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UNICEF : Les OMD en faveur des enfants pourraient être atteints plus vite en mettant l’accent sur les plus défavorisés
07 septembre 2010
07 septembre 2010 07 septembre 2010S’appuyant sur un large éventail d’indicateurs, l’UNICEF pointe des faits alarmants témoignant de disparités croissantes dans la vie des enfants.
Selon de nouvelles données de l’UNICEF publiées aujourd’hui, des millions de vies pourraient être sauvées dans le monde en axant les investissements sur les enfants, les jeunes et les communautés les plus défavorisés. Un telle approche permettrait également de s’attaquer aux disparités croissantes qui accompagnent la progression vers les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Ces nouvelles conclusions sont présentées dans deux publications: «Réduire les écarts pour atteindre les objectifs» et «Progrès pour les enfants : Réaliser les OMD avec équité», le rapport phare de l’UNICEF.
Selon l’UNICEF, si d’énormes progrès sont réalisés au niveau international pour atteindre les OMD, il reste encore beaucoup à faire dans les cinq prochaines années. La nature de l’épidémie mondiale de VIH révèle les disparités entre les plus riches et les plus démunis à l’échelle de chaque nation et du globe, ainsi que les conséquences de ces disparités. Par exemple, 20 pays — dont près de la moitié en Afrique subsaharienne — concentrent environ 90 % des femmes dans le monde n’ayant pas accès aux médicaments pour prévenir la transmission du VIH à leurs bébés, selon le rapport de l’OMS, de l’UNICEF et de l’ONUSIDA Vers un accès universel : étendre les interventions prioritaires liées au VIH/sida dans le secteur de la santé (2009).
Nos conclusions bousculent l’opinion traditionnelle selon laquelle il n’est pas productif de concentrer les efforts sur les enfants les plus démunis et les plus défavorisés.
Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF
De surcroît, en dépit de progrès considérables pour fournir une thérapie antirétrovirale aux enfants qui en ont besoin, près des deux-tiers d’entre eux dans les pays à revenus faibles et intermédiaires n’ont toujours pas accès au traitement. Le sida reste la principale cause de décès chez les moins de cinq ans dans les pays à forte prévalence [les pays où le taux de prévalence du VIH est de 10 % ou plus].
L’objectif du Millénaire pour le développement numéro 6 prévoit notamment de stopper la propagation du VIH et d’inverser la tendance d’ici 2015. Selon l’UNICEF, atteindre cet objectif suppose de toucher en priorité les jeunes, et en particulier les adolescentes en Afrique subsaharienne. La grande majorité des nouvelles infections à VIH restent constatées dans cette région qui rassemble plus de 80 % des jeunes de 15 à 24 ans vivant avec le VIH.
Selon le rapport, les fléaux nationaux que sont la maladie, le mauvais état de santé et l’analphabétisme frappant surtout les populations d’enfants les plus pauvres, fournir à ces dernières des services essentiels pourrait fortement accélérer la progression vers les OMD et réduire les disparités au sein des nations.
« Nos conclusions bousculent l’opinion traditionnelle selon laquelle il n’est pas productif de concentrer les efforts sur les enfants les plus démunis et les plus défavorisés », commente Anthony Lake, le Directeur général de l’UNICEF. « Une stratégie axée sur l’équité sera non seulement une victoire morale – juste en théorie – mais surtout, et de manière plus enthousiasmante encore, juste en pratique. »
Right Hand Content
Coparrainants:
Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF)
Multimédia:
Une vidéo et des images haute résolution seront disponibles à l’adresse
www.thenewsmarket.com/unicef (en anglais)
Reportages:
Un rapport de l’ONU montre qu’il faut progresser dans le dépistage et le traitement du VIH pour les enfants et les mères (30 novembre 2009)
Aucun bébé africain ne doit naître avec le VIH à l’horizon 2015 (20 avril 2010)
Contact:
UNICEF Media, New York
Kate Donovan
tel. +1 212 326 7452
kdonovan@unicef.org
UNICEF Media, New York
Janine Kandel
tel. + 1 212 326 7684
jkandel@unicef.org
Publications:
Rapport complet «Progrès pour les enfants : Réaliser les OMD avec équité» (pdf, 3.89Mb) (en anglais)
Étude: «Réduire les écarts pour atteindre les objectifs» (pdf, 229 Kb) (en anglais)
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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA salue l’implication du Japon dans la riposte au sida et à l’égard du Fonds mondial
03 septembre 2010
03 septembre 2010 03 septembre 2010
M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA prononce un discours d’inauguration de l’exposition de photos « Renaître à la vie » à Tokyo. 3 septembre 2010. Crédit : ONUSIDA
M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a félicité le Premier ministre japonais Naoto Kan pour la générosité de son pays envers la riposte au sida. Depuis 2002, le Japon a investi plus d’un milliard de dollars US dans la lutte contre le VIH dans des pays à revenus faibles et intermédiaires. C’est un des principaux donateurs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dont la création avait été envisagée pour la première fois lors du sommet du G8 en 2000 à Okinawa.
Dans son discours d’inauguration de l’exposition de photos « Renaître à la vie » à Tokyo, le Premier ministre Kan a mis l’accent sur l’engagement du gouvernement japonais pour appuyer la riposte mondiale au sida lors du prochain sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement.
« Les maladies infectieuses sont une menace pour la sécurité de l’humanité mais les progrès en matière de traitement ont permis aux personnes vivant avec le VIH de mener une vie normale », a déclaré le Premier ministre Kan. « Lors du sommet sur les OMD, je soutiendrai la riposte mondiale au sida sans ménager mes efforts, au travers de la contribution de mon pays au Fonds mondial. »
« Lors du sommet sur les OMD, je soutiendrai la riposte mondiale au sida sans ménager mes efforts, au travers de la contribution de mon pays au Fonds mondial. »
Naoto Kan, Premier ministre japonais
« Les engagements exemplaires du Japon envers la riposte au sida sauvent des millions de vies dans le monde », a déclaré M. Sidibé. « L’attention qu’accorde ce pays à la sécurité des hommes et à leur vie ont permis au G8 de faire en sorte que le VIH et la santé mondiale restent des priorités de l’agenda international. »
L’exposition de photos est une production conjointe du Fonds mondial et de Magnum Photos. M. Michel Kazatchkine, le Directeur exécutif du Fonds, a assisté lui aussi à son inauguration, à quelques semaines d’une réunion cruciale pour le réapprovisionnement du Fonds à New York.
« Le Japon, notre quatrième plus gros donateur, est un solide soutien du Fonds », a déclaré M. Kazatchkine. « Grâce à son aide, plus de cinq millions de personnes ont désormais accès au traitement du sida dans les pays en développement. »
« Les engagements exemplaires du Japon envers la riposte au sida sauvent des millions de vies dans le monde. »
Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
La réunion avec le Premier ministre, au dernier jour de la première visite officielle de M. Sidibé au Japon, a donné lieu à des discussions avec des partenaires japonais clés du gouvernement, du secteur de la santé publique, de la société civile et du secteur privé. Lors de réunions avec M. Hiroyuki Nagahama, le Vice-ministre de la santé, du travail et des affaires sociales, et avec de hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères, M. Sidibé a encouragé le Japon à user de son influence dans le monde pour que la riposte au VIH reste une priorité de l’agenda international. Une discussion avec des dirigeants économiques a porté sur les moyens mis en œuvre par le secteur privé japonais pour renforcer la contribution du Japon à la riposte au sida. M. Sidibé a également rencontré M. Kiyoshi Kodera, le Vice-président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) pour débattre des possibilités de renforcement des liens entre cette agence et l’ONUSIDA. Une autre réunion lui a également permis de rencontrer M. Koichiro Matsuura, l’ancien Directeur général de l’UNESCO, qui a joué un rôle décisif pour soutenir les premières directives internationales ayant trait à l’éducation à la sexualité et au VIH chez les jeunes.
M. Sidibé a rendu une visite de courtoisie à la Fédération japonaise de football qui s’est engagée en faveur de la campagne de l’ONUSIDA « Tous ensemble, donnons un carton rouge au sida » et de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. M. Junji Ogura, le Président de cette fédération, a exprimé l’intérêt du Japon pour sensibiliser le grand public au VIH par l’intermédiaire du football.
La visite de M. Sidibé au Japon a également été l’occasion d’une rencontre impromptue avec M. José Luis Rodriguez Zapatero, le Premier ministre espagnol en visite d’Etat officielle dans ce pays. M. Zapatero a affirmé que l’Espagne continuerait à apporter un solide soutien à la riposte mondiale au sida.
Lors d’un discours public prononcé à l’université de Tokyo, M. Sidibé a exhorté Tokyo à devenir la première capitale du G8 à atteindre l’objectif ambitieux de l’ONUSIDA de zéro nouvelle infection à VIH d’ici 2015. Le Japon se caractérise par un taux national de prévalence du VIH très faible, compris entre 0,01 et 0,02 %.
M. Sidibé s’est également rendu dans le centre communautaire AKTA des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, implanté au cœur du célèbre district Shinjuku de Tokyo qui abrite l’une des plus fortes concentrations mondiales de bars gay. Géré par l’organisation japonaise à but non lucratif Rainbow Ring, ce centre propose des informations sur les rapports sexuels protégés, des conseils par les pairs et des services de dépistage du VIH. Si la prévalence du VIH au Japon reste faible, le nombre de nouveaux cas d’infection chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes augmente.
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«Il faut maintenir les investissements pour la lutte contre le sida», déclare le Directeur exécutif de l’ONUSIDA au terme de sa visite en Australie
31 août 2010
31 août 2010 31 août 2010
M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA et M. Peter Baxter, le Directeur général du programme de l’Agence australienne pour le Développement international (AusAID) à Canberra. Crédit : ministère australien de la Santé et des Personnes âgées
Concluant sa première visite officielle en Australie, M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a mis l’accent sur la nécessité, pour la communauté internationale, de mobiliser 10 milliards de dollars US supplémentaires afin d’atteindre les objectifs fixés par les pays pour un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH.
A quelques semaines de la réunion en vue de la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, M. Sidibé et Peter Baxter, le Directeur général du programme de l’Agence australienne pour le Développement international (AusAID) se sont rencontrés dans la capitale Canberra pour discuter du maintien et du renforcement des investissements dans la lutte contre le sida.
« A l’heure actuelle, dix millions de personnes vivant avec le VIH sont en attente d’un traitement qui leur sauverait la vie. Si nous ne parvenons pas à réunir les fonds manquants, la promesse de l’accès universel restera lettre morte pour des millions d’humains », a déclaré M. Sidibé lors de cette rencontre.
Le Directeur exécutif a remercié M. Baxter pour le soutien d’AusAID à la riposte au VIH, en particulier dans la région Asie-Pacifique, et pour son engagement récent à augmenter de près de 900 000 dollars US la contribution de cette agence à l’ONUSIDA. Il a par ailleurs exprimé sa crainte de voir d’autres donateurs maintenir leur niveau actuel de financement, voire de le réduire, après des années de hausses régulières et substantielles de leurs investissements en faveur de la lutte contre le VIH.
A Canberra, M. Sidibé a également rencontré Jane Halton, la Secrétaire du ministère de la Santé et des Personnes âgées, ainsi que Bruce Miller, le Directeur général adjoint du bureau australien des évaluations nationales.
M. Sidibé a entamé sa visite de cinq jours en Australie à Sydney, à l’institut Lowy pour la politique internationale où il a évoqué l’état de l’épidémie et la nécessité de transformer la riposte mondiale au sida. Il a visité dans cette ville le célèbre centre d’injection sous surveillance médicale de Kings Cross, le seul de ce genre dans l’hémisphère sud. Il a loué le travail de cette structure qu’il a qualifiée de « modèle pragmatique et économique » pour stopper la transmission du VIH et prévenir la maladie et les décès parmi la population la plus vulnérable, celle des consommateurs de drogues injectées par voie intraveineuse en Nouvelle-Galles-du-Sud.
M. Sidibé s’est vu décerner un prix par une coalition d’organisations impliquées dans l’action contre le VIH en Australie, en reconnaissance de sa contribution personnelle à la riposte au sida.

Jane Halton, titulaire de la médaille du service public (PSM) et Secrétaire du ministère australien de la Santé et des Personnes âgées, avec Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, à Canberra. Crédit : ministère australien de la Santé et des Personnes âgées
A Melbourne, le Directeur exécutif a prononcé le discours d’ouverture de la 63e conférence DPI/ONG des Nations Unies. Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a ouvert la conférence sur le thème de la santé par un message vidéo dans lequel il soulignait les nombreux progrès réalisés en matière de santé à l’échelle du globe, notamment un accès plus large au traitement du VIH. Il a également averti les délégués : « Nous avons encore du chemin à parcourir. Il est essentiel que nous tenions nos engagements en matière de santé pour atteindre tous les objectifs du Millénaire pour le développement ».
Après la conférence DPI/ONG – la plus grande manifestation jamais organisée par les Nations Unies en Australie – M. Sidibé a participé au lancement du centre Michael Kirby pour la santé publique et les droits de l’homme. Ce nouveau centre de recherche, qui met l’accent sur le lien entre droits de l’homme et santé publique, associe des scientifiques, des juristes, des médecins praticiens et des universitaires de l’école de santé publique et de médecine préventive de l’université Monash. Michael Kirby, ancien juge de la Haute Cour australienne et expert reconnu des droits de l’homme, vient d’être nommé pour siéger à la nouvelle Commission mondiale sur le VIH et le droit.
A Melbourne, M. Sidibé a également rencontré des dirigeants économiques australiens dans les locaux de la coalition des entreprises en Asie-Pacifique contre le sida (APBCA) qui mène la riposte du secteur privé de la région contre le VIH. Il a félicité cette structure pour son engagement et a encouragé le dynamique secteur privé australien à s’impliquer encore davantage pour proposer des solutions innovantes en vue de lutter contre le VIH.
Le Directeur exécutif a visité le laboratoire de recherche sur le VIH du Burnet Institute, le plus grand centre australien de virologie et de recherche sur les maladies transmissibles. Le professeur Sharon Lewin lui a présenté les recherches de pointe menées pour développer des outils de diagnostic à faible coût et éradiquer les réservoirs du VIH parmi les personnes vivant avec le VIH.
M. Sidibé conclura son déplacement dans la région Asie-Pacifique au Japon où il rencontrera des représentants du gouvernement et des dirigeants économiques de ce pays, à Tokyo.
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Multimédia:
Discours de M. Sidibé au Lowy Institute for International Policy (lien externe) (en anglais)
Reportages:
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA souligne le rôle de l’Australie dans la riposte de la région Pacifique contre le sida
(27 août 2010)
La Papouasie-Nouvelle-Guinée publie de nouvelles estimations de présence du VIH dans le pays (26 août 2010)
Le gouvernement australien et l’ONUSIDA signent un accord de partenariat (23 septembre 2009)
Liens externes:
Lowy Institute for International Policy (en anglais)
Centre d’injection médicalement supervisé de Sydney (en anglais)
M. Ban salue le rôle de la société civile dans les progrès réalisés en matière de santé à l’échelle du globe (en anglais)
Programme de l’Agence australienne pour le Développement international (en anglais)
Coalition des entreprises de la région Asie-Pacifique contre le sida (en anglais)
Burnet Institute (en anglais)
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La Conférence souligne le rôle prépondérant des jeunes en matière de prévention du VIH
27 août 2010
27 août 2010 27 août 2010
Pendant cinq jours, des représentants de 112 pays, notamment 25 000 jeunes et représentants des gouvernements, de la société civile et des Nations Unies, ont échangé autour de la participation des jeunes à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Le rôle des jeunes en matière d’amélioration de l’état du monde a été au cœur de la Conférence mondiale de la jeunesse qui s’est tenue cette semaine à Leon (Mexique). Pendant cinq jours, des représentants de 112 pays, notamment 25 000 jeunes et représentants des gouvernements, de la société civile et des Nations Unies, ont échangé autour de la participation des jeunes à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Les infections à VIH parmi les jeunes de 15 à 24 ans représentant, d’après les estimations, 40 % des nouvelles infections, une riposte au sida axée sur les jeunes sera essentielle pour réaliser l’OMD n° 6 (combattre le VIH/sida) et garantir que les efforts se prolongent sur le long terme.
Dans une vidéo adressée aux jeunes délégués, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a déclaré que les jeunes étaient en mesure de dessiner un avenir dépourvu de nouvelles infections, de discrimination et de décès liés au sida. « Chacun d’entre vous représente un moteur du changement et du développement dans son propre pays », a-t-il affirmé. « Ensemble, vous représentez un formidable mouvement qui façonne l’avenir du monde. »
Sur les 33,4 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde, près de 5 millions sont des jeunes. On estime que, chaque jour, 2 500 jeunes sont contaminés. Les jeunes femmes paient un tribut particulièrement lourd car elles représentent 66 % des nouvelles infections chez les jeunes du monde entier.
L’autonomisation des jeunes pour qu’ils sachent se protéger contre le VIH constitue l’un des dix domaines prioritaires de l’action de l’ONUSIDA, dont l’objectif est de réduire de 30 % le nombre des nouvelles infections à VIH d’ici à 2015.
Lors d’un atelier commun sur le VIH et les jeunes, l’ONUSIDA et l’UNFPA ont présenté une nouvelle proposition structurée qui présente les réussites enregistrées à ce jour en matière de riposte au VIH chez les jeunes, ainsi que les domaines à améliorer. Au cours de l’atelier, les jeunes délégués étaient invités à proposer leur point de vue sur la pertinence et l’application de cette proposition au niveau national. Des informations factuelles et des services VIH, notamment en matière de santé sexuelle et génésique, ont été qualifiés d’essentiels pour réduire l’infection chez les jeunes. De nombreux participants ont exprimé leur préoccupation quant à la sensibilisation des jeunes par le biais de messages de prévention efficaces.
« Comme nous sommes encore jeunes et à la découverte du monde, nous pouvons adopter des comportements à risque », a déclaré Rodriguez Gastelum, un jeune participant mexicain. « Des informations correctes sur le VIH constituent la première étape de notre protection. »
Moins de 40 % des jeunes, hommes comme femmes, ont accès à des connaissances exactes sur la transmission du VIH, ce qui est bien loin de l’objectif de 95 % fixé dans la Déclaration d’engagement de l’UNGASS pour 2010. Dans les pays en développement, à l’exception de la Chine, seuls 30 % des jeunes hommes et 19 % des jeunes femmes disposent d’informations complètes sur le VIH.
Malgré les difficultés, il y a des signes d’avancée. Une nouvelle étude de l’ONUSIDA montre que la prévalence du VIH chez les jeunes de 15 pays fortement touchés par l’épidémie de sida a chuté de plus de 25 %.
« Pour faire simple, les jeunes mènent une révolution de la prévention dans le monde entier », a déclaré le Dr César Núñez, Directeur régional de l’ONUSIDA pour l’Amérique latine, lors d’une séance de la Conférence axée sur la santé. « L’autonomisation des jeunes a entraîné une modification des comportements sexuels. Les jeunes choisissent d’avoir des relations sexuelles plus tardives, avec moins de partenaires, et ils utilisent des préservatifs. »
Ce mois-ci, l’ONU a lancé l’Année internationale de la jeunesse, initiative conçue pour accroître la participation des jeunes aux questions du développement dans le monde et améliorer tant le dialogue entre les cultures que la compréhension entre les générations. Lors d’un événement organisé dans le cadre du lancement de l’Année à New York, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a instamment prié les jeunes du monde entier de regarder au-delà des frontières de leur pays : « Tendez la main au monde. Devenez un citoyen du monde », a-t-il déclaré. « Nous sommes les dirigeants d’aujourd’hui. Vous êtes ceux de demain. »
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Centre de presse:
Multimedia:
Visionnez le message du Directeur exécutif de l’ONUSIDA (You Tube)
Liens externes:
Conférence mondiale de la jeunesse (2010)
Année internationale de la jeunesse
Publications:
La proposition structurée des jeunes pour le domaine prioritaire de l’ONUSIDA consacré aux jeunes (en anglais)
Informations complémentaires au rapport Outlook 2010 de l’ONUSIDA : « Les jeunes mènent la révolution de la prévention du VIH »
Notes d’orientations mondiales sur les jeunes et le VIH
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Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA souligne le rôle de l’Australie dans la riposte de la région Pacifique contre le sida
27 août 2010
27 août 2010 27 août 2010
M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA (à gauche) a prononcé un discours au Lowy Institute for International Policy dans le cadre d’un « Cycle de conférences d’orateurs prestigieux » et a rencontré le Dr Michael Wesley, Directeur exécutif de l’Institute (à droit). Crédit: Lowy Institute
Dès les premières heures de sa visite de cinq jours en Australie, M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a félicité le pays pour le rôle qu’il joue en tant que partenaire clé dans la riposte de la région Pacifique contre le sida.
« L’Australie nous aide à faire progresser l’ordre du jour de la lutte contre le sida dans la région Pacifique. Le pays connaît les dynamiques régionales de l’épidémie de VIH » a déclaré M. Sidibé. « Prenons l’exemple de la Papouasie Nouvelle-Guinée d’où j’arrive et où j’ai pu constater les résultats de l’engagement de l’Australie ».
En 2008, l’Australie a en effet fourni les trois quarts de l’aide à la lutte contre le VIH dans la région. Cela a inclus une subvention de US$ 38 millions au profit de la Papouasie Nouvelle-Guinée – qui est l’un des pays de la région les plus durement touchés par le VIH.
Le premier jour de sa visite, M. Sidibé a prononcé un discours au Lowy Institute for International Policy dans le cadre d’un « Cycle de conférences d’orateurs prestigieux ». Il a également rencontré le Dr Michael Wesley, Directeur exécutif de l’Institute, et M. Bill Bowtell, Directeur de son projet VIH/sida.
« La visite de M. Sidibé nous aidera à redynamiser la riposte contre le sida en Australie » a déclaré M. Bowtell. « Il est essentiel que nous continuions de démontrer qu’il est nécessaire d’investir dans la lutte contre le sida au niveau national, régional et international ».
Un récent sondage réalisé par l’ONUSIDA et Zogby International révèle que si la question du sida ne fait plus les gros titres de la presse dans certains pays, elle reste une priorité absolue de santé pour les Australiens. L’enquête indique que 89 % d’entre eux déclarent que le sida est l’un des problèmes mondiaux les plus importants aujourd’hui. Cependant, 41,5 % seulement des Australiens interrogés considèrent que le sida constitue un problème dans leur propre pays.
Bien que l’Australie affiche un taux de prévalence du VIH parmi les adultes (15-49 ans) de 0,2 %, très inférieur au niveau de prévalence dans plusieurs pays européens et en Amérique du Nord, il existe des groupes plus exposés au risque d’infection. Entre 2004 et 2008, 68 % des cas de VIH nouvellement diagnostiqués l’on été chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. La transmission du virus lors de la consommation de drogues injectables est responsable d’une part relativement modeste des nouvelles infections à VIH – ce qui est attribuable à l’adoption précoce de programmes de réduction des risques éclairés par le concret.
Le Centre d’injection médicalement supervisé de Sydney est l’un des services qui a pour mission de continuer de réduire les infections à VIH parmi les consommateurs de drogues. Ce projet pilote a été lancé en mai 2001 dans le district de King Cross de la ville – où l’on recensait une forte concentration de décès par overdose de drogues. M. Sidibé a visité le centre en compagnie de Mme Carmel Tebbutt, Vice Premier Ministre des Nouvelles-Galles du Sud et Ministre de la Santé.
« Je félicite le gouvernement des Nouvelles-Galles du Sud pour cette initiative qui constitue un modèle pour la région » a déclaré M. Sidibé. « Nous disposons de preuves scientifiques solides qui indiquent que fournir un ensemble de services complets de réduction des risques aux personnes qui consomment des drogues injectables permet de prévenir des infections à VIH ».
Lors de la visite du centre, Mme Tebbutt a annoncé que le projet pilote allait être définitivement pérennisé, ce qui garantira l’avenir du centre dont le fonctionnement n’avait été approuvé que jusqu’à octobre 2011.
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Reportages:
La Papouasie-Nouvelle-Guinée publie de nouvelles estimations de présence du VIH dans le pays (26 août 2010)
Le gouvernement australien et l’ONUSIDA signent un accord de partenariat (23 septembre 2009)
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Discours de M. Sidibé au Lowy Institute for International Policy (lien externe) (en anglais)
Liens externes:
Lowy Institute for International Policy
Centre d’injection médicalement supervisé de Sydney (en anglais)
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La Papouasie-Nouvelle-Guinée publie de nouvelles estimations de présence du VIH dans le pays
26 août 2010
26 août 2010 26 août 2010
M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA (deuxième à gauche) a rencontré Son Excellence le Gouverneur général de la La Papouasie-Nouvelle-Guinée, Grand Chef, Sir Paulius Matane (au centre) durant sa visite officielle à la Papouasie-Nouvelle-Guinée. 25 au 26 août 2010. Crédit: Noreen Chambers
Selon les nouvelles estimations du Ministère de la Santé et du Secrétariat du Conseil National du SIDA, environ 0,92% de la population adulte de la Papouasie-Nouvelle-Guinée vivait, en 2009, avec le VIH.
Cette dernière série d’estimation de la présence du VIH (menée par un groupe d’experts nationaux et internationaux) est basée sur de nombreuses données relevées dans des cliniques prénatales situées dans les Régions des Hautes Terres de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans le Sud, dans le Momase et dans la Région des Iles.
Ces dernières années ont été marquées par une hausse importante du nombre d’infrastructures médicales en Papouasie-Nouvelle-Guinée effectuant des tests VIH sur des femmes enceintes, passant de 17 en 2005 à 178 en 2009. La collecte de ces nouvelles données auprès de ces infrastructures a fourni une représentation plus claire de la présence du VIH dans le pays qu’auparavant.
« Ces nouvelles estimations ont largement amélioré notre compréhension de l’échelle et de la portée de l’épidémie du SIDA en Nouvelle-Guinée » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, lors d’une visite officielle en Papouasie-Nouvelle-Guinée. « Ils offrent l’opportunité de redoubler nos efforts afin de parvenir à un accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et au soutien du VIH ».
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, une estimation de 34 100 personnes vivaient avec le VIH en 2009. Il a été avéré que c’est dans les régions des Hautes Terres et du Sud que la présence du VIH était la plus élevée, à un taux respectif de 1,02% et 1,17%, ainsi qu’avec une présence plus faible mais croissante dans le Momase et dans la Région des Iles, à 0,63% et 0,61%. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, environ 3 200 personnes ont récemment été infectées par le VIH en 2009 et, la même année, quelques 1 300 personnes sont mortes du SIDA.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée avait précédemment prévu, pour l’année 2009, une présence nationale du VIH plus élevée, en se basant sur des données issues d’un nombre relativement faible de sites ruraux et urbains. La révision à la baisse des estimations est le reflet, dans une large mesure, des améliorations dans les systèmes nationaux de surveillance des maladies. Ces nouveaux résultats indiquent qui plus est qu’il est possible que l’extension de l’épidémie du VIH en Papouasie-Nouvelle-Guinée soit en train de diminuer.
« Les facteurs de risque contribuant à l’infection à VIH en Papouasie-Nouvelle-Guinée n’ont pas changé » a déclaré M. Sidibé. « Nous ne pouvons pas nous permettre de nous laisser aller ni de réduire les investissements dans la riposte nationale au SIDA ».
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Reportages:
Des chefs religieux chrétiens lancent une alliance pour la riposte au sida en Papouasie-Nouvelle-Guinée (7 Mai 2010)
Présentation d’un rapport de la Commission sur le sida dans le Pacifique en Papouasie-Nouvelle-Guinée (11 Mars 2010)
Multimedia:
Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA s’exprime sur Radio Australia de la réponse au VIH en Papouasie-Nouvelle-Guinée (en anglais)
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Les jeunes athlètes olympiques sensibilisés au VIH
23 août 2010
23 août 2010 23 août 2010
Les Jeux olympiques de la Jeunesse donnent une possibilité de souligner le rôle des jeunes dans la promotion de la prévention du VIH. Crédit: ONUSIDA
L’ONUSIDA a coordonné des activités clés – ateliers de danse axés sur la thématique du sida, jeux sportifs destinés à sensibiliser à la question du VIH et création de ses propres messages de prévention – lors des premiers Jeux olympiques de la Jeunesse, dans le cadre du programme culturel et éducatif conçu pour encourager les jeunes athlètes olympiques à en apprendre davantage sur les questions de bien-être, de vie saine et de responsabilité sociale.
Pendant les Jeux olympiques de la Jeunesse, qui se déroulent à Singapour du 14 au 26 août, un chalet ONUSIDA et une série d’ateliers ont fourni des informations sur la sexualité et la transmission du VIH, notamment sur les mythes et les idées fausses, à l’occasion de jeux interactifs, de discussions entre pairs et d’ateliers innovants de dance et de théâtre.
Organisées dans le village olympique, les activités ont été proposées aux 3 600 jeunes athlètes âgés de 14 à 18 ans inscrits aux Jeux et aux 1 400 responsables d’équipes. Tous les jours, des centaines de jeunes athlètes ont visité le chalet et participé aux ateliers de l’ONUSIDA – dont les activités ont toutes été coordonnées et animées par des bénévoles des partenaires de l’ONUSIDA, tels que le réseau Y-PEER des Philippines et l’organisation BEADS de Singapour, ainsi que par des bénévoles des Jeux olympiques de la Jeunesse.
« Malgré les obstacles linguistiques, nous avons réussi à rassembler et canaliser les énergies d’athlètes venant de milieux et de cultures différents pour discuter du VIH et insister à nouveau sur le besoin de protection et de sensibilisation » a déclaré Mario Balibago, bénévole du réseau Y-PEER.
Pendant la visite du chalet ONUSIDA, les athlètes ont été encouragés à publier des commentaires sur la page Facebook de l’ONUSIDA. Kernesha Spann, jeune coureur du 400 mètres de Trinidad et Tobago, a publié la déclaration suivante : « C’est une bonne chose que de parler du VIH avec les jeunes et de partager les discussions… dans le monde entier. Protégez-vous et aimez ceux qui vivent avec le VIH ».
Le chalet ONUSIDA a également accueilli un certain nombre d’éminents visiteurs, notamment M. Jacques Rogge, Président du Comité international olympique, et M. Wilfried Lemke, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le sport au service de la paix et du développement, qui a commenté l’utilisation de formats innovants pour diffuser des messages sur le VIH auprès des jeunes dans le contexte du sport.
Le partenariat avec les Jeux olympiques de la Jeunesse s’efforce de mettre l’accent sur la priorité de l’ONUSIDA de donner aux jeunes les moyens de se protéger contre le VIH et d’intervenir dans le cadre des activités à l’appui de l’Année internationale de la Jeunesse – qui a débuté le 12 août. Après les interventions réussies mises en place à Singapour, l’ONUSIDA continuera à travailler avec le Comité international olympique pour renforcer le partenariat, notamment en étudiant le développement d’une structure « Jeunes athlètes champions de la riposte contre le VIH ».
« Le sport est un moyen incroyablement efficace pour faire passer les messages sur le VIH auprès des jeunes. Comme les athlètes, les bénévoles qui travaillent avec nous au chalet ont aussi été extrêmement sensibilisés aux questions relatives au VIH et ont voulu faire passer le mot » a déclaré Dawn Foderingham, Conseillère en partenariats de l’Équipe d’appui aux régions de l’ONUSIDA pour l’Asie et le Pacifique, qui a coordonné la participation du Programme commun aux Jeux olympiques de la Jeunesse. « Les jeunes sont des champions, tant sur le terrain qu’en dehors, et leur leadership dans la riposte contre le VIH peut avoir un impact déterminant » a-t-elle ajouté.
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Partenaires:
Comité International Olympique
Reportages:
Ouverture des premiers Jeux olympiques de la jeunesse à Singapour (13 août 2010)
Des fonctionnaires de l’ONU invitent les jeunes athlètes olympiques à contribuer à améliorer leur communauté d’origine (Actualités de l’ONU) (en anglais)
Liens externes:
Site Internet de l’Année internationale de la jeunesse
Jeux Olympiques de la Jeunesse Singapour 2010
Publications:
Supplément du rapport Outlook 2010 : Les jeunes mènent la révolution de la prévention du VIH (en anglais)
Ensemble pour la prévention du VIH et du sida : boîte à outils pour la communauté sportive (en anglais)
Feature Story
Le SIDA, une question clé du dialogue des jeunes au niveau international
20 août 2010
20 août 2010 20 août 2010
Participants à la table-ronde du lancement de l’Année de la jeunesse en Asie-Pacifique. Crédit : ONUSIDA
Le VIH ainsi que la santé sexuelle et reproductive ont été identifiés comme thème central de conversation dans le cadre de l’Année internationale de la jeunesse, initiative dirigée par les Nations Unies (NU) ayant été lancée ce mois-ci par le Secrétaire général Ban Ki-moon.
Sous le thème qui touche tout un chacun «Le dialogue et la compréhension mutuelle», l’Année de la jeunesse vise à promouvoir les idéaux de la paix, du respect des droits de l’homme et de la solidarité entre les générations à travers des activités qui mettent en lumière des questions dont l’importance est croissante pour les jeunes : notamment le VIH, l’environnement, la faim et l’emploi. Les jeunes sont encouragés à participer aux efforts locaux et mondiaux afin d’atteindre des objectifs fixés à l’international tels que les Objectifs du Millénaire pour le développement.
Les jeunes âgés de 15 à 24 ans représentant 40% des nouvelles infections à VIH, il est essentiel que la jeunesse s’engage davantage dans la riposte au SIDA. Donner plus de pouvoir aux jeunes afin qu’ils se protègent du VIH est l’une des dix priorités de l’ONUSIDA, l’objectif général étant de réduire de 30% les nouvelles infections à VIH d’ici 2015. L’ONUSIDA s’est engagé à atteindre trois «résultats concrets» dans au moins neuf des 17 pays les plus touchés. Ils incluent de:
- veiller à ce qu’au moins 80% des jeunes scolarisés et non scolarisés aient des connaissances précises sur le VIH;
- doubler l’utilisation du préservatif parmi les jeunes;
- doubler l’utilisation du test VIH et des services de conseil par les jeunes.
La jeunesse de l’Asie-Pacifique appelle à un dialogue ouvert sur le VIH
James Chau, Ambassadeur itinérant national de l’ONUSIDA pour la Chine, présentateur sur CCTV et président de la table-ronde lors du lancement de l’Année de la jeunesse en Asie-Pacifique, écoute les interventions des jeunes. Crédit : ONUSIDA
À l’occasion du lancement, à Bangkok, en Thaïlande, de l’Année de la jeunesse en Asie-Pacifique, des jeunes de la région ont souligné que l’accès limité à l’éducation sexuelle ainsi qu’aux informations liées au VIH étaient des secteurs clés d’inquiétude. Lors de la manifestation de lancement au cours de laquelle a été organisé un dialogue autour d’une table-ronde rassemblant des représentants de la jeunesse, des directeurs d’agences des NU et des officiels gouvernementaux, et présidée par James Chau, Ambassadeur itinérant national de l’ONUSIDA pour la Chine et présentateur à la télévision, les représentants de la jeunesse ont souligné combien il est nécessaire que les parents et autres «sortent de leurs zones de confort» afin de mieux toucher les jeunes avec des informations sur le sexe et le VIH.
«Autant que je m’en souvienne, mes parents m’ont parlé ouvertement du sexe et du VIH», a déclaré Benya, une lycéenne de 14 ans de Bangkok. «Je pense que cela m’aide à faire de bons choix dans ma vie».
Les jeunes participants ont insisté sur le fait qu’un plus grand accès à des informations sur le VIH ainsi que sur la santé sexuelle et reproductive, basées sur des données avérées, notamment par le biais des médias traditionnels et nouveaux, était essentiel pour que la jeunesse ait un pouvoir accru sur les questions liées au VIH.
Steve Kraus, Directeur régional de l’ONUSIDA pour l’Asie et le Pacifique, a souligné qu’il est avéré que lorsque des informations précises sur le sexe et le VIH sont fournies aux jeunes, ils préfèrent avoir des relations sexuelles plus tard, avec moins de partenaires et qu’ils ont davantage recours au préservatif.
Steve Kraus, Directeur régional de l’ONUSIDA, souligne que les jeunes «mènent la lutte de la prévention contre le VIH». Crédit : ONUSIDA
«Les jeunes mènent la lutte de la prévention contre le VIH. Des données récentes montrent que la prévalence du VIH a diminué de 25% chez les jeunes dans 15 des pays les plus touchés. Nous devons poursuivre cette lancée». a déclaré M. Kraus. «L’année internationale de la jeunesse nous offre une occasion clé d’accroître massivement notre insistance sur notre souhait de rassembler des jeunes autour de la table et de veiller à ce que leurs voix soient entendues lors des importants débats sur le VIH».
Pour ce qui est de la Région de l’Asie-Pacifique, et à travers le monde, les lancements de l’Année de la jeunesse seront suivis par des activités ciblées afin d’afficher la contribution des jeunes au développement, d’encourager le dialogue et de souligner tant les bénéfices que le sens de la participation des jeunes dans tous les aspects de la société.
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Liens externes:
Site internet de l’Année internationale de la jeunesse
Remarques du Secrétaire général des NU lors du lancement de l’Année internationale de la jeunesse
Publications:
Informations complémentaires au Rapport Outlook 2010 : Les jeunes mènent la lutte de la prévention contre le VIH (en anglais)
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Ouverture des premiers Jeux olympiques de la jeunesse à Singapour
13 août 2010
13 août 2010 13 août 2010
Cérémonie d'ouverture de Jeux olympiques de la jeunesse, Singapour, 14 août 2010. Crédit: SPH-SYOGOC/Alphonsus Chern
Ces deux prochaines semaines, Singapour entrera dans l’histoire des Jeux en devenant la première ville à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse qui s’ouvriront le 14 août 2010.
Les Jeux olympiques de la jeunesse, qui se tiendront tous les deux ans, constituent un événement sportif international de haut niveau pour les jeunes en alliant sport, culture et éducation. Ces nouveaux Jeux ont été créés pour éduquer, impliquer et influencer les jeunes athlètes, tout en les encourageant à jouer un rôle actif au sein de leurs communautés respectives.
Environ 370 000 spectateurs se rassembleront pour encourager ces jeunes athlètes venus du monde entier, âgés de 14 à 18 ans. Ces Jeux inauguraux proposeront une compétition de haut niveau avec 26 disciplines sportives, ainsi qu’un programme culturel et éducatif couvrant un large éventail de thèmes incluant les valeurs olympiques. Des sessions de renforcement des compétences seront également proposées aux participants, notamment sur le VIH.
Les jeunes athlètes sont des modèles pour leurs communautés. « Si nous voulons atteindre l’objectif de l’ONUSIDA, à savoir plus aucune nouvelle infection, nous devons faire appel à ces jeunes pour mener la révolution préventive
M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA
40 % des nouvelles infections par le VIH dans le monde touchent les jeunes ; il est donc indispensable de leur donner les moyens de freiner l’épidémie et de renverser la tendance.
«Les jeunes athlètes sont des modèles pour leurs communautés. «Si nous voulons atteindre l’objectif de l’ONUSIDA, à savoir plus aucune nouvelle infection, nous devons faire appel à ces jeunes pour mener la révolution préventive», a déclaré M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Le sport peut constituer un important vecteur de changements à travers le monde.»
Dans le cadre de son protocole d’accord avec le Comité International Olympique (CIO), l’ONUSIDA s’est associé au Comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Singapour (SYOGOC) afin de proposer des informations sur la prévention du VIH et de sensibiliser les jeunes au VIH pendant les deux semaines que dureront les Jeux.
Crédit: IOC« Les campagnes de sensibilisation et de prévention du VIH sont plus efficaces lorsqu’elles s’adressent aux jeunes », a expliqué M. Jacques Rogge, Président du CIO. Et d’ajouter : « Le sport est un vecteur formidable pour toucher les jeunes d’aujourd’hui sur tous les continents et pour leur inculquer très tôt des comportements sains et responsables.»
En association avec plusieurs organisations issues de la société civile, l’ONUSIDA organisera une série d’ateliers axés sur la santé reproductive et sexuelle des adolescents, ainsi que sur la stigmatisation liée au VIH, autour du thème « Bien-être et vie saine ». Ces ateliers seront proposés aux quelques 3 600 jeunes athlètes et aux 1 400 officiels du Village olympique.
Le sport est un vecteur formidable pour toucher les jeunes d’aujourd’hui sur tous les continents et pour leur inculquer très tôt des comportements sains et responsables
M. Jacques Rogge, Président du Comité International Olympique
Les ateliers seront organisés en collaboration avec Y-PEER, un programme destiné aux jeunes, et BEADS, une organisation basée à Singapour. Au cours de ces sessions, la danse et les jeux permettront d’aborder des sujets tels que la sexualité et la transmission du VIH, ainsi que les mythes et les idées reçues à propos du virus. Le contenu de ces sessions interactives a été développé spécialement pour les Jeux olympiques de la jeunesse afin d’encourager l’implication des athlètes. En outre, des préservatif seront disponibles gratuitement dans les centres médicaux.
Le sport est un puissant moyen de communication, unique dans sa capacité à rassembler et à galvaniser les peuples du monde entier. En reconnaissant l’importance du sport pour le développement, ce partenariat avec les Jeux olympiques de la jeunesse constitue une réponse à l’une des dix priorités de l’ONUSIDA : donner aux jeunes les moyens de se protéger contre le VIH.
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Publications:
Ensemble pour la prévention du VIH et du sida : boîte à outils pour la communauté sportive
(en anglais)
Protocole d’accord entre le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA et le Comité International Olympique
Restez connectés avec l'ONUSIDA
Feature Story
Michel Sidibé meets Chinese leaders, highlights barriers to MDG achievement
12 août 2010
12 août 2010 12 août 2010
Chinese Vice President Xi Jinping (R) meets with Michel Sidibé (L), executive director of UNAIDS in Beijing, 11 August 2010. Credit: Xinhua/Pang Xinglei
UNAIDS Executive Director Michel Sidibé met with top Chinese government leaders yesterday in Beijing to discuss China’s AIDS response. In meetings with Vice President Xi Jinping and Vice Minister of Health, Yin Li, Mr Sidibé commended China for its strong political commitment to the AIDS response, and outlined workable recommendations to strengthen China’s AIDS response.
In discussions with Vice President Xi Jinping, Mr Sidibé noted that China’s achievements in recent decades with regard to poverty reduction, expanding access to education, and reducing mortality and extending life expectancy have been truly astonishing. “China’s progress has strongly demonstrated the commitment of the Chinese government to delivering on human development and its MDG commitments,” said Mr Sidibé. “However, there is still work to be done, and significant scaling-up of quality HIV treatment and prevention efforts will be necessary if MDG 6 (halting and reversing the HIV epidemic) is to be achieved in China.”
There is still work to be done, and significant scaling-up of quality HIV treatment and prevention efforts will be necessary if MDG 6 (halting and reversing the HIV epidemic) is to be achieved in China.
Michel Sidibé, Executive Director of UNAIDS
Mr Sidibé urged the Chinese government to set targets to halve HIV infections and deaths from AIDS by 2015, in order to meet and exceed MDG 6, and halt and reverse China’s HIV epidemic.
During their meeting at the Great Hall of the People on Wednesday, Vice President Xi said, “the Chinese government attached great importance to the prevention of HIV, which has become the country's leading infectious disease killer. With increased funding for anti-AIDS programs, China has implemented prevention, treatment and care policies to secure the rights and interests of people living with HIV.”
China has implemented prevention, treatment and care policies to secure the rights and interests of people living with HIV
China Vice President Xi Jinping
During the meeting Mr Xi also vowed to support appeals from the United Nations and the international community to bolster south-south cooperation with Africa and push for the realization of Millennium Development Goals worldwide.
While in Beijing, Mr Sidibé also took the opportunity to present awards to Vice Minister Yin Li and Mr Li Jingwu of the Law Office of China’s State Council, in recognition of their considerable commitment and contribution to China’s AIDS response.
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Feature stories:
Engaging cities in the HIV response (10 August 2010)
Multimedia:
Watch CCTV Interview with Michel Sidibé (Begins at 20 minutes)
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