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Tenir la promesse des « zones sans transmission de la mère à l'enfant »
21 septembre 2010
21 septembre 2010 21 septembre 2010
M. Jeffrey Sachs, conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies sur les OMD et directeur du Earth Institute de l'université de Columbia et M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA. 21 Septembre, 2010.
La prévention de l'infection des mères et des enfants à VIH était un des points à l'ordre du jour de la réunion des partenaires de Millennium Promise 2010, un événement organisé par le Millennium Promise en parallèle au Sommet sur les OMD.
Le but de cette réunion était d'évaluer les progrès réalisés par les partenaires dans le cadre du projet Villages du Millénaire, une initiative conçue pour montrer qu'il est possible d'atteindre les OMD à l'aide d'ensemble d'interventions intégrées et simultanées pour la santé et le développement.
Les participants ont également abordé la stratégie à suivre pour obtenir des zones sans transmission de la mère à l'enfant d'ici 2015, à savoir des zones où la transmission du VIH de la mère à l'enfant a été éliminée.
En septembre 2009, l'ONUSIDA, ses coparainnants et le Earth Institute de l'université de Columbia se sont lancés dans une initiative visant à établir des zones libres de transmission de la mère à l'enfant dans des villages répartis dans 10 pays d'Afrique sub-saharienne. Cet effort est mené dans le cadre du projet Villages du Millénaire.
Les participants à la réunion ont mis en évidence les activités commerciales et les innovations qui sont nées du projet ainsi que les partenariats de haut niveau qui appuient ces efforts.
Par l'intermédiaire du projet Villages du Millénaire, l'ONUSIDA et le Earth Institute sont en mesure d'associer l'initiative en faveur de la prévention de la transmission de la mère à l'enfant aux objectifs essentiels des Villages du Millénaire. Cette coopération reflète l'engagement partagé pour associer la stratégie de développement et de soins médicaux de base multisectorielle et éclairée par des données probantes des Villages du Millénaire à l'expérience de l'ONUSIDA et des coparainnants en matière de programmes PTME familiaux et communautaires et une plus grande implication des personnes vivant avec le VIH.
Le partenariat a déjà donné de bons résultats. Au cours de l'année écoulée, les 10 pays où l'ONUSIDA et le projet Villages du Millénaire travaillent ont établi des relations, préparé des plans d'actions et commencé des activités dans les villages. Les équipes sur le terrain s'attaquent aux obstacles systémique tels que la faible couverture de soins pré- et postnatals, les systèmes d'aiguillage peu développés, la quasi-absence d'accès à des services de diagnostic précoce pour les enfants, le faible niveau d'implication des hommes et la stigmatisation.
Grâce à la coopération, ces pays ont pu élargir leur conception de la PTME, renforcer la couverture des services de PTME et réaliser un dépistage précoce des enfants infectés, ce qui permet de débuter un traitement en temps opportun. Ce projet englobe peu à peu les villages et les districts voisins. Certains pays envisagent même une intensification à l'échelle nationale.
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Plein feu sur le Botswana: « la riposte au sida a eu un effet catalyseur sur le renforcement de notre système de santé »
21 septembre 2010
21 septembre 2010 21 septembre 2010
Richard Matlhare, directeur national de l'Agence nationale de coordination de la lutte contre le sida.
ONUSIDA: D'après vous, quelle est la plus grande réussite à ce jour dans la riposte du Botswana au sida?
M. Malthare : Il y a deux niveaux de réussite : gouvernance et performances du programme En matière de gouvernance, il existe un leadership et une volonté politiques marqués pour la riposte au sida. Cela s'est traduit par une allocation des ressources financières nationales qui couvrent entre 70 et 90 pour cent des besoins de la riposte nationale.
Au niveau programmatique, le succès prend la forme de solides programmes de traitement antirétroviral et de prévention de la transmission de la mère à l'enfant (PTME) dont les taux de couverture sont respectivement de 93 % et 94 %. La qualité de vie des personnes vivant avec le VIH a été améliorée et le nombre de décès liés au sida a été réduit de 50 % depuis le début du programme de traitement. La transmission de la mère à l'enfant a été réduite à moins de 4 %.
La fréquentation des services de conseil et test volontaires est également élevée et atteint près de 56 % de la population sexuellement active et nous avons également remarqué une assimilation de 90 % du dépistage dans les établissements de santé.
ONUSIDA: Pourriez-vous évoquer quelques-uns des principaux obstacles à la réalisation de l'OMD 6 au Botswana ?
M. Malthare : Bien que nous n'ayons pas mesuré l'incidence, l'indicateur proxy de la prévalence du VIH chez les jeunes de 15 à 19 ans, selon les études sentinelles du Comité national de lutte contre le sida, indique que le Botswana a été en mesure d'arrêter la propagation du VIH et est passé d'une prévalence du VIH chez les adultes de 24,7 % en 2001 à 13,2 % en 2009. Toutefois, les objectifs nationaux de réduction de 50 % des taux d'incidence d'ici 2016 n'ont pas encore été réalisés. Le rapport « Know Your Epidemic and Response » publié récemment montre que les rapports hétérosexuels à faible risque sont le principal vecteur de transmission. Ici, ce sont des facteurs contextuels qui constituent le principal obstacle au changement. Il faut redoubler d'attention et d'efforts pour mobiliser les communautés et les individus en vue d'un changement de comportement plus important et soutenu. Mais pour ce faire, il faut mieux comprendre les interventions qui donnent de meilleurs résultats dans notre contexte.
ONUSIDA: En quoi les investissements réalisés par le Botswana dans la riposte au sida contribuent-ils à la réalisation des autres OMD ?
M. Malthare : La progression du VIH au Botswana a poussé notre système de santé jusquà ses limites et a mis en évidences des manques critiques qui avaient un effet sur la santé. La riposte au sida a eu un effet catalyseur sur le renforcement de notre système de santé. Parmi les principaux avantages, je citerai l'augmentation des ressources humaines formées, le renforcement des entrepôts médicaux centralisés dans la gestion de la chaîne logistique et la mise à niveau des services de laboratoire. L'impact de ces améliorations n'est pas limité au seul VIH mais touche l'ensemble des OMD liés à la santé.
Un autre domaine à citer est la prise en charge des orphelins et des enfants vulnérables. Ces actions ont un effet direct sur l'OMD 1, à savoir la réduction de la pauvreté. À la différence de ce qui se passe dans certains pays, le programme sida du Botswana n'établit pas de distinction entre les orphelins du sida et les autres. Tous les orphelins bénéficient du programme. De plus, l'offre d'un traitement antirétroviral gratuit signifie qu'une personne vivant avec le sida n'a pas besoin d'utiliser une partie de son revenu disponible pour acheter ces médicaments qui sauvent des vies. Ce programme a réduit la pauvreté et a allongé l'espérance de vie. Ce ne sont là que quelques exemples de l'impact de la riposte au sida sur d'autres OMD.
ONUSIDA: La riposte du Botswana au sida doit-elle être traitée comme un problème de santé publique indépendant ou en association avec d'autres mouvements internationaux pour la santé ?
M. Malthare : L'accent mis sur le VIH dans le premier cadre stratégique national a joué un rôle critique dans la dynamisation et la mise en œuvre d'une riposte efficace et il faut être prudent afin de ne pas perdre de vue les avantages qu'il y a à traiter le VIH en tant que problème de santé autonome. Ceci étant dit, alors que nous entrons dans le deuxième cadre stratégique national, il faut adopter une démarche plus holistique via une prestation de services intégrée tout en suivant toujours l'approche multisectorielle. Ainsi, les gains obtenus jusqu'à présent seront consolidés tandis que la rentabilité et des économies d'échelle seront atteintes.
ONUSIDA: Que se passe-t-il au Botswana pour faire de la prévention du VIH une priorité ?
M. Malthare : La prévention est la priorité n°1 dans notre nouvelle politique de lutte contre le VIH et dans le deuxième cadre national stratégique. De plus, le Botswana a développé un plan de prévention qui fournit une orientation à toutes les parties prenantes. Afin de garantir la réussite au niveau de la communauté, les partenaires ont été mobilisés afin d'adopter des initiatives de prévention qui ont fait leur preuve. Le pays est prêt à augmenter l'allocation de ressources pour la prévention afin de tenir compte de cette nouvelle priorité. Par exemple, la circoncision a été adoptée et son lancement va venir compléter d'autres efforts de prévention.
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Repenser les liens entre les OMD: le Botswana montre l'exemple
21 septembre 2010
21 septembre 2010 21 septembre 2010
M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, 21 Septembre, 2010. Photo: ONUSIDA/Hamilton
Il est désormais généralement admis qu'un objectif du Millénaire pour le développement ne peut être atteint sans les autres. Le secteur de la santé en particulier a compris que les objectifs du Millénaire pour le développement 4, 5 et 6, à savoir réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle et combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies, doivent être poursuivis simultanément pour améliorer la vie des personnes.
En marge du Sommet des Nations Unies sur les objectifs du Millénaire pour le développement qui s'est tenu à New York du 20 au 22 septembre, le Botswana a partagé ses expériences en matière d'intégration des interventions et des programmes sanitaires dans le but de maximiser les ressources et d'améliorer l'issue.
Le Botswana, où la prévalence du VIH dans la population adulte est de 23,9 %, a récemment enregistré des progrès dans le ralentissement de l'épidémie. Selon les données disponibles, la prévalence du VIH chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans est en recul constant depuis 2001. Le pays a également été en mesure de réagir à la mortalité infantile en étendant les programmes d'alimentation aux enfants de moins de cinq ans avec une couverture presqu'universelle des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant.
Lors de l'événement intitulé «Toward an Integrated approach to Attaining Health Related Millennium Development Goals» (Vers une approche intégrée pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé), M. Mompati S. Merafhe, Vice-président du Botswana, a présenté le cas de son pays afin d'illustrer les conséquences pratiques de l'intégration des services de santé.
Selon le Vice-président Merafhe, le Botswana a été en mesure de mettre en œuvre une riposte crédible au sida et de renforcer les systèmes de santé grâce une approche basée sur l'intégration. Il a insisté sur l'importance des partenariats, y compris avec les Nations Unies.
Le Vice-président Merafhe a déclaré : «Nous avons créé un environnement favorable et comblé des brèches qui nous mettent sur la voie de la réalisation des OMD d'ici 2015. C'est ce qui explique les succès que nous avons engrangés dans le domaine de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant.»
Les recherches montrent que les pays où l'incidence du VIH est la plus élevée sont souvent des pays où les besoins en planification familiale sont loin d'être satisfaits. Proposer des services VIH et des contraceptifs dans le même établissement ou via le même soignant renforce l'opportunité d'accès aux services.
M. Mompati S. Merafhe, Vice-président du Botswana, 21 Septembre, 2010. Photo: ONUSIDA/Hamilton
Selon les intervenants, les avantages de l'intégration des services sont multiples : combinaison des interventions au centre de soins, partage de la chaîne logistique et des systèmes d'informations sont autant d'exemples de la manière dont les ressources peuvent être maximisées. Ils ont également attiré l'attention sur la réduction des coûts pour les individus en raison de la réduction du nombre de visites aux centres de soins, ce qui minimise les coûts et les durées de déplacement ainsi que les frais associés à l'accès aux services.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a déclaré : «Comme le montre l'exemple des dirigeants du Botswana, la riposte face au sida peut être la passerelle qui connecte les mouvements. Les programmes en faveur de la santé de la mère et de l'enfant, les initiatives pour la santé sexuelle et reproductive ainsi que les programmes pour l'égalité des genres et contre la violence sexuelle contribuent tous à la réalisation des OMD.»
Afin d'évaluer la marche à suivre pour l'avenir, la session a abordé divers sujets en rapport avec l'intégration des services de santé. M. Erik Solheim, ministre norvégien de l'Environnement et du Développement international, a présenté le point de vue des donateurs. L'ONUSIDA, l'UNICEF et l'UNFPA ont débattu des avantages de l'intégration du point de vue bilatéral. L'Elizabeth Glaser Paediatric AIDS Foundation (EGPAF) a fourni des informations complémentaires du point de vue des organisations de mise en œuvre.
Bien que l'intégration des services de soin s'accompagne de nombreux avantages, les participants s'accordent à dire qu'il ne s'agit pas d'une stratégie à «taille unique». Ainsi, dans les pays où le système de santé est affaibli, l'intégration peut surcharger un système qui est déjà proche du point de rupture. La planification et la mise en œuvre de services intégrés posent également une série de défis techniques aux gouvernements, aux donateurs, aux exécutants des programmes et aux soignants.
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Le Cambodge récompensé pour l'excellence de sa riposte au sida
20 septembre 2010
20 septembre 2010 20 septembre 2010
Le royaume du Cambodge a été récompensé, lors d'une cérémonie organisée à New York à la veille du sommet de l'ONU sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), pour l'excellence du leadership national, son engagement et les progrès vers la réalisation de l'objectif 6, et plus particulièrement enrayer et inverser la propagation du VIH.
Primé au sein de la catégorie « Gouvernement » de la cérémonie annuelle des MDG Awards, le Cambodge est reconnu pour ses efforts dans la lutte contre le VIH qui ont permis de réduire la prévalence du VIH d'environ 2 % (parmi les adultes âgés de 15 à 49 ans) en 1998 à 0,08 % en 2008. Le pays a également atteint l'objectif de l'accès universel pour le traitement antirétroviral, ce qui signifie que 90 % des adultes et enfants ayant besoin du traitement le reçoivent.
Le comité des MDG Awards a choisi le Cambodge car il a été fortement impressionné par l'intensification réussie des programmes qui s'appuie sur un leadership national fort en matière de lutte contre le VIH, un solide plan stratégique national, des partenariats coopérant et le strict respect des principes « Des trois uns ».
« Ce trophée est un honneur qui constitue une reconnaissance importante des efforts conjoints réalisés au Cambodge pour lutter contre le VIH » a déclaré S.E. Teng Kunthy, Secrétaire général de l'autorité nationale de lutte contre le sida du Cambodge. « Ce succès remarquable a été rendu possible par l'appui politique, le leadership et l'engagement infaillible du gouvernement du royaume du Cambodge qui a œuvré avec les agences des Nations Unies, la société civile, le secteur privé et tous les partenaires de développement. Nous allons continuer à renforcer ce partenariat afin d'atteindre des résultats encore meilleurs. ».
« Nous félicitions le Cambodge pour ce prix. Cette reconnaissance montre qu'une riposte multisectorielle bien coordonnée et bénéficiant de l'engagement de tous les partenaires peut déboucher sur des progrès tangibles dans la lutte contre le VIH » a déclaré Douglas Broderick, coordinateur résident du système des Nations Unies au Cambodge.
La programmation innovante au Cambodge en matière de prévention du VIH au cours des dix dernières années a porté notamment sur l'introduction de la politique d'utilisation systématique des préservatifs qui a enregistré des succès en matière de prévention des nouvelles infections. Les programmes d'éducation ciblés pour les principales populations touchées ont atteint, selon les estimations, 90 % des professionnels du sexe et des divertissements et des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.
Les progrès ont également eu un effet sur d'autres OMD en rapport avec la santé tels que la réduction de la mortalité infantile et l'amélioration de santé maternelle. L'intensification des services VIH a entraîné une diminution de près de 50 % de la prévalence du VIH chez les femmes enceintes dans les soins prénatals. En 2009, plus de 32 % des femmes enceintes infectées au VIH ont reçu un traitement en vue de réduire le risque de transmission du VIH de la mère à l'enfant, soit une augmentation par rapport au 11,2 % de 2007.
Évoquant le partenariat efficace entre le gouvernement et tous les intervenants dans la riposte nationale, Tony Lisle, le coordinateur de pays de l'ONUSIDA pour le Cambodge, a souligné la nécessité d'efforts soutenus, éclairés par des données probantes et bien coordonnés.
Il a déclaré : «Le VIH constitue toujours un véritable défi pour ce pays et les niveaux de stigmatisation et de discrimination sont toujours élevés. Nous devons désormais œuvrer ensemble pour continuer à pouvoir atteindre les principales populations exposées et les personnes affectées par le VIH via des initiatives qui s'inspirent des droits de l'homme. Pour que le Cambodge puisse continuer à maîtriser l'épidémie, il faut bâtir sur les réalisations. »
La cérémonie des MDG Awards se tient chaque année pour soutenir les OMD et souligner leur importance par le biais d'une plate-forme de haut-niveau qui permet de rendre hommage et de célébrer les efforts de gouvernements et de membres de la société civile dans l'accomplissement des OMD.
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Intégration des OMD: des résultats pour les filles, les femmes et les nouveaux-nés
19 septembre 2010
19 septembre 2010 19 septembre 2010
Intervention de Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, lors de la réunion organisée le 19 septembre par Women Deliver avant le Sommet des Nations Unies sur les OMD. Photo: ONUSIDA/Hamilton
À la veille de l'ouverture du Sommet des Nations Unies sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à New York, les délégués de l'Assemblée générale se sont réunis aujourd'hui pour dialoguer avec les donneurs bilatéraux, les organisations non-gouvernementales, les premières dames, les leaders de la jeunesse et le secteur privé sur la manière d'obtenir les ressources et la volonté politique requises pour atteindre les OMD et ils se sont particulièrement intéressés à l'apport de solutions pour les femmes, les filles et les nouveaux-nés.
L'événement intitulé Accélérons l'action sur les OMD: des résultats pour les filles, les femmes et les nouveaux-nés, avait été organisé par l'organisation de plaidoyer international Women Deliver et était co-parainnée par l'UNFPA, l'OMS, la Banque mondiale et l'ONUSIDA. Graça Machel, défenseur international reconnu des droits de la femme et de l'homme, Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA et Ngozi Okonjo-Iweala, directeur à la Banque mondiale, figuraient parmi les intervenants.
La réalisation des OMD est possible
Les intervenants ont présenté des données irréfutables sur la possibilité de réaliser les OMD si les dirigeants du monde allouent les ressources nécessaires. Quand ont sait que 110 millions d'enfants, dont deux tiers de filles, n'ont pas accès à l'éducation primaire, et que la part des femmes parmi les 1,4 milliards de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est disproportionnée, nombreux sont les OMD qui semblent inaccessibles.
«Ce programme ne réussira jamais s'il continue à être dirigé uniquement par nous depuis New York. Il doit être délégué à chaque pays, devenir la responsabilité de chaque chef d'État et impliquer chaque femme et chaque fille» a déclaré Graça Machel.
Ceci étant dit, le mouvement de lutte contre le sida a prouvé qu'il était possible d'atteindre les OMD : des pays comme le Botswana et la Namibie sont sur le point d'atteindre l'objectif de l'élimination virtuelle de la transmission du VIH de la mère à l'enfant et on a enregistré une réduction de plus de 25 % des nouvelles infections à VIH dans vingt-deux des pays d'Afrique sub-saharienne les plus touchés. Des étapes importantes ont été franchies pour enrayer la propagation du VIH et inverser la tendance d'ici 2015 comme l'explique l'OMD 6.
Intégration des OMD
Selon Michel Sidibé, il ne fait aucun doute que les investissements réalisés dans un OMD permettront d'atteindre les autres. «Quand la prévention du VIH est en place, la mortalité maternelle diminue. Et quand la vie d'une mère est sauvée, la vie du nouveau-né l'est également. Quand les filles peuvent aller à l'école, la pauvreté recule.»
Michel Sidibé a ajouté que la riposte au sida doit être une passerelle entre les mouvements pour la santé et le développement tels que la santé de la mère et de l'enfant, la santé maternelle et reproductive et les droits des femmes. «Je suis convaincu d'une chose: il ne peut y avoir de progrès dans la réalisation des OMD sans intégration» a-t-il ajouté.
Fred Sai, médecin de famille du Ghana, Mikkel Vestergaard Frandsen, P.D.G. de Vestergaard Frandsen SA et Imane Khachani de la Coalition des jeunes pour les droits sexuels et reproductifs au Maroc figuraient parmi les autres intervenants. Après chaque intervention, les participants avaient l'occasion de débattre en groupes restreints des défis et de partager leurs idées et leurs avis sur la manière de relever ces défis et de progresser. Les résultats de ces discussions seront publiés sur le site web de Women Deliver (en anglais).
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L'Allemagne verse 4 millions d'euros à la lutte contre le sida
17 septembre 2010
17 septembre 2010 17 septembre 2010
Photo: StV-AT
Le 16 septembre 2010, S. E. l'Ambassadeur Reinhard Schweppe, représentant permanent de l'Allemagne auprès des Nations Unies à Genève, et Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, ont signé un accord qui confirme le maintien de l'appui de l'Allemagne au travail de l'ONUSIDA. Le gouvernement allemand va débourser un total de 4 millions d'euros au cours des deux prochaines années.
L'ambassadeur Schweppe a déclaré: «Le renouvellement de la coopération marque l'appréciation du gouvernement fédéral vis-à-vis du travail de l'ONUSIDA.»
Bien que l'Allemagne figure dans le Top 10 des donateurs de l'ONUSIDA, Michel Sidibé a insisté sur le fait que la coopération avec l'Allemagne ne se manifestait pas uniquement sur le plan financier. Michel Sidibé a déclaré : «Il s'agit d'un véritable partenariat.»
Photo: StV-AT
GTZ, l'agence allemande de coopération technique, est un partenaire clé sur le terrain pour la mise en œuvre des programmes dans de nombreux pays où la prévalence du VIH est élevée. Elle travaille directement avec les communautés les plus touchées par l'épidémie.
Le gouvernement fédéral allemand injecte plus de 500 millions d'euros par an dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et dans des projets de renforcement des systèmes de santé. Il est un fervent partisan du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
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OMD 6: 6 faits à connaître sur la riposte au sida aujourd'hui
17 septembre 2010
17 septembre 2010 17 septembre 2010

Plusieurs éléments permettent d'être optimistes alors que le jalon de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement d'ici 2015 approche. De nombreuses améliorations ont été enregistrées : il y a moins de décès liés aux maladies associées au sida et le taux de nouvelles infections à VIH a chuté de plus de 17 % depuis 2001.
Ce nouveau rapport présente un aperçu de six aspects clés de la riposte au sida aujourd'hui:
- Le nombre de nouvelles infections recule.
- Plus de 5 millions de personnes suivent un traitement contre le VIH.
- La prévention du VIH donne des résultats.
- L'élimination virtuelle de la transmission de la mère à l'enfant d'ici 2015 est possible.
- La criminalisation met en danger la riposte au sida.
- L'investissement dans la lutte contre le sida est une responsabilité partagée.
Le rapport complet est disponible (en anglais).
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Plein feu sur le Kazakhstan: «Le financement et la planification sont des priorités clés pour la riposte»
15 septembre 2010
15 septembre 2010 15 septembre 2010Maksut Karimovitch Kulzhanov, directeur de l'Institut kazakh de santé publique et représentant de l'Europe de l'Est au Conseil d'administration du Fonds mondial partage ses opinions sur les progrès du Kazakhstan vers l'OMD 6.
Maksut Karimovitch Kulzhanov, directeur de l'Institut kazakh de santé publique.
ONUSIDA: Quel est d'après vous la réalisation la plus remarquable du Kazakhstan dans sa riposte au VIH?
M. Kulzhanov: Plusieurs réussites me viennent à l'esprit. Tout d'abord, l'épidémie au Kazakhstan est contenue au niveau concentré et reste en gros au même niveau. Ensuite, le financement public de la riposte au sida augmente progressivement et, même si ces ressources ne suffisent toujours pas, nous pouvons malgré tout parler de réussite dans la mesure où elles étaient inexistantes il y a dix ans. J'estime que l'amélioration du travail avec les populations vulnérables et l'aide accrue du gouvernement aux ONG figurent parmi les évolutions importantes. La nouvelle loi adoptée qui promeut l'activité des ONG facilite l'implication de la société civile dans le travail de proximité, une des principales priorités du Kazakhstan.
ONUSIDA: Quels sont les principaux obstacles à la réalisation de l'OMD 6 au Kazakhstan?
M. Kulzhanov: Les principaux obstacles sont probablement identiques aux obstacles recensés dans d'autres pays tels que la complexité du travail avec les populations vulnérables et faire comprendre certains aspects de l'épidémie aux différents organismes publics et aux autorités. Il y a également des problèmes au niveau de l'accès au traitement. Aujourd'hui, le Kazakhstan ne possède pas les capacités pour pouvoir offrir de lui-même un traitement antirétroviral à toutes les personnes qui en ont besoin. C'est ici que l'aide octroyée par le Fonds mondial joue un rôle crucial car elle permet de maintenir la couverture du traitement à un niveau acceptable.
ONUSIDA: Pensez-vous que les investissements réalisés par le Kazakhstan dans la riposte au sida vont contribuer à la réalisation des autres OMD?
M. Kulzhanov: Les investissements dans la riposte au sida au Kazakhstan ciblent des activités réalisées dans ce domaine particulier. S'agissant des autres OMD, notamment la réduction de la mortalité infantile et la santé maternelle, le gouvernement fournit de sérieux efforts et certains progrès ont été enregistrés. Ces objectifs sont également une priorité pour le Kazakhstan qui a adopté il y a trois ans les critères de l'OMS ainsi que la méthodologie et les approches de cette institution. Nous avons déjà engrangé de bons résultats.
ONUSIDA: Quelles actions peuvent être entreprises pour changer le cours de l'épidémie de VIH au Kazakhstan?
M. Kulzhanov: Le financement et la planification de la riposte sont deux éléments très importants. Malheureusement, les gouvernements de notre région en général et du Kazakhstan en particulier n'ont pas la capacité de garantir le financement de la riposte et souvent, ils ne possèdent pas le savoir-faire requis en la matière. C'est pourquoi nous accordons une telle importance à la coopération avec le Fonds mondial qui est véritablement la seule agence capable d'avoir un impact perceptible sur le financement de la riposte. D'un autre côté, il est important de travailler avec d'autres organisations internationales telles que l'ONUSIDA qui offre un appui crucial tant au niveau technique qu'en matière de conseils.
En tant que représentant de la région au Conseil d'administration du Fonds mondial, je dirai que la première tâche qui nous incombe aujourd'hui est de changer les critères adoptés par le Fonds mondial il y quelques années et qui réduisent fortement la possibilité des pays de la région à bénéficier de bourse. Les catégories de pays telles que définies par la Banque mondiale sur la base de leur revenu ne reflètent pas toujours la réalité dans toute sa complexité.
Dans notre région où le fossé entre pauvres et riches est très large et où la situation générale est relativement bonne au niveau du bien-être, certaines populations vivent dans une pauvreté extrême. Et c'est précisément dans ces groupes de population que l'épidémie se propage très vite. Les critères du Fonds mondial ignorent cet aspect. Nous devons entreprendre tout ce qui est en notre pouvoir pour changer ces critères afin que le Fonds mondial fonctionne pour tous les pays. Ceci est particulièrement important pour notre région qui est proche d'une épidémie généralisée.
ONUSIDA: Que fait votre pays pour définir les priorités de la prévention du VIH?
M. Kulzhanov: Nos programmes officiels reprennent la prévention du VIH parmi les cinq priorités programmatiques mais il reste encore beaucoup de travail à accomplir, par exemple dans la prévention du VIH dans les populations immigrées. La migration augmente dans la région. Il y a les immigrés légaux et les immigrés illégaux qui, bien souvent, sont la majorité. Ils sont totalement coupés de tous les services : aucun accès aux services médicaux, à l'éducation et aux informations. Une étude pilote que nous avons réalisée sur un des grands marchés d'Almaty a mis en évidence l'ignorance sur les préservatifs et d'autres moyens de protection chez de nombreux immigrés, représentés principalement par des jeunes sexuellement actifs. Il y a donc beaucoup de travail à faire dans ce domaine. Dans l'ensemble, ce qui nous fait défaut, c'est la coordination et une meilleure interaction entre les secteurs. Nous devons unir les efforts à tous les niveaux.
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Diminution d'un tiers des décès maternels dans le monde
15 septembre 2010
15 septembre 2010 15 septembre 2010
Selon le nouveau rapport Trends in maternal mortality publié par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et la Banque mondiale, le nombre de mères qui meurent des suites de complications durant la grossesse et l'accouchement est passé de 546 000 en 1990 à 358 000 en 2008, soit une réduction de 34 %.
Malgré cette avancée remarquable, la baisse annuelle est inférieure à la moitié du taux requis pour atteindre l'objectif du Millénaire pour le développement (OMD) de la réduction du taux de mortalité maternelle (nombre de décès pour 100 000 naissances vivantes) de 75 % entre 1990 et 2015. Ce taux devrait être de 5,5 % , alors que la moyenne annuelle actuelle n'est que de 2,3 %.
Le Dr. Margaret Chan, Directeur général de l'OMS, a déclaré : « La baisse au niveau mondial du taux de mortalité maternelle est une nouvelle encourageante. Aucune femme ne devrait mourir à cause d'un accès inadéquat à la planification familiale et aux soins de grossesse et d'obstétrique. »
Dans les pays où la prévalence du VIH est élevée, le sida est devenu une des principales causes de décès pendant la grossesse et après l'accouchement. Certains éléments indiquent également que les femmes vivant avec le VIH sont plus exposées au risque de décès maternel. Selon les estimations, 42 000 femmes enceintes à travers le monde seraient décédées en 2008 à cause du sida. Dans près de la moitié des cas, il s'agissait de décès maternel. La part du VIH est la plus élevée dans l'Afrique sub-saharienne où 9 % des décès maternels étaient liés au sida.
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a déclaré : « L'intégration des services de VIH aux soins de santé maternelle, sexuelle et reproductive est une étape essentielle pour prévenir le décès des mères et l'infection des enfants. Le mouvement contre le sida doit être exploité afin d'atteindre une réduction des taux de mortalité maternelle et infantile. »
Le rapport indique que les décès des femmes enceintes sont liés à quatre causes principales : hémorragies lourdes après la naissance, infections, problèmes d'hypertension et avortements réalisés dans des conditions dangereuses. En 2008, ce sont près de 1 000 femmes par jour qui sont mortes de ces complications, plus de la moitié d'entre elles en Afrique sub-saharienne. Le risque qu'une femme dans un pays à revenu faible meure d'une cause liée à la grossesse est près de 35 fois supérieur au risque d'une mère vivant dans un pays à revenu élevé.
Anthony Lake, Directeur exécutif de l'UNICEF, a expliqué : « Pour atteindre l'objectif mondial d'amélioration de la santé maternelle et pour sauver la vie des femmes, nous devons fournir de plus grands efforts pour atteindre celles qui sont le plus exposées. Cela signifie atteindre les femmes dans les zones rurales et dans les foyers plus pauvres, les femmes des minorités ethniques et des groupes indigènes, les femmes vivant avec le VIH et les femmes dans les zones de conflit. »
Ces nouvelles estimations indiquent qu'il est possible de réduire davantage le nombre de décès de femmes. Les pays doivent réaliser des investissements dans les systèmes de santé et dans la qualité des soins.
Pour Thoraya Ahmed Obaid, Directrice exécutive de l'UNFPA : « Chaque naissance doit être sûre et chaque grossesse, désirée. L'absence de soins maternels est une violation des droits de la femme à la vie, à la santé, à l'égalité et à la non-discrimination. »
Les agences des Nations Unies, les donateurs et autres partenaires coordonnent de plus en plus souvent leur assistance aux pays et se concentrent sur ceux où la charge est la plus lourde.
Selon Tamar Manuelyan Atinc, Vice-président chargé du développement humain à la Banque mondiale : « Au vu de la précarité des systèmes de santé dans de nombreux pays, nous devons travailler en étroite collaboration avec les gouvernements, les donateurs, les agences et autres partenaires afin de renforcer ces systèmes. »
Feature Story
Les jeunes HSH et transgenres font entendre leur voix
10 septembre 2010
10 septembre 2010 10 septembre 2010
Participants de la consultation ‘Youth Voices Count’. Crédit: Campagne mondiale contre le sida
Les jeunes hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et les jeunes transgenres de la région Pacifique lancent un appel aux gouvernements, aux donateurs et aux partenaires pour qu'ils «tiennent compte de l'avis des jeunes» en mettant davantage l'accent sur l'avis et les besoins de ce groupe et en les incluant dans la programmation des ripostes nationales au VIH.
Le volume de données qui documente les taux de transmission exceptionnellement élevés parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les populations transgenres en Asie et dans le Pacifique ne cesse d'augmenter.
Pour les hommes ayants des rapports sexuels avec des hommes en Asie, la probabilité d'être infecté par le VIH est près de 1 contre 5 et on estime que les HSH représentent près de la moitié des épidémies nationales dans nombreuses petites îles du Pacifique. Dans les pays plus grands tels que l'Australie et la Nouvelle-Zélande, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes constituent de loin la catégorie de transmission la plus importante pour la prévalence et l'incidence du VIH. Parmi les populations transgenres, la prévalence du VIH varie de 10 à 42 % dans cinq pays asiatiques.
Nous disposons maintenant d'un forum où les jeunes HSH et transgenres peuvent apporter de véritables contributions. C'est un pas très important.
Hender Gercio, militant contre le VIH originaire des Philippines
Au début du mois de septembre, 40 jeunes HSH et transgenres issus de 14 pays se sont réunis pour des consultations, une première pour la région Asie-Pacifique.
Réuni trois jours à Bangkok (Thaïlande), le groupe a abordé des sujets clés tels que la vulnérabilité au VIH, l’estime de soi, l'accès aux services et informations pertinents et adaptés, l'éducation et les violations des droits de l'homme dont sont victimes les jeunes HSH et transgenres de la région et a présenté une liste de recommandations d'actions aux partenaires internationaux.
Comme l'explique Hender Gercio, étudiant et militant contre le VIH originaire des Philippines: «Il a fallu attendre trop longtemps avant que l’avis des jeunes, et plus particulièrement les jeunes de notre communauté, ne soit intégré à la riposte contre le sida. Il est primordial que nous ayons une autonomie. Nous disposons maintenant d'un forum où les jeunes HSH et transgenres peuvent apporter de véritables contributions. C'est un pas très important.»

Participants de la consultation ‘Youth Voices Count’ pour les jeunes HSH et transgenres. Crédit: Campagne mondiale contre le sida
Voici quelques-unes des recommandations en faveur d'une action immédiate formulées par le groupe:
- Renforcer et améliorer la collecte de données sur les besoins, les défis et les complexités sociales auxquels font face les jeunes HSH et transgenres, surtout ceux vivant avec le VIH.
- Adapter le programme d'éducation sexuelle afin de fournir toutes les informations sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre.
- Réaliser des études de qualité/des évaluations rapides sur les problèmes de moi des jeunes HSH et transgenres.
- Garantir la représentation des jeunes HSH et transgenres dans les réseaux HSH et transgenres sous-régionaux et régionaux.
- Favoriser la formation des soignants aux problèmes des jeunes HSH et transgenres afin de réduire la stigmatisation et la discrimination et d'accroître l'accès aux services VIH et de santé.
Donner aux jeunes HSH et transgenres les moyens de se protéger contre l'infection à VIH est une des priorités de l'ONUSIDA. Les HSH et les transgenres sont victimes d'actes de violence et de discrimination à travers le monde. Dans certains pays, ils risquent des peines d'emprisonnement, voire la peine capitale.
La consultation est une opportunité qui tombe à pic pour s'arrêter un instant sur le combat de nombreux jeunes HSH et transgenres en faveur de leur santé et du contrôle de celle-ci, surtout en matière de VIH et de santé sexuelle.
James Gray, ambassadeur australien de la jeunesse pour le développement
Pour James Gray, ambassadeur australien de la jeunesse pour le développement qui travaille avec l'équipe d'appui aux régions de l'ONUSIDA à Bangkok «La consultation est une opportunité qui tombe à pic pour s'arrêter un instant sur le combat de nombreux jeunes HSH et transgenres en faveur de leur santé et du contrôle de celle-ci, surtout en matière de VIH et de santé sexuelle. Il s'agit d'un pas important franchi vers une consolidation de la réponse en créant un espace dans lequel ce groupe pourra faire entendre sa voix.»
À l'issue de cette consultation, organisée conjointement par la Campagne mondiale contre le sida et l'ONG néerlandaise Hivos, avec l'appui de l'ONUSIDA, des ressources supplémentaires seront déployées pour soutenir les groupes de jeunes HSH de la région afin de maintenir la dynamique. Le groupe continuera à partager les expériences et se réunira à nouveau dans 12 mois. Les résultats de la consultation, le rapport de synthèse et les recommandations peuvent être sollicités et téléchargés sur www.worldaidscampaign.org ou www.hivos.nl (en anglais).
20100910_FS_MSM
Reportages:
Journée mondiale contre l’homophobie (17 Mai 2010)
Un rapport appelle à l’intensification des stratégies de prévention contre le VIH parmi les HSH en Asie-Pacifique (28 Mai 2010)
Publications:
Hivos (en anglais)
Campagne mondiale contre le sida
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