurs villages pour se réfugier dans des camps temporaires. Dans les districts de Kitgum, Gulu, Pader et Amaru, on estime que 95 % de la population vit dans ces camps.

La guerre a provoqué de nombreux reculs dans l'éducation, les soins de santé, la production agricole et l'infrastructure. Elle a aussi augmenté la vulnérabilité, surtout parmi les filles et les femmes, et a laissé des lacunes dans les services contre le VIH aux personnes déplacées (IDP).

«Elles ont perdu pratiquement tout, leurs biens, leurs moyens d’existence. Elles ont perdu leurs compétences. Vous savez, c’était des fermiers et rester dans les camps signifie que toute une génération a perdu ces compétences,» déclare Winifred Nalyongo, une spécialiste de moyens de subsistance pour l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

En 2006, les personnes déplacées ont commencé à retourner vers ou près de leurs lieux d’origine, suivant la signature d’un accord de cessation des hostilités entre le gouvernement de l’Ouganda et l’ARS. L’agence pour les réfugiés de l’ONU (UNHCR) a estimé que plus de 70 pour cent des personnes déplacées sont rentrées chez elle ou sont dans des camps de transition en 2009.

Le VIH et la violence basée sur le sexe dans des situations de relèvement rapide

C’est dans cette situation de relèvement rapide que la FAO a travaillé pour rétablir les moyens d’existence des communautés touchées par le conflit grâce à des Écoles pratiques d’agriculture et de vie (FFLS) et des Écoles pratiques d’agriculture et de vie pour jeunes (JFFLS). Elles comprennent tout un groupe de processus d’apprentissage pour que les fermiers (hommes et femmes) acquièrent des connaissances d'agriculture et de vie qui leur permettent d'améliorer leur subsistance et réduisent leur vulnérabilité à l'insécurité alimentaire, le VIH et la violence basée sur le sexe, entre autres.

Conflit et déplacement sont connus pour être des facteurs qui augmentent l'exposition au VIH. Dans le Nord Ouganda, les camps de personnes déplacées, l’alcoolisme et la violence sexuelle sont généralisés. Les représentants de la FAO indiquent que frustrés par le désœuvrement et leur incapacité à nourrir leurs familles, les hommes se tournent vers l'alcool, ce qui ne fait qu’exacerber les inégalités sexuelles, rendant les femmes et les enfants plus vulnérables au VIH.

Crédit: ONUSIDA

La directive de politique de l’ONUSIDA/UNHCR sur le VIH et les réfugiés mentionne que, quand les réfugiés peinent à satisfaire leurs besoins de base comme l’alimentation, l’eau et un logement, les femmes et les filles sont souvent forcées d’échanger des services sexuels pour de l’argent, de la nourriture ou une protection. Les enfants qui vivent sans soutien parental, que ce soit à cause d’une séparation ou de la mort des membres de la famille, sont aussi particulièrement vulnérables à la violence physique et sexuelle, et à l’exploitation.

Une étude de l’UNICEF en 2005 dans l'un des plus grands camps de personnes déplacées dans le Nord Ouganda a découvert que six femmes sur dix avaient été agressées physiquement et sexuellement par les hommes.

Selon une enquête du Ministère de la Santé en 2004-2005, la prévalence du VIH dans les zones touchées dans la guerre dans le Nord Ouganda est de 8,3 % comparée à la moyenne nationale de 6,4 %.

Réduire la vulnérabilité

Les Écoles pratiques d’agriculture de vie de la FAO placent l’accent sur la sécurité alimentaire et l’autonomie comme moyens de réduire la vulnérabilité au VIH et à la violence basée sur le sexe. Elles font valoir l’agriculture comme un commerce, encourageant les membres à gagner de l'argent de leurs récoltes, et enseignent aussi des connaissances pratiques comme la sensibilité sexuelle, la protection des enfants, l'hygiène, la nutrition et la sensibilisation au VIH.

Les personnes vivant avec le VIH sont encouragées à participer à ces écoles pratiques où elles reçoivent une formation concernant la nutrition, un élément de vie important pour les séropositifs. Elles peuvent aussi apprendre à cultiver des récoltes qui demandent moins de travail comme le gombo ou des potagers.

Apprendre rapidement de nouvelles compétences

Dans le village de Dubaju, les Écoles pratiques d’agriculture et de vie pour les jeunes aident les orphelins et les enfants vulnérables à devenir plus autonomes et à améliorer leur sécurité alimentaire. Ils apprennent aussi à rester en bonne santé et à se protéger du VIH par des discussions en classe. Par exemple, les enfants apprennent comment protéger les récoltes des ennemis des cultures ou traiter les maladies des récoltes. On leur montre en parallèle comment ils peuvent prendre soin de leurs corps et éviter d’être infectés par le VIH.

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Le président du Mali s’engage à une réponse contre le sida

05 octobre 2010

De gauche à droite : Michael Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA, le secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-Moon ; S.E. Amadou Toumani Touré, président du Mali et le directeur exécutif du Fonds mondial, le Prof. Michel Kazatchkine avec le livre d’or « Born HIV Free ».
Photo: Le Fonds mondial/John Rae

Le président du Mali, son excellence Amadou Toumani Touré, est en visite de trois jours aux États-Unis pour renforcer l’engagement de son pays à une réponse contre le sida. Le président participe à la conférence pour le réapprovisionnement du Fonds mondial qui a lieu les 4 et 5 octobre et y rencontre de nombreuses personnalités de haut rang des Nations Unies et du gouvernement des États-Unis.

Des donateurs privés et publics de plus de 40 pays réaffirmeront leur engagement au travail du Fonds mondial en annonçant des promesses de fonds de 2011 à 2013 à la troisième conférence pour le réapprovisionnement volontaire et promesses du Fonds mondial, présidée par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon. Le président du Mali sera le plus haut dignitaire national à la conférence et apportera une perspective régionale aux débats.

Le Fonds mondial apporte un quart de tout le financement international pour le sida, deux tiers pour la tuberculose et trois quarts pour la malaria. Avant la conférence, le Fonds mondial a annoncé qu’il aura besoin de 17 milliards pour maintenir, et de 20 milliards pour accroître la réponse à ces trois maladies.

En plus de sa participation à la conférence, le président du Mali a rencontré le secrétaire général des Nations Unies pour parler d’une relation plus forte entre les Nations Unies et le Mali. Il a aussi rencontré l’ambassadeur Eric Goosby, coordinateur mondial pour le sida avec le Department of State des États-Unis. Pendant leur rencontre, l’ambassadeur Goosby a félicité le président sur le succès du Mali à lutter contre l’épidémie.

Le Mali a démontré un réel leadership dans sa riposte à l’épidémie et ses investissements commencent à porter leurs fruits – le Mali a vu une baisse de 25 % dans les nouvelles infections et a atteint 65 % de couverture de thérapie antirétrovirale.

Le deuxième jour de sa visite, le président du Mali rencontrera Anthony Lake, directeur exécutif du fonds des Nations Unies pour l’enfance.

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Plus qu’un jeu : le football pour promouvoir les questions de santé en Ouganda

30 septembre 2010

Une version de cette histoire a d’abord été publiée sur www.unfpa.org (en anglais)

Le tournoi de football parrainé par le FNUAP a permis d’attirer l’attention des jeunes dans le nord de l’Ouganda. Photo : Stijn Aelbers/FNUAP Ouganda

Bien que les hostilités dans le nord de l’Ouganda aient cessé en 2006, la vie des jeunes, qui étaient cibles d’enlèvement par l’armée de résistance du Seigneur, n’a pas été facile. Pendant le conflit qui a duré plus de 20 ans, beaucoup d’enfants passèrent leurs premières années enfermés dans des camps pour personnes déplacées, tandis que d’autres étaient exposés au trauma, à la brutalité et à la souffrance des enfants-soldats.

Cette instabilité prolongée a eu des conséquences néfastes sur les systèmes de santé et de soutien social : les indicateurs de santé procréative dans la sous-région sont parmi les plus bas dans le pays et la violence sexuelle est courante.

Tandis que la majorité des jeunes – qui représentent 56 % de la population ougandaise – vivent dans la pauvreté, avec peu de possibilités d'instruction et d'emploi, le football est une des activités qui les passionnent et leur permet d'oublier leurs soucis. Florence, 23 ans, joueuse d’une équipe du district de Gulu a déclaré, « si nous venons jouer au foot, nous oublions les problèmes à la maison. C’est comme un contrôle du stress. »

Au tournoi de football d’Acholi, qui s’est tenu dans cinq districts et était soutenu par le FNUAP, Fonds des Nations Unies pour la population, le but dépassait la relaxation des jeunes. Il avait aussi comme objectif de réduire la grossesse des adolescentes et la violence basée sur le sexe, deux des problèmes les plus graves dans la région.

Les arbitres, coachs et capitaines d'équipes participèrent à des séances d'entraînement sur ces problèmes et devinrent une ressource pour renseignements, discussions et guidage. Les séances de dialogues ultérieures atteignirent quelque 1 200 joueurs.

Des fonctionnaires locaux récompensèrent les équipes gagnantes par des uniformes qui disaient, « Say no to GBV (gender-based violence) and teenage pregnancy. » Des agents sanitaires étaient aussi là pour répondre aux questions et donner des conseils de santé. Sur deux jours, plus de 10 000 préservatifs, la plupart donnés par le FNUAP, ont été distribués par des agents sanitaires et des conseillers pairs ainsi que des représentants de l’association Boda Boda qui emploie de nombreux jeunes hommes comme conducteurs de taxi-motos.

Plus de 800 personnes, surtout de jeunes hommes, ont profité des services gratuits de dépistage et de conseil qui étaient offerts pour leur permettre de connaître leur statut sérologique.

Les femmes n’ont pas manqué à l’appel, bien que beaucoup aient moins d’expérience que les hommes, les spectateurs ont dit que le bruit généré par les matchs féminins démontrait leur popularité croissante et une nouvelle vue des rôles de genre.

Une joueuse de l’équipe de Lalogi a déclaré avoir rencontré des attitudes négatives. (Voir comment celles-ci sont abordées dans un nouveau jeu.) Rose, âgée de 20 ans, a toutefois affirmé que son mari la soutenait. « Il est content que je joue. Je pense qu’il est en train de nous regarder aujourd’hui, » cria-t-elle en se retournant tandis qu'elle courait pour donner le coup d'envoi.

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Mobilité, migration et vulnérabilité au VIH dans les ports de la Mer Rouge et du golfe d’Aden

28 septembre 2010

S.E. Ismail Omar Guelleh, président de la République de Djibouti avec M. Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA. Crédit : ONUSIDA/P.Virot

Chaque année, plus de 200 millions de personnes se déplacent. L’ONU estime que 20 à 30 millions d’entre eux sont des immigrants en situation irrégulière et que les guerres et conflits ont provoqué le déplacement de 16 millions de réfugiés.

De nombreux pays le long de la Mer Rouge et du golfe d'Aden sont touchés par une pauvreté intense et des conflits internes violents. Le résultat en est de nombreux immigrants vivant dans les ports et à proximité de ceux-ci. Il existe aussi une grande communauté de populations mobiles, y compris conducteurs de camion, dockers, personnel de sécurité, équipages de bateaux et professionnels du sexe qui peuvent être plus exposés au risque d’infection par le VIH.

La pauvreté, l’exclusion sociale, la séparation des familles et communautés, la solitude, la peur et la marginalisation peuvent rendre ces populations mobiles et migrantes particulièrement vulnérables à l'infection par le VIH. La situation peut aussi être aggravée par le manque d’accès à la prévention du VIH, au traitement et aux services de soin.

«Il est essentiel que les populations mobiles et migrantes qui vivent et transitent dans les ports aient accès aux services de soins contre le VIH et soient incluses dans les plans nationaux de traitement du VIH,» a déclaré Michel Sidibé, directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA). «Réaliser les objectifs d’accès universel signifie qu‘il faut s’assurer que tous les secteurs de la société sont atteints, plus particulièrement les personnes les plus vulnérables à l’infection.»

Le gouvernement de Djibouti, en collaboration étroite avec l’ONUSIDA, l’Organisation internationale de migration, l’Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD) et d’autres partenaires, a convoqué une réunion du 26 au 29 septembre qui a rassemblé des dirigeants des pays de la Mer Rouge et d’autres pays africains pour aborder le problème des populations clés qui sont exposées à un risque plus élevé d'infection par le VIH, le long de la Mer Rouge et dans les ports du golfe d'Aden.

«Pour nous, cette conférence a été très instructive, nous avons appris beaucoup des experts, mais surtout des personnes vivant avec le VIH qui sont venues nous raconter leurs histoires,» a dit son excellence Abdallah Abdillihi Miguel, ministre de la Santé de Djibouti. «Cette réunion a renforcé ma conviction que nous devons continuer à travailler pour un accès universel à la prévention du VIH, le traitement, les soins et le soutien, et assurer que chacun qui en a besoin, même les plus marginalisés et vulnérables, ait accès à ces services.»

Les experts et dirigeants ont convenu de prendre des actions concrètes pour renforcer la promotion et le leadership sur le VIH et la mobilité; intégrer le VIH et la mobilité dans les plans stratégiques nationaux; assurer une meilleure planification; améliorer la capacité de la société civile et les partenariats avec le secteur privé; et élaborer une stratégie de communication commune avec une attention particulière aux droits de la personne.

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Les femmes parlementaires africaines veulent accélérer les actions pour l’égalité des sexes et le VIH

28 septembre 2010

Femme participant au débat au Sénégal. Crédit : ONUSIDA / P.Virot

La conférence Global Power Africa s'est ouverte le 26 septembre à Washington D.C. L’événement a réuni des femmes parlementaires et ministres de douze pays d’Afrique dans le but d’élaborer des stratégies pour appuyer la mise en œuvre de l’agenda de l’ONUSIDA pour une action accélérée en faveur des femmes, des filles, de l’égalité des sexes et contre le VIH dans chacun des pays participants.

La réunion qui s’est tenue dans le cadre du programme de Partnership of Women Elected/Apointed Representatives (Global POWER®) a été convoquée par l'ONUSIDA en collaboration avec le Center for Women Policy Studies. 

Mme Jan Beagle, directrice exécutive adjointe de l'ONUSIDA chargée de la gestion et des relations extérieures a ouvert la conférence en soulignant l’engagement de l’ONUSIDA à travailler avec les parlementaires pour développer des plans nationaux stratégiques et axés sur les résultats pour le VIH.
«Cette pièce rassemble nombre de personnes puissantes,» a remarqué Mme Beagle. «En tant que femmes, vous avez le pouvoir de parler au nom des personnes marginalisées – comme Michel Sidibé l’a dit, vous êtes la voix des sans-voix.»

Mme Beagle a mis l’accent sur le besoin d’approches centrées sur les femmes qui ont émergé lors du sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement qui a eu lieu à New York du 20 au 22 septembre. Les participants au sommet ont souligné que sans investissements dans les femmes, ces OMD ne seraient pas atteints.

Selon Mme Beagle, l’ONUSIDA croit en l’importance de lier le genre à tous les OMD, en tant qu’intégration des réponses pour optimiser les ressources et obtenir des résultats plus larges de santé et de développement – l’approche sida plus OMD.

« Nous devons travailler avec beaucoup de soins et de diligence pour élever le statut des femmes et parvenir à réduire le fardeau du VIH. Zéro nouvelle infection ! Zéro discrimination ! Zéro décès lié au sida ! » a dit Mme Beagle.

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