Feature Story
En Russie, « Les artistes contre le sida » aident à combattre la stigmatisation et la discrimination
17 novembre 2008
17 novembre 2008 17 novembre 2008
l’ONUSIDA en Fédération de Russie a lancé l’initiative « Les artistes contre le sida » qui vise à atténuer la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le VIH
Le 11 novembre, l’ONUSIDA en Fédération de Russie a lancé l’initiative « Les artistes contre le sida ». Cette initiative vise à atténuer la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le VIH tout en collectant des fonds pour un orphelinat qui prend en charge des enfants séropositifs.
Vingt-trois artistes, dont plusieurs peintres russes de renom ainsi que des artistes venus d’Espagne, des Etats-Unis d’Amérique, de Grèce et d’Ukraine, ont participé à l’exposition-vente de leurs œuvres qui a lieu à la Maison centrale des artistes du 11 au 20 novembre 2008. Plus de 200 invités ont assisté au vernissage de l’exposition, notamment des représentants du secteur privé, des communautés artistiques et diplomatiques, ainsi que des organisations gouvernementales et non gouvernementales.
Lisa Carty, Coordonnatrice de l’ONUSIDA dans le Pays, a ouvert l’exposition en notant que « Dans un pays comme la Russie, qui a un tel respect profond pour les arts, lorsque des artistes en vue s’expriment contre la stigmatisation et la discrimination, cela envoie un signal fort. Nous savons que cela peut faire une réelle différence s’agissant de mobiliser une plus forte prise de conscience et un appui de la part du public. »
Les artistes participant à l’exposition ont salué l’événement comme une opportunité de parler du sida pour aider les gens à surmonter leurs préjugés et les malentendus au sujet de la maladie, ainsi que pour aider les enfants touchés par le VIH.
Sergey Tsigal, l’un des 23 artistes qui ont fait don de leur œuvre pour l’exposition, a déclaré « Je ne suis pas un homme riche, mais je considère ce type d’action de bienfaisance comme une partie essentielle de ma vie. Par le biais de leur travail, les artistes peuvent jouer un rôle important dans la riposte au sida. »

L'artiste Sergey Tsigal et le Dr Antonina Petrova, médecin-chef de l'orphelinat Lomonosov, lors du vernissage de l'exposition, 11 novembre 2008.
Les artistes ont fait don de 35 peintures et œuvres graphiques à l’occasion de l’exposition-vente, et l’intégralité des recettes sera versée au foyer pour enfants Lomonosov dans la région de Leningrad.
En Russie, quelque 440 000 cas d’infection à VIH sont officiellement enregistrés ; toutefois, nombreux sont les experts russes et internationaux qui pensent que le nombre réel des personnes vivant avec le VIH dans le pays pourrait être plus proche d’un million. La consommation de drogues injectables reste le principal mode de transmission, mais ces dernières années le pourcentage de femmes vivant avec le VIH s’est accru. En 2007, 44% de l’ensemble des nouveaux cas d’infection à VIH sont survenus chez les femmes.
Le nombre d’enfants nés de femmes vivant avec le VIH s’est également accru. Même si une thérapie préventive spéciale fait qu’il est possible de réduire à un minimum le risque d’infection pour le nouveau-né, la transmission mère-enfant du VIH continue de se produire chez les enfants au cours de la grossesse, du travail et de l’accouchement, ou de l’allaitement au sein.
Des progrès notables ont été réalisés dans l’offre aux femmes enceintes d’un accès au traitement permettant de réduire le risque de transmission du VIH à leurs nourrissons. Toutefois, il y a aujourd’hui en Russie plus de 3000 enfants qui ont été infectés à la naissance.
Parmi eux, un nombre important sont des enfants abandonnés, pris en charge par des orphelinats à travers tout le pays.
Le Dr Antonina Petrova, médecin-chef de l’orphelinat Lomonosov, a déclaré que l’exposition-vente lui avait donné une occasion sans précédent de faire part au public de la situation des enfants vivant avec ou affectés par le VIH et avait permis au public de comprendre que les enfants séropositifs au VIH peuvent mener une vie heureuse et réussie.
En Russie, « Les artistes contre le sida » aident
Coparrainants:
Liens externes:
Maison centrale des artistes, Moscou
Publications:
Brochure: Les artistes contre le sida (pdf, 875 Kb) (en anglais et en russe)
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16 août 2022
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Conclusions sur un virus : santé publique, droits de l'homme et droit pénal
14 novembre 2008
14 novembre 2008 14 novembre 2008
La Fédération internationale pour la Planification familiale (FIPF) a publié le 13 novembre 2008 un nouveau rapport intitulé Conclusions sur un virus : santé publique, droits de l'homme et droit pénal.
La Fédération internationale pour la Planification familiale (FIPF) a publié le 13 novembre 2008 un nouveau rapport intitulé Conclusions sur un virus : santé publique, droits de l'homme et droit pénal. Cette publication a pour but de fournir des informations sur la criminalisation de la transmission du VIH ou de l'exposition au VIH et sur ce qu'implique cette criminalisation aux plans de la santé, des droits de l'homme et de la législation.
Le rapport rassemble les opinions provenant d'experts juridiques, de groupes de défense des droits de l'homme, de professionnels de la santé et de la médecine, et de militants du VIH/sida. Dix questions entourant la criminalisation de la transmission du VIH sont examinées dans des chapitres distincts. Chaque chapitre apporte des réponses à la question posée, lesquelles sont accompagnées d'un texte explicatif et illustrées par des études de cas.
Conclusions sur un virus lance également un appel d'une part, à des actions de sensibilisation en faveur de « lois et de stratégies appropriées » visant à promouvoir la prévention du VIH et d'autre part, à une collaboration avec les gouvernements afin de décourager et d'empêcher l'adoption de nouvelles lois criminalisant la transmission du VIH.
« Dans le traitement du problème du VIH, le droit peut constituer un outil puissant, s'il est utilisé pour démarginaliser les personnes vulnérables à l'infection par le VIH et aux conséquences de cette infection, en garantissant pour ces personnes un accès aux services appropriés et en les protégeant contre la discrimination et les violences sexuelles, qui tendent à accroître la vulnérabilité au VIH », a déclaré Susan Timberlake, Conseillère de l'ONUSIDA pour le droit et les droits de l'homme. « Nous devons faire travailler les rares ressources juridiques disponibles en faveur de la riposte au sida et non contre elle », a-t-elle ensuite ajouté.
Conclusions sur un virus : santé publique, droits
Reportages:
S'opposer à une application trop large du droit pénal en matière de transmission du VIH (14 novembre 2008)
"Quel rôle la loi peut-elle jouer?" (14 novembre 2008)
Inquiétudes concernant la criminalisation de la transmission du VIH (6 novembre 2007) (en anglais)
Publications:
Conclusions sur un virus : santé publique, droits de l'homme et droit pénal (pdf, 1.6 Mb) (en anglais)
Politique générale ONUSIDA/PNUD : Criminalisation de la transmission du VIH (pdf, 241 Kb) (en anglais)
Consultation internationale co-organisée par l'ONUSIDA et le PNUD sur la criminalisation de la transmission du VIH : résumé des points essentiels abordés et des principales conclusions (31 octobre - 2 novembre 2007, Genève, Suisse) (pdf, 194 Kb) (en anglais)
Feature Story
"Quel rôle la loi peut-elle jouer?"
14 novembre 2008
14 novembre 2008 14 novembre 2008
Comme l'a expliqué le Juge Cameron dans une conférence à la faculté de droit de l'Université de Pékin, la loi, selon lui, remplit deux fonctions importantes. Photo: UNAIDS/Zhou Dao
Lors de son récent voyage à Pékin à l'invitation de l'ONUSIDA, Edwin Cameron, juge à la Cour de cassation en Afrique du Sud, a saisi chaque occasion pour soulever la question suivante : « Quel rôle la loi peut-elle jouer dans la riposte au VIH en Chine ? »
Comme l'a expliqué le Juge Cameron dans une conférence à la faculté de droit de l'Université de Pékin, la loi, selon lui, remplit deux fonctions importantes. En premier lieu, elle est l'incarnation de la moralité publique. Ensuite, elle limite l'exercice du pouvoir par les gouvernements. De par ses deux fonctions, la loi peut avoir de profondes répercussions sur la vie des personnes affectées par le VIH.
Comme l'a expliqué le Juge Cameron dans une conférence à la faculté de droit de l'Université de Pékin, la loi, selon lui, remplit deux fonctions importantes. En premier lieu, elle est l'incarnation de la moralité publique. Ensuite, elle limite l'exercice du pouvoir par les gouvernements. De par ses deux fonctions, la loi peut avoir de profondes répercussions sur la vie des personnes affectées par le VIH.
Comme l'a expliqué le Juge Cameron dans une conférence à la faculté de droit de l'Université de Pékin, la loi, selon lui, remplit deux fonctions importantes. En premier lieu, elle est l'incarnation de la moralité publique. Ensuite, elle limite l'exercice du pouvoir par les gouvernements. De par ses deux fonctions, la loi peut avoir de profondes répercussions sur la vie des personnes affectées par le VIH.
Alors que le Décret n° 457 est une loi positive dont la mise en œuvre rencontre certains problèmes, d'autres lois sont en revanche moins favorables aux personnes vivant avec le VIH. Lors d'une table ronde qui s'est tenue dans les bureaux de l'ONUSIDA en Chine pendant la visite du juge Cameron, ce dernier a décrit la tendance inquiétante observée dans les pays africains, qui consiste à criminaliser la transmission du VIH. Certaines de ces lois obligent les personnes séropositives à révéler leur état sérologique avant d'avoir un contact sexuel, sans clarifier ni à quel moment doit avoir lieu cette révélation, ni ce qui constitue un « contact sexuel ».
Alors que le Décret n° 457 est une loi positive dont la mise en œuvre rencontre certains problèmes, d'autres lois sont en revanche moins favorables aux personnes vivant avec le VIH. Lors d'une table ronde qui s'est tenue dans les bureaux de l'ONUSIDA en Chine pendant la visite du juge Cameron, ce dernier a décrit la tendance inquiétante observée dans les pays africains, qui consiste à criminaliser la transmission du VIH. Certaines de ces lois obligent les personnes séropositives à révéler leur état sérologique avant d'avoir un contact sexuel, sans clarifier ni à quel moment doit avoir lieu cette révélation, ni ce qui constitue un « contact sexuel ».
Ensuite, les lois accroissent la stigmatisation et découragent les individus, les femmes en particulier, de faire un test de dépistage. Dans le cadre de certaines de ces lois, les femmes encourent une responsabilité juridique pour avoir exposé leur enfant à naître au VIH, même si aucune transmission du virus ne se produit. Ainsi, nombreux sont les hommes et les femmes qui préfèrent rester dans l'ignorance de leur état sérologique vis-à-vis du VIH, plutôt que de risquer des poursuites judiciaires. Pour finir, en décourageant les démarches de dépistage et de traitement du VIH chez les individus, ces lois aboutissent à davantage de décès qui pourraient être évités.
Ensuite, les lois accroissent la stigmatisation et découragent les individus, les femmes en particulier, de faire un test de dépistage. Dans le cadre de certaines de ces lois, les femmes encourent une responsabilité juridique pour avoir exposé leur enfant à naître au VIH, même si aucune transmission du virus ne se produit. Ainsi, nombreux sont les hommes et les femmes qui préfèrent rester dans l'ignorance de leur état sérologique vis-à-vis du VIH, plutôt que de risquer des poursuites judiciaires. Pour finir, en décourageant les démarches de dépistage et de traitement du VIH chez les individus, ces lois aboutissent à davantage de décès qui pourraient être évités.
Ensuite, les lois accroissent la stigmatisation et découragent les individus, les femmes en particulier, de faire un test de dépistage. Dans le cadre de certaines de ces lois, les femmes encourent une responsabilité juridique pour avoir exposé leur enfant à naître au VIH, même si aucune transmission du virus ne se produit. Ainsi, nombreux sont les hommes et les femmes qui préfèrent rester dans l'ignorance de leur état sérologique vis-à-vis du VIH, plutôt que de risquer des poursuites judiciaires. Pour finir, en décourageant les démarches de dépistage et de traitement du VIH chez les individus, ces lois aboutissent à davantage de décès qui pourraient être évités.
"Quel rôle la loi peut-elle jouer?"
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S’opposer à une application trop large du droit pénal en matière de transmission du VIH (14 novembre 2008)
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L’accent sur la riposte chinoise au sida (19 septembre 2008)
Publications:
Politique générale ONUSIDA/PNUD : Criminalisation de la transmission du VIH (pdf, 241 Kb)
Consultation internationale co-organisée par l'ONUSIDA et le PNUD sur la criminalisation de la transmission du VIH : résumé des points essentiels abordés et des principales conclusions (31 octobre - 2 novembre 2007, Geneva, Switzerland) (pdf, 194 Kb)
Directives internationales concernant le VIH/sida et les droits de l'homme, version consolidée, 2006 and Human Rights, Consolidated Version, 2006 (pdf, 932 Kb)
Droit pénal, santé publique et transmission du VIH : étude des politiques possibles (pdf, 864 Kb)
Prendre des mesures contre le VIH, Guide pratique à l'intention du législateur sur le VIH/sida, la législation et les droits de l'homme, 2007 (pdf, 528 Kb)
Rapport sur la réunion consultative de la société civile ARASA/OSISA sur la criminalisation de la transmission délibérée du VIH
Considérations juridiques sur le VIH/sida : guide de réforme des politiques publiques et du cadre juridique (pdf, 738.4 Kb)
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S’opposer à une application trop large du droit pénal en matière de transmission du VIH
14 novembre 2008
14 novembre 2008 14 novembre 2008Au cours de ces dernières années, on a constaté un accroissement du nombre des personnes poursuivies pour avoir transmis le VIH, en particulier en Europe et en Amérique du Nord – les cas se chiffrant désormais en centaines dans le seul monde anglo-saxon. On assiste aussi à une multiplication des lois qui criminalisent la transmission du VIH et l’exposition au virus, d’après les rapports émanant d’Afrique subsaharienne, d’Asie, et d’Amérique latine et des Caraïbes.
Dès 1996 déjà, l’ONUSIDA et le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ont fait part de leur préoccupation à propos de l’application inappropriée et trop large du droit pénal à la transmission du VIH et ont fourni des orientations à ce propos dans les Directives internationales sur le VIH/sida et les droits de l’homme. En 2002, l’ONUSIDA a publié un document plus détaillé sur les politiques possibles à cet égard. Toutefois, à la lumière des préoccupations croissantes concernant la multiplication de ces lois, l’ONUSIDA et le PNUD ont estimé nécessaire de publier récemment un document d’orientation politique intitulé « Criminalisation de la transmission du VIH ».
La transmission intentionnelle du VIH
Le document d’orientation politique formule des recommandations spécifiques à l’intention des gouvernements, de la société civile et des partenaires internationaux et préconise que la criminalisation se limite aux cas de transmission intentionnelle du VIH. Si l’ONUSIDA et le PNUD reconnaissent que l’utilisation du droit pénal peut se justifier dans des circonstances limitées – par exemple lorsqu’une personne, se sachant séropositive, agit dans l’intention de transmettre le VIH, et qu’elle le transmet effectivement – ils craignent qu’au-delà de ces cas des sanctions pénales risquent d’être appliquées à des gens qui ne sont en fait pas à blâmer, stigmatisent davantage les personnes vivant avec le VIH, et aient un effet dissuasif en ce qui concerne le partage de la responsabilité en matière de santé sexuelle et le fait de chercher à connaître son statut VIH.
Le document d’orientation politique souligne les préoccupations au sujet des répercussions potentiellement négatives sur une prévention efficace de la transmission du virus, les problèmes liés à la révélation du statut VIH aux partenaires, les erreurs judiciaires, ainsi que les retombées néfastes possibles sur les femmes et les filles.
Consultation internationale sur la criminalisation de la transmission du VIH
En novembre 2007, le Secrétariat de l’ONUSIDA et le PNUD ont organisé une « Consultation internationale sur la criminalisation de la transmission du VIH » afin de passer en revue les développements récents dans ce domaine. La réunion a rassemblé divers points de vue mais a également fait part de sa préoccupation croissante au sujet de la tendance visant à criminaliser la transmission du VIH. Un rapport circonstancié émanant de cette réunion de trois jours a été rendu public. Il offre une vue d’ensemble sur les discussions, un résumé des principaux thèmes abordés et des conclusions des participants, qui comportaient des parlementaires, des membres du pouvoir judiciaire, des experts en droit pénal, des représentants de la société civile et des personnes vivant avec le VIH, aux côtés de représentants de l’OMS, de l’OIT et du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.
Le rapport comprend également le résumé fourni par Edwin Cameron, juge à la Cour suprême d’appel en Afrique du Sud.
« Ce qu’ont souligné les participants à la réunion, c’est le fait que les lois qui criminalisent l’exposition au VIH et la transmission du virus sont simplement de la ‘poudre aux yeux’, et qu’elles sont dangereuses et inefficaces pour la riposte au sida, » a déclaré Susan Timberlake, Conseillère principale pour le droit et les droits de l’homme, Secrétariat de l’ONUSIDA.
« Le droit pénal ne remplacera jamais les programmes exhaustifs et fondés sur des preuves pour la prévention du VIH. En fait, une large criminalisation pourrait faire reculer les efforts de prévention en dissuadant les gens de connaître leur statut VIH, de le révéler à leurs partenaires, et d’accéder au traitement. »
Il n’est pas prouvé que l’utilisation du droit pénal réduise la transmission du VIH
Les principales raisons invoquées pour l’application du droit pénal sont soit de punir quiconque a causé un tort soit d’empêcher les comportements risqués menant à la transmission du VIH.
Il n’est toutefois pas prouvé que l’utilisation du droit pénal soit une mesure efficace pour réduire la transmission du VIH, et les experts s’inquiètent du fait que la criminalisation soit susceptible d’avoir des répercussions négatives sur la riposte globale au VIH, notamment la prévention du VIH.
Les effets potentiellement négatifs de l’utilisation du droit pénal
De crainte d’être poursuivis, les gens risquent d’être plus réticents à se faire tester et à chercher à connaître leur statut VIH, qui sont perçus comme un moyen de « défense juridique ». Ces lois, ainsi que l’évocation des cas dans les médias, risquent de saper le message de santé publique, à savoir qu’il est préférable de prendre la responsabilité de sa propre protection plutôt que de compter sur l’obligation juridique qu’ont les personnes séropositives au VIH de révéler leur statut.
La criminalisation peut aussi provoquer la méfiance dans les relations avec les dispensateurs de soins car les tribunaux pourraient citer des dossiers médicaux au cours des procès. Enfin, bien que beaucoup de ces lois aient été adoptées comme une « mesure pour protéger les femmes », nombreux sont les experts qui craignent qu’elles ne soient appliquées de manière disproportionnée aux femmes vivant avec le VIH. Les femmes sont souvent les premières à apprendre leur séropositivité et ne peuvent pas en parler à leurs partenaires de peur d’être confrontées à la violence ou d’être abandonnées. Elles sont aussi moins susceptibles que les hommes d’avoir accès au conseil juridique.
Pour ces raisons, entre autres, un grand nombre d’experts craignent que les conséquences potentiellement néfastes tant pour la santé publique que pour les droits de l’homme ne l’emportent de loin sur les avantages possibles qui pourraient découler d’une application accrue et trop large du droit pénal à la transmission du VIH. .
S’opposer à une application trop large du droit p
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Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme
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Préoccupations au sujet de la criminalisation de la transmission du VIH (6 novembre 2007)
Quel rôle la loi peut-elle jouer? (14 novembre 2008)
Conclusions sur un virus: santé publique, droits de l'homme et droit pénal (14 novembre 2008)
Publications:
Document d’orientation politique ONUSIDA/PNUD – Criminalisation de la transmission du VIH (pdf, 241 Kb) (en anglais)
Consultation internationale ONUSIDA/PNUD sur la criminalisation de la transmission du VIH : Résumé des thèmes abordés et conclusions (31 Octobre - 2 Novembre 2007, Genève, Suisse) (pdf, 194 Kb) (en anglais)
Directives internationales sur le VIH/sida et les droits de l’homme, Version consolidée, 2006 (pdf, 932 Kb) (en anglais)
Droit pénal, santé publique et transmission du VIH : Etude des politiques possibles (pdf, 864 Kb)
Agir contre le VIH, Guide pratique à l’intention du législateur sur le VIH/sida, le droit et les droits de l’homme, 2007 (pdf, 528 Kb) (en anglais)
Rapport sur la réunion consultative de la société civile ARASA/OSISA sur la criminalisation de la transmission délibérée du VIH (en anglais)
Aspects juridiques du VIH/sida – Un guide pour la réforme des lois et des politiques (pdf, 738.4 Kb) (en anglais)
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La BBC rapporte un cas de «guérison d'une infection à VIH» suite à une greffe de moelle osseuse
14 novembre 2008
14 novembre 2008 14 novembre 2008
BBC World Service
Selon un communiqué de la BBC daté du 13 novembre 2008, « des médecins allemands affirment qu'un patient semble avoir été guéri de l'infection à VIH par une greffe de moelle osseuse provenant d'un donneur possédant une résistance au virus d'origine génétique ».
Mme Catherine Hankins, Conseillère scientifique principale de l'ONUSIDA, s'est exprimée dans l'émission de radio de la BBC, « The World Today ».
Le Dr Hankins a examiné les enseignements pouvant être tirés d'un cas comme celui-ci, et notamment dans quelle mesure ce cas pourrait constituer une pièce supplémentaire du puzzle permettant d'expliquer pourquoi certaines personnes ne sont pas infectées, ou pourquoi certaines personnes séropositives ne développent pas la maladie.
Cet entretien a été diffusé pour la première fois le jeudi 13 novembre 2008.
La BBC rapporte un cas de «guérison d'une infecti
Multimédias:
Entretien entre le Dr Catherine Hankins, Conseillère scientifique principale de l'ONUSIDA, et Julian Keane dans l'émission du BBC World Service, «The World Today».
Avec la permission du BBC Radio World Service The World Today
Liens externes:
Informations de la BBC : Une greffe de moelle osseuse « guérit un patient infecté par le VIH »
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Nouveau Rapport sur l’état de la population mondiale
12 novembre 2008
12 novembre 2008 12 novembre 2008
D’après le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), la sensibilité culturelle est indispensable à la réussite des stratégies de développement. Credit: UNFPA
D’après le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), la sensibilité culturelle est indispensable à la réussite des stratégies de développement. Ce rapport, intitulé Lieux de convergence: culture, genre et droits de la personne et publié le 12 novembre 2008, explique comment la culture est un élément central de la réussite du développement d’un pays devant être intégré aux politiques et aux programmes de développement.
Rapport sur l’état de la population mondiale (2008), les stratégies de développement prenant en compte les valeurs culturelles peuvent réduire les pratiques préjudiciables à l’égard des femmes et participer à la promotion des droits de l’homme, notamment de l’égalité entre les sexes et de l’émancipation des femmes.
Il est expliqué dans le présent rapport que, malgré de nombreuses déclarations et affirmations soutenant les droits des femmes, l’inégalité entre les sexes est largement répandue et profondément ancrée dans nombre de cultures. Les relations de pouvoir coercitives sous-tendent des pratiques telles que le mariage des enfants (principale cause de fistule obstétrique et de décès maternel) et la mutilation ou excision génitale féminine. Ces pratiques, ainsi que d’autres également préjudiciables, existent toujours dans de nombreux pays malgré les lois les interdisant.
Inégalité entre les sexes et VIH
L’inégalité entre les sexes accroît le risque d’exposition au VIH des femmes et des filles. Le fait qu’elles aient moins accès à l’éducation et à des possibilités d’emploi les rend davantage dépendantes dans leurs relations avec les hommes. De plus, beaucoup de celles qui ne disposent pas de moyens de subsistance doivent faire du troc ou vendre des services sexuels pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. Lorsque les femmes ne possèdent aucun bien immobilier et qu’elles ne disposent d’aucune protection juridique, leur dépendance vis-à-vis de leur famille accroît d’autant. Leur dépendance économique et sociale face aux hommes limite souvent leur possibilité de refuser d’engager des rapports sexuels ou de négocier l’utilisation de préservatifs.
Ce rapport, qui coïncide avec le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, s’appuie sur le concept de la validité universelle du cadre international des droits de l’homme. Ils sont l’expression de valeurs communes à toutes les cultures et protègent aussi bien les groupes que les individus. Ce rapport soutient les approches sensibles à la culture en matière de promotion des droits de l’homme, en général, et des droits des femmes, en particulier.
Pour avoir des approches de ce type, il faut bien connaître le fonctionnement des cultures et la manière de travailler avec elles. Dans ce rapport, il est suggéré que les partenariats, en particulier avec les institutions et les dirigeants des communautés, peuvent donner naissance à des stratégies efficaces permettant de promouvoir les droits de l’homme et de mettre un terme au non respect de ces mêmes droits, par exemple à la mutilation ou à l’excision génitale féminine, au lévirat ou aux viols dans le cadre du mariage.
« Les communautés doivent examiner leurs valeurs et pratiques culturelles et déterminer si elles sont un obstacle ou un appui à la réalisation des droits de l’homme. Elles pourront ensuite s’appuyer sur les aspects positifs et modifier les aspects négatifs », a déclaré Thoraya Ahmed Obaid, Directrice exécutive de l’UNFPA.
Le Rapport sur l’état de la population mondiale est donc un avertissement : la sensibilité et l’engagement culturels ne reviennent pas à accepter les pratiques traditionnelles préjudiciables ni à octroyer un blanc-seing à la violation des droits de l’homme. Les valeurs et les pratiques violant les droits de l’homme sont présentes dans toutes les cultures. Comprendre les réalités culturelles peut révéler les moyens les plus efficaces de lutter contre ces pratiques culturelles préjudiciables et de renforcer les pratiques bénéfiques.
La conclusion du rapport est qu’une analyse des choix des populations fondée sur leurs conditions locales et leur contexte culturel est une condition préalable à l’élaboration de meilleures politiques.
Nouveau Rapport sur l’état de la population mondi
Coparrainants:
Centre de presse:
Communiqué de presse
Résumé de presse (pdf, 127 Kb)
Reportages:
Unis contre les mutilations génitales féminines (4 mars 2008)
Publications:
Lieux de convergence: culture, genre et droits de la personne: Rapport sur l’état de la population mondiale (2008) (pdf, 2.46 Mb)
Supplément jeunesse (pdf, 3.03 Mb) (anglais)
Eliminer les mutilations génitales féminines. Une déclaration interinstitutions (février 2008).(pdf, 3.4 Mb) (en anglais)
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En Inde, la police s’engage à soutenir les ripostes communautaires contre le sida
11 novembre 2008
11 novembre 2008 11 novembre 2008Dans le cadre d’une initiative gouvernementale, la police indienne est encouragée à soutenir de manière dynamique et à faciliter le travail des groupes communautaires s’occupant de sensibiliser les populations les plus exposées au risque d’infection à VIH et qui sont aussi susceptibles d’être les plus marginalisées de la société.

Un groupe de policiers, de personnels paramilitaires, de représentants des sociétés de lutte contre le sida des Etats indiens et de représentants de la société civile prépare des plans d’actions pour la mise en œuvre d’initiatives à l’échelon des Etats et des districts. Photo : ONUSIDA
Bien que le taux de prévalence du VIH chez les adultes soit faible en Inde (0,3 %), on estime néanmoins à 2,4 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH dans ce pays qui est le deuxième pays le plus peuplé du monde. Les personnes les plus exposées au risque d’infection sont celles qui ont certains comportements spécifiques, tels que les rapports sexuels tarifés (clients et professionnel(le)s du sexe), la consommation de drogues injectables et les rapports sexuels entre hommes. Du fait d’un ensemble complexe de normes sociales, ces personnes peuvent être les plus difficiles à atteindre dans la société.
Dans la mesure où le système juridique peut également les criminaliser, leurs chemins croisent souvent ceux des policiers. Ce point de rencontre offre une opportunité unique pour permettre à la police de faciliter la fourniture de services en rapport avec le VIH aux personnes les plus exposées au risque d’infection.
Sexualité et consommation de drogues injectables à moindre risque
Les pratiques de sexualité et de consommation de drogues injectables à moindre risque sont vitales pour le succès de la lutte contre l’épidémie de VIH en Inde. L’essentiel des activités de sensibilisation au virus destinées aux personnes marginalisées est réalisé par des organisations non gouvernementales (ONG) et des organisations à assise communautaire. Traditionnellement, les forces de police n’ont jamais travaillé officiellement avec la société civile en Inde, même s’il y a eu d’excellents exemples de fonctionnaires de police hommes et femmes organisant une coordination avec des ONG – ce qui s’est produit dans certains cas ad hoc et résulte d’initiatives personnelles.
Grâce à un plaidoyer efficace, l’ONUSIDA en Inde a proposé au Ministère des Affaires intérieures de réfléchir à l’intérêt qu’il y aurait à améliorer une coopération et un appui dynamique entre la police et les organismes qui travaillent avec les personnes les plus exposées au risque d’infection à VIH. Avec le soutien de la police, la protection des travailleurs communautaires, leurs activités de sensibilisation et la mise en œuvre réussie de mesures telles que la distribution de préservatifs et les programmes d’échange de seringues ont une meilleure garantie de succès.
En décembre 2007, le Ministère des Affaires internes a publié un ordre officiel à l’intention de tous les Directeurs généraux de la Police pour désigner un officier de liaison chargé de la coordination avec les ONG au niveau des états et des districts. Cet officier a pour mission spécifique de resserrer les liens de travail avec les ONG.
Ce dispositif a déjà été pleinement mis en œuvre en Inde dans l’ensemble des vingt-huit états et des sept territoires de l’Union, et est déjà considéré comme apportant une contribution majeure à la programmation de la lutte nationale contre le VIH. En participant à la riposte au virus et en soutenant des initiatives de prévention dans le cadre de son travail courant, la police sera automatiquement sensibilisée à sa propre protection contre le risque d’infection à VIH.

Des officiers de liaison chargés de la coordination avec les ONG à l’échelon des Etats et des districts ont participé à une conférence régionale organisée par la Police sur le rôle de cette dernière dans la programmation de la riposte au VIH et ont élaboré des plans d’action. 7 août 2008 Photo : ONUSIDA
« Le Ministère des Affaires internes du gouvernement indien a fait preuve d’un engagement exceptionnel dans la riposte contre le VIH en mettant en place cette intervention unique. Pour un coût pratiquement nul, elle institutionnalise une coordination à long terme entre la police et la société civile afin de soutenir les communautés avec des services de prévention, de traitement, de soins et d’appui et qui permettra d’atteindre les objectifs d’accès universel » a déclaré M. Ranjan Dwivedi, Conseiller technique, Partenariats entre les personnels en uniforme et la société civile, Bureau de l’ONUSIDA en Inde.
Cette intervention unique du Ministère supprime les coûts administratifs liés à l’organisation d’interactions et d’initiatives par les responsables au niveau local. Outre le fait que cela démontre la contribution positive de la police, les groupes communautaires espèrent que la mesure apportera une aide complète aux ONG, non seulement en matière de prévention du VIH, mais dans d’autres programmes sociaux tels que la lutte contre la maltraitance des enfants et la violence contre les femmes.
Au-delà de l’application de la loi vers un appui dynamique aux communautés
Récemment, le Ministère des Affaires intérieures a organisé, en partenariat avec l’ONUSIDA, quatre conférences régionales pour les officiers de liaison chargés de la coordination avec les ONG fraîchement nommés et s’occupant du déploiement de la stratégie de programmation de la lutte contre le VIH des personnels en uniforme dans tous les états. Ces événements ont offert une opportunité pour sensibiliser le leadership de la police d’Etat ainsi que des représentants des départements de la santé et des sociétés de lutte contre le sida des Etats indiens pour planifier ensemble des initiatives de prévention du VIH dans les départements de police par le biais des nouvelles stratégies élaborées par le Ministère des Affaires intérieures.
Le rôle de la police qui consiste à apporter un appui dynamique aux organismes travaillant avec les populations les plus exposées au risque a été souligné ainsi que son rôle sensible dans la prévention du VIH chez les clients et les professionnel(le)s du sexe, les consommateurs de drogues injectables et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.
Améliorer les relations avec la police
Les organisations communautaires présentes ont insisté sur l’importance de l’appui de la police pour leurs efforts de sensibilisation au niveau local.
Mme Kusum Jain de Gram Bharati Samiti (GBS), ONG présente au Rajasthan, travaille en étroite collaboration avec la communauté tribale Rajnut qui pratique, par tradition, le commerce du sexe. Lorsque son ONG a eu ses premiers contacts avec la communauté, ses travailleurs sociaux ont été poursuivis avec les chiens car les personnes pensaient qu’ils étaient venus pour mettre un terme à leurs activités. Avec le soutien de la police locale, les travailleurs de GBS ont réussi au fil du temps à obtenir la confiance de la communauté qui comprend aujourd’hui que leur seul objectif est de les sensibiliser à la prévention du VIH, de sorte qu’ils peuvent maintenant travailler en étroite collaboration..
Mme Jain considère que formaliser le rôle de la police dans l’appui communautaire a permis d’améliorer les relations avec la police, en aidant celle-ci à être accessible et à fournir un appui dynamique aux organismes travaillant à la prévention du VIH parmi les populations les plus exposées au risque d’infection.
Un rapport récent de la Commission Asie a conclu qu’il y avait un besoin vital d’engagement et de soutien politique pour dynamiser une riposte efficace contre le sida. Par le biais de cette nouvelle initiative avec la police, le gouvernement indien affiche clairement un tel leadership.
En Inde, la police s’engage à soutenir les ripost
Informations utilies:
Inde
Populations clés
Société civile
Reportages:
La Présidente de l’Inde fait l’union autour des enfants (30 octobre 2007)
2,5 millions de personnes vivent avec le VIH en Inde (6 juillet 2007)
Inde : Faire progresser une riposte efficace contre le sida (22 juin 2007)
Publications:
Redéfinir le sida en Asie : Elaborer une riposte efficace (pdf, 1.6 Mb) (en anglais)
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Rapport sur les estimations VIH
10 novembre 2008
10 novembre 2008 10 novembre 2008
UNAIDS/WHO plan to publish an AIDS Epidemic Update in 2009 that will report on 2008 estimates, incorporating the 2008 programme coverage data.
Pendant plus d’une décennie, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont rédigé un rapport détaillé intitulé « Le point sur l’épidémie de sida » préalablement à la Journée mondiale sida, qui donnait les derniers chiffres et tendances épidémiologiques pour l’année en cours.
Toutefois, les estimations des nouvelles infections à VIH, des décès dus au sida et du nombre de personnes vivant avec le VIH sont désormais de plus en plus tributaires des informations émanant des services de lutte contre le VIH, notamment la couverture du traitement contre le VIH et les programmes de prévention de la transmission mère-enfant. Ces informations sont habituellement disponibles après la fin de l’année, ce qui signifie qu’il n’est plus possible de fournir des estimations crédibles sur l’année en cours.
C’est la raison pour laquelle il a été décidé de ne pas publier un nouveau « Point sur l’épidémie de sida » en 2008. L’ONUSIDA et l’OMS prévoient plutôt de faire le point sur l’épidémie de sida en 2009 dans un rapport qui contiendra des estimations pour 2008, et incorporera les données de couverture des programmes pour 2008.
Cette modification du cycle des rapports a été approuvée par des épidémiologistes de renom à l’occasion de la Consultation internationale sur les estimations épidémiologiques organisée par l’ONUSIDA en novembre 2007.
Pour obtenir des informations épidémiologiques sur l’épidémie de sida, veuillez vous référer au Rapport sur l’épidémie mondiale de sida 2008 publié par l’ONUSIDA.
Rapport sur les estimations VIH
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Premier Sommet des Conseils de l'agenda mondial
07 novembre 2008
07 novembre 2008 07 novembre 2008
Mohamed Alabbar, Président d'Emaar Properties et Coprésident du Sommet sur l'agenda mondial, dans un discours prononcé lors de la session d'ouverture du Sommet sur l'agenda mondial (7 au 9 novembre 2008). Droit d'auteur : Forum économique mondial. Photo : Dana Smillie.
Le premier Sommet des Conseils de l'agenda mondial mis en place par le Forum économique mondial, qui constitue un rassemblement unique de leaders issus du monde universitaire, des milieux d'affaires, de gouvernements et de la société civile, se tiendra à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, du 7 au 9 novembre. Le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, se trouve actuellement à Dubaï pour participer à cet événement.
Le Sommet a pour but de proposer des solutions aux défis essentiels auxquels le monde doit faire face ; les nouveaux Conseils de l'agenda mondial mis en place par le Forum sont présentés comme le plus important réseau d'échange de connaissances et d'informations au monde.
Dans les prochains jours, le Dr Piot, en tant que Président du Conseil de l'agenda mondial pour le sida, participera à plusieurs ateliers et sessions, durant lesquels se tiendront des débats sur les moyens visant à améliorer l'état du monde, avec une attention particulière portée sur des problèmes spécifiques comme le VIH, le risque financier systémique, la gouvernance mondiale, la sécurité énergétique, la protection de l'enfance, les changements climatiques et la sécurité des aliments. Les autres questions abordées porteront sur les mesures à prendre et les acteurs dans ces domaines, la présentation des points essentiels des discussions des Conseils et les décisions concernant les prochains travaux des Conseils.
Les résultats du Sommet seront présentés comme base pour de futures discussions et de nouvelles mesures lors de la prochaine réunion annuelle du Forum économique mondial, qui se tiendra en 2009 à Davos, en Suisse.
Premier Sommet des Conseils de l'agenda mondial
Multimedia:
Liens externes:
Site web du Sommet sur l'Agenda mondial
Réseau des conseils de l'agenda mondial
Description des problèmes traités par les conseils de l'agenda mondial(pdf, 228 Kb) (en anglais)
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S’appuyer sur l’expérience pour élargir les services VIH
06 novembre 2008
06 novembre 2008 06 novembre 2008
Le 30 octobre, à Moscou, plus de 30 délégués de dix pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI) et des représentants de l’ONUSIDA ont participé à la réunion du Conseil de coordination de la CEI sur le VIH/sida.
Le 30 octobre, à Moscou, plus de 30 délégués de dix pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI) et des représentants de l’ONUSIDA ont participé à la réunion du Conseil de coordination de la CEI sur le VIH/sida. La réunion, organisée par le Gouvernement russe, a rassemblé des représentants des gouvernements, des personnalités de la société civile nationale et régionale et des membres de l’Union des organisations de personnes vivant avec le VIH en Europe orientale et en Asie centrale, afin de s’appuyer sur leur expérience pour élargir les services de prévention, de traitement, de soins et de soutien en matière de VIH.
« Il s’agit là d’une réunion unique, non seulement pour le pays mais aussi pour la région toute entière », a déclaré le Dr Luiz Loures, Directeur du bureau de l’ONUSIDA Renseignements stratégiques nationaux, en ouvrant la réunion. « L’urgence que revêt la fourniture d’un accès universel aux services VIH souligne l’importance d’une meilleure coordination et harmonisation de nos efforts. C’est pour cette raison que la CEI, en tant que plateforme régionale de coordination, est si importante en la matière dans la région. »
En 2007, le nombre de personnes vivant avec le VIH dans les pays de la CEI est passé, d’après les estimations, à 1,6 millions, tandis que le nombre de personnes infectées s’élèveraient à 150 000, ce qui représente une augmentation de 150 % depuis 2001.
L’épidémie de VIH dans la région de la CEI touche principalement les consommateurs de drogues injectables (CDI), les professionnels du sexe, leurs partenaires sexuels respectifs et, dans une moindre mesure, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Concernant les nouveaux cas de VIH signalés en 2006, pour lesquels on a obtenu des informations sur le mode de transmission, près des deux tiers (62 %) concernaient des consommateurs de drogues injectables et plus du tiers (37 %) des personnes ayant eu des rapports hétérosexuels non protégés.
A la lumière des données régionales identifiant la consommation de drogue comme un vecteur majeur de l’épidémie dans la région, tous les participants ont convenu de l’urgence de la lutte contre la stigmatisation et les mesures coercitives ainsi que de la nécessité de former les personnels de santé et les forces de l’ordre afin que tous sachent répondre efficacement aux besoins des consommateurs de drogues injectables en vue de réduire la propagation du VIH. Jusqu’à présent, malgré l’augmentation du financement global, le pourcentage des consommateurs de drogues injectables touchés par les programmes de prévention, tels que ceux relatifs à l’échange d’aiguilles et de seringues, reste faible.
Moins de 1 % des personnes venant d’apprendre leur séropositivité dans la région étaient des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. On ne connaît pas la part de ce type de rapports dans l’épidémie au sein des pays de la région. Les principaux obstacles à la riposte au sida sont une stigmatisation et une discrimination profondément ancrées, ainsi qu’une xénophobie et une homophobie croissantes. L’épidémie devient souterraine car les populations ont peur de recourir aux services VIH.
Parmi les raisons de ces tendances notées au cours de la réunion, il y a non seulement le manque de ressources et de capacités, mais aussi l’absence d’un leadership et d’un partenariat étendus en matière de lutte contre le sida, notamment au plus haut niveau gouvernemental et communautaire. Ces partenariats permettraient de renforcer le lien entre les preneurs de décisions et ceux qui ont l’expérience directe de la réalité du sida sur le terrain.
Les pays ont donc reconnu qu’il était important d’encourager le partage d’informations entre eux sur les questions relatives à la protection des droits de l’homme, aux approches programmatiques efficaces et aux meilleures pratiques les plus pertinentes régionalement.
Au cours de la discussion autour du Programme commun de la CEI sur le sida pour 2009 2013, les participants ont aussi insisté sur la nécessité de mobiliser des fonds supplémentaires afin d’accroître les ressources disponibles en prolongeant les subventions et les prêts octroyés par le Fonds mondial, la Banque mondiale et d’autres donateurs.
Enfin, pour garantir la fourniture d’un accès universel aux services VIH dans la région, les participants ont affirmé qu’il était nécessaire d’élaborer une politique régionale permettant de mener des négociations commerciales efficaces. Le matériel médical et de laboratoire pourrait donc être acheté à un meilleur prix et l’utilisation des structures de formation existant déjà dans la région améliorée, renforçant ainsi les capacités techniques des pays.
Comme l’a noté le Dr Sergei Furgal, Directeur a.i. de l’Equipe ONUSIDA d’appui aux régions pour l’Europe orientale et l’Asie centrale, « le programme commun de la CEI se fonde sur les résultats et les recommandations des consultations régionales facilitées par l’ONUSIDA sur l’accès universel, ainsi que sur les principes de collaboration horizontale entre les pays de la CEI. L’Equipe régionale apporte un soutien solide et substantiel à la CEI, organe intergouvernemental régional clé en matière de renforcement et de consolidation de la riposte au sida. »
La prochaine réunion du Conseil de coordination de la CEI sur le VIH/sida devrait se dérouler en février 2009. L’objectif sera d’abord d’examiner les avancées régionales réalisées et les obstacles rencontrés dans le domaine de l’intensification de la prévention, du traitement, des soins et du soutien en matière de VIH en vue de parvenir à l’accès universel, puis de mettre en place un programme régional spécifique de lutte contre le sida chez les travailleurs migrants.
S’appuyer sur l’expérience pour élargir les servi
Reportages:
Lars Kallings, Envoyé spécial des Nations Unies pour le sida en Europe orientale et en Asie centrale (20 Oct 2008)
Prévention du VIH auprès des personnels en uniforme de la CEI (08 Oct 2008)
Publications:
Le sida dans la Communauté des Etats indépendants - Rapport MAP 2008 (pdf, 8.8 Mb) (en anglais)
