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Nouvelle politique de l’ONUSIDA sur le VIH, la sécurité alimentaire et la nutrition

21 mai 2008

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Dans de nombreuses parties du monde,
l’absence de sécurité alimentaire et la
malnutrition aggravent les effets de
l’épidémie de VIH.
Photo: ONUSIDA/M.Jensen 

Dans de nombreuses parties du monde, l’absence de sécurité alimentaire et la malnutrition aggravent les effets de l’épidémie de VIH. L’insécurité alimentaire et la malnutrition peuvent hâter la progression des maladies liées au sida, tandis que le virus lui-même réduit la capacité des personnes vivant avec le VIH à travailler pour se procurer de la nourriture, pour eux-mêmes et pour leur famille. 

C’est la raison pour laquelle l’ONUSIDA, en collaboration avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a élaboré un document de politique générale sur le VIH, la sécurité alimentaire et la nutrition. Cette politique offre des orientations aux gouvernements, à la société civile et à d’autres partenaires sur la manière d’aborder les questions liées aux aliments et à la nutrition dans le contexte du VIH, en gardant à l’esprit l’engagement pris par tous les Etats Membres des Nations Unies par le biais des objectifs du Millénaire pour le développement, à savoir de réduire la faim chronique ainsi que de stopper et d’inverser la propagation du VIH d’ici à 2015.

Sécurité alimentaire, nutrition et vulnérabilité au VIH
Le manque de sécurité alimentaire limite les choix qu’ont les individus dans les domaines de l’emploi et de l’éducation et peut contraindre les femmes, par exemple, à s’engager dans des comportements pouvant accroître le risque de VIH, tels que l’échange de rapports sexuels contre de la nourriture ou de l’argent. Les mères séropositives au VIH nécessitent également d’avoir accès à de l’eau propre et à des substituts du lait maternel pour pouvoir réduire la probabilité de transmettre le VIH à leurs enfants.

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Une nutrition correcte est
cruciale pour pouvoir retirer
des bénéfices maximums
de la thérapie
antirétrovirale.
Photo:
ONUSIDA/L.Alyanak

Traitement 
Une nutrition correcte est cruciale pour pouvoir retirer des bénéfices maximums de la thérapie antirétrovirale. Cette dernière augmente l’appétit, et il est possible de diminuer les effets secondaires et d’aider ainsi les personnes vivant avec le VIH à maintenir leur traitement si les médicaments sont absorbés avec des aliments. « Depuis deux ans je mène des interventions dans le domaine du VIH et de la nutrition et j’ai été le témoin privilégié de l’effet positif du conseil et du soutien nutritionnels sur les patients sous antirétroviraux, » déclare le Dr Praphan Phanuphak, Directeur du Centre de recherche sur le sida de la Croix-Rouge thaïlandaise. « Les pays doivent réserver un pourcentage de leur budget consacré aux antirétroviraux pour des interventions nutritionnelles, et offrir aux patients un revenu pour leur permettre d’acheter de la nourriture pour eux-mêmes et pour leur famille, pendant la phase initiale du traitement, alors qu’ils peuvent ne pas être assez solides pour reprendre le travail. »

Atténuation de l’impact
Le VIH peut réduire la capacité à travailler et à gagner un revenu pour acheter de la nourriture. Il peut avoir des conséquences particulièrement dévastatrices lorsque l’agriculture est la principale source de revenu, ce qui provoque une diminution de la production de nourriture et de ce fait l’insécurité alimentaire. Dans les ménages ruraux confrontés au VIH, où l’agriculture est le principal employeur, assurer le transfert des connaissances en agriculture entre les générations et instituer des mesures pour améliorer la productivité agricole contribueront grandement à atténuer l’impact du VIH.

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Le VIH peut réduire la capacité à travailler
et à gagner un revenu pour acheter de la
nourriture.
Photo: ONUSIDA/M.Jensen

D’une manière générale, pour les ménages et les communautés qui font face au VIH, « lutter contre la stigmatisation et la discrimination aidera également les personnes vivant avec le VIH à trouver et à conserver un emploi, et à pouvoir ainsi être capables de répondre à leurs propres besoins nutritionnels, » note le Dr Phanuphak.

Il existe une association positive entre l’éducation et la réduction du risque de VIH. Les enfants mieux éduqués sont plus susceptibles d’assimiler les informations relatives à la prévention et à adopter des comportements plus sûrs. Et pourtant les ménages qui ne connaissent pas la sécurité alimentaire sont souvent forcés de sortir leurs enfants de l’école afin qu’ils travaillent pour compenser la perte de revenu du fait de la maladie et/ou du décès de leurs parents.

Ainsi, l’ONUSIDA, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommandent que l’ensemble des acteurs, notamment les gouvernements, les organismes internationaux et la société civile, apportent leur soutien à des interventions efficaces en matière de sécurité alimentaire et de nutrition, dans le cadre d’une riposte complète et multisectorielle au VIH.

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« Les stars contre le sida » en Europe orientale

19 mai 2008

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Tatiana Lazareva, présentatrice TV, est
l’une des 25 femmes de Russie et
d’Ukraine qui participent à la campagne
« Les stars contre le sida ».
Photo: Serge Golovach

« Si dans mon pays j’ai des fans qui m’écoutent, je suis prête à leur parler sans fin de la prévention du VIH et à leur dire à quel point il est injuste de faire preuve de discrimination envers les personnes vivant avec le VIH, » a déclaré Tatiana Lazareva, présentatrice TV, et l’une des 25 femmes de Russie et d’Ukraine qui participent à la campagne « Les stars contre le sida » organisée par l’ONUSIDA.

Il s’agit là d’un projet sans précédent visant à s’attaquer à la stigmatisation et la discrimination dans la région de l’Europe orientale. L’ONUSIDA a réuni un groupe de femmes à succès de Russie et d’Ukraine pour aider à dissiper les tabous et les préjugés qui entourent souvent le sida et réduire la discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le VIH. Des femmes célèbres venant du monde des arts, des médias et du milieu sportif ont joint leurs talents et leurs voix pour agir de manière proactive contre l’épidémie de sida.

Vingt-cinq célébrités ont accepté de se faire photographier par le photographe bien connu Serge Golovach qui a offert ses services à titre bénévole pour la campagne. Par le biais d’une exposition de ces portraits, le projet vise à accroître la sensibilisation au sida, élargir la diffusion d’informations sur le VIH et réduire la stigmatisation et la discrimination vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH.

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Selon Dina Korzun, l'enjeu principal de
cette maladie c'est l'ignorance et
l'intolérance.
Photo: Serge Golovach

« Au début, j’étais réticente à participer à ce projet car je ne savais pratiquement rien sur l’ampleur de l’épidémie de VIH dans mon pays, et je n’avais jamais rencontré le VIH dans ma vie quotidienne, » a dit l’actrice Dina Korzun. « Je pensais que de fermer les yeux serait la plus simple des choses à faire. Toutefois, j’ai trouvé que c’était bien plus important de faire un effort et de chercher à me renseigner. J’ai réalisé ensuite que l’enjeu principal de cette maladie c’est l’ignorance et, de ce fait, l’intolérance, » a-t-elle ajouté.

L’exposition a ouvert ses portes le 15 mai et peut être visitée à la Fondation Stella Art de Moscou. Elena Khanga et Maria Arbatova – deux des célébrités qui ont participé au projet – ont assisté à l’ouverture ainsi que des représentants du Ministère russe de la Santé et du Développement social, de la Coordonnatrice de l’ONUSIDA en Russie et des responsables des organismes des Nations Unies dans le pays. L’exposition se déplacera en Russie et en Ukraine tout au long de 2008. Une sélection de portraits sera également publiée sous forme d’un calendrier pour 2009, qui sera lancé lors de la Journée mondiale sida en décembre prochain.

L’Europe orientale et l’Asie centrale ont été confrontées à des augmentations significatives du nombre des nouvelles infections à VIH au cours de ces dernières années. On estime que 150 000 personnes ont été nouvellement infectées par le VIH en 2007, ce qui porte le nombre de personnes vivant avec le VIH en Europe orientale et en Asie centrale à 1,6 million contre 630 000 en 2001, soit une augmentation de 150%. Près de 90% des nouveaux diagnostics de VIH déclarés en 2006 provenaient de deux pays : la Fédération de Russie (66%) et l’Ukraine (21%). En outre, jusqu’à 40% de l’ensemble des nouvelles infections à travers la région concernaient des femmes.

« Ce projet est important car il favorise le débat public autour du sida. Nous avons vu dans de nombreux autres pays que lorsque le public est plus sensibilisé au sida, les programmes de prévention du VIH marchent mieux et les personnes vivant avec le VIH bénéficient de plus de soutien. Les 25 femmes qui participent à ce projet contribuent à rendre possible ce débat sur la place publique. Nous sommes très reconnaissants de leur engagement et de leur appui, » a déclaré Lisa Carty, Coordonnatrice de l’ONUSIDA en Fédération de Russie.

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Journée internationale contre l’homophobie

16 mai 2008

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Le 17 mai 1990, l’Assemblée mondiale de la Santé approuvait la 10e édition de la Classification internationale des Maladies (Organisation mondiale de la Santé), qui établissait que l’orientation sexuelle (hétérosexuelle, bisexuelle ou homosexuelle), en soi, ne serait plus « considérée comme un trouble ». C’est pourquoi le 17 mai a été choisi pour commémorer la Journée internationale contre l’homophobie.

Sur les 192 Etats Membres des Nations Unies, 85 ont des lois qui criminalisent le comportement homosexuel. Dans certains de ces pays, la condamnation est passible de la peine de mort.

La criminalisation de l’homosexualité alimente la discrimination et peut forcer les gens à dissimuler leur sexualité de crainte d’être poursuivis. Là où les individus ne peuvent pas vivre ouvertement avec leur orientation sexuelle, le risque d’infection à VIH et l’impact du sida sont considérablement accrus car les gens peuvent craindre d’accéder aux services de prévention et de traitement du VIH. Ce phénomène s’aggrave lorsque les violations des droits de l’homme en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité sexospécifique sont largement répandus. Il s’agit notamment de la violence, de la diffamation, des arrestations arbitraires, des tests VIH pratiqués sous la contrainte, et de la discrimination.

Dans de nombreux cas – particulièrement lorsque les leaders politiques et sociaux nient l’existence de la sexualité entre personnes du même sexe et la criminalisent – les services VIH adaptés à leurs besoins sont totalement absents des ripostes nationales au sida.

Les taux d’infection restent disproportionnellement plus élevés parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes. « Pour réduire l’incidence du VIH au sein de ce groupe, ainsi que pour protéger leurs droits humains, nous devons affronter, condamner et éradiquer l’homophobie, » a déclaré Susan Timberlake, Conseillère principale de l’ONUSIDA pour le droit et les droits de l’homme.

L’ONUSIDA collabore avec les gouvernements, la société civile et les médias pour combattre l’homophobie et d’autres formes de stigmatisation et de discrimination directement ou indirectement liées au VIH.

Journée internationale contre l’homophobie

Reportages:

L’épidémie cachée de VIH chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes en Europe orientale et en Asie centrale (26 January 2009)

La Chine se penche sur l’incidence du VIH parmi les HSH (16 janvier 2009)

L’homophobie fait obstacle à la prévention du VIH (13 janvier 2009)

ICASA 2008 : Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et VIH en Afrique (7 décembre 2008)

Les HSH et l’épidémie mondiale de VIH (31 juillet 2008)

Renforcer le travail avec les HSH en Afrique (23 mai 2008)

Journée internationale contre l’homophobie (16 mai 2008)

Journée internationale contre l’homophobie 2007 (16 mai 2007)


Centre de presse:

Déclaration de M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, le 17 mai (15 mai 2009)

L’ONUSIDA se déclare préoccupé par la décision de l’Assemblée nationale burundaise de criminaliser les relations homosexuelles (27 avril 2009)

L'ONUSIDA accueille avec satisfaction la libération au Sénégal de neuf hommes emprisonnés en raison de leur orientation sexuelle (20 avril 2009)

L’ONUSIDA et une large coalition travaillent pour faire libérer neuf hommes ayant eu des rapports sexuels avec des hommes au Sénégal qui ont été déclarés coupables et emprisonnés (15 janvier 2009)

La criminalisation des comportements sexuels et de la transmission du VIH entrave les ripostes au sida (27 novembre 2008)


Multimédia:

icon-video.gifONUSIDA a adressé un message fort au public de la 23ème édition du TEDDY Award à Berlin

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Conférence du Directeur exécutif de l’ONUSIDA sur la riposte au sida

16 mai 2008

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Photo: Nigel Stead/LSE

Parmi les orateurs de la série de conférences sur le sida organisées par la London School of Economics and Political Science (Initiative LSEAIDS), le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA a prononcé le 15 mai un discours intitulé ‘The future of AIDS: Exceptionalism Revisited’ (le sida à l’avenir : nouvelle interprétation de son caractère d’exception).

Lors de sa conférence, il a réexaminé l’impact du sida et sa complexité, soulignant les progrès accomplis à ce jour et les obstacles relatifs à la pérennisation – et à l’accélération – des progrès dans les années à venir.

L’initiative LSEAIDS réunit des experts et scientifiques du domaine social de premier plan à la LSE pour étudier certains des effets à long terme du sida que l’on risque d’ignorer. Le groupe définit l’épidémie de sida comme un phénomène ayant des répercussions longues assorties d’effets sociaux et économiques complets qui dureront pendant des décennies.

Ce discours est le deuxième prononcé par le Dr Piot dans le cadre de l’initiative LSEAIDS ; il s’était exprimé pour la première fois lors de ce forum en février 2005.

L’événement a été présidé par le Professeur Tony Barnett, LSEAIDS, et organisé par LSE, LSE Health et le Département pour le développement international du Royaume-Uni (DFID).

Conférence du Directeur exécutif de l’ONUSIDA sur

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La Banque mondiale expose sa nouvelle stratégie de lutte contre le sida pour 2007-2011

14 mai 2008

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La nouvelle publication, L’engagement
de la Banque mondiale en faveur du
VIH/sida en Afrique : Notre agenda pour
l’action, 2007-2011, rappelle que le sida
reste la cause principale de décès
prématuré et constitue une menace
importante pour le développement en
Afrique.

Dans un nouveau rapport lancé le 14 mai 2008, la Banque mondiale réaffirme son engagement à long terme en faveur de la riposte au sida en Afrique.

La nouvelle publication, L’engagement de la Banque mondiale en faveur du VIH/sida en Afrique : Notre agenda pour l’action, 2007-2011, rappelle que le sida reste la cause principale de décès prématuré et constitue une menace importante pour le développement en Afrique. Elle souligne également que la maladie a frappé de manière disproportionnée les femmes et les jeunes filles, qui ont besoin du pouvoir juridique, social et économique pour se protéger, accéder au traitement et aux soins, faire reculer l’infection, et juguler la stigmatisation.

L’agenda pour l’action représente une feuille de route pour les cinq années à venir, destinée à guider le personnel de la Banque. Il met en évidence les enseignements tirés jusqu’ici et définit les actions que la Banque mondiale devra entreprendre pour pouvoir répondre aux demandes d’appui financier, technique, analytique et de collaboration émanant des pays membres et autres partenaires.

La Banque dit s’éloigner de son rôle initial de ‘riposte d’urgence’ en tant que principal financier des programmes de lutte contre le VIH, pour passer à une nouvelle mission comportant quatre nouveaux objectifs stratégiques. Il s’agit notamment : au niveau mondial, de conseiller les pays sur la manière de gérer au mieux la complexité du financement international qu’ils reçoivent ; et au niveau local, d’aider les pays à accélérer la mise en œuvre et à engager une riposte au VIH qui soit durable sur le plan du développement ; de renforcer la capacité de suivi et d’évaluation des pays pour assurer l’efficience, l’efficacité et la transparence de leur riposte au sida ; et d’établir des systèmes de santé et financiers plus solides.

La Banque mondiale a été l’une des premières organisations à agir contre le sida à travers le monde. Depuis 2000, elle a fourni plus de US$ 1,5 milliard à plus de 30 pays d’Afrique subsaharienne pour la riposte à l’épidémie. En tant que l’un des 10 Coparrainants du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), elle est l’organisation leader dans les domaines de la planification stratégique, de la gouvernance et de la gestion financière.

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Faire la différence : l’ONUSIDA en Iran

13 mai 2008

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M. HamidReza Setayesh est
Coordonnateur de l’ONUSIDA dans le pays
en Iran.

HamidReza Setayesh est devenu Coordonnateur de l’ONUSIDA dans le pays (COP) lorsque le bureau du Programme commun a été créé en Iran en mars 2005. Comme la plupart des COP, M. Setayesh affecte l’essentiel de son temps à sa principale mission qu’est la coordination de la riposte au sida du système des Nations Unies dans le pays. En Iran, il y a 13 bureaux des Nation Unies qui constituent l’Equipe conjointe des Nations Unies sur le sida qu’il dirige. Outre cela, le bureau de l’ONUSIDA fournit aussi un appui technique au gouvernement et aux organisations non gouvernementales (ONG) dans la mesure où il est considéré comme un partenaire de confiance et fiable.

« Notre plus grande réalisation a été l’harmonisation de la riposte des Nations Unies au sida » a déclaré M. Setayesh. « Nous avons réussi à faire des progrès et j’en suis très heureux ». On notera d’autres résultats importants enregistrés depuis trois ans qu’il est en fonction dans le domaine de l’amélioration de l’information stratégique – dans lequel le pays manque cruellement de capacités. L’ONUSIDA a aidé le gouvernement à concevoir des petites études qui fournissent des éléments concrets pour mettre en place des interventions efficaces.

Les principaux facteurs de propagation de l’épidémie en Iran sont l’utilisation de matériels d’injection contaminés parmi les consommateurs de drogues injectables et la transmission sexuelle du VIH. En conséquence, le travail de l’Equipe conjointe des Nations Unies sur le sida est principalement axé sur le problème de la consommation de drogues injectables. « Notre priorité absolue est de plaider auprès du gouvernement pour qu’il alloue des ressources à des initiatives de réduction des risques » déclare M. Setayesh. Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), on estime à 200 000 le nombre de consommateurs de drogues injectables en Iran – dont une proportion considérable consomme une forme cristallisée d’héroïne vendue sur le marché sous le nom de ‘crack’.

Ces travaux ont été couronnés de succès et le gouvernement iranien a mis en œuvre l’une des politiques de réduction des risques parmi les plus progressistes jamais vues dans un pays en développement. On dénombre plus de 20 000 consommateurs de drogues bénéficiant d’un programme de traitement d’entretien à la méthadone qui a été lancé il y a trois ans. Des réformes importantes des lois ont facilité le succès de ce programme : bien que la consommation de drogues soit un crime, les personnes qui suivent un traitement contre la consommation de drogues ne sont pas considérées comme des criminels. « Même les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues sont considérés comme un traitement, ce qui est une très grande avancée et un pas important vers une déstigmatisation ; ainsi, les personnes qui consomment des drogues injectables peuvent avoir accès aux services proposés » déclare M. Setayesh. Si l’on en croît les dernières études publiées, plus de 90 % des consommateurs de drogues ont utilisé des aiguilles propres lors de leur dernière injection à Téhéran.

Il y a deux ans, le programme de réduction des risques liés à la consommation de drogues injectables a été étendu aux prisons – milieu pour lequel l’ONUDC est considéré comme l’organisme responsable des Nations Unies. « Beaucoup a été fait mais on peut encore améliorer les choses » déclare M. Setayesh. « Le système carcéral essaie d’intégrer un programme d’échange d’aiguilles et de fourniture de préservatifs, mais la difficulté est d’inciter les prisonniers à les utiliser. Cela nécessite une réforme pour élargir les services dans les prisons.»

Cela étant, l’Iran évolue d’une situation d’épidémie de VIH concentrée parmi les consommateurs de drogues injectables vers une situation d’épidémie plus généralisée, laquelle affecte principalement les partenaires et les épouses des personnes qui consomment des drogues injectables et des anciens prisonniers. Bien que la riposte parmi ces groupes particuliers clés de population ait été remarquable et progressiste, d’autres groupes ayant des comportements à risque, tels que les professionnel(le)s du sexe et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, ne sont pas suffisamment pris en compte au sein de la riposte nationale. La question de l’homosexualité est une question sensible en Iran, ce qui fait que la fourniture de services destinés aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes pose de nombreuses difficultés à l’ONUSIDA, organisme responsable des Nations Unies dans ce domaine.

 Comme dans de nombreux autres pays, c’est la stigmatisation qui constitue le principal obstacle pour la riposte au sida en Iran. « On la trouve à différents niveaux » déclare M. Setayesh « et bien que nous obtenions beaucoup d’appuis de la part des communautés, du gouvernement et des partenaires, c’est toujours une difficulté majeure.»

Il est également difficile d’obtenir des fonds pour financer des initiatives novatrices permettant de combattre la stigmatisation. « Bien que le gouvernement soit engagé, il dépense beaucoup d’argent dans des programmes de substitution à la méthadone et de réduction des risques. Lorsque vous voulez travailler avec d’autres groupes, le gouvernement paraît moins intéressé et on ne trouve pas l’appui de donateurs » déclare M. Setayesh. « La radio et la télévision ne semblent pas vraiment intéressées par un débat ouvert pour lutter contre la stigmatisation, en particulier lorsque cela concerne la transmission sexuelle. Elles font beaucoup mieux lorsqu’il s’agit de lutter contre la drogue.»

L’Equipe conjointe des Nations Unies a travaillé sur le recensement des principales sources de stigmatisation et identifié une approche novatrice pour lutter contre celle-ci. Elle a pris contact avec des chefs religieux de haut niveau qui soutiennent l’idée que les personnes vivant avec le VIH ne devraient pas être la cible de discriminations et que des fonds publics devraient être alloués à leur santé. « Cela a aidé les personnes vivant avec le virus à s’exprimer et à mettre un visage sur le VIH ». En outre, le Programme national de lutte contre le sida développe une nouvelle stratégie intitulée ‘Prévention positive’ avec le concours et l’appui de l’ONUSIDA et du PNUD.

M. Setayesh est optimiste concernant les perspectives de la riposte iranienne au sida. « Je pense que tout est possible dans ce pays » indique-t-il. « Il est très progressiste à de nombreux égards et le travail du gouvernement est basé sur des éléments concrets. Cela nous offre une excellente opportunité pour convaincre les décisionnaires de faire plus pour la santé publique ». Avec de telles attitudes, M. Setayesh espère qu’il sera possible d’infléchir l’épidémie. On note déjà des signes indiquant que le programme de substitution à la méthadone a un impact grâce à une diminution de la prévalence dans les prisons. « Nous espérons voir des résultats d’ici à deux ans » dit-il. « Et cela affectera considérablement la communauté à l’extérieur en raison des liens qui existent entre drogue et commerce du sexe. C’est donc là une occasion en or qui a déjà été exploitée et qui continuera, je l’espère, de l’être.»

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Leadership et sida : Gregg Gonsalves

09 mai 2008

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Gregg travaille au nom des
personnes vivant avec le VIH
depuis 1990, date à laquelle
il a rejoint ACT UP aux
Etats-Unis.

Il ne faut pas aller chercher plus loin : Gregg Gonsalves est l’exemple type du leadership dans le domaine du sida.

Son engagement à toute épreuve en faveur de l’accélération de l’accès au traitement du VIH pour ceux qui en ont le plus besoin et de l’amélioration des droits de l’homme liés au VIH, combiné à un combat sans relâche pour davantage de clarté et de transparence au sein des nombreuses institutions œuvrant dans le domaine du sida, a sans aucun doute contribué à changer la vie de bien des gens.

Gregg travaille au nom des personnes vivant avec le VIH depuis 1990, date à laquelle il a rejoint ACT UP (AIDS Coalition to Unleash Power) aux Etats-Unis. Au début des années 1990, on en savait très peu sur la manière dont le virus agissait ou comment il endommageait le système immunitaire et il n’y avait pas de traitements efficaces pour contrer la progression de la maladie. Les discussions autour du sida se tenaient essentiellement parmi les membres de la communauté scientifique.

En quête de réponses qui pourraient amener des avancées pour traiter les personnes qui les entouraient et qui mouraient du sida, Gregg et d’autres militants d’ACT UP ont commencé à participer à des réunions des chercheurs du Groupe d’essais cliniques contre le sida (ACTG) et autres forums scientifiques.

Il a été happé par la recherche scientifique, à côté de ses études universitaires de langue et littérature russes et d’anglais, et s’est plongé dans les derniers articles et revues scientifiques pour pouvoir dialoguer avec les virologues et les scientifiques de base et pharmaciens.

Des agents du changement

Ce groupe de militants basés aux Etats-Unis a été le premier à se lever et à insister sur le rôle que les personnes vivant avec le VIH doivent jouer pour exiger des médicaments salvateurs, les informations nécessaires pour savoir les utiliser, et comment plaider en leur faveur.

Gregg et d’autres ont fait pression, avec détermination, sur la communauté scientifique, l’industrie pharmaceutique et les politiciens, et ont obtenu des résultats. A bien des égards, le mouvement mondial de plaidoyer d’aujourd’hui plonge ses racines dans la culture créée par ce mouvement. Ce dernier a donné naissance à l’idée d’un mouvement mondial pour la santé publique fondé sur les besoins des gens atteints par la maladie.

Aujourd’hui le paysage du sida est très différent. Près de deux décennies plus tard, l’épidémie s’est étendue, et 33 millions de personnes vivent avec le VIH à travers le monde. Des progrès ont été réalisés dans la mise au point d’une thérapie antirétrovirale qui permet de ralentir la progression du sida. Toutefois, l’accès à ce traitement, ainsi qu’à d’autres services de prévention et de soins, continue d’être hors de portée pour des millions et des millions de personnes.

Un défenseur passionné des droits

Aujourd’hui, Gregg Gonsalves continue à travailler pour améliorer l’accès des gens au traitement contre le VIH en Afrique australe en tant que coordonnateur régional des programmes de connaissance des traitements contre le sida et la tuberculose et de plaidoyer de l’Alliance sur le sida et les droits en Afrique australe (ARASA). Plus d’un tiers des nouvelles infections à VIH et des décès liés au sida sont survenus dans cette région. La mission de l’ARASA est de promouvoir une approche du VIH fondée sur les droits de l’homme en Afrique australe par le biais du renforcement du potentiel et du plaidoyer.

« Gregg est un formidable ambassadeur et leader, qui a apporté une énergie et une passion bien nécessaires à l’action contre le sida en Amérique du Nord, sur le plan mondial et maintenant, dans sa nouvelle fonction, à travers toute l’Afrique australe, » a déclaré Andy Seale, Conseiller principal, Plaidoyer, Communication et Information pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à l’ONUSIDA..

« Gregg et de nombreux autres leaders de la société civile comme lui ont un rôle important à jouer pour aider à faire en sorte que toutes les parties prenantes restent vigilantes, et soient de plus en plus responsables envers les personnes les plus touchées par cette épidémie, et prêtes à répondre aux nombreux défis à venir. »

Gregg est également membre fondateur de la Coalition internationale pour la préparation aux traitements, un réseau de plus de 1000 personnes en provenance de 125 pays qui défend l’accès universel au traitement contre le VIH/sida et la tuberculose.

La Fondation John M. Lloyd a récemment décerné à Gregg le Prix du leadership pour le sida John M. Lloyd d’un montant de US$ 100 000. Il devient ainsi le premier bénéficiaire de cette distinction. C’est une reconnaissance pertinente pour ce leader dans le domaine du sida.

Leadership et sida : Gregg Gonsalves

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Le Partenariat international pour la santé lance un nouveau site Internet

07 mai 2008

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Le nouveau site Internet public du
Partenariat international pour la santé
facilite la diffusion d’informations pour
renforcer les systèmes et les services de
santé.

Le Partenariat international pour la santé (IHP+) vient de lancer un site Internet afin faciliter la diffusion d’informations et d’outils liés au renforcement des systèmes et des services de santé.

L’IHP+ est un partenariat qui réunit 13 pays partenaires, des organismes des Nations Unies, des donateurs bilatéraux, des partenaires de la société civile et du secteur privé.

Lancée en septembre 2007, l’initiative a pour objectif d’améliorer la coordination des donateurs, des pays et internationale sur les questions de santé et de développement afin de progresser en direction de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé – réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, arrêter la propagation du VIH et inverser le cours de l’épidémie.

Les participants ont signé une convention en vertu de laquelle ils acceptent de travailler ensemble au sein des plans nationaux des pays pour améliorer la coordination afin de traiter les problèmes liés à la dotation en personnel de santé, aux infrastructures, aux biens pour la santé, à la logistique, au suivi des progrès accomplis et à un financement efficace

Chacun des 13 pays participants a fourni un rapport de situation au niveau national qui documente l’état actuel du processus de renforcement des systèmes de santé et décrit les progrès enregistrés à ce jour parallèlement aux obstacles persistants.

Le site Internet servira de forum pour les pays participants qui pourront y présenter les résultats de ces analyses de situation et, dans certains cas, élaborer des feuilles de route pour le développement de la convention. Lorsque ces documents seront disponibles, ils seront intégrés au site Internet.

Le plan de travail, les rapports d’activité et les comptes-rendus des réunions (et autres documents officiels) du partenariat IHP+ peuvent être consultés sur ce nouveau site Internet.

Ses promoteurs espèrent qu’il deviendra un outil utile pour atteindre l’un des objectifs du partenariat IHP+ : Garantir une responsabilisation mutuelle et un suivi des performances.

« Partager les connaissances par le biais de ce partenariat peut aider à conduire des réponses mieux coordonnées et plus transparentes pour renforcer les systèmes nationaux de santé » a déclaré M. Tim Martineau, Directeur du bureau exécutif de l’ONUSIDA.

« L’ONUSIDA est heureux d’être associé à cette initiative qui privilégie les actions qui sont conduites par les pays et axées sur ceux-ci, et qui aideront à atteindre notre objectif commun qui ’est d'atteindre un objectif concernant l'accès universel aux traîtements.»

Le partenariat IHP+ a pour objectif d’élargir et d’intensifier la couverture et l’utilisation des services de santé afin d’enregistrer de meilleurs résultats de santé par rapport aux Objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé et aux engagements en faveur d’un accès universel.

Les partenaires travailleront ensemble pour s’assurer que les programmes de santé sont bien conçus, bien soutenus et bien mis en œuvre, et pour rendre leurs actions plus efficaces et mieux alignées sur les priorités définies par les pays en développement.

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Fin de la 2ème Conférence sur le sida en Europe orientale et en Asie centrale

05 mai 2008

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Le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de
l'ONUSIDA, a prononcé une allocution lors
de l’ouverture de la deuxième Conférence
sur le sida en Europe orientale et en Asie
centrale. 3-5 mai 2008. Moscou, Russie.

La deuxième Conférence sur le sida en Europe orientale et en Asie centrale s’est achevée le 5 mai après trois jours d’un dialogue qui a principalement porté sur l’amélioration de la riposte à l’épidémie de VIH dans la région.

Des centaines de participants de toute la région ainsi que des représentants des organisations du système des Nations Unies et de la communauté internationale se sont rencontrés à Moscou pour partager les meilleures pratiques et mobiliser l’action en vue de relever les défis posés par l’épidémie de sida.

La région connaît une des épidémies de VIH à la croissance la plus rapide au monde et en 2007, on estimait à 1,6 million le nombre de personnes vivant avec le VIH dans la région, une augmentation de 150% depuis 2001.

Représentant l’ONUSIDA ; le Dr Peter Piot, Directeur exécutif a prononcé une allocution lors de la session d’ouverture, tout comme le Dr Gennadiy G. Onischenko, Chef de la Division fédérale de la santé de la Fédération de Russie, le Dr Michel Kazatchkine, Directeur exécutif du Fonds mondial, et Craig McClure, Directeur exécutif de la Société internationale du sida.

Un des buts de la conférence était de réunir les voix les plus importantes de la riposte au sida dans la région, allant des scientifiques et des dirigeants politiques aux groupes de la société civile et aux représentants des personnes vivant avec le VIH.

En plus d’un programme varié de sessions portant sur les initiatives de prévention, de traitement, de prise en charge et de soutien dans le domaine du VIH, la conférence a offert des espaces destinés à encourager un dialogue informel et ouvert autour de certaines des questions essentielles pour comprendre l’épidémie de la région.

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Le Dr Piot, Directeur exécutif de
l’ONUSIDA a rencontré de jeunes leaders,
des représentants des communautés
locales et d’autres personnes qui
s’efforcent d’aider l’Europe orientale et
l’Asie centrale à faire progresser leur
riposte au sida.

On peut relever notamment deux espaces de ce type : ‘Besedka’, pour un dialogue communautaire avec des personnes vivant avec le VIH, organisé par le Fonds mondial, l’ONUSIDA et l’Union des organisations de personnes vivant avec le VIH en Europe orientale et en Asie centrale et un Village de la jeunesse, sous l’égide de l’ONUSIDA, du Fonds des Nations Unies pour la population et son Réseau des jeunes éducateurs par les pairs.

Le Dr Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA a rencontré de jeunes leaders, des représentants des communautés locales et d’autres personnes qui s’efforcent d’aider l’Europe orientale et l’Asie centrale à faire progresser leur riposte au sida.

La conférence, qui s’est déroulée du 3 au 5 mai, était la deuxième à se dérouler dans la région, la première ayant eu lieu en 2006, et elle est, à ce jour, la plus grande conférence axée sur le sida organisée en Europe orientale et en Asie centrale.

Feature Story

Deuxième Conférence d’Europe orientale et d’Asie centrale sur le sida

02 mai 2008

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Fin de la 2ème Conférence sur le sida en Europe orientale et en Asie centrale

La deuxième Conférence sur le sida en Europe orientale et en Asie centrale s’est achevée le 5 mai après trois jours d’un dialogue qui a principalement porté sur l’amélioration de la riposte à l’épidémie de VIH dans la région.

Lire le discours du Directeur exécutif ( en | ru ) (pdf, 41,7 Kb | 168 Kb)
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Deuxième Conférence d’Europe orientale et d’Asie centrale sur le sida

Une conférence sur le sida, d'une durée de trois jours, s'ouvre à Moscou le 3 mai, et mettra l'accent sur l'épidémie dans la région de l'Europe orientale et de l'Asie centrale. Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, le Dr Peter Piot, s'exprimera à l'occasion de la plénière d'ouverture et participera aux sessions traitant des défis auxquels la région est confrontée dans sa riposte au sida.

La conférence de cette année contribuera au dialogue et à l’interaction entre dirigeants politiques et communautaires, scientifiques et autres chercheurs, personnes vivant avec le VIH et représentants de la société civile en provenance de toute la région.

La conférence est organisée par la Fédération de Russie, avec le soutien de l’ONUSIDA, du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et de la Société internationale du sida.
Lire le communiqué de presse (pdf, 74,9 Kb)
Consulter le site web officiel (en anglais)


Sur la voie de l’accès universel en Europe orientale et en Asie centrale : Agir sur le sida aujourd’hui et à plus long terme
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L’Europe orientale et l'Asie centrale ont fait face à un accroissement significatif du nombre de nouvelles infections à VIH ces dernières années. En 2007, on estime à 1,6 million de personnes vivant avec le VIH en Europe orientale et Asie centrale, soit une augmentation de 150 % par rapport aux 630 000 cas recensés en 2001.

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Deuxième Conférence d’Europe orientale et d’Asie

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