Feature Story
Les Capitaines du Championnat d’Afrique de football féminin « donnent un carton rouge au sida » pour mettre fin à la transmission mère-enfant du VIH
04 novembre 2010
04 novembre 2010 04 novembre 2010
Championnat d’Afrique féminin 2010, match du groupe A : Afrique du Sud contre Tanzanie, 31 octobre 2010 Photo : CAF
Les capitaines des huit équipes nationales participant au Championnat 2010 d’Afrique de football féminin – édition 2010, en Afrique du Sud, se sont unies pour soutenir la campagne Carton rouge contre le sida, visant à mettre fin à la transmission mère-enfant du VIH.
La campagne a été initiée lors de la Coupe du monde 2010 de la FIFA par le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé et Kirsten Nematandani, Présidente de l’Association de football sud-africain (SAFA). Elle renforce les efforts mondiaux à l’élimination virtuelle de la transmission mère-enfant du VIH d’ici à 2015.
Lors de la cérémonie d’ouverture du Championnat de football féminin, le 31 octobre au stade de Sinaba à Benoni, en Afrique du Sud, les capitaines des équipes qualifiées d’Algérie, du Cameroun, du Ghana, du Mali, du Nigeria, de Tanzanie et d’Afrique du Sud ont lu cet appel :
« En tant que capitaines et joueurs d’équipes participant au Championnat de football féminin d’Afrique 2010 en Afrique du Sud, nous enjoignons les joueurs de foot et les supporters de toute l’Afrique à célébrer la vie et à empêcher la mort de mères et l’infection de bébés par le VIH… Ensemble, Donnons un carton rouge au sida pour empêcher la mort de mères et l’infection de bébés par le VIH ».
Chaque année, on estime à 430 000 le nombre de bébés nés dans le monde infectés par le VIH, la plupart en Afrique. Dans de nombreuses régions africaines, les maladies liées au sida sont la principale cause de décès de nouveau-nés et de jeunes enfants. Le VIH est aussi la principale cause de mortalité et de maladie parmi les femmes en âge de procréer dans le monde.
Le football représente l’une des voix les plus importantes dans le monde, et la SAFA, en tant qu’émissaire du football en Afrique du Sud, a décidé de joindre sa voix aux nombreuses voix qui font avancer la réponse au VIH dans le monde
Kirsten Nematandani, Présidente de l’Association de football en Afrique du Sud
M. Nematandani a expliqué pourquoi la SAFA soutient la campagne lors de ce tournoi. « Le football représente l’une des voix les plus importantes dans le monde, et la SAFA, en tant qu’émissaire du football en Afrique du Sud, a décidé de joindre sa voix aux nombreuses voix qui font avancer la réponse au VIH dans le monde. » Elle a conclu, « Il n’existe pas de meilleure façon d’en faire la démonstration que de le répéter continuellement lors de ces importants matchs de tournoi. »
Les capitaines d’équipe se sont aussi engagés à lire l’appel avant le coup d’envoi de chacun des 14 matchs qui se joueront dans le cadre du championnat, qui se terminera le 14 novembre 2010.
Related
Feature Story
Le Réseau de partenariat sur le VIH dans les prisons en Afrique (AHPPN) reçoit un prestigieux prix international
02 novembre 2010
02 novembre 2010 02 novembre 2010
Le Directeur exécutif de l’ICPA, M. Ed Wozniak, présentant le prix au Dr. Fabienne Hariga, Experte de la Section du VIH/sida à l’UNODC, qui a reçu le prix au nom du réseau.
Le Réseau de partenariat sur le VIH dans les prisons en Afrique (AHPPN) a reçu le prestigieux Healthcare Award 2010, octroyé par l’International Corrections and Prisons Association (ICPA, Association internationale de l’exécution des peines et des affaires pénitentiaires). Le prix a été décerné lors de la Conférence annuelle de l’Association, qui s’est déroulée à Gand, en Belgique, du 24 au 29 octobre.
Le Directeur exécutif de l’ICPA, M. Ed Wozniak, a noté que le prix avait été donné au regard du « travail remarquable et innovateur dans le domaine du VIH dans le cadre du Réseau de partenariat sur le VIH dans les prisons en Afrique (AHPPN) ».
L’AHPPN est une initiative de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC). Il a été créé pour soutenir l’effort des gouvernements visant à élever une réponse efficace et fondée sur les droits de l’homme contre le VIH et la tuberculose dans les prisons africaines, et à présenter une plateforme de coopération et d’action nationale, internationale et multisectorielle.
Selon un rapport de l’UNODC de 2007, les données suggèrent une prévalence du VIH élevée parmi les prisonniers africains, par rapport à la population générale adulte. Une étude citée dans le rapport indique une prévalence du VIH de l’ordre de 40 % parmi les prisonniers dans certaines prisons d’Afrique du Sud. (L’étude a été menée dans un nombre limité de prisons et n’est pas considérée comme étant représentative de l’intégralité de la population des prisons d'Afrique du Sud).
Officiellement lancé en novembre 2009 par l’UNODC, en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé, de la Banque mondiale et de l’ONUSIDA, le travail de l’AHPPN est guidé par la croyance qu’un « système carcéral sain équivaut à une santé publique saine ».
Les efforts du réseau comprennent un nouveau site Web, ainsi qu’un questionnaire exhaustif de données visant à collecter des données à jour et sûres sur le VIH en milieu carcéral.
Le Dr. Fabienne Hariga, Experte de la Section du VIH/sida à l’UNODC et M. Percy Chato, membre du Comité directeur de l’AHPPN et de la Commission zambienne des prisons ont reçu la Healthcare Award de l'ICPA au nom de l'AHPPN.
Related
Feature Story
Des progrès dans la réponse au VIH aux Caraïbes, mais les lois punitives continuent à entraver l’accès aux services pour les plus vulnérables
01 novembre 2010
01 novembre 2010 01 novembre 2010
L’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan (à gauche), le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé (au centre) et Mme. Sarah Wescot-Williams, Premier ministre de St Maarten. Photo : ONUSIDA
Lors de la 10e assemblée générale du Partenariat Pan-Caraïbe de lutte contre le VIH/sida (PANCAP), organisée à St Maarten, aux Antilles néerlandaises, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé a rejoint l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan et les dirigeants des Caraïbes pour faire le point des progrès, obstacles et leçons retenus dans le cadre de la réponse régionale à l’épidémie du VIH au cours de la dernière décennie.
A l’ouverture de l’assemblée, M. Sidibé a loué les dirigeants de la région, qui avaient fait une priorité du VIH en termes de développement et a souligné le rôle critique que peut jouer le PANCAP pour accélérer la réponse au VIH. « Le PANCAP est l’outil qui nous permet de trancher en faveur de la justice sociale dans les Caraïbes », a-t-il dit.
L’homophobie blesse dans tous les coins qu’elle hante, des salles de classe aux salles d’audience.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
Selon un nouveau rapport de l’ONUSIDA, The Status of the HIV epidemic in the Caribbean, on comptait entre 210 000 et 270 000 de personnes vivant avec le VIH aux Caraïbes en 2008. Haïti et la République dominicaine représentent environ 70 % de toutes les personnes vivant avec le VIH dans la région. Dans les Caraïbes anglophones, la Jamaïque est le pays le plus touché par l’épidémie : on estime à 27 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH.
Le rapport cite nombre d’accomplissements dans la réponse régionale au VIH. Plus de 90 % des femmes enceintes dans onze pays des Caraïbes bénéficient désormais d’un dépistage du sida chaque année. Environ 52 % des femmes enceintes bénéficient de services préventifs en matière de transmission mère-enfant du VIH, ce qui a entraîné une baisse de 18 % des nouvelles infections au VIH parmi les enfants en 2008.
Les gouvernements de la région ont mis un traitement antirétroviral à la disposition de 51 % des personnes dans le besoin en 2008 – une augmentation de taille par rapport à seulement 1 % en 2004. L’accès plus important au traitement antirétroviral sauve des vies : Depuis 2001, les décès liés au sida ont chuté d’environ 40 % dans la région.
La Criminalisation de l’homosexualité
Les deux-tiers des pays des Caraïbes continuent à criminaliser l’homosexualité. Dans les pays où l’homophobie est institutionnalisée par la loi, la stigmatisation et la discrimination contre les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes sont soulignées. L’homophobie bloque l’accès aux programmes de prévention du VIH et a un impact négatif sur la qualité des soins que peuvent recevoir les personnes vivant avec le VIH.
« Imaginez être un homosexuel dans un tel environnement. Feriez-vous en toute confiance un dépistage VIH, demanderiez-vous des renseignements sur la prévention ou les traitements ? » a demandé M. Sidibé. « L’homophobie blesse dans tous les coins qu’elle hante, des salles de classe aux salles d’audience », a-t-il ajouté.
La Prévention du VIH n’atteint pas les populations clefs
Parmi les HSH, la prévalence du VIH varie entre une estimation de 6,1 % en République dominicaine à environ 32 % en Jamaïque. La prévalence du VIH parmi les professionnelles du sexe – une autre population clef de la région très affectée – varie entre 2,7 % en République dominicaine et 27 % en Guyane.
Selon le rapport de l’ONUSIDA, les programmes de prévention du VIH atteignent moins de 40 % des HSH et moins de 50 % des professionnelles du sexe dans la région. Les participants de l’assemblée ont conclu que l’élargissement des services VIH aux plus vulnérables à l’infection serait crucial à une réponse régionale efficace au VIH.
Feature Story
Lebo M, l’ambassadeur itinérant de l’ONUSIDA en visite au siège de l’ONUSIDA
01 novembre 2010
01 novembre 2010 01 novembre 2010
Lebo M avec le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibe. Genève. 28 octobre 2010. Photo : ONUSIDA
Lebo M, l’ambassadeur itinérant sud-africain de l’ONUSIDA, s’est rendu la semaine dernière au siège de l’ONUSIDA à Genève pour participer à une concertation autour des façons dont la sensibilisation au sida peut tirer profit des mondes du sport et de la culture. Puisant dans sa perspective tirée de son succès en tant que producteur de spectacles mondiaux comme Le Roi Lion et la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde FIFA de 2010, il a livré sa vision.
Pendant son séjour, il a également participé à une série de briefings techniques sur la stratégie de l’ONUSIDA en matière de prévention de la transmission mère-enfant du VIH, une question qui lui tient à cœur et pour laquelle il investit beaucoup de temps. Lebo a aussi eu l’occasion d’entendre des récits relatant la stigmatisation, la discrimination et les restrictions de voyage visant les personnes vivant avec le HIV et a été informé des progrès relatifs à l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien du VIH.
Lebo a rencontré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibe, ainsi que les Directeurs généraux adjoints, M. Paul De Lay et Mme. Jan Beagle, qui ont exprimé leur soutien et leur encouragement pour son rôle de sensibilisation à la réponse au sida, en tant qu’Ambassadeur itinérant.
Related
Feature Story
M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, visite un centre de santé « tout en un » offrant des services de prise en charge du VIH à Hanoï, au Viêt Nam.
29 octobre 2010
29 octobre 2010 29 octobre 2010
Le Secrétaire général Ban et le Vice-Premier Ministre du Viêt Nam, S. Em. Truong Vinh Trong, discutant avec des personnes vivant avec le VIH et suivant un traitement à la méthadone pour toxicomanie et un traitement antirétroviral au centre de santé de Tu Liem. Le 29 octobre 2010. ONU Viêt Nam/Doan Bao Chau
Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a rendu visite à un centre de santé « tout-en-un » offrant des services de prise en charge du VIH à Hanoï, au Viêt Nam, le 29 octobre, accompagné de S. Em. M. Truong Vinh Trong, Vice-Premier Ministre et Président du Comité national sur le sida, de S. Em. Nguyen Quoc Trieu, ministre de la Santé, S. Em. Nguyen Thi Kim Ngan, Ministre du travail – Invalides et Affaires sociales, et de S. Em. Le The Tiem, Vice-Ministre de la Sécurité publique, ainsi que de délégués de l’ONUSIDA dans les pays.
L’épidémie du VIH au Viêt Nam est concentrée parmi les populations clefs à risque élevé. Bien que la prévalence parmi les adultes âgés de 15 à 49 ans soit estimée à 0,44 %, au Cambodge, celle-ci est considérablement plus élevée parmi les HSH, les personnes qui s’injectent des drogues et les professionnels du sexe. Par exemple, la prévalence du VIH parmi les personnes qui s’injectent des drogues est située à environ 30 %, allant jusqu’à 50 % dans certaines provinces.
La réponse au VIH du Viêt Nam a bénéficié du plus grand engagement politique de ces dernières années. Lors de sa visite au Centre de santé, le Vice-Premier Ministre, S. Em. Truong Vinh Trong a souligné que le « Viêt Nam envisage de transformer la réponse nationale au VIH en un Programme d’objectif national. Ceci contribuera à assurer la durabilité de la réponse au VIH et à atteindre l’Objectif du Millénaire sur le VIH. »
Le Centre de santé du district de Tu Liem, à Hanoï, offre des services liés au VIH, y compris les conseils et tests VIH et l’éducation par les pairs aux populations clefs à risque plus élevé. Le centre distribue également des préservatifs et des aiguilles et seringues propres. Récemment, un programme gouvernemental a été lancé visant à offrir un traitement d’entretien à la méthadone, faisant partie du déploiement de cliniques de traitement à la méthadone à travers le pays.
Ce centre de santé ne fait pas qu’empêcher la propagation du VIH. Il ne s’agit pas simplement de réduire le nombre de morts du sida au Viêt Nam. Votre action a des répercussions bien plus importantes. Vous donnez vie aux personnes qui contribueront au développement et au succès du Viêt Nam.
M. le Secrétaire général Ban
« Ce centre de santé ne fait pas qu’empêcher la propagation du VIH. Il ne s’agit pas simplement de réduire le nombre de morts du sida au Viêt Nam. Ce que vous accomplissez est beaucoup plus important, » a dit le Secrétaire général Ban à l’équipe travaillant au centre de santé du district de Tu Liem. « Vous donnez vie aux personnes qui contribueront au développement et au succès du Viêt Nam. »
Le Secrétaire général Ban s’est aussi adressé aux personnes vivant avec le VIH qui reçoivent de la méthadone dans le cadre d’un traitement des toxicomanes ainsi qu'un traitement antirétroviral. De nombreuses personnes du centre ont confié au Secrétaire général à quel point la méthadone avait changé leur vie.
Le Secrétaire général Ban a remercié les participants d’avoir soutenu les personnes vivant avec le VIH et a insisté sur l’importance que revêt le fait de répondre aux questions comme la stigmatisation et la discrimination afin de leur permettre un accès aux services VIH dans la dignité.
« Le Viêt Nam a considérablement intensifié sa réponse au VIH au cours des dernières années et a assisté à des progrès de taille. « J’enjoins la communauté internationale à soutenir les engagements pris envers ce pays, de façon à assurer une réponse soutenue à l’épidémie, et à ne pas retirer leur financement », a conclu M. Murphy, Directeur de pays de l’ONUSIDA, parlant au nom de l’équipe de pays des Nations Unies.
Related
Feature Story
Le Directeur exécutif de l’UNICEF lance une approche innovatrice visant à éliminer la transmission mère-enfant du VIH au Kenya
29 octobre 2010
29 octobre 2010 29 octobre 2010Une version de ce sujet a été publiée sur unicef.org
Photo: UNICEF/NYHQ2010-1057/Susan Markisz
Le 29 octobre, Anthony Lake, Directeur exécutif de l’UNICEF, a rejoint le gouvernement kenyan et d’autres partenaires, pour lancer une approche innovatrice visant à éliminer la transmission du VIH entre les mères et leurs bébés (PTME).
L’initiative comprend un ensemble d’activités et de fournitures, dont un « Kit maman-bébé » comprenant des médicaments antirétroviraux et des antibiotiques, que les mères pourront facilement administrer chez elles.
Le « Kit maman-bébé » fait partie de l’Initiative gouvernementale Maisha, visant à créer des zones sans transmission de la mère à l’enfant. Ce programme pionnier est conçu pour contribuer à l’éradication virtuelle de la transmission mère-enfant du VIH et du sida chez les enfants d’ici à 2013 dans les provinces de Nyanza et de la vallée du Rift, où vivent environ la moitié de tous les enfants kenyans atteints du VIH, et d’ici à 2015 pour l’ensemble du pays. Sans traitement, environ la moitié de tous les bébés nés avec le VIH mourront avant leur deuxième anniversaire.
Maisha signifie ‘vie’ en Kiswahili, et c’est à mon avis la meilleure façon de décrire un programme ayant un tel potentiel pour sauver autant de vies.
Anthony Lake, Directeur exécutif de l’UNICEF
M. Lake a loué le gouvernement kenyan pour la façon dont il s’est engagé à adopter des mesures révolutionnaires visant à élargir et renforcer la qualité des services PTME. « Maisha signifie ‘vie’ en Kiswahili, et c’est à mon avis la meilleure façon de décrire un programme ayant un tel potentiel pour sauver autant de vies », a-t-il dit. « L’Initiative Maisha constitue un pas important vers notre objectif commun d’éliminer virtuellement la transmission du virus entre la mère et l’enfant au Kenya ».
Le lancement au Kenya du « Kit maman-bébé » marque le début d’une phase de mise en œuvre qui se déroulera dans quatre pays, dont le Cameroun, le Lesotho et la Zambie. Il doit avoir lieu jusqu’au milieu de l’année 2011. Lors de cette phase initiale, UNICEF et ses partenaires observeront de près l’adhésion du kit par les femmes, ainsi que la qualité des réserves et de la distribution.
Les Kits maman-bébé arrivent à Nairobi. Ils sont déchargés vers un camion UNICEF, pour ensuite être distribués dans d’autres régions du Kenya. Photo : UNICEF Kenya/2010/Joseph Munga
Les kits ont été développés par l’UNICEF, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), UNITAID, entre autres partenaires. Les travailleurs sanitaires de cliniques de consultations prénatales les distribueront aux femmes vivant avec le VIH, mais n’ayant pas encore besoin de traitement antirétroviral pour leur propre santé. L’initiative est conçue de façon à atteindre les femmes enceintes séropositives, mais qui risqueraient autrement de ne pas retourner à une clinique à la suite de leur diagnostic.
L’initiative bénéficie du soutien financier d’un grand nombre de partenaires, dont le gouvernement des Etats-Unis, les Comités nationaux de l’UNICEF, la Clinton Health Access Initiative (CHAI) et le programme Mothers-to-Mothers (M2M).
Bien que la prévalence du VIH au Kenya ait baissé de façon importante, le nombre de nouvelles infections par an s’élève encore à 22 000 pour les bébés, en raison de la transmission de mère à enfant. En tout, on estime à 1,4 million le nombre de personnes vivant avec le VIH dans ce pays, dont environ 81 000 femmes enceintes.
Feature Story
M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, visite une clinique de traitement à la méthadone au Cambodge
29 octobre 2010
29 octobre 2010 29 octobre 2010
Le Secrétaire général, Ban Ki-moon, passe une dose de méthadone à un patient à la première clinique de méthadone du Cambodge, à Phnom Penh, le 28 octobre 2010.
Près de 10 % des infections au VIH mondiales surviennent lors de l’usage risqué de drogues injectables. Le partage d’aiguilles contaminées et de matériel d’injection peut facilement transmettre le VIH. Parmi les quelques 15,9 millions de personnes estimées s’injecter des drogues, 3 millions sont infectées au VIH.
Lors d’une visite récente à une clinique de traitement à la méthadone au Cambodge, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a loué les autorités gouvernementales et les travailleurs sanitaires pour leurs efforts visant à réduire les infections au VIH et les risques liés à la toxicomanie parmi les utilisateurs de drogues injectables. Ouverte en juillet 2010, la clinique a atteint à ce jour un total de 61 patients.
Ce programme de traitement d’entretien à la méthadone offre un service important, non seulement aux personnes souffrant de dépendance, mais aussi à la communauté au sens large.
M. Ban Ki-moon, Secrétaire général
« Ce programme de traitement d’entretien à la méthadone offre un service important, non seulement aux personnes souffrant de dépendance, mais aussi à la communauté au sens large », a dit le Secrétaire général Ban, après une visite de la clinique au Khmer Soviet Friendship Hospital. « La recherche démontre que de telles initiatives sont plus efficaces que l’incarcération pour répondre aux problèmes sociaux causés par la dépendance ».
Le traitement de substitution aux opioïdes par méthadone ou buprénorphine est l’une parmi de nombreuses mesures factuelles et prouvées réduisant les infections au VIH et les risques liés à la toxicomanie. On peut compter parmi celles-ci l’accès à un matériel d’injection stérile, les conseils et tests VIH, le traitement antirétroviral, l’encouragement de l’usage de préservatifs visant les utilisateurs de drogues et leurs partenaires sexuels et la communication avec la communauté locale.
Bien que les pays adoptent de plus en plus souvent de telles mesures de réduction des risques, la couverture reste faible. Selon le Groupe de référence de l’ONUSIDA sur le VIH et les drogues injectables, seuls 8 % des utilisateurs de drogues injectables mondiaux reçoivent un traitement de substitution aux opioïdes et seuls 4 % des utilisateurs de drogues injectables séropositifs reçoivent un traitement antirétroviral. Seules deux seringues sont distribuées chaque mois à chaque utilisateur de drogue injectable.
L’expérience a démontré que les approches uniquement répressives ont un impact limité sur la réduction de la consommation de drogues et des crimes liés à cette consommation. Les lois criminalisant la possession de matériel d’injection ou les traitements de substitution constituent des obstacles de taille à la réponse au VIH, dans la mesure où la crainte de mesures criminelles et répressives oblige de nombreux utilisateurs de stupéfiants à se cacher, leur faisant ainsi perdre l’occasion de stabiliser leur vie.
Related
Thailand’s Mplus: HIV services delivered in style
13 décembre 2022
Preventing transmission and tackling stigma: The power of U=U
12 décembre 2022
Feature Story
Le VIH et les conflits : établir des liens et la nécessité de l’accès universel
27 octobre 2010
27 octobre 2010 27 octobre 2010Un supplément spécial de la Revue des Migrations Forcées
Camp pour personnes déplacées de Kibati, en RDC. Photo: Christian Als
Les interconnexions entre les conflits et le VIH sont complexes. Le VIH touche les vies de nombreuses personnes sous le joug de conflits : la population civile, mais aussi les protagonistes, ainsi que les personnes dont le rôle est de garantir la sécurité pendant et après ces conflits.
Lors de conflits, les populations peuvent être sujettes à des déplacements en masse et à des violations des droits humains, y compris les violences sexuelles, voire soumises à des conditions de pauvreté et d’impuissance qui pourraient contraindre certains à devenir des professionnel(le)s du sexe pour survivre. En outre, les infrastructures peuvent se retrouver endommagées et la prévention et les services de santé perturbés. De telles conditions mettent les populations à un risque accru d’infection au VIH, les femmes et les enfants étant plus spécifiquement vulnérables.
Un supplément spécial sur le VIH a été publié par la Revue des Migrations Forcées, avec la participation de l’ONUSIDA. Cette édition repose en grande partie sur le travail de l’Initiative sur le sida, la sécurité et les conflits qui a entrepris des recherches sur un nombre considérable d’années en vue de rassembler des preuves et d’avances des analyses sur les liens entre le VIE et les conflits.
Des programmes conçus spécifiquement pour garantir l’accès universel aux groupes vulnérables doivent devenir partie intégrante des politiques et stratégies nationales en matière de VIH, ainsi qu’un élément-clef des priorités de la communauté internationale, selon l’article de l’ONISIDA.
L’analyse examine comment atteindre un accès plus important et de meilleure qualité à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien du VIH pour les populations, pendant et après les conflits. Elle conclut qu’il est peu probable que l’Objectif 6 du Millénaire pour le développement puisse être atteint si les services VIH n’atteignent pas les populations déplacées et les migrants, quelque soit leur sérologie VIH, ainsi que les services en uniforme qui sont en relation avec ces populations.
Le supplément présente une sélection d’études de cas de l’ASCI, ainsi que de nombreux articles sur le sujet, en réponse à l’appel à articles de la Revue des Migrations Forcées. L’ONUSIDA et ses coparrainants, le FNUAP et le HCR, ainsi que plusieurs partenaires de recherche variés ont contribué des articles. En outre, Dr. Nafis Sadik, l’envoyé spécial du Secrétaire général pour le VIH/sida en Asie et dans le Pacifique, a écrit un papier sur les liens entre la migration forcée et le VIH en Asie.
Téléchargez la revue complète ici.
Related
Feature Story
Les dirigeants africains appellent au renforcement de la lutte contre le SIDA en Zambie
26 octobre 2010
26 octobre 2010 26 octobre 2010
M.Festus Mogae, ancien président du Botswana (centre), Professeur Miriam Were, ancienne présidente du Conseil national de lutte contre le SIDA du Kenya (gauche), et Hon A. K. Mwanamwambwa, président de l’Assemblée nationale de Zambie (droite). Crédit : UN/Sirak Gebrehiwot
Lors d’une récente mission en Zambie, les Champions pour une génération sans VIH, une organisation de dirigeants africains comprenant d'anciens présidents et diverses personnalités influentes, se sont réunis avec des responsables gouvernementaux de haut niveau pour faire progresser la lutte contre le SIDA en Zambie. Le président zambien Rupiah Banda a dévoilé, en présence des Champions, une nouvelle stratégie nationale de lutte contre le sida visant à accroître l'accès aux traitements antirétroviraux et à réduire de 50 % les infections par le VIH en Zambie d'ici 2015.
La Zambie détient l’un des taux de prévalence du VIH les plus élevés au monde. Selon les dernières estimations de l'ONUSIDA, 15,2 % de la population adulte vit avec le VIH et plus de 80 000 adultes sont infectés par le VIH chaque année. Pour deux personnes qui entament un traitement antirétroviral, on estime que cinq nouvelles personnes sont infectées par le virus.
Sous la conduite de M. Festus G. Mogae, ancien président du Botswana, la délégation des Champions a rencontré des autorités gouvernementales, des chefs traditionnels, des représentants de la société civile, des personnes vivant avec le VIH et des acteurs du développement. M. Mogae a incité les dirigeants locaux à lutter pour la quasi-élimination de la transmission mère-enfant du VIH à travers l'exemple du Botswana, où le taux de nourrissons séropositifs, nés de mères séropositives, est passé de 20 % en 2003 à moins de 4 % en 2007.
La culture est importante, mais si votre culture ou vos traditions vous tuent, vous devez envisager d’en changer.
Le professeur Miriam Were
Durant leur séjour en Zambie, les Champions ont souligné l'importance de la prévention des nouvelles infections par le biais d’interventions qui ont fait leurs preuves, y compris la circoncision masculine et l'utilisation correcte et régulière du préservatif. La violence sexiste et le lourd fardeau que fait peser le VIH sur les femmes ont également été abordés de front.
« La culture est importante, mais si votre culture ou vos traditions vous tuent, vous devez envisager d’en changer, » a déclaré le professeur Miriam Were, membre de la délégation des Champions et ancienne présidente du conseil national de lutte contre le SIDA du Kenya.
Les Champions ont débattu ouvertement de la viabilité financière de la lutte contre le VIH dans la région et de la nécessité d'agir rapidement pour être efficace. « Un bâton qui est loin ne peut pas tuer un serpent tout près de vous, et si vous lui appuyez sur la queue en attendant que votre voisin vienne lui frapper la tête, vous serez en difficulté, » a déclaré le Dr Speciosa Wandira, ancienne vice-présidente de l'Ouganda.
Related
Cities leading the way to achieving key targets in the HIV response
27 septembre 2023
Feature Story
L'ONUSIDA organise une consultation sur le sport pour une mobilisation mondiale
26 octobre 2010
26 octobre 2010 26 octobre 2010
Photo: ONUSIDA
Le sport a la capacité de fédérer et de mobiliser les gens partout dans le monde ; il peut donc être un puissant outil de promotion, que ce soit à l’échelle mondiale ou communautaire. Consciente du potentiel du sport pour sensibiliser à la question du SIDA, l'ONUSIDA a organisé une consultation avec les représentants de plusieurs organisations sportives et divers experts, du 24 au 26 octobre à Genève, pour examiner les initiatives actuelles et les projets d’activités futures.
« Le sport exerce une influence et un impact énormes partout dans le monde, depuis le plus haut niveau (les championnats du monde) jusqu’au village le plus reculé, où des enfants jouent au football avec un ballon fait maison, » a déclaré le Directeur exécutif de l'ONUSIDA à l'ouverture de la consultation. « Le renforcement de la coopération avec le monde du sport peut dynamiser de façon unique la lutte mondiale contre le SIDA et nous aider à atteindre tous les Objectifs du Millénaire pour le développement, » a-t-il ajouté.
La consultation a permis d’identifier de nouvelles façons d'exploiter la puissance fédératrice du sport afin de promouvoir la prévention, le traitement, les soins et le soutien en matière de VIH. Les participants ont également analysé les relations existantes et étudié les moyens de construire et de renforcer des partenariats entre l'ONUSIDA et le monde du sport, le secteur privé, la société civile ou les médias, au niveau mondial, national et régional.
L'ONUSIDA a établi des partenariats avec des personnalités et des organisations sportives afin de sensibiliser les gens aux questions liées au SIDA et de les aider à s’informer sur la façon de se protéger contre le VIH. L’initiative lancée dans le cadre de la Coupe du Monde de la FIFA 2010, « Carton rouge contre le SIDA », a été soutenue par des stars internationales de football, notamment l’Allemand Michael Ballack et le Togolais Emmanuel Adebayor, tous deux ambassadeurs itinérants de l'ONUSIDA. La campagne a utilisé la popularité et le potentiel de sensibilisation du football pour unir le monde autour d'une cause commune : prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant.
Le sport exerce une influence et un impact énormes partout dans le monde, depuis le plus haut niveau (les championnats du monde) jusqu’au village le plus reculé, où des enfants jouent au football avec un ballon fait maison.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
La consultation qui a eu lieu cette semaine a permis d’examiner les progrès autour de la campagne « Carton rouge contre le SIDA » et d’organiser la phase suivante. Elle a également permis de débattre des futures initiatives sportives avec les partenaires de l'ONUSIDA, dont le Comité international olympique et le Conseil international de cricket, d’identifier de nouvelles possibilités de coopération avec d'autres organisations et des stars du sport et de renforcer la coordination avec les sponsors.
Les participants ont convenu d'explorer des méthodes novatrices pour transmettre les messages relatifs au VIH par le biais du sport. Le monde de la musique et de la culture jouissant également d’une grande popularité, les participants ont également examiné les liens possibles avec les initiatives sportives afin d’amplifier la portée des messages.
Les autres participants étaient M. Adolf Ogi, ancien président de la Suisse et ancien Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le sport au service du développement et de la paix, M. Wilfried Lemke, Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le sport au service du développement et de la paix, M. Kirsten Nematandani , président de la Fédération sud-africaine de football, M. Lebohang Morake (Lebo M), Ambassadeur itinérant de l'ONUSIDA et producteur de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de football 2010, Mme Katia Mascagni, Comité international olympique, M. Chris Hurst, Directeur de la communication, Conseil international de cricket, M. Amadou Fall, vice-président chargé du développement de la NBA en Afrique, M. Adonal Foyle, joueur de basket-ball NBA à la retraite et fondateur de la Kerosene Lamp Foundation, et M. Driss Guerraoui, conseiller du Premier ministre du Maroc et coordonnateur du Forum mondial de la jeunesse.
