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Impliquer les villes dans la riposte au VIH

10 août 2010

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M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, prononce un discours d’orientation sur le VIH dans les villes du 21è siècle lors du Forum international sur les villes et la santé, le 9 août 2010 à Shanghai, Chine Crédit : ONUSIDA

Les villes rassemblent la moitié environ de la population du globe. D’ici 2050, sept citoyens du monde sur dix vivront dans une « méga-cité » de plus de 10 millions d’habitants. Lors d’une visite officielle cette semaine à Shanghai — l’une des plus grandes métropoles du monde — Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a attiré l’attention sur le rôle central que les villes peuvent jouer dans la riposte au sida.

«S’il ne fait aucun doute que les villes sont importantes dans la riposte au VIH, elles n’ont pas été suffisamment mobilisées et soutenues pour agir », a déclaré M. Sidibé face à plus de cent dirigeants du secteur de la santé et praticiens de toute la Chine. « Je crois qu’il est temps que cela change et que les villes jouent un rôle moteur pour écrire l’histoire du VIH.»

La croissance rapide des villes a créé des conditions favorables à la propagation du VIH. Selon les estimations, la moitié des personnes séropositives dans le monde vivent en ville. Dans certaines zones urbaines, l’épidémie de VIH est comparable par son ampleur aux épidémies nationales qui frappent certains pays.

Notant que les autorités municipales disposent d’un pouvoir administratif et de systèmes bien établis pour la fourniture de services sociaux, M. Sidibé les a exhortées à mobiliser toutes les ressources disponibles pour garantir l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH. Il a fait remarquer que très peu de villes faisaient preuve d’un leadership audacieux et menaient des actions opportunes dans ce domaine.

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M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, prononce un discours d’orientation sur le VIH dans les villes du 21è siècle lors du Forum international sur les villes et la santé, le 9 août 2010 à Shanghai, Chine Crédit : ONUSIDA

Les efforts de la ville de Bangkok pour réduire la prévalence du VIH parmi les professionnel(le)s du sexe témoignent d’une belle réussite. En collaboration avec des prestataires de services de santé, la police, des propriétaires de structures de loisir et des organisations non gouvernementales, les autorités ont lancé une campagne dans toute la ville au début des années 1990 pour promouvoir l’utilisation systématique du préservatif. En vingt ans, la prévalence du VIH parmi les professionnel(le)s du sexe travaillant dans des maisons de passe a baissé de façon substantielle.

Lors de sa visite à Shanghai, M. Sidibé a loué les dirigeants chinois pour les progrès du pays en matière d’intensification des traitements d’entretien à la méthadone et des programmes d’échange d’aiguilles dans les grandes villes, qui ont contribué de façon déterminante à inverser la tendance de l’épidémie de VIH parmi les consommateurs de drogues injectables. « J’encourage la Chine à poursuivre l’extension de ces programmes — en particulier au niveau des communautés — et à reconsidérer l’efficacité réelle des centres de détention pour consommateurs de drogues dans le cadre d’une stratégie nationale de prévention de la transmission du VIH », a-t-il déclaré.

D’autres villes confrontées au développement rapide d’une épidémie de VIH parmi les consommateurs de drogues injectables, telles Sydney, Toronto et Genève, ont mis en œuvre des programmes de réduction des risques peu coûteux, notamment des services d’échange d’aiguilles et des traitements de substitution aux opiacés, jugulant ainsi les nouvelles infections.

M. Sidibé a lancé un défi aux villes chinoises, à savoir mener des ripostes locales au sida ciblant en particulier les besoins des populations les plus exposées à l’infection par le VIH : hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, travailleurs migrants, professionnel(le)s du sexe, consommateurs de drogues injectables... Il a appelé Shanghai à s’appuyer sur l’élan donné par l’Expo 2010 pour unir et mobiliser les méga-cités du monde entier en vue de stopper la propagation du VIH d’ici 2015.

Right Hand Content

Discours:

Discours d’orientation de M. Michel Sidibé, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, lors du Forum international sur les villes et la santé, 9 août 2010, Shanghai, Chine
(en | ch)


Multimédia:

Voir la galerie photos de la visite officielle du Directeur exécutif de l’ONUSIDA en Chine en août 2010 

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Consultation en ligne de l’OMS sur la stratégie mondiale du secteur de la santé contre le VIH

06 août 2010

WHO

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a mis en place une consultation en ligne destinée à recueillir des contributions relatives au développement de sa stratégie mondiale du secteur de la santé contre le VIH/sida 2011-2015.

La soixante-troisième Assemblée mondile de la santé a adopté une résolution demandant au Directeur général de l’OMS de développer une stratégie contre le VIH/sida pour les années 2011-2015 au travers d’un processus de consultation de grande envergure.

Vous êtes invité à donner votre avis sur les documents de consultation disponibles sur le site Web de l’OMS. Ces documents seront disponibles en arabe, chinois, anglais, français, russe et espagnol.

Les commentaires peuvent être soumis jusqu’au 31 août grâce à ce formulaire en ligne. Si possible, soumettez vos commentaires en anglais afin de faciliter la synthèse de toutes les observations reçues.

La stratégie 2011-2015 :

  • s’appuiera sur les réalisations et les expériences de l’initiative « 3 millions d’ici 2005 », et sur les cinq orientations stratégiques du plan de l’OMS pour l’accès universel 2006-2010 ; 
  • tiendra compte de l’architecture mondiale en matière de lutte contre le VIH, de santé et de développement, y compris la stratégie (en cours de développement) et le Cadre de résultats de l’ONUSIDA, et des engagements existants concernant la réalisation de l’accès universel et des objectifs du millénaire pour le développement ; 
  • recensera les objectifs mondiaux existants et convenus pour inciter les pays à planifier des actions audacieuses contre le VIH jusqu’en 2015 ; 
  • fournira une assistance aux pays pour la détermination d’un ordre de priorité de leurs investissements dans le domaine de la lutte contre le VIH et dans celui, plus général, de la santé ; 
  • fournira un cadre pour une action concertée de l’OMS aux niveaux mondial, régional et national et dans tous les départements concernés de l’OMS.

     

L’OMS travaille avec un large éventail de partenaires, notamment les États Membres, des organisations de la société civile, les organismes donateurs et les organismes de développement, des organisations non gouvernementales, des organismes multilatéraux (y compris les organisations des Nations Unies), des institutions et réseaux scientifiques et techniques, et le secteur privé. L’OMS entend mener des consultations associant tous les principaux acteurs et parties intéressés pour l’élaboration de la stratégie mondiale du secteur de la santé contre le VIH/sida 2011-2015.

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Partenariat pour la prévention du VIH au Sri Lanka

03 août 2010

20100804_SL_1_200Field staff training for the size estimation study in Sri Lanka.
Credit: Dr. Ajith Karawita

La prévalence du VIH dans la population générale du Sri Lanka est très faible puisqu'elle s'établit à 0,1 %. Certaines données indiquent toutefois que les professionnel(le)s du sexe et leurs client(e)s ainsi que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes sont exposés à une infection par le VIH. Toutefois, la taille de ces groupes étant mal connue, il est difficile d'orienter les efforts de prévention du VIH dans le pays.

Afin de disposer d'informations stratégiques de base, et à la demande du Programme national de contrôle des MST et du sida du Sri Lanka, l'équipe conjointe des Nations Unies sur le sida a soutenu l'élaboration d'une méthodologie pour réaliser un état des lieux et estimer la taille des populations clés. La Banque mondiale a fourni une assistance technique tandis que l'UNFPA et l'ONUSIDA apportaient un financement complémentaire garantissant que les communautés de quatre districts pourraient utiliser la méthodologie.

Selon conclusions de l'étude, publiées en mai 2010, le Sri Lanka compterait de 35 000 à 47 000 professionnel(le)s du sexe et de 24 000 à 37 000 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Un partenariat essentiel pour une prévention efficace du VIH

Ce processus a donné le jour à un nouveau partenariat constructif. Des représentants des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et des professionnel(le)s du sexe ont rencontré régulièrement des hauts fonctionnaires de la police et du ministère de la Santé pour mettre en œuvre le programme de santé publique.

« C'est la première fois au Sri Lanka qu'un problème de santé publique est pris en charge par des parties prenantes non traditionnelles rassemblées autour d'une cause commune, la prévention du VIH au sein des populations clés à plus haut risque »,

Dr Palitha Mahipala, Secrétaire supplémentaire du minstère de la Santé et de la Nutrition

« C'est la première fois au Sri Lanka qu'un problème de santé publique est pris en charge par des parties prenantes non traditionnelles rassemblées autour d'une cause commune, la prévention du VIH au sein des populations clés à plus haut risque », a commenté le Dr Palitha Mahipala, Secrétaire supplémentaire du ministère de la Santé et de la Nutrition et Président du comité directeur créé pour guider la mise en œuvre.

Les groupes communautaires ont été informés par une équipe qui avait travaillé sur des exercices similaires au Pakistan et en Inde et s'est assurée que la méthodologie était adaptée en vue d'une utilisation facile au Sri Lanka.

« Les membres de la communauté ont reçu une excellente formation de l'Université du Manitoba portant sur la planification du travail de terrain, la collecte de données, la saisie de données, l'analyse et les bases de la microplanification de services de prévention ciblant les professionnel(le)s du sexe », a expliqué Chandra Kanthi Abeykoon, Coordinateur de projet au sein de l'ONG Community Strength and Development Foundation.

Combler l'absence d'éléments concrets

« Ce processus est une première étape critique vers l'élaboration d'une prévention efficace auprès des populations clés à plus haut risque, ici au Sri Lanka »

David Bridger, Coordinateur de l'ONUSIDA dans le pays

L'état des lieux a d'abord été réalisé à Colombo et Anuradhapura où les premiers résultats suggéraient que le nombre d'hommes sexuellement actifs ayant des rapports sexuels avec des hommes et les professionnel(le)s du sexe était beaucoup plus élevé qu'on ne le pensait jusqu'ici. Selon l'équipe en charge de l'étude, les participants issus des organisations communautaires ont apprécié de pouvoir localiser précisément les points chauds en matière de travail du sexe, ce qui permettrait aux programmes de prévention du VIH de toucher les personnes nécessitant des services en la matière.

Dans le cadre du projet, il était particulièrement important de garantir l'anonymat des participants. Il avait donc été convenu que seuls les groupes communautaires auraient accès aux données incluant les noms de rue et les lieux, informations pertinentes pour les activités de proximité en matière de prévention. L'état des lieux a été étendu à Batticaloa et Nuwara Eliya. Le Programme national de contrôle des MST et du sida a utilisé la moyenne des données de trois des districts étudiés pour alimenter les estimations nationales, ce qui a permis au pays de produire pour la première fois une estimation à cette échelle fondée sur des éléments concrets pour les populations clés à plus haut risque.

Pendant le projet, l'équipe en charge de l'étude a été confrontée à certaines difficultés, les autorités locales étant intervenues et ayant mis en cause l'exercice qui concernait des comportements tombant sous le coup de lois répressives : en effet, l'homosexualité et le travail du sexe sont illégaux au Sri Lanka. Des membres de l'équipe issus du ministère de la Santé et d'organisations communautaires se sont rendus sur les sites de recherche afin de rencontrer les officiels locaux pour échanger avec eux et se mettre d'accord sur les objectifs de l'exercice.

Impulser un élan

S'appuyant sur le partenariat créé pour la prévention, le gouvernement et la société civile ont demandé et obtenu un financement dans le cadre de la 9ème série du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Approuvé début 2010, ce financement permettra d'étendre l'état des lieux à l'ensemble du pays et de le compléter par des activités de proximité en matière de prévention ciblant les populations clés mais aussi les consommateurs de drogues injectables dans les prisons.

« Ce processus est une première étape critique vers l'élaboration d'une prévention efficace auprès des populations clés à plus haut risque, ici au Sri Lanka », a commenté David Bridger, Coordinateur de l'ONUSIDA dans ce pays.

« Disposer d'un ensemble complet de mesures de prévention pour les populations clés risquant le plus d'être infectées par le VIH au Sri Lanka est un moyen sûr de maintenir un faible taux de prévalence du virus dans ce pays », a-t-il ajouté.

Toutefois, divers obstacles freinent une prévention efficace et continueront d'affecter la mise en œuvre du programme de prévention du VIH du gouvernement ciblant les populations clés à plus haut risque dans les cinq prochaines années. Les lois criminalisant certains comportements, qui poussent les populations les plus susceptibles de contracter le VIH vers la clandestinité et les éloignent des services de prévention du VIH, soulèvent un problème qui devra faire l'objet de discussions plus franches.

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Coopération entre les Premières Dames d’Afrique et l’ONUSIDA pour l’éradication de la transmission mère-enfant du VIH

03 août 2010

H.E Azeb Mesfin, First Lady of Ethiopia, Chair of OAFLA and Mr Michel Sidibé
(from left) H.E Azeb Mesfin, First Lady of Ethiopia, Chair of OAFLA and Mr Michel Sidibé, UNAIDS Executive Director. 27 July 2010, African Union summit.

Dans le cadre de sa 8ème Assemblée générale, l’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le VIH et le sida (OAFLA) s’est réunie à Kampala, en Ouganda, pour un débat autour du thème : «Santé maternelle et infantile». Dans une déclaration présentée à la fin de la réunion, les Premières dames se sont une nouvelle fois engagées à défendre la santé des femmes et des enfants d'Afrique.

Lors de son discours de bienvenue, Mme Janet Museveni, organisatrice de l’Assemblée générale et Première Dame d’Ouganda, a exprimé sa gratitude envers tous les partenaires ayant soutenu les efforts de l’OAFLA à travers l’Afrique depuis 2001. Elle a également évoqué les projets menés avec succès en Ouganda depuis les années 1990 et encouragé ses homologues à mettre à profit leur situation pour accélérer la lutte contre le VIH dans leurs pays respectifs. «Nous, Première Dames d’Afrique, sommes idéalement placées pour contribuer aux campagnes de prévention contre le VIH, voire pour les mener. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons diminuer radicalement le nombre sans cesse croissant de nouvelles infections par le VIH parmi nos populations», a-t-elle déclaré.

Mme Azeb Mesfin, Première Dame d’Éthiopie et Présidente de l’OAFLA, a incité les membres de l’organisation à tirer parti de leur fonction pour aborder le sujet du VIH avec différents partenaires à travers le monde.

«En tant qu’Africaines et Première Dames, nous avons tendance à sous-estimer nos forces et nos réalisations», a-t-elle déclaré. «Le VIH en Afrique est un problème africain, et nous, Africains, devons travailler main dans la main pour trouver une solution. Cela ne signifie pas que nous n’apprécions pas à sa juste valeur le généreux soutien de nos amis du monde entier. Cela signifie que nous nous efforcerons d’incarner la figure de proue nécessaire à la lutte contre l’épidémie.»

Au cours de son discours à l’Assemblée générale de l’OAFLA, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, a félicité les Premières Dames d’Afrique pour leur rôle de premier plan dans la lutte pour la santé maternelle et la prévention de l’infection des enfants par le VIH, l’une des grandes préoccupations de l’ONUSIDA. «En tant que Premières Dames d’Afrique, vous pouvez jouer un rôle de premier plan dans le combat visant à empêcher le décès des jeunes mères et la contamination des bébés par le VIH.» Il a également salué la campagne «Save The Unborn Child» menée par l’OAFLA, qui a encouragé de nombreux pays à lutter plus activement pour réduire la mortalité infantile en Afrique.

M. Sidibé a demandé aux Premières Dames d’encourager les gouvernements, communautés, mouvements féminins et mouvements de lutte contre le sida à soutenir les efforts réalisés pour sauver les vies des mères et de leurs enfants en Afrique. Il a également annoncé que l’ONUSIDA et le President’s Emergency Plan for AIDS Relief américain (PEPFAR) feront don de 300 000 $ à l’OAFLA afin de soutenir le développement d’activités régionales et nationales destinées à prévenir la transmission mère-enfant du VIH et à supprimer les obstacles à la mise en place des services indispensables à l’éradication du sida chez les enfants.

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UN Secretary-General awards special commendation to UN Cares

30 juillet 2010

Un cares
UN Cares

On 29 July 2010 UN Secretary-General Ban Ki-moon awarded a "special commendation" to UN Cares during the UN 21 Awards at UN Headquarters in New York.

UN Cares is an inter-agency programme designed to reduce the negative impact of HIV on the UN workplace by educating UN staff and families on HIV and provide support for staff living with HIV.

The programme is designed to help staff and families to access their rights defined in the 1991 United Nations HIV/AIDS Personnel Policy and in the ILO Code of Practice on HIV/AIDS and the World of Work and recognize their individual responsibilities related to HIV. The global programme was launched in May 2008.

Developed through interagency consultation between UNAIDS Cosponsors and other UN bodies, UN Cares is available to UN system personnel and their families in all entities and all duty stations.

 UNAIDS plays a vital role in supporting UN Cares and the award highlights the great work of UNAIDS staff around the world in support of this groundbreaking programme that benefits thousands of UN employees and family members worldwide

Ms Jan Beagle, UNAIDS Deputy Executive Director, Management and External Relations

“This commendation by the Secretary-General acknowledges the outstanding global effort from UN colleagues worldwide and those who volunteer their time to disseminate UN Cares messages in the UN workplace,” said Ms Jan Beagle, UNAIDS Deputy Executive Director, Management and External Relations.

“UNAIDS plays a vital role in supporting UN Cares and the award highlights the great work of UNAIDS staff around the world in support of this groundbreaking programme that benefits thousands of UN employees and family members worldwide,” Ms Beagle added.

UN 21 Awards

The UN 21 Awards annual awards were established as part of the reform effort by the former Secretary-General Kofi Annan in 1996 to provide recognition to staff members for innovation, efficiency and excellence in the delivery of the Organization's programmes and services. Commendations are given for excellence and/or outstanding inter-agency coordination.

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L'ONUSIDA préconise une meilleure intégration de la prévention et du traitement du VIH aux programmes de santé ciblant les mères, les nouveau-nés et les enfants en Ethiopie

30 juillet 2010

UNAIDS Executive Director Mr Michel Sidibé (left) met with H.E. Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus,Mercredi 28 juillet 2010, M. Michel Sidibé (à gauche), le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a rencontré son Excellence le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, ministre de la Santé de l'Ethiopie, au ministère de la Santé à Addis-Abeba.

Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, M. Michel Sidibé, s'est rendu en Ethiopie pour examiner comment accélérer la réalisation de l'accès universel aux services liés au VIH et atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement dans le pays.

Explorer les progrès et les difficultés de l'Ethiopie pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant (PTME) faisait partie des priorités de ce déplacement.

M. Sidibé a visité le centre de traitement du VIH et la maternité de l'hôpital St Paul à Addis-Abeba où le soutien nutritionnel est intégré à la fourniture de services de santé pour les personnes vivant avec le VIH. Il a eu l'occasion de participer à des discussions du groupe de soutien des mères, un groupe de soutien par les pairs composé de femmes séropositives qui se rencontrent deux fois par mois pour bénéficier d'un soutien psychologique en partageant leurs expériences et en échangeant leurs points de vue sur diverses questions telles que faire l'expérience de la stigmatisation, vivre positivement, dévoiler son statut VIH à ses partenaires, fréquenter un dispensaire et pratiquer la planification familiale.


Mercredi 28 juillet 2010, M. Michel Sidibé (à gauche), le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a assisté à une discussion entre des bénéficiaires du programme de PTME, dans le centre de distribution alimentaire du district de Gulele à Addis-Abeba.
Pour conclure sa visite, M. Sidibé a rencontré des journalistes et souligné la nécessité d'un engagement renouvelé en faveur de la quasi-élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant et le besoin d'approches novatrices pour alimenter la riposte.

M. Sidibé a loué les efforts du gouvernement éthiopien en vue d'éradiquer la transmission du VIH de la mère à l'enfant et a appelé les dirigeants à intensifier leurs actions pour élargir l'accès aux services de PTME tout en s'attaquant aux facteurs qui freinent cet accès, notamment l'inégalité entre les sexes, la stigmatisation, la discrimination et l'implication insuffisante de la communauté.

M. Sidibé a également insisté sur une meilleure intégration de la prévention et du traitement du VIH aux programmes de santé ciblant les mères, les nouveau-nés et les enfants.

Plus tôt, le Directeur exécutif de l'ONUSIDA avait visité l'un des projets urbains de lutte contre le VIH soutenus par le Programme alimentaire mondial (PAM) qui fournit de la nourriture et une assistance nutritionnelle aux femmes enceintes et allaitantes vivant avec le VIH et accédant au services de PTME. Il avait rencontré un groupe de mères participant à ce projet et salué cette initiative qui préserve la vie des mères et des bébés en apportant nourriture et soutien nutritionnel.

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NGO delegation to UNAIDS board seeks new members

28 juillet 2010

PCB The Programme Coordinating Board (PCB) is the governing body of the Joint United Nations Programme on HIV/AIDS (UNAIDS) and is made up of Member States, the UNAIDS Cosponsors (the ten United Nations organizations that make up the joint programme), and nongovernmental organization (NGO) delegates.

The PCB NGO Delegates represent the perspectives of civil society, including people living with HIV, within UNAIDS policies and programming. NGO delegates actively seek input from their respective communities on key issues related to UNAIDS policies and programmes, and advocate with members states (governments) and Cosponsors for meaningful improvements in the implementation and evaluation of AIDS policies and programmes.

NGO Delegation vacancies

The NGO Delegation to the UNAIDS PCB has vacancies for two-year terms beginning 1 January 2011 and ending 31 December 2012, for the following positions:

 

  • North America Main Delegate
  • North America Alternate Delegate
  • Latin America and the Caribbean Alternate Delegate
  • Africa Alternate Delegate
  • Asia and the Pacific Alternate Delegate

Where can I get more information?

For a complete description and online application in English, please visit the NGO Delegation to the UNAIDS PCB web site .

Deadline

Fill in the online application and submit all required documents by 16 August 2010, 18:00 Geneva Time.

You can contact the Communications Facility for additional information by emailing Natalie Siniora at pcbcf.nsiniora@gmail.com.

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La Conférence internationale sur le sida 2010 à Vienne s'achève sur un engagement renouvelé pour promouvoir l'accès universel

23 juillet 2010

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La XVIIIème Conférence internationale sur le sida à Vienne s'est terminée aujourd'hui après une semaine de dialogue intense auquel ont pris part quelque 19 300 personnes de 193 pays impliquées dans la riposte mondiale au sida.

Les délégués et les organisateurs quittent Vienne – à l'issue de la conférence qui s'y était ouverte le 18 juillet sur le thème Rights Here, Right Now (Des droits ici et maintenant) – après avoir renouvelé leur engagement pour promouvoir l'accès universel à la prévention, aux soins, au traitement et à l'appui en matière de VIH.

« Des milliards de personnes affichent leur solidarité avec nous en faveur de l'accès universel. Nous devons les rallier à l'initiative de révolution de la prévention et de Traitement 2.0 de Michel Sidibé et de l'ONUSIDA pour nous assurer que les dirigeants mondiaux resteront fidèles à leur promesse de réalisation de l'accès universel », a déclaré le docteur Julio Montaner, Président d'AIDS 2010, Président de la Société internationale du SIDA (IAS) et Directeur du Centre d'excellence de la Colombie-britannique pour le VIH/sida de Vancouver au Canada.

La conférence a donné l'occasion de renouveler l'engagement en faveur de la prévention du VIH. Le Traitement 2.0 donne un aperçu des efforts déployés pour combiner traitement et prévention du VIH afin de garantir une riposte au sida cohérente qui maximalise l'utilisation des ressources. Des progrès tangibles ont été constatés en matière de recherche sur le VIH et de généralisation des programmes ; toutefois, il est urgent pour la riposte au sida de mobiliser des ressources supplémentaires, de protéger les droits de l'homme et d'élargir le recours à des stratégies de prévention scientifiquement fondées.

Des dirigeants politiques, de la société civile et du développement, des décideurs, des scientifiques et des militants du monde entier se sont rassemblés à Vienne du 18 au 23 juillet pour participer à un dialogue sur les grandes questions que soulève la riposte mondiale au VIH. Les 248 sessions du programme de la semaine ont porté sur la science, la communauté et le leadership. Sept cent soixante-dix bénévoles de Vienne et d'ailleurs ont contribué au bon déroulement de la conférence.

La session de clôture a été ponctuée par un message vidéo de l'Archevêque sud-africain Desmond Tutu et par l'intervention de Rachel Ong, Présidente du Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH/sida, et de Patricia Perez, Présidente du Comité d'orientation international de la Communauté internationale des femmes vivant avec le VIH/sida (ICW). M. Montaner et M. Elly Katabira, professeur de médecine à l'Université Makerere en Ouganda et nouveau Président de l'IAS, ont remis le premier trophée du Président de l'IAS à Jack Whitescarver du NIH (National Institutes of Health, Etats-Unis) et M. Katabira a prononcé un discours inaugural.

La Conférence internationale sur le sida est la plus grande tribune du monde consacrée au VIH. Organisée par la Société internationale du sida et divers partenaires, dont l'ONUSIDA, elle a lieu tous les deux ans.

La prochaine conférence se tiendra à Washington (États-Unis d'Amérique) en juillet 2012 au Walter E. Washington Convention Center.

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Explorer l’association de mesures de prévention : la voie à suivre

23 juillet 2010

(from left) Ms Ruth Morgan Thomas, Global Coordinator for the Network of Sex Work Projects (NSWP); Dr Bernhard Schwartländer, Director of UNAIDS Department of Evidence, Strategy and Results.from left) Ms Ruth Morgan Thomas, Global Coordinator for the Network of Sex Work Projects (NSWP); Dr Bernhard Schwartländer, Director of UNAIDS Department of Evidence, Strategy and Results. Credit: UNAIDS/Anne Rauchenberger

Pour deux personnes mises sous traitement contre le VIH, il y a cinq personnes nouvellement infectées. La nécessité de se concentrer sur la prévention du VIH devenant plus pressante, comment peut-on cibler les personnes exposées au risque d’infection pour avoir un impact ? Quelles actions pouvons-nous élargir et intensifier ? Comment mieux coordonner des interventions qui se complètent mutuellement ? Voici quelques-unes des questions importantes étudiées lors d’une réunion parallèle de l’ONUSIDA pendant la XVIIIe Conférence internationale sur le sida de Vienne.

Intitulée L’association de mesures de prévention en action : approches ciblées, la réunion a mis en évidence la nécessité d’aborder la question de la prévention pour un éventail de populations clés, notamment les professionnel(le)s du sexe et leurs clients, les consommateurs de drogues injectables, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les populations en situation de crise humanitaire et les migrants.

Des représentants du système des Nations Unies et de la société civile ont insisté sur l’importance de la coordination des efforts de prévention du VIH et du comblement des insuffisances dans la riposte contre le sida au niveau mondial, au plan régional et à l’échelon des pays. Ils ont partagé leurs expériences et exploité les enseignements tirés de celles-ci pour gérer la question du VIH parmi des populations spécifiques, en discutant des opportunités offertes et des problèmes posés par l’association de mesures de prévention.

Ouvrant les débats, Mme Purnima Mane, Directrice exécutive adjointe de l’UNFPA, a expliqué que l’ONUSIDA plaidait en faveur d’une approche associée de la prévention du VIH qui tient compte des réalités des épidémies locales. L’association de mesures de prévention requiert une action à la fois sur les risques personnels immédiats et sur les moteurs sous-jacents de l’épidémie. Cela signifie une stratégie multidimensionnelle fournissant des services et des programmes pour des particuliers et assurant parallèlement des investissements dans des interventions structurelles, comme des réformes des lois pour proscrire la discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le VIH.

Satellite session: Combination prevention in action: targeted approaches.
Satellite session: Combination prevention in action: targeted approaches. Credit: UNAIDS/Anne Rauchenberger

Présidée par M. Bernhard Schwartländer, Directeur du Département Évidence, Stratégie et Résultats, ONUSIDA, la réunion a permis à un large éventail d’orateurs de s’exprimer. Parmi ceux-ci, citons Mme Signe Rotberga, Coordonnatrice de projets au niveau régional, UNODC, qui a partagé les leçons tirées concernant la prévention et les soins du sida parmi les consommateurs de drogues injectables et dans les milieux carcéraux dans les états baltes.

La question du VIH et du commerce du sexe dans les situations de crise humanitaire a fait l’objet d’une contribution du Dr Patterson Njogu du HCR (Coordonnateur principal pour la région ’Afrique de l’est/ corne de l’Afrique’ de la riposte mondiale au VIH/sida). M. Richard Howard de l’OIT (Spécialiste VIH/sida pour la région Asie-Pacifique) s’est exprimé sur la manière d’atteindre les clients des professionnel(le)s du sexe par le biais d’interventions sur le lieu de travail. Ying-Ru Lo de l’OMS a expliqué les processus en cours pour le développement d’outils mondiaux d’orientation sur la prévention et le traitement du VIH parmi les populations les plus exposées au risque d’infection.

Ruth Morgan Thomas, pour le Coordonnateur mondial du Réseau de projets sur le commerce du sexe (NSWP), et Shona Schonning, du Réseau eurasien de réduction des risques (EHRN), ont présenté une vision très perspicace de la société civile sur les différentes interventions.

Venant de nombreux pays et milieux différents, les participants partagent un objectif commun : renforcer l’importance d’une association ciblée de mesures de prévention qui réponde aux besoins des personnes et promeuve la création d’un environnement sûr et porteur basé sur les droits de l’homme, la protection et la réduction de la vulnérabilité.

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Y-PEER : Les médias aident les jeunes à se protéger contre le VIH

22 juillet 2010

Y-PEER event at AIDS 2010, 23 July 2010. Credit: UNAIDS/Heimo AgaY-PEER event at AIDS 2010, 23 July 2010. Credit: UNAIDS/Heimo Aga

Mobiliser la puissance des médias de masse et des nouvelles technologies pour donner aux jeunes des informations au sujet du VIH et de la santé procréative était une priorité de la 18e conférence internationale sur le sida aujourd’hui, lors d’une série d’activités parrainées par Y-PEER, une initiative de jeunes du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

Pendant une séance novatrice, Using Edutainment for Social and Behaviour Change (utiliser le divertissement instructif pour un changement social et comportemental), une des principales productrices et écrivains d’Hollywood, Zoanne Clack de la série américaine primée, Dre Grey leçon d’anatomie, s’est jointe à des experts, comme Colin Dixon de Dance4Life, des activistes du sida et des ambassadeurs d’Y-PEER pour débattre de la manière dont le VIH est présenté dans les médias de divertissement.

phonesY-PEER phone app launched at AIDS2010, 23 July 2010. Credit: UNAIDS/Heimo Aga

Y-PEER est partenaire de la Hollywood Heatlh Society (HHS) qui, pendant la rencontre, était représentée par sa directrice, Sandra de Castro Buffington. HHS, basée à l’University of Southern California, a pour objectif de donner aux écrivains et aux producteurs des informations exactes pour les scénarios de santé. Y-PEER s’efforce en compagnie de la HHS d’identifier des modèles similaires qui pourraient être facilement copiés dans d’autres régions en vue de sensibiliser le secteur cinématographique et d’encourager la mise en avant du VIH dans des programmes prisés.

La séance a étudié la manière dont le divertissement éducatif peut présenter à un public jeune des questions de santé sexuelle et procréative, de sexualité et de VIH, et comment il peut contribuer à leur faire prendre des décisions éclairées dans ce domaine critique, en les aidant à mieux se protéger du virus et en réduisant leur vulnérabilité. Donner aux jeunes le pouvoir de se protéger du VIH est l’un des dix domaines prioritaires dans le Cadre de résultats de l'ONUSIDA (2009-2011).

Reconnaissant le rôle joué par les célébrités et leur influence pour attirer l’attention sur les problèmes et changer les attitudes, croyances et comportements, plusieurs vedettes qui sont aussi ambassadeurs d’Y-PEER ont participé à la séance en tant que conférenciers. Parmi ceux-ci, l’acteur d’Hollywood et activiste Sammy Sheikh (qui a joué dans les séries 24, United States of Tara et Lost) et les chanteurs Daniela Dimitrovska (Macédoine), Lotfi (Tunisie) et Ana Stanic (Serbie).

Ce soir, les applications de connaissance d’Y-PEER seront aussi lancées pour les smartphones. En se basant sur le programme Y-PEER, cette « appli » est destinée à tester les aptitudes et les connaissances des jeunes à propos de la santé sexuelle et procréative des adolescents. Elle contient plus de 500 questions avec quatre types différents de questions axées sur huit sujets, comme le VIH, le sexe et la sexualité, et l’utilisation de drogue. En plus de tester leurs connaissances, les utilisateurs peuvent en apprendre plus sur les activités d'Y-PEER et comparer leurs résultats avec d'autres joueurs.

Y-PEER compte des milliers de membres dans 48 pays à travers le monde dans un mouvement qui construit les aptitudes et mobilise les jeunes à participer à la réponse nationale et mondiale. Les membres s’appliquent à mettre l’accent sur les questions de santé sexuelle et procréative, et de droits de la personne, et s’efforcent de donner aux jeunes, surtout aux plus vulnérables, les moyens de faire des choix éclairés.

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