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Parler d’une révolution : l’ONUSIDA utilise les médias sociaux pour renforcer la prévention du VIH

26 octobre 2010

 «Plus de 7 000 personnes sont infectées chaque jour par le VIH. Une révolution est nécessaire en matière de prévention.» Tel est le message que l'ONUSIDA utilise aujourd'hui pour lancer une initiative dans les médias sociaux Twitter et Facebook afin de relancer l'intérêt pour la prévention du VIH dans la période précédant la Journée mondiale de lutte contre le sida 2010.

A partir du 26 octobre et pendant six mardis consécutifs, l'ONUSIDA va introduire une série de thèmes liés à la prévention du VIH, au moyen de discussions sur Facebook et Twitter et de clips sur YouTube, de sondages interactifs et de questionnaires. Dans le cadre de cette initiative, cinq films d'animation ont été réalisés pour lancer le débat.

L’objectif est d’inciter les gens à utiliser les médias sociaux pour en savoir plus sur la prévention du VIH et à faire utiliser le mot clé (ou hashtag, selon la terminologie en usage sur Twitter) #PreventionRevolution le plus grand nombre de fois sur Twitter, le 1er décembre 2010.

Le VIH se propage dans les réseaux, mais les réseaux sont également la meilleure défense à partir du moment où les gens sont informés et responsabilisés à l’importance de se protéger.

Michael Bartos, chef de la prévention, des risques et de la vulnérabilité sociale à l'ONUSIDA

Ce projet dans les médias sociaux va renforcer le travail de la nouvelle Commission de haut niveau sur la prévention du VIH, dont le but déclaré est de mener une révolution de la prévention. Bon nombre de commissaires utilisent déjà les médias sociaux afin de sensibiliser le public à la prévention en matière de VIH.

« Le VIH se propage dans les réseaux, mais les réseaux sont également la meilleure défense à partir du moment où les gens sont informés et responsabilisés à l’importance de se protéger, » a déclaré Michael Bartos, chef de la prévention, des risques et de la vulnérabilité sociale à l'ONUSIDA. « L'utilisation des médias sociaux est une évolution naturelle pour l'ONUSIDA dont l’objectif est de sensibiliser les personnes et de favoriser le progrès social. »

Le concept a été élaboré en concertation avec la campagne MTV Staying Alive, qui soutient également cette initiative.

Pour en savoir plus, rejoignez l’ONUSIDA sur Facebook: http://on.fb.me/95aBoI

Utilisez le twibbon: http://twb.ly/bQSXBj

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Coup de projecteur sur les droits à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA

25 octobre 2010

Discours du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, lors de la manifestation Light for Rights, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA à New York, en 2009.

La première manifestation de Light for Rights : Keep the light on HIV and human rights s’est tenue le 1er décembre 2009 à New York. Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s'est joint aux principaux responsables de la lutte contre le sida et aux stars du spectacle pour célébrer la Journée mondiale de lutte contre le sida devant l’Arc de triomphe de Washington Square Park.   

Les lumières éclairant l’arc et d'autres monuments de la ville ont été éteintes en mémoire des familles et amis morts du sida, et pour montrer comment la stigmatisation, la discrimination, la peur et la honte peuvent plonger les personnes vivant avec le VIH dans les ténèbres. Puis, les lumières ont été rallumées pour symboliser la lumière des droits de l'homme qui permet aux personnes vivant avec le VIH de sortir de l'ombre et de rechercher information, traitements, soins et assistance.

Light for Rights est inspiré de Night without Light. Dans ce projet organisé par Visual AIDS au début des années 1990, le ciel de New York et de San Francisco avait été assombri par l’extinction des principaux bâtiments, pour symboliser les vies perdues à cause du VIH.

La campagne Light for Rights rend hommage au thème de la Journée mondiale du sida 2010 : droits de l’homme et accès universel à la santé. Cette année, la campagne invite 100 villes à travers le monde à éteindre les lumières éclairant les monuments publics afin de rappeler l’impact dévastateur du SIDA, puis à les rallumer pour mettre en lumière les droits humains fondamentaux partagés par tous mais souvent refusés aux personnes vivant avec le VIH.

La campagne Light for Rights envoie un message d’espoir au monde.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

« La campagne Light for Rights envoie un message d’espoir au monde, » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Le pouvoir de la lumière peut transmettre un message : les droits de l'homme sont essentiels à la lutte contre le sida. »

Cette initiative est organisée par une coalition composée de la Campagne mondiale contre le SIDA, l'ONUSIDA, l'amfAR et Broadway cares/Equality Fights AIDS. Pour savoir comment organiser un événement Light for Rights dans votre communauté ou votre ville lors de cette Journée mondiale de lutte contre le sida, visitez le site www.lightforrights.org.

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Les droits et le traitement des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transsexuelles (LGBT) dans les pays à hauts revenus, objets d’une préoccupation croissante

22 octobre 2010

L’ONUSIDA dialogue avec des associations d’Amérique du Nord et d’Europe pour mieux comprendre les schémas de violation des droits de l'homme et leurs conséquences sur la santé

Photo: ONUSIDA

Les récents suicides parmi des adolescents homosexuels aux États-Unis d’Amérique suite à des brimades et traitements cruels en raison de leur orientation sexuelle apparente, montre que l’homophobie continue d’exister dans toutes les sociétés. Malgré leur acceptation dans la culture populaire de nombreux pays, les jeunes lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels (LGBT) doivent parfois faire face, comme les générations précédentes, à certains problèmes de stigmatisation et de discrimination.

«La violence contre les membres de la communauté LGBT est inacceptable, quel que soit le lieu où elle se produit dans le monde» a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA.  «Les gouvernements doivent respecter les droits de toutes les personnes, indépendamment de leur orientation ou de leur identité sexuelle.»

Un sondage d'opinion réalisé aux États-Unis en mai de cette année a révélé que plus de la moitié des Américains estimaient les relations gaies et lesbiennes acceptables, tandis que 43 % des personnes interrogées jugeaient encore ces relations moralement inacceptables.

«De toute évidence, l'homophobie reste un problème préoccupant aux États-Unis, mais je pense que nous allons dans la bonne direction, bien que l’évolution soit encore lente,» a déclaré Chris Collins, vice-président et directeur des politiques publiques à la Fondation américaine pour la recherche sur le sida (amfAR ).

Dans le prolongement des mesures récentes contre la violence à l’égard des homosexuels, une alliance religieuse américaine a appelé l'Eglise universelle à œuvrer pour «mettre fin à la violence et à la haine contre nos frères et sœurs lesbiens, gays, bisexuels et transsexuels.»

La discrimination liée à l’homophobie institutionnelle est plus facile à épingler, comme par exemple les lois répressives qui criminalisent les relations sexuelles avec des personnes du même sexe.  Cependant, les attitudes négatives envers les membres de la communauté LGBT peuvent exister même lorsque les lois de protection sont en place. Ces attitudes sont alors plus difficiles à traiter.

Emily Carson, une étudiante membre de la Global Youth Coalition for HIV/AIDS, est originaire du Connecticut, un état qui dispose de lois de protection. Ayant grandi dans une petite ville conservatrice, Mme Carson explique avoir été harcelée et brimée des années durant, car elle était perçue comme différente. Lorsqu’elle a entendu parler pour la première fois de suicides parmi les adolescents homosexuels aux États-Unis, elle affirme en avoir eu le cœur brisé. Elle avait espéré que les écoles s’étaient améliorées.

La violence contre les membres de la communauté LGBT est inacceptable, quel que soit le lieu où elle se produit dans le monde.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA

Mais Mme Carson a une autre préoccupation : « Cela se produit à intervalles réguliers –des enfants gay se suicident ou le débat politique sur le mariage gay revient à l’ordre du jour – et les gens commencent à parler de lutte contre l'homophobie. Je crains que ce tollé général ne s’éteigne jusqu'à ce qu’un nouveau drame se produise, » déclare-t-elle. «Nous devons y prêter attention de façon quotidienne, et non seulement quand survient une tragédie.»

Le changement social exige plus qu’une réforme juridique et la situation est similaire en Europe. D'origine allemande, Alex Müller, membre du conseil d’administration de l'International Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender and Queer Youth and Student Organization (IGLYO), le confirme : « D'un côté, des progrès législatifs sont réalisés en Europe, mais en même temps, les perceptions homophobes prévalent dans tous les secteurs de la société. »

Recrudescence de crimes haineux en Europe

Le nombre de signalements de crimes haineux contre les LGBT a augmenté au cours des dernières années dans les pays européens selon l’association ILGA Europe (International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans & Intersex Association), mais ces signalements sont considérés par l'association comme la partie visible de l’iceberg.

«Toutes nos organisations membres conviennent qu'il existe un taux très élevé de crimes haineux non signalés,» explique Joël Le Deroff, responsable des politiques et programmes d'ILGA Europe.

«Le paradoxe, c’est qu’un grand nombre de signalements révèle généralement une relation de confiance entre les organismes chargés d'appliquer la loi et les victimes.»

C'est pourquoi il est difficile de savoir si l'augmentation du nombre de cas signalés signifie une augmentation réelle du nombre de crimes haineux commis, ou plutôt un changement positif dans l'environnement qui encourage la dénonciation des violences. Ce dont est certain M. Le Deroff, c'est que la communauté LGBT doit collaborer avec les organismes chargés de l'application de la loi, afin d'établir la confiance nécessaire pour que les personnes qui subissent discrimination et violences en raison de leur orientation sexuelle osent le signaler.

Lois de protection et changement social

Au Danemark, pays généralement considéré comme progressiste et libéral en matière de sexualité, on en sait très peu sur l'étendue et la nature des crimes commis contre les membres de la communauté LGBT, selon un récent rapport de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne.

En 2007, un portail en ligne danois consacré aux LGBT a mené une enquête auprès de ses utilisateurs pour savoir s’ils avaient subi des violences en raison de leur sexualité.

D'un côté, des progrès législatifs sont réalisés en Europe, mais en même temps, les perceptions homophobes prévalent dans tous les secteurs de la société.

Alex Müller, membre du conseil d’administration de l'IGLYO

Sur les 9 473 personnes interrogées, 12 % ont déclaré qu'ils avaient subi des agressions physiques et 39 % des agressions verbales.

D’après Steffen Jensen, porte-parole pour la politique internationale de l'Association nationale danoise des gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels,  «l’attitude générale envers les minorités devient moins tolérante. Nous avons besoin de grandes campagnes de sensibilisation du public, d’informations de base destinées à tous et surtout d'éducation.»

Homophobie et santé

La stigmatisation et la discrimination résultant de l'homophobie affectent la capacité des membres de la communauté LGBT à demander et obtenir les services de santé dont ils ont besoin. La marginalisation sociale de ceux qui ont des relations sexuelles avec des personnes du même sexe entrave l’accès à la prévention du VIH, aux traitements, aux soins et aux services d’aide.

La prévalence du VIH parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et les transsexuels est presque toujours plus élevée que dans l’ensemble de la population. En France, par exemple, on estime que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes présentent une prévalence presque 100 fois plus élevée que la moyenne nationale.

Selon M. Collins de l'amfAR, l'homophobie a des implications importantes sur la santé physique et mentale des personnes LGBT. Aux États-Unis, une étude récente a montré que les adultes LGBT qui avaient été fortement rejetés par leur famille étaient 3,4 fois plus susceptibles d'avoir des rapports sexuels à risque et 8,4 fois plus susceptibles de faire une tentative de suicide que les personnes bénéficiant du soutien de leur famille.

Rôle essentiel du leadership politique

L'homophobie peut également entraîner une réticence de la part des dirigeants politiques à investir dans la santé des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, des transsexuels et des personnes dont l’identité sexuelle est floue.

Une étude menée en Italie en 2005 a révélé qu'un tiers des personnes homosexuelles de sexe masculin interrogées avaient du mal à trouver des informations sur les comportements sexuels comportant un risque d’infection à VIH. La majorité des personnes interrogées n’avaient pas divulgué leur homosexualité à leur médecin et une personne sur trois craignait d’être moins bien soignée par les professionnels de la santé du fait de son orientation sexuelle.

Quand le parlement italien a rejeté ce projet de loi, il nous a envoyé un message signifiant que les crimes haineux ne font pas partie des priorités politiques et que l'homophobie est légitime.

Joël Le Deroff, ILGA Europe

En 2009, un projet de loi a été proposé au Parlement italien. Il visait à élargir les dispositions contre les crimes et les incitations à la haine fondés sur la race, l'origine ethnique ou la religion afin de couvrir également les crimes motivés par l'homophobie ou la transphobie, mais ce projet de loi a été rejeté. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a considéré qu’il s’agissait d’un recul des droits de l'homme en Italie.

«Quand le parlement italien a rejeté ce projet de loi, il nous a envoyé un message signifiant que les crimes haineux ne font pas partie des priorités politiques et que l'homophobie est légitime,» a déclaré M. Le Deroff, d'ILGA Europe.

Il est évident que les liens entre les violations des droits de l'homme, l'homophobie et la santé sont nombreux. Il existe des nuances et des degrés dans la discrimination, depuis la discrimination institutionnelle la plus flagrante, qui interdit les relations sexuelles entre personnes du même sexe, jusqu’au refus de divulguer son orientation sexuelle à un professionnel de la santé par crainte du ridicule. Afin d'assurer un environnement où les personnes peuvent vivre, travailler et aimer en toute sécurité, les gouvernements doivent non seulement satisfaire et protéger les droits des personnes au sein de la communauté LGBT, mais aussi promouvoir ces droits.

L'ONUSIDA s'engage à permettre à toutes les personnes, indépendamment de leur orientation sexuelle, de se protéger contre l'infection à VIH et à toutes celles vivant avec le VIH d'avoir le plein accès à la thérapie antirétrovirale si elles en ont besoin. Il faut donc s'assurer que les organes chargés de l’application de la loi et le système judiciaire protègent les droits de toutes les personnes, y compris les membres de la communauté LGBT. Il faut également s’attaquer aux sentiments homophobes qui entravent la lutte contre le VIH, partout où de tels sentiments peuvent exister.

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L’ONUSIDA et le Fonds mondial s’associent pour renforcer la réponse au VIH dans les pays francophones

22 octobre 2010

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, lors du XIIIe Sommet de la francophonie à Montreux. 23 octobre 2010.
Photo: ONUSIDA/Chironi

L’ONUSIDA et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et leurs partenaires se sont associés lors du XIIIe Sommet de la francophonie, à Montreux, en Suisse, afin d’envisager les façons de renforcer la réponse au VIH dans les pays francophones.

Le partage de compétences et de connaissances relatives à la réponse au sida parmi les 70 pays francophones du monde pourrait considérablement réduire les nouvelles infections au VIH et augmenter l’accès aux services VIH pour les personnes en ayant le plus besoin.

« Les dirigeants de pays francophones doivent continuer à faire avancer la réponse, non seulement dans leurs propres pays, mais aussi au-delà, dans l’ensemble du réseau francophone », a déclaré Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « En créant un fonds de connaissances des réponses au sida les plus fonctionnelles, les nations francophones pourront puiser parmi ces ressources, pour les appliquer aux réponses dans leurs propres pays. »

Une meilleure collaboration entre les pays francophones créerait une vaste base de données de compétences et d’expérience qui pourrait être partagée entre les pays pour développer une réponse plus efficace et performante face à l’épidémie.

Les dirigeants de pays francophones doivent continuer à faire avancer la réponse, non seulement dans leurs propres pays, mais aussi au-delà, dans l’ensemble du réseau francophone.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

L’échange d’informations concernant la mobilisation de ressources, l’utilisation efficace de ressources et le développement de sources innovatrices de financement contribuera aussi à garantir une réponse soutenue et continue à l’épidémie en cette époque de difficultés financières mondiales.

« Le Sommet de la francophonie est un forum important permettant d’unir les pays donateurs aux pays receveurs du Fonds mondial », a dit Michel Kazatchkine, le Directeur exécutif du Fonds mondial. « Il s’agit d’un pont essentiel entre le nord et le sud qui renforce les partenariats, non seulement entre les états et les organisations de société civile, mais aussi de plus en plus avec le secteur privé, renforçant la réponse au sida, ainsi qu’à la tuberculose et au paludisme. »

Le fardeau de l’épidémie mondiale du sida pèse de façon considérable sur les pays francophones d’Afrique, d’Asie de l’Est et des Caraïbes. En 2008, plus de 4 millions de personnes vivant avec le VIH se trouvaient dans les pays francophones, dont 340 000 nouvelles infections au VIH, la plupart d’entre elles en Afrique.

Les discussions se sont tenues autour d’une table ronde lors du XIIIe Sommet de la francophonie à Montreux, en Suisse, où 3 000 délégués, comprenant des chefs d’État et des représentants de haut niveau issus de 70 pays francophones, s’étaient réunis pour promouvoir les relations entre pays francophones.

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L’Université Senghor intègre le SIDA dans son cursus Santé en collaboration avec l’ONUSIDA

21 octobre 2010

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, et le Dr Christian Mésenge, Directeur du département Santé à l’Université Senghor d’Alexandrie. Crédit : ONUSIDA/Chironi

L’ONUSIDA et l’Université Senghor d’Alexandrie ont signé un accord de coopération visant à intégrer un module de 25 heures dédié au SIDA dans le programme universitaire du Master Santé.

Le protocole d’accord a été signé à Genève le 21 octobre 2010 par le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, et M. Albert Lourde, Recteur de l’Université Senghor.

L’accord prévoit également de permettre à un groupe d’étudiants sélectionnés en seconde année de Master d’effectuer leur stage obligatoire d’une durée de trois mois dans différents bureaux nationaux de l’ONUSIDA, en Afrique de l’Ouest et du Centre ainsi qu’en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

L’ONUSIDA certifiera également les cours de formation continue organisés par l’Université en Afrique francophone, si ceux-ci ont trait au SIDA.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération plus vaste signé en décembre 2009 entre l’ONUSIDA et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) afin de renforcer le dialogue institutionnel entre les gouvernements, les partenaires, les acteurs de terrain et la société civile. L’OIF et l’ONUSIDA ont renforcé leur collaboration au profit des populations du monde francophone, en particulier les populations les plus vulnérables.

Les principaux domaines de coopération identifiés avec les opérateurs de la Francophonie pourraient se concrétiser à travers de nouveaux accords sur mesure, construits autour des thèmes de la démocratie et des droits de l’homme, incluant les aspects législatifs du VIH ainsi que l’éducation et la recherche, conjointement avec l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Université Senghor d’Alexandrie.

Ce nouvel accord signé avec l’Université Senghor reflète les liens qui unissent l’ONUSIDA et la Francophonie. Il renforce les moyens des pays francophones en termes de ressources humaines tout en sensibilisant l’opinion à l’épidémie de SIDA et au travail de l’ONUSIDA.

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Sortir d’un conflit : le rôle des femmes dans la reconstruction de communautés meilleures et plus justes

20 octobre 2010

Femmes déblayant les gravats dans les rues de Port-au-Prince, Haïti. Crédit: UN Photo/Sophia Paris  

Trop souvent, ce sont les femmes qui subissent les pires conséquences de la guerre. Dans certaines parties du monde, la violence sexuelle et la violence à l’encontre des femmes sont de plus en plus utilisées comme une arme de guerre et caractérisent de nombreuses crises humanitaires. Le dernier rapport phare du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), L’État de la population mondiale 2010, examine les graves conséquences des conflits et des crises sur les femmes, qui sont alors exposées à l’infection par le VIH, au handicap, à la stigmatisation sociale et au traumatisme psychologique.

La publication du rapport, qui met également en lumière de nombreuses actions positives menées par les individus, par la société civile ou par les gouvernements pour faire face à ce problème, coïncide avec le dixième anniversaire de la Résolution 1325 relative aux femmes, à la paix et à la sécurité. Cette résolution représente le défi que s’est lancé le Conseil de sécurité des Nations Unies pour lutter contre l'exploitation des femmes dans les conflits et contre leur marginalisation dans les processus de paix.

Sous-titré Conflits, crises et renouveau: changements au fil des générations, ce rapport examine l’évolution au cours des 10 années écoulées depuis cette importante résolution. Le rapport est basé sur des témoignages de terrain provenant de plusieurs pays qui ont connu des turbulences et sont maintenant sur la voie – parfois semée d’embûches – du redressement : la Bosnie-Herzégovine, le Libéria, le Timor-Leste et l'Ouganda.

VIH et situations de crise

L'impact du VIH dans les situations de crise est également examiné. La violence sexuelle rend les femmes vulnérables à l'infection par le VIH. L'instabilité sociale, la pauvreté et l'impuissance qui accompagnent souvent les troubles sociaux et les déplacements facilitent également la transmission du VIH en affaiblissant les normes qui régissent le comportement sexuel.

Il faut faire en sorte que les pays ne soient pas seulement reconstruits, mais qu’ils le soient en mieux et dans un esprit de renouveau, en mettant les femmes et les hommes sur un pied d'égalité, avec des droits et des chances pour tous.

Thoraya Ahmed Obaid, Directrice exécutive de l’UNFPA

Le rapport montre comment les femmes et les jeunes doivent surmonter les difficultés et commencer à reconstruire leur vie et leur communauté. Dans le nord de l'Ouganda, où la guerre a fait rage pendant plus de 20 ans, les jeunes travaillent avec la branche locale de la Fondation Straight Talk, une ONG nationale, qui a créé le Centre des jeunes de Gulu. Ce centre est devenu un important prestataire de soins de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes de la région, fournissant notamment des tests de dépistage et des conseils. C’est un service indispensable pour les jeunes femmes de la région, sachant que les adolescentes les plus âgées sont beaucoup plus susceptibles d’être infectées par le VIH.

Femmes et hommes : ensemble pour la paix

Il est également reconnu que les hommes jouent un rôle vital en apportant des changements positifs. Les hommes, qui sont les chefs traditionnels en Afrique et dans la région Asie/Pacifique, tiennent désormais compte des droits et des besoins des femmes dans leurs prises de décisions.

De plus en plus de femmes se font élire, par leurs propres moyens, en tant que responsables locales et prennent une part active dans la reconstruction de la société et dans les situations de post-conflit. Par exemple, au Burundi et au Népal, deux pays touchés par les conflits, les femmes de la société civile ont été reconnues pour leurs efforts et leur rôle crucial tout au long du processus de paix.

Selon l'État de la population mondiale, les personnes concernées, à tous les niveaux, sont à la recherche de moyens pour construire des sociétés nouvelles et saines, où les femmes et les filles ainsi que les hommes et les garçons pourront s'épanouir.

Comme l’a déclaré Thoraya Ahmed Obaid, Directrice exécutive de l’UNFPA, au sujet de ce rapport : «Il faut faire en sorte que les pays ne soient pas seulement reconstruits, mais qu’ils le soient en mieux et dans un esprit de renouveau, en mettant les femmes et les hommes sur un pied d'égalité, avec des droits et des chances pour tous.»

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Campagne axée sur le VIH et le commerce du sexe dans la région Asie/Pacifique

20 octobre 2010

Des travailleurs du sexe ainsi que des représentants du gouvernement et de l’ONU ont participé à la première rencontre sur le VIH et le commerce du sexe organisée dans la région Asie/Pacifique. Crédit : APNSW

«J’ai été arrêté quand la police a vu que j’avais des préservatifs.» «Les droits des travailleurs du sexe sont bafoués.» «Les travailleurs du sexe deviennent clandestins. On ne sait plus où ils sont.»

Ce sont quelques-uns des témoignages échangés lors de la première rencontre de la région Asie/Pacifique sur le VIH et le commerce du sexe, tenue à Pattaya en Thaïlande, du 12 au 15 octobre. Quelque 152 participants venus de huit pays* de la région – dont des travailleurs du sexe, des représentants du gouvernement, de la société civile et des Nations Unies – se sont réunis pour lancer un appel en faveur d’un accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et d’assistance en matière de VIH pour les travailleurs du sexe.

Les travailleurs du sexe subissent directement les effets de lois et pratiques coercitives, qui violent leurs droits humains et entravent l’évolution de la lutte contre le VIH.

Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l’ONUSIDA, responsable de la gestion et des relations extérieures.

Accueillie par le gouvernement royal de Thaïlande et co-organisée par l’ONUSIDA et l’UNFPA, en collaboration avec le réseau Asia-Pacific Network of Sex Workers (APNSW), cette rencontre a permis aux participants de partager leurs stratégies et de développer des plans d’action à mettre en place sur le territoire.

Le commerce du sexe est à l’origine de nombreuses nouvelles contaminations par le VIH dans la région Asie/Pacifique. On estime à 10 millions le nombre de femmes asiatiques qui vendent des services sexuels à 75 millions d’hommes, qui ont à leur tour des relations intimes avec 50 millions d’autres personnes. Dans certains pays de la région, la prévalence du VIH parmi les travailleurs du sexe est proche de 20 %. Les participants ont souligné que les dépenses en matière de services liés au VIH avaient chuté – bien que ces derniers aient fait la preuve de leur utilité – et qu’un tiers seulement des travailleurs du sexe de la région avaient accès aux programmes de prévention du VIH.

Les participants ont également pointé du doigt les nombreuses lois et politiques répressives qui peuvent empêcher les travailleurs du sexe d’avoir accès aux services liés au VIH. « Les travailleurs du sexe subissent directement les effets de lois et de pratiques coercitives, qui violent leurs droits humains et entravent l’évolution de la lutte contre le VIH, » a souligné Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l’ONUSIDA, responsable de la gestion et des relations extérieures, qui assistait à la rencontre. « Il est essentiel d’être à leur écoute. »

Khartini Slamah (APNSW) préside un débat sur les obstacles juridiques et politiques. Crédit : APNSW

Les participants à la rencontre ont écouté ces travailleurs leur expliquer qu’ils étaient fréquemment victimes de harcèlement et de violences, mais également exposés à des accusations et des peines de prison.  Les participants ont fait remarquer que diverses mesures prises dans le cadre de nouvelles lois visant à combattre la traite d’êtres humains dans des pays comme le Cambodge, les îles Fidji et la Thaïlande ont exacerbé cette situation, citant des cas récents où le simple fait d’être en possession d’un préservatif a conduit à des arrestations.

«Nous sommes confrontés quotidiennement à une réalité brutale faite d’arrestations, de violences et de discriminations,» a déclaré Kay Thi Win, présidente d’APNSW et responsable, au Myanmar, d’un programme en direction des populations marginalisées. Ce programme très efficace existe depuis longtemps et il est principalement géré par des travailleurs du sexe actuels ou anciens. «Nous voulons inverser la situation en exigeant que les initiatives conçues ’pour’ nous soient conçues ‘avec’ nous», a-t-elle déclaré.

*Cambodge, Chine, Fidji, Indonésie, Myanmar, Pakistan, Papouasie Nouvelle-Guinée et Thaïlande.

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Développer les services liés au VIH dans le Libéria d’après-guerre

20 octobre 2010

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, SAR la princesse Mathilde de Belgique et une mère de triplés à l’hôpital JKF de Monrovia, Libéria. Photo: ONUSIDA

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, et SAR la princesse Mathilde de Belgique, ambassadrice itinérante de l’ONUSIDA et de l’UNICEF, ont mené à bien une mission de trois jours au Libéria, pays en situation de post-conflit qui s’efforce de développer les services liés au VIH.

«C’est une période critique pour le Libéria. Si nous travaillons ensemble, nous pouvons mettre un coup d’arrêt aux nouvelles contaminations par le VIH » a déclaré M. Sidibé. «Mais si nous laissons passer cette occasion, l’épidémie de SIDA pourrait à nouveau gagner du terrain et faire perdre des vies».

C’est une période critique pour le Libéria. Si nous travaillons ensemble, nous pouvons mettre un coup d’arrêt aux nouvelles contaminations par le VIH.

Michel Sidibé, Directeur exécutif ONUSIDA

Durant leur voyage, M. Sidibé et SAR la princesse Mathilde ont visité plusieurs établissements éducatifs et de santé qui sont à la pointe d’une lutte redynamisée contre le SIDA.

Parmi ces établissements, ils ont visité l’hôpital JFK, dans la capitale Monrovia, qui offre une large gamme de services intégrés en matière de VIH et de santé maternelle. Il dispense des soins prénatals à près de 50 femmes enceintes par mois, notamment le dépistage volontaire ainsi que des conseils et services visant à prévenir la transmission mère-enfant du VIH (PTME). En moyenne, 200 personnes se rendent au centre de traitement antirétroviral de l’hôpital chaque semaine pour recevoir des soins et des traitements.

Obstacles à l’offre de services liés au VIH en milieu rural

Outre les hôpitaux de la capitale, le groupe a également visité l’hôpital Phebe, un établissement rural situé dans la région centrale de Bong. Il offre différents services de soins à près de 329 000 personnes vivant dans quatre comtés. Il est considéré comme l’un des principaux établissements en matière de services liés au VIH : traitements antirétroviraux, dépistage volontaire et conseils, services de PTME et traitement de la tuberculose. Un total de 67 personnes vivant avec le VIH bénéficient de ces services et 35 sont en traitement.

L’éducation est un élément essentiel ; les garçons et les filles doivent être éduqués dans le respect les uns des autres.

SAR la princesse Mathilde

Néanmoins, les centres de santé ruraux font face à des problèmes particuliers dans la fourniture des soins de santé. Par exemple,  la machine qui sert à mesurer le taux de CD4 permettant de suivre l’évolution du virus est tombée en panne il y a deux semaines et l’hôpital ne sait pas quand elle pourra être réparée.

« Nous sommes confrontés à de nombreux défis. Nous avons des problèmes de suivi et nous perdons environ un cinquième des personnes séropositives » a déclaré le Dr Garfee Williams, Directeur médical de l’hôpital Phebe. « Cela est dû à de nombreuses raisons : il y a bien sûr des problèmes de discrimination, mais aussi un manque de ressources. Nous n’avons tout simplement pas assez de personnel pour visiter les communautés et dispenser les soins nécessaires ».

Le Libéria souffre d’une épidémie de SIDA généralisée. Selon les dernières données, 35 000 personnes vivaient avec le VIH en 2007 et 2 300 personnes sont mortes d’une maladie liée au SIDA la même année.

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Le Bénin, l’UE et l’ONUSIDA unissent leurs forces pour fournir un appui technique à la lutte contre le VIH

19 octobre 2010

Mémorandum d’accord sur la mise en œuvre d’un plan d’appui technique à la lutte contre le SIDA au Bénin

Signature du protocole d’accord par Madame l’ambassadeur Françoise Collet pour l’Union européenne au Bénin, le Dr Antoinette Obey Megnigbeto pour le gouvernement du Bénin, et M. Baruani Kilundu Yuma au nom de l’ONUSIDA, Bénin, 14 octobre 2010. Photo: ONUSIDA

Le 14 octobre, l’Union européenne (UE), le gouvernement du Bénin et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) ont signé un mémorandum d’accord pour un plan d’appui technique visant à améliorer la coordination de la lutte contre le SIDA, au Bénin, et la mise en œuvre des subventions du Fonds mondial.

Le plan d’appui technique définit les lacunes des actions nationales de lutte contre le SIDA et identifie les points nécessitant un soutien technique. Il est essentiel de privilégier et de mieux coordonner les efforts conjoints des programmes nationaux stratégiques de lutte contre l’épidémie du VIH.

Le but du nouveau plan est d’aider l’autorité de coordination nationale contre le SIDA à gérer, coordonner et superviser de façon plus efficace l’appui technique apporté par les organisations partenaires, nationales et internationales.

Le Bénin est l’un des premiers pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre à avoir mis en place un plan d’appui technique. Ce plan a été développé selon une méthode globale, avec l’assistance du Dispositif d’appui technique pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et de l’équipe régionale de l’ONUSIDA à Dakar. Le gouvernement national, les partenaires bilatéraux ou multilatéraux et la société civile ont identifié les obstacles fonctionnels à la lutte nationale contre le SIDA. Parmi les principaux défis figure l’affectation des ressources financières existantes, la coordination et les services de prévention de la transmission mère-enfant. Les actions requises pour relever ces défis ont été planifiées par le biais de ce processus.

Ce plan permettra de renforcer les capacités de coordination de la lutte nationale contre le SIDA au Bénin et améliorera la mise en œuvre des subventions du Fonds mondial.

M. Baruani Yuma Kilundu, coordonnateur pays ONUSIDA, Bénin

Souhaitons que la mise en œuvre de ce plan tire profit de cette approche globale et permette de renforcer le consensus entre les partenaires pour la planification et la mise en œuvre des programmes de lutte contre le VIH au Bénin.

Le mémorandum d’accord a été signé par Mme Françoise Collet, ambassadeur et Chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin, le Dr Antoinette Obey Megnigbeto, Secrétaire permanente du Comité national de lutte contre le SIDA pour le gouvernement du Bénin et, au nom de l’ONUSIDA, par M. Baruani Kilundu Yuma, coordonnateur pays de l’ONUSIDA pour le Bénin.

« Ce plan permettra de renforcer les capacités de coordination de la lutte nationale contre le SIDA au Bénin et améliorera la mise en œuvre des subventions du Fonds mondial » a déclaré M. Baruani Yuma Kilundu lors de la signature de l’accord.

Le Bénin a reçu du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme 70 millions de dollars US pour la programmation de la lutte contre le VIH, et 60 millions de dollars doivent encore être attribués dans le cadre de la 9e série de financement.

L’ONUSIDA favorisera la coordination et la mobilisation des ressources pour garantir la mise en œuvre du plan d’appui technique et l’UE a approuvé l’octroi de 500 000 dollars US pour soutenir sa mise en œuvre sur 3 ans, soit 70 % du besoin total.

Le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le pays est estimé à 64 000, ce qui représente 1,2 % de l’ensemble de la population. On constate des différences significatives entre la population urbaine et rurale. On observe également que les femmes sont les plus touchées par le VIH, dans une proportion de 1,5 % contre 0,8 % chez les hommes.

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Le Libéria lance un plan d’action national visant à améliorer la santé des femmes et des filles

18 octobre 2010

La présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, SAR la princesse Mathilde de Belgique et le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, à Monrovia, le 18 octobre 2010. Photo: ONUSIDA

Après une guerre civile de 14 ans, le Libéria a été confronté à de nombreux défis qui ont aggravé la vulnérabilité des femmes et des filles face au VIH, notamment la violence liée au sexe, la pauvreté, les déplacements de populations et l’accès limité à l’éducation et aux services de santé.

Les femmes et les filles représentent 58 % des 36 000 personnes estimées vivant avec le VIH au Libéria. La prévalence du VIH parmi les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans est environ trois fois plus élevée que parmi les jeunes hommes.

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, première femme démocratiquement élue à la tête d’un État africain, a annoncé aujourd’hui un programme national visant à améliorer la santé et le bien-être des femmes et des filles. Lancé en collaboration avec SAR la princesse Mathilde de Belgique, ambassadrice itinérante de l’ONUSIDA et de l’UNICEF, le nouvel Agenda pour l'intensification des mesures concernant les femmes, les filles, l'égalité entre les sexes et le VIH poursuit les objectifs suivants:

  • Améliorer la collecte et l’analyse des données afin de mieux comprendre l’impact de l’épidémie de VIH sur les femmes et les filles au Libéria.
  • Accélérer l’accès aux services liés à la procréation et au VIH à l’intention des femmes et des filles.
  • Accroître les efforts pour mettre un terme à la violence contre les femmes et les filles

Je félicite la présidente Sirleaf pour son adhésion à cet Agenda et pour avoir reconnu et soutenu les ressources naturelles les plus précieuses de son pays : les femmes et les filles.

Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

L’agenda national du Libéria est basé sur un plan d’action mondial développé par l’ONUSIDA et ses partenaires afin de lutter contre les inégalités entre les sexes et les violations des droits de l’homme, qui exposent davantage les femmes et les filles au risque de contamination par le VIH. S’exprimant à l’occasion d’une campagne de lancement à Monrovia, la présidente Sirleaf a déclaré qu’elle était fière de l’initiative du Libéria, premier pays à lancer cet Agenda.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, en visite officielle au Libéria avec la princesse Mathilde et l’UNICEF, a salué les autorités libériennes pour avoir placé le SIDA et les violences sexuelles au cœur des efforts de redressement post-conflit du pays.

« Je félicite la présidente Sirleaf pour son adhésion à cet Agenda et pour avoir reconnu et soutenu les ressources naturelles les plus précieuses de son pays : les femmes et les filles », a déclaré M. Sidibé. « Les femmes sont le pilier de la vie, de la famille, de la communauté et des soins ».

La princesse Mathilde a centré ses remarques sur l’importance essentielle de l’éducation dans la résolution des problèmes de la nation. « L’éducation est liée au bien-être des enfants », a-t-elle insisté. « Elle donne aux femmes la possibilité de devenir économiquement autonomes. Elle leur offre la possibilité de décider des questions qui concernent leur propre vie. Elle leur donne une voix pour défendre leurs propres intérêts ».

Lors de cette mission conjointe de 3 jours au Libéria, qui se terminait aujourd’hui, des réunions ont eu lieu avec de hautes autorités gouvernementales, des associations de personnes vivant avec le VIH et des prestataires médicaux et de santé.

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