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Des droits ici et maintenant ! Commission mondiale sur le VIH et le droit

19 juillet 2010

Global Commission on HIV and the Law

Les cadres législatifs peuvent se révéler de puissants outils pour les pays qui s’efforcent de contrôler leur épidémie de sida. Ces trente dernières années ont donné naissance à des débats juridiques houleux sur les problèmes liés au VIH (criminalisation de la transmission du VIH, restrictions juridiques à la distribution d’aiguilles et de seringues aux Etats-Unis et de la méthadone en Russie, par opposition à l’approche juridique complète de réduction des risques en Australie, par exemple). Depuis quelques années, nous assistons à une multiplication des lois et des pratiques répressives liées à la consommation de drogues, à la transmission du VIH et à l’exposition au virus, au travail du sexe et aux relations sexuelles entre personnes de même sexe. De surcroît, de plus en plus d’éléments attestent de la relation entre VIH et violence à l’égard des femmes.

La grande variété des réponses juridiques au VIH dans le monde appelle un examen rigoureux de l’impact des divers environnements juridiques sur les effets du VIH et la formulation de recommandations appropriées. « Trente ans après le début de l’épidémie, on constate d’énormes écarts d’un pays à un autre en termes de résultats de la prévention du VIH. Il apparaît de plus en plus clairement que l’environnement juridique est l’un des facteurs les plus déterminants dans ce domaine. Le droit facilite-t-il et favorise-t-il la prévention du VIH et les soins ou constitue-t-il un obstacle ? Nous devons comprendre ces deux types de contexte et promouvoir de bonnes pratiques », commente Jeffrey O’Malley, Directeur du groupe VIH/sida du Programme des Nations Unies pour le développement.

C’est ici et maintenant qu’il faut examiner de très près comment les environnements juridiques affectent les ripostes au VIH. Comme le souligne la Déclaration de Vienne, la relation entre les environnements juridiques et les tendances épidémiologiques en Europe de l’Est illustre l’impact des cadres juridiques sur l’épidémie de VIH. La Commission mondiale sur le VIH et le droit « nous donne l’opportunité d’étudier en détail l’impact des lois et des pratiques répressives sur la vie des personnes les plus marginalisées dans nos sociétés et sur leur accès aux services salvateurs de prévention et de traitement du VIH. L’Australie est heureuse de soutenir cet effort et espère que d’autres donateurs suivront son exemple », a déclaré M. Murray Proctor, Ambassadeur de l’Australie chargé du VIH.

La Commission mondiale sur le VIH et le droit analysera de manière approfondie l’impact des environnements juridiques sur les ripostes au VIH. Elle étudiera tout particulièrement (1) les lois et les pratiques répressives qui criminalisent les personnes, (2) les lois et les pratiques qui pérennisent la violence et la discrimination à l’encontre des femmes et (3) les lois et les pratiques qui gênent l’accès au traitement. Ses travaux s’étaleront sur une période de 18 mois, mobiliseront des communautés partout dans le monde et promouvront le débat public sur les modalités à envisager pour que les lois contribuent à une riposte efficace au VIH. Les conclusions et les recommandations de la Commission seront annoncées en décembre 2011.

La Commission, qui rassemble des dirigeants réputés issus de différents secteurs de la sphère publique et de diverses régions du monde, étudiera en détail les environnements juridiques formant le contexte des ripostes nationales au VIH. Des experts en matière de droit, de santé publique, de droits de l’homme et de VIH appuieront ses travaux. Les membres de la Commission évalueront les faits attestant de l’impact des lois et de leur application sur la vie des personnes vivant avec le VIH et des personnes les plus vulnérables face à l’épidémie. Des auditions régionales offriront un espace aux personnes les plus directement affectées par les lois afférentes au VIH en vue d’un partage d’expériences avec les décideurs et les législateurs. Comme le fait remarquer H.E. Festus Mogae, membre de la Commission et ancien Président du Botswana, « le VIH nous menace tous. C’est un problème mondial et la promesse d’une génération qui ne sera pas affectée par l’épidémie suppose un leadership mondial audacieux. Cette Commission témoigne sans ambiguïté de l’engagement et du leadership de la communauté internationale pour répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables au VIH ».

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Plus de cinq millions de personnes reçoivent un traitement contre le VIH

19 juillet 2010

L’Organisation mondiale de la Santé recommande une mise sous traitement plus précoce des personnes vivant avec le VIH

19 juillet 2010, Vienne – On estime à 5,2 millions le nombre de personnes qui recevaient un traitement vital contre le VIH à la fin 2009, selon les derniers chiffres mis à jour par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

L’OMS estime que 1,2 million de personnes ont été mises sous traitement en 2009, ce qui porte le nombre total de personnes recevant un traitement à 5,2 millions, contre 4 millions à la fin 2008.

« C’est la plus forte augmentation du nombre de personnes ayant accès au traitement en une seule année. C’est une évolution extrêmement encourageante » a déclaré le Dr Hiroki Nakatani, Sous-directeur général de l’OMS – VIH/sida, tuberculose, paludisme et maladies tropicales négligées.

À l’occasion de la XVIIIe Conférence internationale sur le sida, l’OMS recommande une mise sous traitement plus précoce des personnes vivant avec le VIH. L’objectif est de commencer un traitement contre le virus avant que les personnes ne tombent malades du fait de l’affaiblissement de leurs défenses immunitaires.

« Débuter un traitement plus tôt nous offre la possibilité de permettre aux personnes vivant avec le VIH de rester en meilleure santé et de vivre plus longtemps » a déclaré le Dr Gottfried Hirnschall, Directeur du département VIH/sida à l’OMS.

Les estimations établies grâce à des modèles épidémiologiques donnent à penser que la mortalité liée au VIH pourrait être réduite de 20 % entre 2010 et 2015 en cas de mise en œuvre à grande échelle de ces directives qui recommandent un traitement précoce.

Un traitement plus précoce peut éviter des infections opportunistes, notamment la tuberculose – principale cause de décès chez les personnes vivant avec le VIH. On pourrait réduire de pas moins de 90 % les décès liés à la tuberculose en mettant plus tôt sous traitement les personnes séropositives et tuberculeuses.

La vigueur du système immunitaire d’une personne est évaluée par son nombre de cellules CD4. Une personne en bonne santé a de 1 000 à 1 500 CD4/mm3. Auparavant, l’OMS recommandait une mise sous traitement contre le VIH lorsque le nombre de CD4 d’une personne tombait au-dessous de 200 cellules/mm3, mais conseille désormais la mise sous traitement lorsque ce nombre est de 350 CD4/mm3 ou inférieur.

« En plus du fait qu’il sauve des vies, un traitement plus précoce présente aussi des avantages en termes de prévention » indique le Dr Hirnschall. « Comme le traitement réduit le niveau de virus dans le corps, cela signifie que les personnes séropositives sont moins susceptibles de transmettre le VIH à leurs partenaires ».

Les directives de traitement de l’OMS augmentent le nombre de personnes pour lesquelles un traitement contre le VIH est recommandé d’un niveau de 10 millions environ à un chiffre estimé à 15 millions. Le coût nécessaire pour couvrir les traitements contre le VIH en 2010 devrait s’élever à environ 9 milliards de dollars des États-Unis, selon le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).

« Les investissements que nous réalisons aujourd’hui peuvent non seulement permettre de sauver des millions de vies, mais aussi d’épargner des millions de dollars demain » a déclaré le Dr Bernhard Schwartlander, Directeur, Évidence, Stratégie et Résultats, ONUSIDA. « Les personnes dont le système immunitaire est affaibli qui sont mises sous traitement de manière tardive ont besoin de médicaments et de services plus complexes et plus onéreux que celles qui débutent un traitement plus tôt quand elles sont en meilleure santé ».

Depuis 2003 – année marquée par le lancement de l’initiative historique « 3 millions d’ici 2005 » prévoyant la fourniture d’un accès au traitement contre le VIH à 3 millions de personnes vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire avant la fin 2005, le nombre de personnes mises sous traitement a été multiplié par 12.

Lors de SIDA 2010, l’OMS publie ses directives 2010 sur le « Traitement antirétroviral de l’infection à VIH chez l’adulte et l’adolescent – recommandations pour une approche de santé publique » que l’on peut trouver à l’adresse suivante www.who.int/hiv

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A human rights-based approach to prevention: Mission impossible?

19 juillet 2010

From the left: Mirta Roses; Tripti Tandon at ‘Human Rights based approach to HIV PreventionFrom the left: Mirta Roses; Tripti Tandon at ‘Human Rights based approach to HIV Prevention: Mission Impossible’, 18 July 2010. Credit: UNAIDS/Anna Rauchenberger

The Global Village of AIDS 2010 was the setting of a UNAIDS satellite session on HIV prevention and human rights. Participants discussed how evidence-informed and rights-based laws, policies and programmes can be scaled-up in support of a ‘prevention revolution’ to break the trajectory of the epidemic.

Panelists highlighted some enduring failures to recognise and protect human rights in the context of prevention, as well as examples of successful prevention responses employing a human rights-based approach.  Notwithstanding some key challenges, the unanimous view of the diverse expert panel was that such an approach to prevention is not mission impossible if current opportunities to put human rights at the centre of the prevention revolution are seized. Indeed, it was felt that there can be no ‘revolution’ of the prevention response without human rights.

The event, which used a talk show format to encourage open dialogue and audience participation, was moderated by Dr Mandeep Dhaliwal, Cluster Leader of Human Rights, Gender and Sexual Diversity at the United Nations Development Programme (UNDP).

20100718_B007_hr_200From the left: Daouda Diouf; Carlos Passarelli at ‘Human Rights based approach to HIV Prevention: Mission Impossible’, 18 July 2010.
Credit: UNAIDS/Anna Rauchenberger

Six panelists from a range of perspectives and experiences including governments, civil society and the United Nations, presented their views on whether human rights have been used effectively to drive action towards universal access to HIV prevention, treatment, care and support. 

Mr Carlos Passarelli of the Government of Brazil spoke about his country’s experience and success in HIV prevention which, he said would not have occurred without a human rights-based approach.

Speaking from first-hand knowledge, Ms Olimbi Hoxhaj of the Albanian Network of People Living with HIV, told the session about her experience in using arguments based on human rights and equality in order to get her children into school and gain access to treatment for those who were HIV-positive. 

20100718_B003_hr_200Meena Seshu at ‘Human Rights based approach to HIV Prevention: Mission Impossible’, 18 July 2010.
Credit: UNAIDS/Anna Rauchenberger

Ms Meena Seshu described how female, male and transgender sex workers’ access to health and HIV prevention was being undermined by the fact that their rights to the highest standards of health and to safe working conditions were not being protected. Ms Seshu is a member of SANGRAM, an Indian grass-roots peer education organisation partnering with women in sex work to promote their rights and encourage them to be agents of change.

Other panelists included Tripti Tandon from the Lawyers’ Collective in India, Dr Mirta Roses, Director of the Pan American Health Organisation, PAHO and Daouda Diouf of the international NGO Enda Sante.

A human rights-based approach to mitigating the extent and effects of the AIDS epidemic, and promoting universal access to HIV services is seen as critical. Although there has been notable progress in many areas, punitive laws, policies, practices and stigma and discrimination continue to undermine the achievement of universal access targets including access to prevention for those who need it – and the Millennium Development Goals.

Panelists emphasized that a prevention revolution must be grounded in human rights if there is to be a significant and sustainable improvement in the prevention response. In summing up the discussion at the Satellite, Mandeep Dhaliwal noted that the experiences shared confirmed that success in prevention can only be achieved in legal and social environments that advance human rights, gender equality and social justice.

She emphasised the importance of the UNAIDS High Level Commission on HIV Prevention putting the issue of human rights – for so long poorly understood and neglected in the prevention response  -  at the front and centre of its work.  “After all, what good is a prevention revolution without human rights?”

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SIDA 2010 débute à Vienne par un appel en faveur du Traitement 2.0

19 juillet 2010

Opening ceremony of AIDS 2010
Cérémonie d'ouverture de la Conférence internationale sur le SIDA, 2010
Photo: ONUSIDA/Heimo Aga

La XVIIIe Conférence internationale sur le sida a débuté le dimanche 18 juillet à Vienne. L’Autriche a chaleureusement accueilli environ 20 000 délégués du monde entier qui participeront la semaine prochaine à des sessions de conférence et à des réunions parallèles sur le thème « Des droits – ici et maintenant » retenu pour insister sur le lien essentiel entre droits humains et VIH. La cérémonie d’ouverture a commencé par la diffusion d’un message vidéo de M. Ban-Ki Moon, Secrétaire général des Nations Unies, réaffirmant la nouvelle vision de l’ONUSIDA : Zéro nouvelle infection. Zéro discrimination. Zéro nouveau décès lié au sida.

Dans son allocution devant les délégués, M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, a insisté sur le fait que cette conférence se déroule à un moment charnière de la riposte au sida. Il a axé ses commentaires sur la transformation qu’il est nécessaire de mettre en œuvre pour briser la trajectoire de l’épidémie.

M. Sidibé s’est exprimé sur la nécessité d’adopter d’urgence une nouvelle approche du traitement antirétroviral en présentant le Traitement 2.0.

« Le Traitement 2.0 simplifie radicalement les thérapies pour maximiser le nombre de personnes susceptibles d’en bénéficier. Cette approche permettra d’économiser plus d’argent. Mais, au final, elle sera uniquement évaluée à l’aune du nombre de vies sauvées » a-t-il déclaré.

Ce nouveau modèle de traitement est aussi valable dans le contexte européen a déclaré John Dalli, Commissaire européen en charge de la santé et de la protection des consommateurs. M. Dalli a souligné qu’il y avait d’importantes inégalités de traitement au sein de l’Union européenne, marquées par des différences au niveau du coût du traitement d’un pays à l’autre et des ruptures de stock occasionnelles des traitements. Il a indiqué que le moment était venu de transformer les objectifs en des résultats concrets.

Mlle Annie Lennox, chanteuse et militante récemment été nommée ambassadrice internationale de bonne volonté de l’ONUSIDA, a délivré un message d’engagement pour le militantisme.

« Le VIH ne doit pas être stigmatisé, mais normalisé » a déclaré Mlle Lennox. « Il ne doit plus y avoir de discrimination du VIH ».

Mme Brigitte Schmied, Présidente de l’Austrian AIDS Society et Présidente locale de la conférence, s’est également exprimée, ainsi que le Dr Julio Montaner, Président de l’International AIDS Society, qui a réitéré l’appel de M. Sidibé en faveur du Traitement 2.0. « Le Traitement 2.0 doit être l’élément à lui seul le plus important à ressortir de cette conférence » a déclaré le Dr Montaner. « Regroupons nous derrière lui et regroupons nous pour soutenir l’accès universel ».

Vladimir Zhovtiak d’Ukraine et Sasha Volgina de la Fédération de Russie ont salué les représentants des diverses communautés. Ils ont prononcé une allocution commune sur l’urgence de l’épidémie de VIH dans la région Europe orientale et Asie centrale. « Dans notre région, l’épidémie affiche le rythme de croissance le plus élevé au monde. Nous mourons moins, mais nous mourons plus vite » a déclaré Mlle Volgina.

Rachel Arinii, Indonésienne de vingt-deux ans, membre régional de la Coalition mondiale des jeunes sur le VIH/sida, a prononcé quelques phrases mobilisatrices à l’intention de tous les jeunes présents à SIDA 2010. « Les jeunes sont trop jeunes pour mourir. Nous invitons instamment nos leaders à nous fournir une éducation à la sexualité basée sur le concret dans les écoles et en dehors de celles-ci » a déclaré Mlle Arinii.

Le Président fédéral de l’Autriche, M. Heinz Fisher, a clôturé la cérémonie en souhaitant aux délégués la bienvenue à la conférence et dans le pays.

SIDA 2010 est organisé par l’International AIDS Society en partenariat avec un certain nombre de partenaires internationaux, régionaux et locaux. Ceux-ci incluent des leaders scientifiques locaux, la ville de Vienne et le gouvernement de la République d’Autriche, Aids Hilfe Wien, l’Austrian AIDS Society, East European & Central Asian Union of PLWH (ECUO), European AIDS Clinical Society (EACS) et la Commission européenne.

Les partenaires internationaux de SIDA 2010 incluent le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) – et ses coparrainants : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) –, le Réseau international d’organisations d’entraide et de lutte contre le sida (ICASO), le Réseau mondial de personnes vivant avec le VIH/sida (GNP+), la Communauté internationale des femmes vivant avec le VIH/sida (ICW), l’Alliance mondiale des Unions chrétiennes féminines (YWCA) et la Coalition des communautés vulnérables des Caraïbes (CVC).

En tant que conférence, SIDA 2010 est une manifestation connue d’un large public et le plus important regroupement de personnes travaillant dans le domaine du VIH qui réunit des décideurs, des personnes vivant avec le VIH et d’autres personnes engagées pour mettre fin à l’épidémie. Cet événement, qui est la conférence mondiale la plus importante sur le sida, a lieu tous les deux ans.

Se déroulant cette année au cœur de l’Europe, la conférence fera toute la lumière les épidémies de VIH en Europe orientale et en Asie centrale, seule région où il apparaît clairement que la prévalence du virus continue d’augmenter. Le programme de la conférence présentera les nouvelles connaissances scientifiques et offrira des opportunités pour ouvrir un dialogue structuré sur les principaux obstacles auxquels la riposte mondiale au VIH est confrontée. D’autres manifestations liées, notamment le Village mondial et son programme culturel, ses expositions et événements associés, offriront un espace pour le dialogue et la réflexion.

La conférence durera jusqu’au 23 juillet 2010.

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Examen des objectifs et des stratégies pour parvenir à l’accès universel lors de la séance parallèle de l’ICASO

19 juillet 2010

From the left: Maria Antoniela Alcalde, Paul de Lay, UNAIDS Deputy Executive Director; Olayide Akanni; Kieran Daly, Elena Grigoryeva at the‘ICASO satellite on Universal Access’,From the left: Maria Antoniela Alcalde, Paul de Lay, UNAIDS Deputy Executive Director; Olayide Akanni; Kieran Daly, Elena Grigoryeva at the‘ICASO satellite on Universal Access’, Session Room 7 at AIDS 2010, Vienna, Austria on 19 July 2010
Credit: UNAIDS/Anna Rauchenberger

A une séance parallèle sur l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH, les participants ont parlé de ce que sont la fixation des objectifs et le processus d’examen aujourd’hui en s’appuyant sur l’analyse communautaire des pays ces dernières années. L’objectif de cette séance était de lancer le débat sur comment, dans de nombreux pays, des objectifs réels en matière d’accès universel ne sont pas fixés, en particulier pour les populations risquant le plus d’être infectées.

« Cette session, intitulée Dupe-moi une fois, honte à toi… Dupe-moi deux fois, honte à moi : le leadership parmi les populations clés en matière d’accès universel a été organisé par le Réseau international d'organisations d'entraide et de lutte contre le sida (ICASO).

Parmi les participants figuraient le Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA, le Dr Paul De Lay, qui a parlé de l’analyse que fait l’ONUSIDA de la situation actuelle, en particulier au niveau des pays, notamment en fixant des objectifs pour les populations clés.

« Depuis 2006, de grands pas ont été faits sur la voie de l’accès universel, par exemple la multiplication par douze de l’accès aux services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Toutefois, d’ici fin 2010, seul le tiers des pays aura réalisé les objectifs d’accès universel qu’il se sera fixé », a déclaré le Dr De Lay.

« Les objectifs nationaux doivent être fixés de telle sorte qu’ils sont au cœur des problèmes rencontrés par les populations clés et les populations vulnérables », a-t-il ajouté.

Au sujet de l’engagement de l’ONUSIDA en matière de fourniture d’accès universel, le Dr De Lay a déclaré : « Il peut être tentant d’imputer la non réalisation de l’accès universel à quelqu’un. Mais nous devons rester concentrés sur ce que nous avons à faire et non sur ce que nous n’avons pas encore fait. »

En 2006, les gouvernements se sont engagés, sous la forme d’une Déclaration politique sur le VIH/sida, à fournir l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et aux services d’appui à tous ceux qui en avaient besoin d’ici 2010. Au cours de la récente session du Conseil de Coordination du Programme, l’ONUSIDA a proposé de demander à l’Assemblée générale de prolonger cet engagement jusqu’à 2015 et qu’il soit fait rapport en juin 2016. Cette proposition était justifiée par plusieurs éléments.

Ces dernières années, de nombreux pays ont adopté de nouvelles lois protégeant les droits des populations clés, en particulier des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et des communautés transgenres. Dans le même temps, cependant, il en reste plusieurs qui ont adopté ou qui prévoient de nouvelles lois qui éloigneront encore plus les populations clés de ces services.

« De même que nous assistons à une polarisation des valeurs conservatrices et libérales dans les pays, de même nous assistons à cela sur la scène mondiale », a expliqué le Dr De Lay.

Dans ce cas, il faut redynamiser le suivi pour aider les pays et fixer des objectifs qui réduiront la transmission sexuelle, permettront aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, aux professionnels du sexe et aux personnes transgenres de se protéger, protègeront les consommateurs de drogues des infections et supprimeront les lois, politiques et pratiques punitives, la stigmatisation et la discrimination.

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Town hall on reshaping the future of the AIDS response sets the tone for International AIDS Conference

18 juillet 2010


Ahead of the official opening of the XVIII International AIDS Conference, a town hall event saw the coming together of influential leaders in the AIDS response to share their insights of what the future of HIV prevention and treatment must look like if the goal of zero new infections and zero AIDS deaths is to be reached by 2015.

Organized by UNAIDS and the International AIDS Society (IAS), the town hall event “Towards a paradigm shift in HIV treatment and prevention” engaged dynamic leaders Kgalema Motlanthe, Deputy President of South Africa, Michel Sidibé, Executive Director of UNAIDS, and Julio Montaner, President of the International AIDS Society, in a discussion on HIV prevention, treatment, investments and human rights.

The Deputy President of South Africa underscored his country’s commitment to the HIV response despite the financial crisis that threaten gains made, such as increased access to treatment and for the first time declining rates of new HIV infections among young people.

“Even as the world experiences an economic downturn, investments in the fight against HIV must not be the soft target for austerity measures,” said Mr. Motlanthe. “South Africa has prioritized the AIDS response as an investment in life, hope, health systems, and human development with the view to improve the quality of life.”

By taking AIDS further out of isolation, the Deputy President underscored that his country could see significant reductions in maternal and infant deaths. He called on all countries to renew the commitment to universal access by bringing it in line with the MDG timeframe of 2015.

We need drugs that are cheaper, easier to administer, and diagnostics that are simpler to use. Treatment for prevention is not just a dream. It is possible if we share the responsibility.

UNAIDS Executive Director Michel Sidibé

Following Mr. Motlanthe’s speech, Mr. Sidibé spoke on Treatment 2.0, a radically simplified treatment platform that UNAIDS believes could have secondary benefits for prevention. “Let’s be realistic: Costs for treatment are rising. People are starting to lose hope and we need to bring the hope back,” said Mr. Sidibé. “We need drugs that are cheaper, easier to administer, and diagnostics that are simpler to use. Treatment for prevention is not just a dream. It is possible if we share the responsibility.”

Together with Treatment 2.0, Mr. Sidibé said a ‘prevention revolution’ is required to break the trajectory of the epidemic. He said this revolution will not happen without “prevention diplomacy” with the leaders like those who were assembled at the town hall.

Julio Montaner, IAS President, shared his optimism for the merging of prevention and treatment efforts and said that by treating more people, new HIV infections can be reduced.

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Following the opening segment, the town hall’s host, James Chau, news anchor with China Central Television (CCTV) and a UNAIDS National Goodwill Ambassador for China, engaged the audience in an interactive panel discussion on prevention and treatment with Barbara Lee, US Congresswoman, 9th District of California, Rolake Odetoyinbo, Executive Director of Positive Action for Treatment Access, Mphu Ramatlapeng, Minister of Health and Social Welfare of Lesotho, and Claudia Ahumada of the World AIDS Campaign.

The panellists shared their personal perspectives of the challenges and progress in implementing HIV prevention, treatment, care and support services as well as ensuring human rights.

The town hall featured a special appearance of UNAIDS International Goodwill Ambassador Annie Lennox who spoke passionately on why she is engaged in the response.

“I don’t want to see any mother die of a preventable disease. Why should that be?” she asked the audience. “HIV is the leading killer of women of reproductive age globally. Why doesn’t the world respond to this? I will keep campaigning until we see the kind of changes Michel Sidibé is talking about.”

Ms Lennox closed the event by asking the leaders and activists who shared the stage and those in the audience to “recommit to the response and take it further.”

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Dialogue on new generation leadership and youth mentoring at AIDS 2010

17 juillet 2010

HRH the Crown Princess of Norway and UNAIDS Executive Director Mr Michel Sidibé, Vienna, 17 July 2010HRH the Crown Princess of Norway and UNAIDS Executive Director Mr Michel Sidibé, Vienna, 17 July 2010. Credit: UNAIDS/Heimo Aga 

Young leaders from around the world joined HRH the Crown Princess of Norway and UNAIDS Executive Director Mr Michel Sidibé and others to exchange experiences on leadership in the AIDS response during a formal and an informal session on 17 July 2010 at AIDS 2010.

Bringing together current leaders with an emerging generation of young leaders, the afternoon sessions were an opportunity to share experiences and exchange ideas on the concept of “new generation leadership” between established and young leaders and identify the potential opportunities.


New Generation Leadership

Based on recommendations of young leaders during the Young Leaders Summit in Oslo, Norway in June 2009, new generation leadership hopes to increase the participation of young people in policy-making and help foster a new generation of leadership.

UNAIDS Goodwill Ambassador, Her Royal Highness Crown Princess Mette-Marit of Norway is committed to supporting the issue of new generation leadership in the AIDS response. Noting the importance of this approach, HRH Mette-Marit said, “In my role with UNAIDS I consider helping to strengthen young leadership to be my most important task.”

“We are at a crossroads and we need young people to be at the forefront of our efforts. Join me to pave the way for new leaders," HRH Princess Mette-Marit added.

HIV Youth Mentorship Hub

The UNAIDS Executive Director, calling for “young leaders of today, not for tomorrow,” also launched the concept of an HIV Youth Mentorship Hub. The Hub is envisaged as a mechanism to strengthen the visibility and effectiveness of youth leadership in the global AIDS response. Through its online community e-platform, AIDSspace, the Joint Programme hopes to provide a structured opportunity to connect established leaders in the HIV response with emerging young leaders. The young leaders and their respective mentors would be able to interact and discuss issues related to HIV prevention, treatment, care and support.

The HIV Youth Mentorship Hub also aims to make a repository of knowledge and skills in youth leadership available. This will enable young people to shape the implementation of effective HIV programmes and to foster a youth movement to reduce new HIV infection among young people.

Support for youth leadership is a key priority for UNAIDS. According to its Outcome Framework 2010-2011, the Joint Programme strives towards "Empowering young people to protect themselves from HIV" as one of its ten priority areas. The New Generation Leadership programme and HIV Youth Mentorship Hubs are steps in this direction.

As Paddy Masembe, a delegate representing the Uganda Network of Young People Living with HIV, pointed out at today’s event, the youth voice is critical, “People say young people are too young to discuss sex, but we are too young to die!”

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Young people: Now make it happen!

17 juillet 2010

20100716_A436_200UNAIDS Executive Director, centre, on stage at the closing of the Youth Pre-Conference.
Credit: UNAIDS/Heimo Aga

UNAIDS Executive Director Mr Michel Sidibé has highlighted how young people are leading the prevention revolution.

Mr Sidibé was speaking at the reception of the closing ceremony of the Youth Pre-Conference which took place 16 July 2010.

Referring to the data that shows that HIV prevalence has dropped 25% among youth in 15 of the highest burden countries, Mr Sidibé noted “young people are leading the prevention revolution… my dear young friends, never forget that your generation is different—and you are making the difference!”

He called for better access to comprehensive information on sex and sexuality  and sexual and reproductive health services; more investment in young people within national development goals to ensure an HIV-free generation and better data disaggregated by age and gender so responses can be tailored.

Mr Sidibé also highlighted the importance of human rights and gender equity saying no one should be ashamed or stigmatised by who they are or who they love.

The three day event for young people attending AIDS 2010 consisted of information sessions and skills-building workshops on HIV issues ranging from scientific knowledge to effective political advocacy. The event which began on 14 July and covered a range of workshops for young delegates to get the most out of the forthcoming XVIII International AIDS conference which begins on 18 July. Delegates had a chance to familiarize themselves with logistics, hone their advocacy and networking skills and attend “share your knowledge” sessions with peers.

Young people are high on the agenda at the forthcoming AIDS 2010.

Call for framework of human rights, harm reduction and health resources

Following a worldwide electronic consultation conducted by the Vienna YouthForce Advocacy Sub-committee, young people will run a campaign at AIDS 2010 to promote human rights, harm reduction and health resources as a framework to achieve HIV services for young people—Now make it happen!.

By highlighting these “3 HRs” to policy experts and decision makers in the coming week they hope to highlight young people’s needs in the AIDS response.

Recent analysis shows that when young people are empowered, they are taking responsibility for their behaviour and making a difference in the AIDS response.

Trends in HIV prevention and young people

Young people have shown that they can be change agents in the prevention revolution. According to UNAIDS Outlook Report published 13 July 2010, HIV prevalence has decreased among young people in more than 16 of the 21 countries most severely affected by the epidemic.

Of these, 12 have seen HIV prevalence among young people drop by more than 25%. Countries include Kenya, Ethiopia, Malawi, Namibia, Zimbabwe, Botswana, and Côte d’Ivoire. Young people are leading the revolution by adopting safer behaviours—they are choosing to have sex later, have fewer partners and are using condoms.

UNAIDS has made empowering young people to protect themselves from HIV a priority area. It calls on countries to implement a comprehensive set of programmes that put young people’s leadership at the centre of national responses, and empower young people to prevent sexual and other transmission of HIV infection among their peers.

Youth Pre-Conference

The Youth Pre-Conference was jointly organized by the AIDS 2010 Youth Programme and Vienna YouthForce (VYF), a global platform of international, regional and local youth organizations that focus on HIV as well as on sexual and reproductive health and rights.

The event received support from the UN Population Fund (UNFPA). UNFPA is the UNAIDS Cosponsor which leads on youth and HIV issues. It is committed to promoting meaningful youth participation in international events and has provided considerable support to young people during the previous three international AIDS conferences in Bangkok 2002, Toronto 2006 and Mexico 2008.

The eighteenth International AIDS Conference will begin on Sunday in Vienna. These events, which take place every two years, are the biggest gatherings of scientific, community and government leaders, UN agencies, donors and the general public committed to finding solutions to end the spread of HIV and provide access to services.

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ONUSIDA pide que se protejan los derechos de los hombres que tienen relaciones sexuales con hombres y las minorías sexuales en un foro previo a la conferencia

17 juillet 2010

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El director ejecutivo de ONUSIDA, Michel Sidibé, se dirige a los hombres que tienen relaciones sexuales con hombres. 17 DE JULIO DE 2010. Fotografía: ONUSIDA

“Si se desea alcanzar el acceso universal a los servicios del VIH, se deben proteger y respetar incondicionalmente los derechos de los hombres que tienen relaciones sexuales con hombres y de otras minorías sexuales”, afirmó Michel Sidibé,

director ejecutivo de ONUSIDA.

“Todas las personas deben tener un acceso igualitario a los servicios de prevención, tratamiento y atención del VIH en sus países, independientemente de su orientación sexual”, añadió Sidibé.

Estas fueron las palabras del director ejecutivo durante su discurso en el Foro mundial sobre HSH y VIH (MSMGF, por sus siglas en inglés), celebrado antes de la próxima Conferencia internacional sobre el sida, que tendrá lugar en Viena.

Unos 80 países penalizan las conductas homosexuales y, junto con el estigma social que persiste en muchas otras partes del mundo, esto interpone grandes obstáculos a la hora de prevenir el VIH. En aquellos lugares donde los hombres temen o se avergüenzan de revelar su actividad sexual, estos miedos pueden disuadirles de intentar descubrir qué necesitan para reducir el riesgo o para comprar preservativos. ONUSIDA respalda las iniciativas para aprobar leyes contra la discriminación, ofrecer servicios de asistencia jurídica y promover campañas contra la homofobia.

El VIH y los hombres que tienen relaciones sexuales con hombres

El sexo sin protección entre hombres es responsable de entre el 5% y el 10% de las infecciones por el VIH que se producen en todo el mundo. Es la principal vía de transmisión en la mayoría de los países desarrollados. Actualmente, el acceso a los servicios de prevención, tratamiento, atención y apoyo es limitado si lo comparamos con la carga que soportan estos hombres, que tienen hasta 19 veces más de probabilidades de infectarse por el VIH que la población general.

Así, si bien los hombres que tienen relaciones sexuales con hombres dan cuenta del mayor número de infecciones en América Latina, solo una pequeña proporción del gasto en la región se destina a programas de prevención para esta población.

Los hombres que tienen relaciones sexuales con hombres pueden protegerse a sí mismos del VIH y acceder al tratamiento siempre que se garantice que tengan competencias para ofrecer y acceder a servicios del VIH integrales y apropiados y que las autoridades responsables del cumplimiento de la ley y el sistema judicial protejan sus derechos.

Foro mundial sobre HSH y VIH: Hacerse escuchar

El acto “Hacerse escuchar” (Be Heard) analizó los retos y las mejores prácticas a la hora de conseguir el acceso universal a los servicios de prevención, atención, tratamiento y apoyo relacionados con el VIH para las minorías sexuales de todo el mundo. Reunió a unos 450 defensores de los derechos humanos, artistas, investigadores, funcionarios de la sanidad pública, organizaciones multilaterales y donantes mundiales, quienes participaron durante un día en talleres de trabajo, formaciones técnicas, intercambios de información y sesiones de establecimiento de redes.

Las reuniones giraron en torno a varios temas, como la prevención del VIH, la financiación de proyectos para hombres que tienen relaciones sexuales con hombres, la implicación de estos en la respuesta al virus, y su capacitación en regiones como África.

Este foro, que se organizó por primera vez en la Conferencia internacional sobre el sida de 2006, celebrada en Toronto, se creó para responder a la preocupación general de que las estrategias y respuestas que se ofrecen actualmente no abordan adecuadamente las necesidades de los hombres que tienen relaciones sexuales con hombres.

Feature Story

Un forum de l’OIT, réunissant des partenaires liés au monde du travail, accorde un large soutien à la lutte contre le VIH

17 juillet 2010

UNAIDS Deputy Executive Director, Management and External Relations Ms Jan Beagle. Credit: UNAIDS Anna Rauchenberger
UNAIDS Deputy Executive Director, Management and External Relations Ms Jan Beagle. Credit: UNAIDS Anna Rauchenberger

La récente adoption d’un instrument inédit sur le VIH en milieu professionnel – fondé sur les droits de l’homme – a mis en évidence le rôle majeur du monde du travail dans la riposte mondiale au sida.

Le 17 juillet, à la veille de la XVIIIème Conférence internationale sur le sida, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) a réuni un forum de partenaires liés au monde du travail pour explorer les voies d’amélioration possibles pour la coordination et l’harmonisation d’une approche de lutte contre le VIH respectueuse des droits de l’homme sur le lieu de travail.

Ce forum a attiré un certain nombre de responsables de haut niveau. Il a réuni des délégués de l’ONUSIDA et de ses dix coparrainants, des acteurs de la lutte contre le VIH sur le lieu de travail, des salariés, des employeurs, des donateurs et des représentants de réseaux de personnes vivant avec le virus. Parmi les intervenants figuraient S.E. M. Rudolf Hundstorfer, le Ministre autrichien du Travail, des Affaires sociales et de la Protection des consommateurs, M. Patrick Obath, le président de la Fédération des Employeurs Kenyans, et Mme Jan Eastman, la présidente du Programme sur le sida des Syndicats Mondiaux. Mme Jan Beagle, Directrice exécutive adjointe de l’ONUSIDA pour la Gestion et les Relations extérieures, et le Dr Sophia Kisting, Directrice du Programme de l’OIT sur le VIH/sida et le monde du travail, se sont également adressées au Forum.

Mme Beagle a mis en lumière l’importance du rôle que joue le monde du travail dans la réalisation de l’accès universel à la prévention, aux soins et au soutien, en déclarant que « le lieu de travail constitue un point d’entrée clé pour toucher les personnes puisque c’est dans ce cadre professionnel qu’elles passent la majeure partie de leurs journées ».

« Nous savons tous combien le VIH affecte principalement la tranche d’âge économiquement active des sociétés. La majorité des 33,4 millions de personnes vivant avec le VIH, selon les estimations, occupent un emploi salarié. Elles sont encore nombreuses à subir des stigmatisations et des discriminations quand elles ne sont pas menacées de licenciement, ou licenciées, en raison de leur statut sérologique », a ajouté Mme Beagle.

Le Forum a stimulé l’action menée en faveur de l’élaboration et de la mise en œuvre d’initiatives nationales, et encouragé l’engagement du secteur privé et de ses dirigeants dans la programmation de la lutte contre le VIH. Il a été l’occasion d’un partage d’idées et d’expériences dans la perspective de la création d’un réseau de partenariats mondial. Ce réseau serait précieux lors de la phase de mise en œuvre de la première norme internationale de travail axée sur le VIH.

Norme de travail sur le VIH en milieu professionnel

Cette norme de travail, qui a été récemment adoptée en vue d’améliorer la contribution du monde professionnel à la réalisation de l’accès universel aux services de prévention, de traitements, de soins et de soutien contre le VIH, inclut également des clauses prévoyant des mesures antidiscriminatoires à tous niveaux. Elle souligne en outre l’importance de la confidentialité, de la sécurité de l’emploi et de la génération de revenus pour les personnes vivant avec le VIH. Elle vise à protéger les salariés contre tout licenciement abusif motivé par l’état – perçu ou réel – de leur statut sérologique ou par une obligation de dépistage.

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Dr Sophia Kisting, Director of the ILO Programme on HIV/AIDS and the world of work. Credit: UNAIDS/Anna Rauchenberger 

Le Dr Kisting a déclaré à propos de ce Forum de l’OIT : « Il doit nous permettre de susciter des idées créatrices, quant à la manière d’optimiser la mise en œuvre de sa Recommandation. Notre réussite dépend de notre détermination commune à tenir parole. »

Pour les délégués présents au Forum, l’avenir des stratégies nationales contre le VIH repose essentiellement sur l’efficacité de la riposte au virus sur le lieu de travail. Cette riposte fait partie intégrante d’une ambition plus large qui inclut la santé, l’éducation et la protection sociale. Selon l’OIT, les salariés doivent être placés au cœur des programmes liés au lieu de travail – lors de leur élaboration, de leur mise en œuvre et de leur évaluation. Ces programmes doivent aussi être mis sur pied à l’issue de consultations menées auprès des gouvernements, des employeurs et des personnes vivant avec le VIH.

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