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L’ONUSIDA lance « Perspectives sida »

28 novembre 2008

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Perspectives sida est un nouveau rapport de l’ONUSIDA qui apporte un éclairage sur certains problèmes parmi les plus pressants auxquels seront confrontés les décideurs et les leaders dans leur riposte aux défis que présente le sida en 2009.

Perspectives sida est un nouveau rapport de l’ONUSIDA qui apporte un éclairage sur certains problèmes parmi les plus pressants auxquels seront confrontés les décideurs et les leaders dans leur riposte aux défis que présente le sida en 2009.

A bien des égards, l’année qui vient sera une année de transition – et d’accélération. Nombreux sont les pays qui réexaminent leurs stratégies nationales de lutte contre le sida. Bien que l’engagement politique dans le domaine du sida soit plus déterminé que jamais, les récents développements dans le monde de la finance constitueront pour beaucoup un test de cette détermination.

Ce rapport offre une occasion de réfléchir. De réfléchir à ce qui a pu être accompli grâce au leadership et à la réorientation vers certains domaines clés qui freinent les avancées. Il ne s’agit ni d’un « mode d’emploi » ni d’une « déclaration politique », mais il donne quelques idées fondées sur des données concrètes concernant les nouvelles façons de développer et d’améliorer la riposte.

Le rapport présente tout d’abord certaines réalisations et certains problèmes récemment rencontrés dans la lutte contre le VIH. Il donne des exemples de la façon dont les pays appliquent les techniques de modélisation pour mieux comprendre l’incidence du VIH, dans le but de donner une nouvelle impulsion à la prévention du VIH. Perspectives sida se conclut sur une introduction à l’association de mesures de prévention du VIH et à leur application.

Perspectives sida repose à la fois sur les estimations de la prévalence du VIH et sur l’impact des données recueillies à travers le monde – ainsi que sur les idées des personnes qui luttent contre le sida dans les pays et les communautés. Réunir les données et les voix déterminantes contribuera à définir les débats qui sont nécessaires et les décisions requises de la part des pays alors qu’ils planifient leurs stratégies de demain.

Le rapport comprend également un entretien avec le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot, au cours duquel, à la veille de son départ après 14 ans à la tête de l’organisation, il se penche sur les principaux événements qui ont marqué l’épidémie de sida ainsi que sur les défis à venir.

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“Art et sida” reçoit des sculptures de Keith Haring

27 novembre 2008

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Ahead of World AIDS Day 2008, two sculptures by Keith Haring have come to UNAIDS to join the “Art for AIDS” collection. Credit: UNAIDS

En prologue à la Journée mondiale sida 2008, deux sculptures de Keith Haring sont venues s’ajouter à la collection ‘Art et sida’ de l’ONUSIDA. L’œuvre symbolique et poignante de cet artiste a contribué à la sensibilisation au sida dans le monde.

Le siège de l’ONUSIDA à Genève a reçu mercredi deux nouvelles œuvres pour sa collection ‘Art et sida’. Il s’agit de deux sculptures de l’artiste et activiste célèbre Keith Haring, qui ont été prêtées à l’ONUSIDA par la Fondation Keith Haring.

Au cours de sa trop brève existence (1958-1990), Keith Haring a produit des œuvres à un rythme phénoménal pour toucher, partout dans le monde, un public qui transcende les différences d’appartenance ethnique, de nationalité, de genre, d’âge et d’orientation sexuelle. Il a utilisé ses symboles devenus iconiques—le chien qui aboie, le bébé radieux, le danseur et le cœur—pour encourager la réflexion et le dialogue autour de problèmes sociaux et politiques.

Les éléments humanistes de son œuvre lui ont permis de communiquer de manière pratiquement universelle. C’est pourquoi, les dessins de Haring ont été utilisés dans de nombreuses campagnes de sensibilisation sociale, dont la prévention du sida, l’alphabétisation, la cause des enfants avec l’UNICEF et la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.

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Haring enlisted his imagery during the last years of his life to generate activism and awareness about AIDS. Credit: UNAIDS

Haring a été diagnostiqué séropositif au VIH en 1988. En 1989, il a créé la Fondation qui porte son nom, avec pour mandat de fournir des fonds et des images aux organisations sida et aux programmes en faveur des enfants, et d’élargir l’audience de l’œuvre de Haring grâce à des expositions, des publications et l’utilisation autorisée de ses pièces. Au cours des dernières années de sa vie, Haring s’est appuyé sur ses œuvres pour parler de sa propre maladie et susciter activisme et intérêt en faveur de la lutte contre le sida.

Son art a toujours été le reflet de sa conscience sociale, mais dans ses dernières années, il a consacré un grand nombre de ses œuvres à sensibiliser le public aux questions entourant le VIH et les droits des homosexuels.

La Collection ‘Art et sida’ de l’ONUSIDA a pour but de  reconnaître le rôle joué par l’art dans la riposte au sida. Les pièces de la collection ont été choisies pour encourager la réflexion et le dialogue autour de certains des problèmes les plus difficiles dans le domaine du sida. Axée dans un premier temps sur l’art africain contemporain, la collection s’est enrichie pour comprendre 60 œuvres de qualité muséale, grâce à la participation d’artistes, de collectionneurs et de donateurs du monde entier.

“Art et sida” reçoit des sculptures de Keith Hari

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Impact de la nutrition : Programme alimentaire mondial

26 novembre 2008

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Credit: UNAIDS/ L. Alyanak

Le Programme alimentaire mondial (PAM) est à la fois l’organisation des Nations Unies chef de file en matière d’aide alimentaire et la plus grande organisation humanitaire du monde. En tant que coparrainant de l’ONUSIDA, le PAM joue un rôle unique et important dans la riposte mondiale au sida. En 2007, le PAM a pu atteindre 1,3 million de personnes touchées par le VIH dans 20 des 25 pays les plus touchés.

Pour qu’une personne vivant avec le VIH réponde bien au traitement antirétroviral, il est indispensable qu’elle ait accès à une nourriture appropriée. Le PAM a été l’une des premières organisations à fournir de la nourriture en complément de l’élargissement de l’accès au traitement contre le VIH. L’année dernière, le PAM a apporté son soutien à des programmes de traitement dans 16 pays africains, fournissant ainsi une aide alimentaire à plus de 332 000 personnes au cours de cette phase critique qu’est le début du traitement.

Prix élevés des aliments

Les prix des aliments étant élevés, ils mettent en péril la sécurité alimentaire des ménages des personnes les plus vulnérables du monde. De ce fait, la réponse nutritionnelle du PAM n’a jamais été aussi urgente pour les personnes vivant avec le VIH et leur famille. Une étude pilote récemment menée en Zambie a montré que les compléments d’alimentation amélioraient l’observance du traitement. De plus, on constate que, dans divers pays, le nombre de personnes dans les centres de soins diminue d’autant que les prix des aliments augmentent.

ONUSIDA et PAM

Selon la matrice de la répartition des tâches de l’ONUSIDA, le rôle de chef de file du PAM en matière d’appui diététique et nutritionnel en fait le responsable de la fourniture de l’aide alimentaire et nutritionnelle, ainsi que de l’amélioration des actions menées au niveau national, par le biais de conseils, d’orientations et de soutien technique.

Le PAM est indispensable aux efforts entrepris pour intensifier les services VIH à destination des populations dont le sort est préoccupant d’un point de vue humanitaire. Il a commencé à intégrer le traitement et le soutien en matière de VIH aux activités interorganisations de préparation, de riposte et de remise en état en Amérique latine, aux Caraïbes et en Afrique.

De nombreux produits alimentaires permettant d’améliorer la santé et le bien-être des personnes recevant un traitement contre le VIH sont élaborés et testés. Le PAM est associé au soutien apporté aux études scientifiques menées sur l’efficacité de produits alimentaires spécialement conçus pour répondre aux besoins nutritionnels des personnes vivant avec le VIH.

Contribution unique au niveau national

Par le biais des gouvernements nationaux et des partenaires locaux, le PAM fournit une aide alimentaire et nutritionnelle aux personnes vivant avec le VIH et à leur famille lorsqu’elles sont dans une situation d’insécurité alimentaire. Cette aide peut faire la différence dans un ménage où le principal soutien est trop malade pour travailler. Le PAM fournit aussi des repas à l’école aux orphelins et à d’autres enfants touchés par le VIH. Il apporte par ailleurs une aide technique aux gouvernements nationaux afin de veiller à ce que les personnes vivant avec le VIH aient accès à une alimentation appropriée d’un point de vue nutritionnel et adaptée au traitement qu’elles reçoivent. De plus, le programme veille à ce que les personnes vivant avec le VIH soient en relation avec les mécanismes de soutien communautaires pour que l’apport de moyens de subsistance se poursuive sur le long terme.

PAM et « transport responsable »

Le PAM travaille avec des entreprises du secteur privé qui emploient des milliers de chauffeurs de camion pour transporter la nourriture et les marchandises nécessaires aux personnes dans le besoin. Cependant, dans toute l’Afrique australe, on constate que la prévalence du VIH est élevée le long des corridors commerciaux : le Programme alimentaire mondial, prenant sa responsabilité d’entreprise au sérieux, souhaite réduire le plus possible les risques d’infection à VIH.

L’année dernière, le PAM a amélioré ses services de prévention du VIH et ses services de santé à destination des ouvriers du transport au titre de son engagement à soutenir le « transport responsable ». Ce projet contribue à la protection de la santé et du bien être des transporteurs et des communautés locales avec lesquelles ils sont en contact sur tout leur trajet. Au Malawi, le projet pilote du centre de bien-être, soutenu par le PAM et TNT, est devenu une alliance indépendante à but non lucratif appelée North Star Foundation (NSF) dont l’ONUSIDA et la Fédération internationale des ouvriers du transport sont partenaires. A ce jour, cinq centres de bien-être ont été ouverts : deux au Malawi, un en Namibie, un au Swaziland et un en Zambie. Deux autres ouvriront au Zimbabwe en 2008. La Fondation NSF travaillera avec Family Health International à la création de 23 centres de bien-être dans huit pays d’Afrique orientale ces trois prochaines années.

Les bureaux de pays situés au Bénin, en Ethiopie, en Gambie, au Kenya, au Niger, en République démocratique du Congo et au Tchad travaillent de concert avec les Nations Unies et les ONG partenaires à la dispense de formations sur le VIH ainsi qu’à l’amélioration tant de l’accès aux services de santé que des politiques de lutte contre le VIH sur le lieu de travail à destination des ouvriers du transport.

Documents du PAM offrant de nouvelles orientations
Des bureaux de pays ayant demandé des orientations détaillées en matière de programmation de la lutte contre le VIH, plusieurs outils d’orientation ont récemment été élaborés. Un lien vers chacun d’entre eux se trouve sur la partie droite de cette page, sous « outils ».

Et maintenant

Le PAM peut aider à faire avancer le débat et à approfondir la compréhension des besoins nutritionnels des personnes vivant avec le VIH et des membres de leur famille en travaillant avec les autres coparrainants et en conseillant les principaux mécanismes de financement, tels le PEPFAR et le Fonds mondial. Le PAM peut aider à veiller à ce que les programmes de lutte contre le VIH/sida aux niveau national et communautaire, en particulier les programmes de traitement, comportent des volets nutritionnels prenant en compte la sexospécificité. Le PAM peut aussi appuyer et encourager des études scientifiques sur l’efficacité d’aliments formulés spécialement pour répondre aux besoins des personnes vivant avec le VIH.

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De l’intention à l’action en Ethiopie

25 novembre 2008

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The Ethiopian Business Coalition against HIV/AIDS (EBCA), GTZ Engineering Capacity Building Program, the World Bank Institute and the Rapid Results Institute implemented a pilot programme to achieve rapid HIV results within businesses in Ethiopia in 100 days.

Une entreprise peut être découragée à la simple idée de mettre en place, sur le lieu de travail, des programmes sur le VIH. En Ethiopie, des partenaires ont expérimenté un outil de gestion conçu pour restructurer les politiques sous forme d’objectifs à court terme et obtenir rapidement des résultats concrets.

La Coalition des entreprises éthiopiennes contre le VIH/sida (EBCA), le Programme de renforcement des capacités en ingénierie de la GTZ, l’Institut de la Banque mondiale et le Rapid Results Institute ont mis en place un programme pilote permettant d’obtenir, en cent jours, des résultats relatifs au VIH au sein des entreprises en Ethiopie.

Aux mois de mars et d’avril 2008, 180 membres du personnel de douze sociétés et six membres de l’EBCA ont participé à des ateliers sur l’obtention rapide de résultats (Rapid Results Approach, RRA) dans le cadre des programmes de leurs entreprises sur le VIH. Ces formations ont permis aux dirigeants et aux employés de ces sociétés d’identifier les domaines d’intervention en matière de VIH, de se donner des objectifs ambitieux et d’élaborer des plans de travail.

Tadesse Tekallign, de la société Crown Cork and Can Share, est persuadé de la valeur de cette initiative. « Le projet pilote donne lieu à la création de meilleures pratiques en matière de VIH dans le secteur privé éthiopien. Les sociétés trouvent leurs propres solutions et s’attaquent rapidement aux problèmes afin d’obtenir des résultats très efficaces. »

Réalisation de leurs objectifs

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In March and April 2008, 180 staff from twelve companies, together with six members of EBCA, attended workshops in “Rapid Results Approach” (RRA) for their business HIV programmes.

Dans les trois mois qui ont suivi la formation, l’EBCA a apporté un soutien de proximité aux sociétés en les appelant régulièrement, en participant à des réunions hebdomadaires et en aidant à l’établissement de partenariats avec des organisations non gouvernementales et des associations pouvant fournir certains services aux sociétés.

L’engagement du personnel des sociétés était impressionnant et les avancées réalisées conséquentes. Toutes les sociétés ont atteint et dépassé leurs objectifs dans la période impartie.

En Ethiopie, dix entreprises ont participé au programme pilote de 2008 et leurs objectifs pour les cent jours suivants étaient comme suit :

Alkyd Resin Share Company
Offrir des services de conseil et de test volontaires (CTV) à 50 % des employés de la société.

Crown Cork and Can Share Company
Maintenir le soutien nutritionnel et financier offert aux employés vivant avec le VIH (six personnes) au même niveau.

East Africa Holding Company
Offrir des services de CTV à 45 % des personnes employées par des sociétés d’Afrique de l’Est basées à Addis-Abeba.

Emergency Relief Transport
Offrir des services de CTV à 20 % des travailleurs.

Kaliti Construction
Offrir des services de CTV à 95 % des employés.

Kaliti Metal
Offrir des services de CTV à 85 % des employés de la société.

Mugher Cement
Offrir des services de CTV à 20 % des employés basés à Addis Abeba.

Prefabricated Building Parts Production Enterprise
Offrir des services de CTV à 700 employés au moins et construire un centre de CTV.

Total Ethiopia
Offrir un service de CTV à 30 % des employés et des membres de leur famille.

Durabilité

Après le programme pilote, un atelier sur le partage des données d’expérience et la durabilité a été organisé à l’intention des sociétés y ayant participé. L’EBCA poursuit son travail de suivi et continue d’apporter son soutien afin que les sociétés appuient la mise en œuvre de leur programme sur le VIH.

Etape suivante

L’EBCA, la Fondation africaine pour le renforcement des capacités, l’Institut de la Banque mondiale et le Rapid Results Institute ont récemment lancé la deuxième étape de la RRA dans dix autres sociétés éthiopiennes :

  1. Coffee Processing
  2. Comet Transport
  3. Ethiopian Electric Power Corporation
  4. Faffa Food Share Company
  5. G7
  6. Kokeb Flour and Pastas
  7. National Alcohol and Liquor
  8. National Mining
  9. National Motor Corporation
  10. Nyala Insurance

Rapid Results Approach (RRA)

Il s’agit d’un outil de gestion conçu pour apporter des résultats rapides et significatifs dans un délai maximum de cent jours. En mettant l’accent sur les résultats, il est le point de départ d’efforts importants de changement et participe à leur mise en œuvre. Il est fondé sur la conviction que la meilleure façon de renforcer les capacités est de fournir aux personnes un soutien en temps réel lorsqu’elles travaillent à la réalisation d’un objectif ambitieux et vital pour l’organisation sur le long terme.

Au-delà de l’obtention de résultats à court terme et de la formation au travail de groupe, cette approche vise à créer des capacités locales permettant d’entreprendre des changements complexes à grande échelle. Elle permet d’aider les sociétés à restructurer leurs projets les plus ardus sur le VIH/sida, conçus sur le long terme, sous forme d’initiatives à court terme obtenant des résultats rapides. Cette approche fournit par ailleurs aux chefs d’entreprise des compétences et des savoir-faire nouveaux en matière d’encadrement, de formation d’équipes et d’obtention rapide de résultats quantifiables.

Regina Castillo, Directrice des partenariats avec le secteur privé à l’ONUSIDA, a déclaré : « L’ONUSIDA est très heureux de soutenir l’initiative Résultats rapides en Ethiopie. Cette approche visant à établir un plan d’action mettant vivement l’accent sur l’obtention de résultats rapides constitue un excellent modèle pour le secteur privé et l’aide à mieux s’engager dans la riposte au sida. »

Cette approche a aussi porté ses fruits dans le cadre de programmes relatifs au VIH et à la santé reproductive au Kenya, en Sierra Leone et à Madagascar.

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Le VIH, la santé et les droits de l’homme : l’héritage de Jonathan Mann aujourd’hui

24 novembre 2008

20081124_jonathan_mann_200.jpgJonathan Mann a été un médecin, avocat et scientifique visionnaire qui a souligné les liens importants qui existent entre les droits de l’homme et la santé publique.

Une célébration en l’honneur de Jonathan Mann et du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme

Aujourd’hui, une manifestation publique en l’honneur de Jonathan Mann et de son héritage dans les domaines du VIH, de la santé et des droits de l’homme se tient au Secrétariat de l’ONUSIDA à Genève. La manifestation, co-organisée par l’ONUSIDA, l’Organisation mondiale de la Santé et le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, marque également le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Jonathan Mann a été un médecin, avocat et scientifique visionnaire qui a souligné les liens importants qui existent entre les droits de l’homme et la santé publique. La pertinence durable du travail de Jonathan est claire – la protection et la promotion des droits humains sont plus nécessaires que jamais dans la riposte au sida. La stigmatisation et la discrimination restent des obstacles majeurs à la réalisation de l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH. La violence sexospécifique expose les femmes et les filles au risque d’infection par le VIH. Les lois punitives empêchent les professionnel(le)s du sexe, les hommes ayant des rapports avec des hommes, les consommateurs de drogues et autres populations clés d’accéder aux programmes et services liés au VIH dont ils ont besoin. Les panélistes aborderont l’héritage de Jonathan, ainsi que les défis d’aujourd’hui et des années à venir concernant le VIH, la santé et les droits de l’homme.

Suivez la manifestation en ligne de 17h00 à 20h00 (CET)

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Les organisations philanthropiques – d’importants contributeurs pour le sida

21 novembre 2008

20081121_philanthropy_200.jpgAppui philanthropique des Etats-Unis pour lutter contre le VIH/sida en 2007

En 2007, la philanthropie liée au sida a atteint un total de 555 millions de dollars parmi les organisations philanthropiques basées aux Etats-Unis d’Amérique et de 114 millions d’euros (168 millions de dollars) parmi les organisations basées en Europe, selon de nouveaux rapports de Funders Concerned About AIDS (FCAA) et du European HIV/AIDS Funders Group (EFG), rendus publics hier à New York.

Le jeu de rapports – le premier du genre – arrive à un moment où la crise financière mondiale pourrait avoir des répercussions potentielles sur la riposte mondiale au sida.

« Il y a eu un bon retour sur investissement dans le domaine du sida, » a déclaré le Dr Paul De Lay, Directeur des Evidences, Suivi et Politiques à l’ONUSIDA. « Au cours des trois dernières années, nous avons vu non seulement doubler le nombre de personnes sous traitement, mais également les résultats tangibles des activités de prévention du VIH, avec dans plusieurs pays une chute du nombre des nouvelles infections à VIH. »

Sunita Viswanath, Directrice exécutive de FCAA, a souligné le rôle essentiel que joue le secteur philanthropique alors que les gouvernements et les institutions mondiales sont confrontées à des pressions financières croissantes et que le nombre des personnes vivant avec le VIH – et le risque d’infection – sont toujours en hausse.

Le Dr De Lay a ajouté : « Les organisations philanthropiques peuvent jouer un rôle important en apportant leur soutien à une riposte à long terme et durable au sida et aider les donateurs et d’autres à ne pas perdre de vue leurs objectifs au milieu des crises à court terme – toute diminution des investissements dans la riposte au sida aujourd’hui affectera sans aucun doute des millions de vies. »

Une étude dans laquelle des organisations ont identifié les principaux groupes de population qui bénéficiaient le plus de leur financement domestique et international pour 2007 a conclu que les principaux bénéficiaires du financement tant domestique qu’international des organisations philanthropiques basées aux Etats-Unis et en Europe étaient le plus souvent les personnes vivant avec le VIH.

La présidente de l’EFG, Astrid Bonfield, s’est exprimée sur l’ampleur de l’épidémie de sida et les enjeux et les opportunités du financement, soulignant que le secteur de la philanthropie aux Etats-Unis et en Europe pourrait reconnaître et exercer sa capacité à être flexible, à collaborer et à se développer en direction d’une riposte au VIH qui soit la plus efficace possible.

Au cours des trois dernières années, FCAA a collaboré avec l’EFG et l’ONUSIDA pour harmoniser la collecte de données afin de présenter le tableau le plus précis de la philanthropie mondiale liée au sida. FCAA, l’EFG et l’ONUSIDA se lancent maintenant dans un effort destiné à fournir aux financeurs des informations et un appui sur le plan international par le biais de la création d’un Groupe de travail sur le suivi des ressources philanthropiques.

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L’expérience du Kenya guide l’élaboration d’une nouvelle ressource permettant d’améliorer la coordination de la riposte au sida

21 novembre 2008

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The Joint Annual Programme Review process is a vital tool in the global effort by governments and development organizations to ‘make the money work’ Credit: UNAIDS/P.Virot

En dix ans, la prévalence du VIH a diminué de moitié au Kenya : il s’agit là d’un recul spectaculaire et soutenu, rarement constaté en Afrique. Le Gouvernement a pour objectif de poursuivre sur cette lancée en veillant à ce que la riposte nationale à l’épidémie soit la plus coordonnée et la plus collective possible et à ce que les fonds alloués soient utilisés de façon efficace.

Ces dernières années, à mesure que les ripostes nationales au sida et que les financements y afférents sont devenus plus complexes dans de nombreux pays – davantage d’activités, d’acteurs et de donateurs étant concernés que quelques années auparavant -, la coordination devient plus difficile.

Le Kenya a décidé d’apporter son soutien aux activités de coordination en menant des examens conjoints annuels de programmes qui réunissent une large palette de personnes luttant contre le sida afin d’avoir une vision complète de la riposte nationale. Ce processus d’examen conjoint se déroule sous la houlette du gouvernement qui y associe tous les niveaux de gouvernement du pays, les organisations de la société civile, les réseaux de personnes vivant avec le VIH, les autorités locales et de district, ainsi que les donateurs et les organisations internationales.

« Examens conjoints des ripostes nationales au sida : document d’orientation »

Grâce aux enseignements tirés des processus d’examen conjoint menés au Kenya et dans d’autres pays, l’ONUSIDA a élaboré un nouveau document intitulé Examens conjoints des ripostes nationales au sida : document d’orientation dont l’objectif est d’aider les pays à mener des examens conjoints et à améliorer l’efficacité de la coordination, de la mise en œuvre et du financement auxquels participent les nombreux acteurs associés aux ripostes nationales.

Des examens conjoints bien menés donnent naissance à un véritable forum national de partage d’informations et d’échanges sur les réussites et les échecs, ainsi que sur les difficultés rencontrées et les problèmes émergents. Ils permettent aussi d’évaluer l’alignement des efforts entrepris et des dépenses effectuées en vue d’atteindre les objectifs fixés dans la stratégie nationale de lutte contre le sida.

En 2007, le Kenya a mené le sixième examen conjoint consécutif de sa riposte nationale. Ce processus est devenu une méthode valorisée permettant de rapprocher les nombreux groupes associés à la riposte au sida et de créer des alliances entre eux.

20081121_cover2_200.jpg With the lessons learned from the Joint Review processes in Kenya and other countries, UNAIDS has developed a new publication entitled “Joint Reviews of National AIDS Responses: A Guidance Paper”.

L’examen conjoint mené au Kenya a duré deux mois et demi et a rassemblé des centaines de participants : bien qu’il s’agisse d’un processus lent et difficile, le jeu en valait la chandelle. Ceux qui luttent contre le sida considèrent que cet examen est une plate-forme permettant de centraliser les données recueillies dans différents secteurs et à des niveaux variés, notamment les données relatives à la surveillance et à la fourniture de services et les données qualitatives recueillies au niveau communautaire. L’examen de 2007 a été le plus complet jamais réalisé : les participants venaient des 71 districts et des neuf régions du pays. Les conclusions et recommandations formulées ont servi à revoir la façon dont le pays mesurait les résultats des programmes de lutte contre le sida et à faire part de la planification établie aux niveaux des régions et des districts. L’effort entrepris pour mener régulièrement des examens conjoints réunissant beaucoup de participants a amélioré le niveau d’alignement, de collaboration et d’engagement des nombreuses organisations associées à la riposte kényane au sida.

Anatomie d’un examen conjoint

Le nouveau document d’orientation fournit des conseils spécifiques permettant de mener à bien un examen conjoint. Cependant, de même que chaque épidémie de sida et la riposte y afférente varient d’un pays à l’autre, de même les examens conjoints diffèrent notamment selon le contexte politique, les politiques sociales et sanitaires, les infrastructures et le développement économique du pays. Ce document d’orientation contient néanmoins plusieurs principes qui devraient aider à établir un processus d’examen conjoint solide, quel que soit le pays, notamment :

  1. l’appropriation nationale
  2. l’intégration et la participation
  3. l’engagement à obtenir des résultats : dès le début, les participants doivent accepter de souscrire aux recommandations de l’examen l’impartialité
  4. les preuves éclairées
  5. le renforcement de la planification nationale
  6. la prise en compte de la sexospécificité et des droits de l’homme.

Le processus d’examen conjoint annuel des programmes est un outil vital inclus dans l’effort mondial entrepris par les gouvernements et les organisations de développement pour « faire travailler l’argent disponible ». Il permet de veiller à ce que tous les fonds versés à la lutte contre le sida aient un lien avec les objectifs nationaux et de simplifier les structures d’aide. Au Kenya, par exemple, le processus d’examen conjoint aide à renforcer la confiance qu’ont les donateurs quant à la qualité et à l’efficacité des programmes nationaux.

Ce nouveau document d’orientation sur les examens conjoints, ainsi que les autres outils y associés, est conçu pour aider les pays à réunir les nombreux acteurs associés à la riposte au sida pour qu’ils comprennent mieux l’épidémie et travaillent mieux ensemble à la réalisation d’objectifs.

L’expérience du Kenya guide l’élaboration d’une n

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Nouveau guide sur le traitement des informations relatives au VIH dans les médias en Inde

19 novembre 2008

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Femmes à Mumbai, Inde. Photo: ONUSIDA/S. Montanari

Il incombe aux journalistes de présenter les questions relatives au VIH avec précision et sensibilité afin de ne pas stigmatiser les personnes vivant avec le VIH et de dissiper les malentendus communs concernant la maladie et ses modes de prévention et de transmission.

Suite à un procès qui s’est déroulé en Inde, au cours duquel un compte rendu biaisé a entraîné une discrimination à l’égard d’un enfant séropositif, le Conseil indien de la presse a actualisé son guide sur le traitement des informations relatives au VIH à destination des médias. Des études montrent que la formation et la sensibilisation des médias donnent lieu à une couverture médiatique du VIH plus objective et plus précise, en particulier dans les Etats où la prévalence est élevée.

Ce guide a été publié le 16 novembre, à l’occasion de la Journée de la presse nationale en Inde, au cours d’une cérémonie présidée par Pratibha Patil, Président de l’Inde.

« Le guide élaboré par le Conseil indien de la presse constitue une avancée importante en matière de riposte au VIH et servira de référence à l’établissement de comptes rendus sur la question par les médias », a déclaré Mohuya Chowdhary, rédacteur en chef à la NDTV.

« Au moment où le nombre de médias indiens augmente très rapidement, ce guide est absolument nécessaire pour veiller à ce que la couverture des questions relatives au VIH soit de qualité et se fasse de façon responsable », a-t-il ajouté.

Comment les médias assurent la couverture des questions relatives au VIH ou des histoires liées au sida

La connaissance et la compréhension du virus, ainsi que les avancées concernant le traitement du VIH, ont profondément changé depuis 1993, année où le Conseil indien de la presse a élaboré le premier guide à l’intention des journalistes. La nature des médias a elle aussi évolué du fait de l’augmentation du nombre de médias électroniques face aux médias imprimés.

Pour mettre à jour ce guide, le Conseil indien de la presse a sollicité l’aide de l’ONUSIDA et de membres de la société civile luttant contre le VIH. En septembre et en octobre 2008, dans le cadre d’ateliers organisés à cet effet, des experts ont étudié les révisions à apporter au guide, ont débattu de leur pertinence et ont formulé les modifications nécessaires. Ils ont reconnu que cet outil devait être traduit dans le plus grand nombre de langues possible afin que le plus grand nombre de journalistes puissent l’utiliser dans tout le pays. Lors de la présentation du nouveau guide, le juge GN Ray, Président du Conseil indien de la presse, a remercié l’ONUSIDA d’avoir facilité le processus de formulation du nouveau guide.

Etant donné que le VIH touche l’ensemble de la société, les experts ont recommandé que tous les membres d’une agence de presse, quel que soit leur poste, soient formés et sensibilisés au VIH, notamment à la terminologie appropriée, afin de ne pas restreindre cette formation aux seuls journalistes chargés des questions de santé.

Aperçu des thèmes abordés dans le « Guide sur le VIH et les médias », Conseil indien de la presse (octobre 2008)

  1. Soyez objectifs, relatez les faits et faites preuve de sensibilité
  2. Veillez à employer un langage et une terminologie adéquats
  3. Brisez les idées reçues sur la prévention du VIH et les remèdes miracles
  4. Guide à l’intention des médias visuels
  5. Guide à l’intention des services d’information, notamment des rédacteurs en chef adjoints et du personnel des salles de rédaction
  6. Respectez la confidentialité et obtenez un consentement éclairé
  7. Evitez la discrimination
  8. Veillez à établir un compte rendu prenant en compte la sexospécificité
  9. Faites preuve de sensibilité lorsque vous racontez des histoires concernant des enfants
  10. Veillez à donner une couverture objective et responsable
  11. Assurez une formation régulière au VIH pour les médias
  12. Utilisez un guide de style déjà établi ou un guide sur le traitement des informations liées au VIH

Soyez objectifs, relatez les faits et faites preuve de sensibilité

Le guide insiste sur le fait que les journalistes doivent veiller à l’objectivité de l’histoire qu’ils relatent, à fonder leur récit sur des faits et à faire preuve de sensibilité, encore plus lorsqu’ils rapportent des événements liés au VIH. Il s’agit notamment de mettre en valeur les histoires positives, le cas échéant, sans minimiser le fait que le VIH reste un problème grave. Raconter la totalité d’une histoire permet de lui donner un visage humain et de faire entendre les voix des personnes vivant avec le VIH.

L’exactitude d’un compte rendu est vitale car l’adoption de décisions personnelles et politiques importantes peut être influencée par des articles. La déformation de faits, quelle qu’elle soit, est donc inacceptable. En matière de VIH, cela signifie que les journalistes doivent faire très attention aux détails scientifiques et médicaux, ainsi qu’aux statistiques.

Adoptez la terminologie déjà établie

Le guide recommande aussi aux journalistes et aux agences de presse d’adopter et de diffuser largement la terminologie normalisée sur le traitement des informations relatives au VIH, comme par exemple le Guide de terminologie de l’ONUSIDA afin d’encourager une couverture responsable de la question.

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La riposte au VIH en Moldova

17 novembre 2008

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Professor Lars Kallings, the UN Secretary-General’s Special Envoy for HIV in Eastern Europe, last month visited the Republic of Moldova.

Le mois dernier, le Professeur Lars Kallings, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le VIH en Europe orientale, s’est rendu en République de Moldova. Au cours de sa visite, qui coïncidait avec la Journée des Nations Unies, il a souligné combien il était important que les organismes rassemblent leurs efforts en faveur d’une riposte plus efficace au sida, avec une visibilité et un impact accrus.

Au cours d’une série de réunions, le Professeur Kallings a rencontré le Premier ministre adjoint, ainsi que le Ministre de la Santé, de la Protection sociale, de la Famille et de l’Enfance et le Ministre de l’Education et de la Jeunesse. 

Le Professeur Kallings a salué les engagements et les efforts du Gouvernement de la Moldova dans le domaine de la riposte au sida et a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à fournir un appui technique afin de renforcer les capacités des pouvoirs publics, des syndicats, des organisations professionnelles et de la société civile pour agir contre le sida au niveau national.

Il a profité de sa mission de plaidoyer pour s’entretenir des priorités suivantes avec les responsables gouvernementaux :

1. Examen du cadre législatif, l’accent étant mis sur l’amendement de la loi sur la prévention du VIH et la lutte contre le VIH qui a été adoptée en 2007. En grande partie compatible avec les normes relatives aux droits de l’homme, elle contient néanmoins certaines dispositions discriminatoires qui peuvent limiter la liberté de mouvement.  

2. Plus grande pérennité des efforts dans le contexte de la riposte nationale au sida, par le biais de contributions accrues émanant du budget d’Etat et de mécanismes d’institutionnalisation pour une meilleure gestion des ressources financières et des estimations plus fiables des besoins en ressources.

3. Elargissement des efforts en matière de prévention du VIH fondés sur un cadre stratégique permettant une concentration plus claire sur les résultats, une meilleure transparence et une coordination renforcée, avec un accent particulier sur la jeunesse, ciblée par l’intermédiaire d’une éducation à la santé institutionnalisée dans les programmes scolaires.  

4. Meilleure coordination intersectorielle au sein de la riposte nationale au VIH, et participation accrue des ministères clés tels que le Ministère de l’Education et de la Jeunesse et le Ministère des Finances.
Il s’est également entretenu avec des représentants du secteur privé, de la société civile et des organisations internationales.

Le VIH en Moldova

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The Republic of Moldova is classified as a low prevalence country with HIV more likely impacting key populations including people who inject drugs

La République de Moldova est classée comme un pays à faible prévalence, où le VIH est plus susceptible de toucher des populations clés, notamment les personnes qui s’injectent des drogues. Certaines indications laissent toutefois à penser que le VIH se propage parmi la population générale, les rapports sexuels sans protection étant un mode de transmission en augmentation en Moldova. Selon la Banque mondiale, la Moldova, en proportion de sa population, est l’un des plus importants pays d’émigration au monde. L’émigration à large échelle par des personnes à la recherche d’un emploi, en particulier vers les pays voisins tels que la Russie et l’Ukraine, signifie qu’il y a beaucoup de travailleurs migrants qui pourraient être plus vulnérables à l’infection par le VIH. Les analystes pensent que cela pourrait devenir un facteur déterminant dans l’évolution future du VIH en République de Moldova.

Parmi les nouveaux cas de VIH signalés, avec les rapports sexuels comme voie de transmission, la proportion des femmes est également en augmentation (62% en 2007, contre 57% en 2006).

Prévention du VIH

Au vu de ces tendances, l’Envoyé des Nations Unies a souligné l’importance de la prévention du VIH parmi la population générale pour une riposte au sida couronnée de succès. 

« Les efforts doivent être renforcés pour atteindre chaque femme, chaque homme et chaque jeune avec des informations générales de prévention et des techniques de changement de comportement, notamment des programmes de prévention du VIH dans les écoles et autres institutions d’enseignement ainsi que sur le lieu de travail, » a souligné le Professeur Lars Kallings. 

« La Moldova est sur la bonne voie pour réaliser les objectifs de la Déclaration d’engagement sur le VIH/sida de 2001 et de la Déclaration politique de 2006, et se trouve dans la position enviable qui consiste à avoir encore une ‘fenêtre d’opportunité’ unique, à savoir que si le VIH est reconnu comme la première priorité, l’efficacité de la riposte nationale serait maximale et la Moldova pourrait devenir l’un des pays de la région à parvenir à stopper et inverser l’épidémie d’ici à 2015, » a noté le Dr Sergei Furgal, directeur par intérim, Equipe d’appui aux régions pour l’Europe orientale et l’Asie centrale de l’ONUSIDA.

Feature Story

L’ICC et l’ONUSIDA fêtent leur partenariat et se tournent vers l’avenir

17 novembre 2008

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Michel Sidibé, Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA (à droite) a accueilli David Morgan, Président du Conseil international du cricket, lors de sa visite à l’ONUSIDA consacrée à l’examen de la continuité de leur partenariat sur le sida. Genève, 17 novembre 2008. Photo : UNAIDS/D. Bregnard

David Morgan, Président du Conseil international du cricket (ICC), s’est rendu au Secrétariat de l’ONUSIDA à Genève où il a été accueilli par Michel Sidibé, Directeur exécutif adjoint.

Au cours d’une réunion avec le personnel de l’ONUSIDA et de l’UNICEF, le Président de l’ICC a réaffirmé l’engagement du Conseil au sein du partenariat étroit noué en septembre 2003, lorsque l’ONUSIDA et l’ICC se sont associés pour la première fois en vue de porter des messages de prévention du VIH aux jeunes des pays où le cricket est populaire. En 2006, l’UNICEF s’est à son tour associé à ce partenariat qui soutient aujourd’hui la campagne « Unissons-nous pour les enfants, contre le sida ».

Michel Sidibé a passé en revue les réussites mondiales qu’a déjà connues ce partenariat. Grâce à des événements internationaux importants ainsi qu’à des initiatives locales, joueurs et entraîneurs diffusent des messages visant à dissiper la stigmatisation, les peurs déplacées et les malentendus liés au VIH. Il a aussi parlé de l’importance de la prévention du VIH et des services de soutien à destination des jeunes.

« Nous devons mettre l’accent sur le soutien et le travail de riposte au sida, main dans la main, avec une nouvelle génération de jeunes dirigeants, notamment ceux vivant avec le VIH. Les travaux effectués dans le cadre de ce partenariat peuvent être utiles en la matière », a noté M. Sidibé.

« Je souhaiterais surtout saluer l’engagement de l’ICC et vous remercier de votre visite d’aujourd’hui. »

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(de gauche à droite) : David Morgan, Président du Conseil international du cricket, Shashank Mane et Korey Chisholm, stagiaires à l’ONUSIDA, et Michel Sidibé, Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA. Genève, 17 novembre 2008. Photo : UNAIDS/D. Bregnard

Plusieurs messages d’intérêt public sur le VIH ont été enregistrés par des stars telles que Graeme Smith, Kumar Sangakkara et Mahendra Singh Dhoni et sont diffusés dans les stades lors d’événements organisés par l’ICC et par les radiodiffuseurs. Lors d’événements internationaux, tels que la Coupe du monde ICC de cricket et la Coupe du monde Twenty20 de 2007, des activités sont menées. Des joueurs connus se rendent par exemple là où sont menés des projets communautaires locaux et portent des rubans rouges pour manifester leur soutien aux personnes vivant avec le VIH.

Un « Programme d’enseignement sur le VIH et le sida pour le cricket » a été élaboré par l’ICC et l’ONUSIDA pour que joueurs et entraîneurs puissent eux aussi sensibiliser les jeunes au VIH. Il contient aussi des conseils relatifs à la manière dont ils peuvent user de leur influence pour faire naître des changements positifs au sein de leurs communautés. Dans le cadre du programme intitulé « The Captain’s Pledge » (la promesse du capitaine), les capitaines de toutes les nations jouant au Test cricket ont pris part à des initiatives visant à faire comprendre aux jeunes les modes de transmission du VIH.

L’esprit du cricket

Andres Guerrero, chargé des partenariats à l’UNICEF, a joué le rôle de modérateur dans une discussion sur la planification stratégique de ces prochaines années.

Au cours de la réunion, Korey Chisholm, stagiaire à l’ONUSIDA, a expliqué comment le sport pouvait constituer une force permettant de faire changer les choses : en effet, il fait tomber les barrières de l’âge et renforce l’estime de soi. Il a remercié l’ICC d’avoir remplacé la stigmatisation par le soutien. Shashank Mane, stagiaire à l’ONUSIDA originaire d’Inde, a aussi partagé son opinion sur le partenariat ICC/ONUSIDA.

« Quand je vois l’influence du cricket sur ma vie, je pense que l’ONUSIDA et l’ICC ont beaucoup à se donner et à donner au monde en ce qui concerne la sensibilisation des jeunes au sida par le sport. »

« Dans le monde entier, l’influence du cricket est croissante, mais le sida continue malheureusement lui aussi sa progression. Je ne pense à aucune autre façon qui diffuserait mieux les messages de prévention du VIH et qui lutterait mieux contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH qu’un partenariat de ce type. »

L’ICC et l’ONUSIDA fêtent leur partenariat et se

Coparrainants:

UNICEF


Centre de presse:

Coupe du monde ICC 2007 de cricket aux Antilles visant à placer les enfants et les jeunes touchés par le VIH sous les feux de la rampe (6 mars 2007) (pdf, 113 Kb) (en anglais)

L'Inde et le Pakistan lutte contre le sida par le biais du cricket (8 avril 2004) (pdf, 107 Kb) (en anglais)

Les équipes internationales de cricket soutiennent la Journée mondiale sida (28 novembre 2003) (pdf, 119 Kb) (en anglais)


Reportages:

Les stars australiennes soutiennent le projet Love Life (12 Septembre 2007)

Pour Graeme Smith, «le cricket peut contribuer à la lutte contre le VIH et le sida» (12 Septembre 2007)

L’équipe de cricket du Pakistan parle de la prévention du VIH (12 Septembre 2007)

L’accent sur le sida lors du championnat de cricket organisé par l’ICC en Afrique du Sud (10 Septembre 2007)

Les événements de sensibilisation au sida se poursuivent à la Coupe du monde de cricket (03 April 2007)

La Coupe du monde de cricket partenaire de la sensibilisation au sida (11 mars 2007)


Multimédias:

Voir la galerie de photos de la visite du Président de l'ICC à l'ONUSIDA

Voir les messages d’intérêt public : les joueurs de cricket parlent du VIH et du sida


Liens externes:

Conseil international du cricket

Unissons-nous pour les enfants, contre le sida


Discours:

Discours de Shashank Mane, stagiaireà l’ONUSIDA, lors de la visite du Président de l’ICC (17 novembre 2008) (pdf, 31.5 Kb) (en anglais)


Publications:

La publication sur le «Programme d’enseignement sur le VIH et le sida pour le cricket» (pdf, 1.16 Mb) (en anglais)

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