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Réponse à « Réévaluer la prévention du VIH »

06 juin 2008

Le mot ‘seulement’ ne s’applique pas à la prévention du VIH

L’ONUSIDA encourage les pays à mettre en place des programmes de prévention du VIH permettant de réduire vraiment les infections à VIH. Pour cela, il faut une association stratégique d’interventions à l’intention des populations exposées au risque ou vulnérables à la transmission, interventions qui s’appuient sur des méthodes appropriées et fondées sur les données les plus récentes susceptibles de changer les comportements et les normes sociales.

Le mot ‘seulement’ ne s’applique pas au sida – que ce soit pour dire traitement seulement, prévention du VIH seulement, préservatifs seulement, abstinence seulement ou circoncision masculine seulement. En réalité, il nous faut tout, c’est-à-dire une approche réellement exhaustive. Pour l’ONUSIDA, les trois piliers d’une riposte complète et efficace sur la voie de l’accès universel, sont la prévention, le traitement et la prise en charge ainsi que le soutien en matière de VIH.

Depuis sa création en 1996, l’ONUSIDA soutient les approches globales de la prévention du VIH, en appliquant des associations de stratégies correspondant aux besoins réels. C’est aux pays de déterminer le mélange d’interventions de prévention du VIH qui leur convient en fonction de leur analyse de l’épidémie en cours et de la situation de la riposte nationale. Cette analyse comportera notamment une compréhension de l’efficacité des interventions selon les populations et les milieux. Cette approche a été approuvée par les Etats Membres lorsqu’ils ont adopté le document d’orientation politique de l’ONUSIDA sur l’intensification de la prévention du VIH en juin 2005.

Dans un article récent de la rubrique ‘Policy Forum’ de la revue ‘Science’, le Dr. Malcolm Potts et neuf de ses collègues appellent à une « Réévaluation de la prévention du VIH ». L’ONUSIDA admet volontiers que l’impact des programmes soit régulièrement suivi et évalué, mais nous ne pouvons accepter l’étroitesse des prescriptions de ces auteurs. Ils mettent en avant leur propre interprétation des liens entre VIH et pauvreté, de l’efficacité des préservatifs et du conseil et du dépistage du VIH en tant qu’outils de prévention, de la nécessité d’accorder la priorité à la circoncision masculine et à la baisse du nombre des partenaires sexuels au prix des autres programmes de prévention du VIH. Nous souhaitons aussi clarifier l’estimation que fait l’ONUSIDA des besoins de ressources pour la prévention du VIH dans les pays connaissant des épidémies généralisées.

Lire la réponse complète de l'ONUSIDA (pdf, 45,6 Kb)

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Le sida au programme du Festival du film de Jackson Hole

06 juin 2008

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Le Festival annuel du film de Jackson
Hole débute le 6 juin dans le Wyoming,
Etats-Unis d’Amérique.
Le Festival annuel du film de Jackson Hole débute le 6 juin dans le Wyoming, Etats-Unis d’Amérique.

 

Ce festival de premier plan du cinéma indépendant a toujours été l’occasion de créer une plate-forme pour insuffler idées et changement au niveau mondial. A cet égard et pour son cinquième anniversaire, il a invité des hauts responsables des Nations Unies pour débattre avec des personnalités des médias et de l’industrie du cinéma de la manière d’engager la communauté internationale sur des questions oubliées.

Outre la projection de 100 films et documentaires indépendants, le Festival accueillera le premier sommet Global Insight en partenariat avec les Nations Unies. Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, inaugurera l’événement qui aura lieu samedi 7 juin 2008 et sera ouvert au public.

L’objectif de cette initiative est de permettre un dialogue sur des questions mondiales essentielles. Les organisateurs du Festival espèrent que le sommet Global Insight sera un forum d’échange important entre les hauts responsables des Nations Unies et des auteurs, des producteurs et des réalisateurs de cinéma et de télévision.

Les enfants et le VIH

Mme Deborah Landey, Directrice exécutive adjointe de l’ONUSIDA, animera une table ronde sur le thème ‘les enfants et le VIH’.

Les chiffres sont peu réjouissants. La moitié de l’ensemble des nouvelles infections à VIH à travers le monde touche des jeunes de 15 à 24 ans. De très nombreux jeunes sont sexuellement actifs dès l’adolescence, ne sont pas monogames et n’utilisent pas régulièrement des préservatifs. Les jeunes ne sont peut-être pas toujours en mesure de pouvoir négocier des rapports sexuels à moindre risque et peuvent, en outre, consommer de l’alcool et des drogues (y compris des drogues injectables), ce qui les expose davantage à l’infection à VIH.

Les médias grand public ont un rôle important à jouer pour promouvoir une plus grande sensibilisation au VIH et une meilleure connaissance de celui-ci, ainsi que pour communiquer sur la prévention.

Beaucoup d’autres personnes sont directement affectées par le sida. Plus de 15 millions d’enfants de moins de 18 ans ont perdu l’un de leurs parents (ou les deux) du fait de cette maladie et un nombre incalculable d’autres enfants deviennent responsables de la prise en charge de leurs frères et sœurs et d’autres membres de la famille lorsque les parents sont affaiblis du fait de leur mauvaise santé. En conséquence, les enfants deviennent plus vulnérables à la pauvreté, à l’absence de domicile fixe et à la déscolarisation.

En 2007, 2,1 millions d’enfants de moins de 15 ans vivaient avec le VIH à travers le monde ; 420 000 avaient été nouvellement infectés et 290 000 sont décédés à cause de la maladie. La plupart de ces enfants ont été contaminés par le virus pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement au sein. Salman Ahmad, célèbre chanteur pakistanais et représentant spécial de l’ONUSIDA, participera aussi à l’événement et expliquera comment il s’attaque – par le biais de sa musique et de ses spectacles – à la discrimination à l’encontre des personnes vivant avec ou affectées par le VIH. Il est essentiel de lutter contre la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des jeunes séropositifs au VIH pour leur garantir la meilleure intégration et la plus forte participation possibles à la société.

Mme Ann Veneman, Directrice exécutive de l’UNICEF, animera une table ronde sur le thème ‘les enfants et les conflits armés’

Le Sommet sera complété par une sélection des films qui montrent le pouvoir dont les médias disposent pour lutter contre les problèmes mondiaux. A l’issue d’un processus de sélection faisant appel à un jury, le Prix Global Insight sera décerné au film illustrant le mieux comment le cinéma peut servir à attirer l’attention sur un problème mondial important.

Le sida au programme du Festival du film de Jacks

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La Standard Chartered Bank, leader mondial de l’éducation sur le VIH sur le lieu de travail

05 juin 2008

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’Vivre avec le VIH’ est un programme
d’éducation sur le lieu de travail
élaboré par la Standard Chartered Bank

Etant donné que le VIH a un effet direct sur les employés et les partenaires d’une entreprise, il a aussi un impact sur les affaires. La Standard Chartered Bank est active depuis bientôt dix ans dans la riposte au sida. ‘Vivre avec le VIH’, tel est le nom du programme VIH de la Banque dans l’entreprise ; il s’agit d’un module complet qui apporte un enseignement sur le VIH par le biais de sessions d’éducation par les pairs complétées par un module d’apprentissage électronique en ligne.

La Standard Chartered a mis en place son programme à l’échelle mondiale en 2003 et tous ses employés (plus de 73 000 actuellement) doivent le suivre, quel que soit leur lieu d’affectation, contrairement à d’autres entreprises qui exécutent des programmes sur le VIH en fonction d’un lieu géographique ou d’une prévalence.

Le programme est dirigé par un réseau d’employés qui offrent de leur temps pour instruire leurs collègues et mieux les sensibiliser au VIH. Il compte actuellement plus de 800 ‘Champions VIH’ dans 50 pays, soit environ un champion pour 100 employés.

L’objectif du programme ‘Vivre avec le VIH’ est d’informer les employés sur la prévention du VIH afin d’encourager les changements de comportements à risque, de réduire la stigmatisation sur le lieu de travail et d’encourager le dépistage du VIH afin que les personnes vivant avec le virus puissent obtenir un soutien approprié.

La Banque complète ce programme par une Politique de groupe non-discriminatoire sur le VIH et le sida, dans le cadre de sa politique d’entreprise sur la protection et l’amélioration des droits de la personne sur le lieu de travail et d’égalité des chances sans considération de couleur, de sexe et d’appartenance ethnique.

Lutter contre le sida, c’est logique sur le plan des affaires

La riposte au sida de la Standard Chartered trouve son origine auprès de ses Directeurs dans les pays, notamment en Afrique, qui souhaitaient obtenir des orientations politiques sur la prise en charge des employés vivant avec le VIH. Lorsque le virus a commencé à influer sur la rentabilité en raison du décès des employés, de l’absentéisme, des coûts médicaux et sociaux, la Banque a compris que l’impact du VIH allait être important et qu’il lui fallait prendre des mesures. La riposte à long terme de la Standard Chartered au VIH a commencé en 1999, lorsqu’elle a lancé une campagne sida intitulée « Staying Alive » déployée ensuite dans 12 pays africains.

Faire connaître les meilleures pratiques au-delà de l’entreprise

 

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La Standard Chartered Bank reconnaît
que l’éducation relative au VIH sur le lieu
de travail est un précieux investissement
pour les employés et l’entreprise.

En 2006, la Standard Chartered s’est engagée, dans le cadre de l’Initiative mondiale Clinton, à instruire 1 million de personnes sur le VIH d’ici à 2010. La Banque partage largement ses produits et techniques d’enseignement sur le VIH avec d’autres organisations et les ‘Champions VIH’ vont former des éducateurs pour les pairs auprès de compagnies partenaires.

Dans le cadre de cet engagement, la Banque collabora avec la Coalition mondiale des entreprises afin d’identifier des organisations partenaires éventuelles prêtes à déployer son programme d’éducation sur le VIH, qu’elle a déjà fait connaître à ses clients, ses fournisseurs, des gouvernements et des communautés élargies.

L’ONUSIDA, l’Organisation internationale du Travail et la Standard Chartered travaillent de concert à l’évaluation d’outils actualisés d’éducation sur le VIH. 

Le leadership dans la riposte au sida du secteur privé

On estime que deux personnes infectées par le VIH sur trois se rendent chaque jour au travail, c’est pourquoi l’ONUSIDA et son Coparrainant l’OIT estiment que le lieu de travail constitue un des milieux les plus propices à la lutte contre l’épidémie.

« L’ONUSIDA reconnaît la Standard Chartered Bank comme un acteur social précieux et un réel leader dans la riposte au sida, » a déclaré la directrice de l’unité des partenariats avec le secteur privé de l’ONUSIDA, Regina Castillo. « Les programmes internationaux dans le monde du travail du type de ‘Vivre avec le VIH’ constituent une meilleur pratique qui montre que l’amélioration de la sensibilisation au VIH du personnel est un investissement pour l’avenir où tout le monde est gagnant, les employés comme l’entreprise. »

Le leadership de la Standard Chartered dans le domaine du sida a été reconnu par plusieurs récompenses, dont le Prix d’excellence pour action remarquable décerné par la Coalition mondiale des entreprises en 2007.

La Banque soutient en outre des projets d’investissements communautaires dans le domaine du sida et examine actuellement des modules d’assistance médicale pour l’Afrique en vue d’améliorer l’accès de ses employés au traitement du VIH.

La Standard Chartered travaille depuis plus de 150 ans dans le domaine bancaire et dispose d’un réseau mondial étendu sur plus de 1200 agences dans 56 pays couvrant la Région Asie Pacifique, l’Asie du Sud, le Moyen-Orient, l’Afrique, le Royaume-Uni et les Amériques.

L’ONUSIDA encourage les entreprises à s’engager davantage dans la riposte au sida par le biais de son unité Partenariats avec le secteur privé. Pour de plus amples informations, merci de vous adresser à Regina Castillo, directrice de l’unité Partenariats avec le secteur privé. Tél: +41 22 791 4244, courriel: castillor@unaids.org

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L’ONUSIDA et le Fonds mondial signent un accord de coopération

03 juin 2008

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Le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de
l'ONUSIDA (à gauche) et Michel
Kazatchkine, Directeur executif du Fonds
mondial de lutte contre le SIDA, la
tuberculose et le paludisme (à droite)
après avoir signé le Mémorandum
d’Accord. Kampala, Ouganda le 3 juin
2008.
Photo: ONUSIDA/M.Mugisha

L’ONUSIDA* et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont signé en Ouganda un Mémorandum d’Accord révisé qui renouvelle un engagement en faveur d’une riposte coordonnée au sida et sert de cadre général pour orienter leur partenariat au plan stratégique afin de renforcer l’appui aux ripostes nationales au sida.

L’élaboration du présent accord, qui a été révisé et approuvé par le Conseil de Coordination du Programme de l’ONUSIDA et le Conseil du Fonds mondial, est basée sur une analyse de la situation actuelle et une définition claire des rôles complémentaires de l’ONUSIDA et du Fonds mondial.

Dans le cadre de ce Mémorandum d’Accord, le Fonds mondial et l’ONUSIDA collaboreront pour renforcer la riposte mondiale à l’épidémie de sida et pour accélérer les progrès en direction de l’accès universel et des Objectifs du Millénaire pour le développement.

Le présent accord est axé sur trois domaines d’activité de base:

1.- Analyse stratégique et conseil en matière de politiques
2.- Fourniture d’un appui technique
3.- Suivi et évaluation.

En conséquence, en signant cet accord, les entités concernées entendent améliorer les ripostes nationales au sida en finançant des propositions de pays basées sur du concret, en fournissant un appui technique aux pays, en aidant à l’élaboration des plans stratégiques nationaux, en améliorant les systèmes de suivi et d’évaluation ou en renforçant les capacités des parties prenantes nationales.

Les objectifs prédominants qui ont présidé à l’élaboration de cet accord sont:

  1. Progresser vers la réalisation d’un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en rapport avec le VIH d’ici à 2010
  2. Donner des moyens aux pays pour une appropriation et un leadership participatifs
  3. Améliorer l’efficacité de l’aide via le financement des plans nationaux, consolider les subventions et définir des indicateurs de suivi communs avec les principaux partenaires
  4. Renforcer le plaidoyer et les partenariats pour garantir un soutien politique de haut niveau et une approche multisectorielle pour une riposte complète au sida.


 *L’acronyme ONUSIDA désigne le Secrétariat et les dix coparrainants du Programme commun. L’engagement des organismes coparrainants de l’ONUSIDA avec le Secrétariat du Fonds mondial n’est cependant pas limité aux dispositions du présent Mémorandum d’Accord et les coparrainants ne sont pas nécessairement tous impliqués dans toutes les activités de l’ONUSIDA couvertes par le présent Mémorandum. Le Secrétariat de l’ONUSIDA et les coparrainants concernés développeront en partenariat avec le Fonds mondial des accords opérationnels de suivi dans le cadre du présent Mémorandum d’Accord.

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Des responsables de la mise en œuvre des programmes VIH se réunissent à Kampala pour partager idées et expériences à propos de la riposte au sida

03 juin 2008

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Son Excellence le Président de la
République d'Ouganda, Yoweri Kaguta
Museveni (à gauche) saluant le Dr Peter
Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
(au centre), et le Dr Michel Kazatchkine,
directeur exécutif du Fonds mondial
(à droite).
Photo: ONUSIDA/M.Mugisha
Qu’est-ce qu’un responsable de la mise en œuvre ?

Selon les personnes à qui vous posez la question lors de la Réunion 2008 sur la mise en œuvre des programmes de Kampala, Ouganda, qui débute aujourd’hui, le 3 juin, vous obtiendrez des réponses très diverses. Mais le fil conducteur tout au long des débats sera l’échange des enseignements tirés et des meilleures pratiques sur la manière dont les services anti-VIH sont dispensés aux personnes affectées par l’épidémie de sida.

Au cours des cinq prochains jours, quelque 1700 participants – issus de gouvernements, d’ONG, d’organisations internationales, notamment l’ONUSIDA et d’autres partenaires du système des Nations Unies – échangeront des idées et donneront des exemples d’activités destinées à vaincre les obstacles à la mise en œuvre des traitements, de la prévention, des soins et de l’appui dans le domaine du VIH.

En tant que coorganisateur de la réunion, l’ONUSIDA, avec le Plan d’aide d’urgence à la lutte contre le sida du Président des Etats-Unis (PEPFAR), le Fonds mondial, l’UNICEF, la Banque mondiale, l’OMS et le Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH (GNP+), donnera des exemples de son travail et de celui de ses Coparrainants et autres partenaires en matière d’appui aux pays pour la mise en œuvre des programmes VIH.

Des responsables et experts thématiques de l’ONUSIDA participeront à plusieurs manifestations, allant de séances plénières à des réunions satellites axées sur : la prise en compte des priorités pour la prévention du VIH et l’élargissement des initiatives de prévention au niveau local ; la coordination et l’harmonisation entre partenaires de la mise en œuvre ; la communication pour le changement social, en particulier sur les normes au sujet du sida ; et le rôle de la société civile dans le renforcement de la riposte au VIH.

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Le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de
l’ONUSIDA, s'adresse aux participants
pendant la cérémonie d'ouverture de la
Réunion 2008 sur la mise en œuvre des
programmes. Le 3 juin à Kampala en
Ouganda.
Photo: ONUSIDA/M.Mugisha

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot, fera un exposé lors de la cérémonie d’ouverture, ainsi que Son Excellence le Président de l’Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni, l’Ambassadeur Mark Dybul, Coordonnateur étatsunien de la lutte mondiale contre le sida/PEPFAR, le Dr Michel Kazatchkine, Directeur exécutif du Fonds mondial, et le Dr Kevin Moody, responsable exécutif de GNP+.

Il s’agit de la deuxième Réunion sur la mise en œuvre des programmes VIH/sida, la première ayant eu lieu en 2007 à Kigali, Rwanda.

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Les chiffres relatifs au traitement en hausse de 46.5%

02 juin 2008

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Le Dr Margaret Chan, Directeur général de
l'OMS et Elhadj As Sy, le Directeur des
partenariats et relations extérieures à
l’ONUSIDA pendant la présentation du
nouveau rapport, le 2 juin 2008 à Genève.

Quelque 3 millions de personnes ont maintenant accès à la thérapie antirétrovirale révèle un rapport rendu public aujourd’hui par l’OMS, l’ONUSIDA et l’UNICEF. Le rapport Vers un accès universel: étendre les interventions prioritaires liées au VIH/sida dans le secteur de la santé a été lancé à Genève par le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. Il note qu’un million de personnes ont entamé leur traitement rien que l’an dernier, ce qui représente une augmentation de quelque 46.5% par rapport à l’année précédente.

« Trois millions de personnes sous traitement, cela constitue une étape importante et une réalisation remarquable, » a déclaré Elhadj As Sy, Directeur des Partenariats et des Relations extérieures à l’ONUSIDA. « Cela prouve que l’élargissement du traitement est en cours et qu’il faut maintenant rester sur cette lancée. »

Le rapport souligne aussi que 2007 a connu une amélioration de l’accès aux médicaments permettant de prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant, une expansion du dépistage et du conseil ainsi qu’un engagement accru en faveur de la circoncision masculine dans certaines des régions les plus lourdement touchées de l’Afrique subsaharienne.

Le développement rapide de la thérapie antirétrovirale peut être attribué à plusieurs facteurs, dont un meilleur accès aux médicaments grâce dans une large mesure aux réductions de prix; et une augmentation de la demande à mesure que croît le nombre de personnes testées et diagnostiquées.

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Quelque 3 millions de
personnes ont maintenant
accès à la thérapie
antirétrovirale révèle un
rapport rendu public
aujourd’hui par l’OMS,
l’ONUSIDA et l’UNICEF.

Toutefois, le rapport rappelle aussi que malgré l’élargissement rapide, on compte encore quelque 6,7 millions de personnes en attente d’un traitement qui n’ont toujours pas accès à ces médicaments indispensables.

« Il est important de noter que malgré ces progrès, il s’est produit 2,5 millions de nouvelles infections l’an dernier, » rappelle Peter Ghys, Chef de la Division ONUSIDA de l’Epidémiologie et de l’Analyse. « Si les nouvelles infections continuent à survenir à ce rythme, il sera impossible de maintenir les avancées dans l’élargissement des traitements que nous connaissons aujourd’hui. »

D’autres difficultés relevées par le rapport soulignent les obstacles qui ralentissent la réalisation de l’accès universel et des Objectifs du Millénaire pour le développement, parmi lesquels, la faiblesse des systèmes de santé ; les pénuries de personnels de santé ; le manque de financement prévisible et durable et la faiblesse des systèmes d’information. 

Le rapport souligne enfin la nécessité urgente d’un renouvellement de l’engagement politique, d’une amélioration de la coordination et de recherches supplémentaires pour résoudre certains des problèmes relevés, si l’on veut atteindre les buts fixés.

Les chiffres relatifs au traitement en hausse de

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L’ONUSIDA et le Brésil vont renforcer leur coopération technique sur le sida

30 mai 2008

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Le Directeur exécutif adjoint, M. Michel
Sidibe (à gauche) avec le Ministre de la
santé brésilien, Mr. José Gomes
Temporão (à droite) après avoir signé
l'accord de coopération. Le 21 mai 2008,
à Genève.

Le 21 mai 2008, l’ONUSIDA et le Gouvernement du Brésil ont signé un accord pour poursuivre leur coopération portant sur la fourniture d’appui technique aux pays afin de renforcer et d’élargir les ripostes nationales au sida par l’intermédiaire du Centre international de coopération technique (ICTC) sur le VIH/sida.

En 2005, le Brésil, avec le soutien de l’ONUSIDA, a établi le Centre international de coopération technique (ICTC) sur le VIH/sida, qui joue un rôle directeur dans la promotion de la coopération technique sur le sida. Le centre a créé dans la région un réseau d’organisations d’entraide et de lutte contre le sida et d’experts qui sont à la disposition des pays pour l’élaboration et le renforcement des ripostes nationales. Le centre a également géré plusieurs programmes de formation régionaux et internationaux pour développer un potentiel d’action dans les pays à revenu faible ou intermédiaire allant des droits de l’homme à la prise en charge clinique de l’infection à VIH.

Parmi les activités de coopération technique menées par l’ICTC figurent notamment le renforcement des politiques nationales dans des domaines tels que la prévention et les soins en matière de VIH, l’épidémiologie, le suivi et l’évaluation, les droits de l’homme, et le renforcement de la société civile. A cet effet, l’ONUSIDA a soutenu des initiatives comme l’organisation d’un atelier afin d’harmoniser les politiques publiques pour l’éducation sexuelle et la prévention du sida et de la consommation de drogues en milieu scolaire dans six pays d’Amérique latine, d’un atelier sur l’évaluation des dépenses liées au sida en Amérique latine, et la conduite d’une réunion pour déterminer les besoins de l’Amérique latine dans le domaine de la coopération technique.

L’ICTC a reçu un soutien du DFID, de la GTZ, de l’UNFPA, de la Banque mondiale et d’autres partenaires internationaux, et l’accord signé avec l’ONUSIDA permettra au centre d’intensifier ses opérations et de renforcer la qualité et d’élargir la portée de l’appui qu’il fournit.

Le travail de l’ICTC est fondé sur le principe d’horizontalité, qui reconnaît que des variations considérables existent entre les pays en termes de profil épidémiologique, de riposte nationale, d’organisation des services de santé et des services sociaux, de culture, de systèmes juridiques et politiques, et de niveaux de développement économique, social et technologique. De ce fait, les projets de l’ICTC sont élaborés de concert avec les pays et adaptés aux exigences et aux ressources spécifiques de chacun, conformément aux ‘Trois Principes’.

L’ONUSIDA et le Brésil vont renforcer leur coopér

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La conférence de Tokyo sur l’Afrique se penche sur le sida

28 mai 2008

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Des personnalités de premier
plan venues d’Afrique, d’Asie,
d’Europe et d’autres régions
du monde se trouvent à
Yokohama pour la 4ème
Conférence internationale de
Tokyo sur le développement
de l’Afrique (TICAD).

Des personnalités de premier plan venues d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’autres régions du monde se trouvent à Yokohama pour la 4ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD). Sous le thème ‘Vers une Afrique qui gagne’, la réunion de cette année portera principalement sur la mobilisation des connaissances et des ressources pour surmonter les obstacles auxquels l’Afrique est confrontée dans sa marche vers le développement social et économique.

Le sida sera abordé dans le cadre d’une session sur la sécurité humaine et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot participera à ce segment thématique afin de rappeler que la riposte au sida est un élément clé des efforts déployés pour atteindre ces Objectifs en Afrique, de l’éradication de l’extrême pauvreté à l’autonomisation des femmes.

Le sida reste la première cause de décès chez les adultes africains, c’est pourquoi les services de prévention, de traitement, de prise en charge et de soutien dans le domaine du VIH doivent être élargis dans les années à venir si l’on veut atteindre les cibles fixées pour 2015.

Cette année, la conférence, qui durera trois jours, sera également l’occasion d’annoncer les lauréats du premier Prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique, une distinction créée par le Gouvernement japonais pour récompenser des services éminents dans les domaines des services de santé et de la recherche médicale en Afrique. Dans le domaine des services médicaux, le prix a été attribué à Miriam K. Were, médecin et présidente du Conseil national de lutte contre le sida du Kenya et dans le domaine de la recherche médicale, c’est le Dr Brian Greenwood, du Royaume-Uni, qui a été distingué pour son travail novateur sur le paludisme.

Avant la TICAD, le Dr Piot a participé à Tokyo en début de semaine à un symposium sur le thème ‘les maladies transmissibles, menaces pour la sécurité humaine’. Il se trouvait en compagnie de plusieurs éminents orateurs, dont le Premier Ministre japonais Yasuo Fukuda, le Directeur exécutif du Fonds mondial, le Dr Michel Kazatchkine, et l’Envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour le sida en Afrique, Elizabeth Mataka. La manifestation était organisée par l’association Les Amis du Fonds mondial – Japon.

La conférence de Tokyo sur l’Afrique se penche su

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Des vedettes de l’Eurovision allument des bougies pour lutter symboliquement contre la discrimination

26 mai 2008

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De gauche à droite: Ani Lorak (Ukraine),
Diana Gurtskaya (Géorgie) et Deep Zone
(Bulgarie).

Le 18 mai, jour de l’ouverture du Concours Eurovision de la chanson de cette année, a coïncidé avec le 25ème anniversaire de l’International AIDS Candlelight Memorial – initiative de la société civile destinée à se souvenir des victimes du sida, à sensibiliser et à promouvoir l’action communautaire.

Pour marquer l’occasion, l’ONUSIDA a réuni des participants de l’Eurovision à Belgrade pour attirer l’attention sur la question de la stigmatisation et de la discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le VIH dans le cadre de son projet ‘Les stars contre le sida’.

Les artistes choisis pour représenter la Géorgie, la Bulgarie, l’Ukraine et la Macédoine lors du Concours Eurovision de la chanson de cette année se sont associés à des milliers de personnes autour du monde en se réunissant par solidarité pour allumer des bougies et se souvenir de ceux qui ont été affectés par le sida.

« Il y a quelques années, j’ai été choquée d’apprendre à quel point le sida était un problème pressant en Ukraine » a déclaré la chanteuse ukrainienne Ani Lorak. « J’ai alors pris conscience que je ne pouvais pas ne pas m’intéresser à cette question et j’ai décidé que je devais faire tout ce que je pouvais pour aider ».

« Les personnes vivant avec le VIH sont comme les autres. En les enlaçant et en leur serrant la main, je voulais montrer que le sida ne se transmet pas par des rapports amicaux » a poursuivi Ani Lorak.

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Les artistes ont participé à une conférence
de presse pour dénoncer les obstacles
auxquels les personnes séropositives au
VIH sont confrontées dans leur vie de tous
les jours.

Les artistes ont participé à une conférence de presse avec le Ministre adjoint de la Santé de Serbie et des représentants serbes du Réseau des personnes vivant avec le VIH pour dénoncer les obstacles auxquels les personnes séropositives au VIH sont confrontées dans leur vie de tous les jours.

« Je suis fier de ce projet qui a réuni un groupe de chanteurs talentueux de toute l’Europe » a déclaré Sergei Furgal, Directeur a.i. de l’Equipe ONUSIDA d’appui aux régions pour l’Europe de l’est et l’Asie centrale. « A travers leur musique, leurs chansons et leur engagement personnel fort en faveur de l’amélioration de la vie des jeunes – je sais qu’ils seront des ambassadeurs éloquents et convaincants pour concentrer l’attention sur le VIH et faire la différence dans la riposte au sida ».

La chanteuse géorgienne Diana Gurtskaya – l’une des principales ambassadrices de l’initiative ‘Les stars contre le sida’ – a fait part de ses inquiétudes concernant la discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le VIH.

« Nous ne pouvons pas relever le niveau de tolérance dans la société sans changer nous-mêmes » a déclaré Mlle Gurtskaya, « nous devrions faire tout ce qui est nécessaire pour nous assurer que les personnes vivant avec le VIH puissent jouir de la vie comme tout un chacun ».

Le premier Concours Eurovision de la chanson a eu lieu en 1956 et ce concours est devenu un événement médiatique extrêmement populaire d’envergure réellement internationale.

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Renforcer le travail avec les HSH en Afrique

23 mai 2008

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Dans de nombreux pays africains, la
recherche indique une prévalence du VIH
plus élevée chez les hommes qui ont des
rapports sexuels avec des hommes en
comparaison de ceux qui sont enregistrés
dans la population générale.

« Comme beaucoup d’hommes gays au Kenya, je suis marié, » déclare Peter (prénom fictif), chauffeur de taxi à Nairobi, occupé à faire la navette pour les hommes qui se rendent à la troisième fête organisée dans la capitale kenyane au cours des six derniers mois, et à laquelle participent plusieurs centaines d’hommes qui s’identifient eux-mêmes comme gays et leurs amis.

« Nous devons dissimuler notre sexualité au reste de la société. Ce n’est pas comme en Europe. Mais j’ai une vie agréable, une famille unie et de bons amis et vraiment, je ne peux pas me plaindre. »

Peter, père de deux jeunes enfants, a toujours vécu à Nairobi. Il a décidé de travailler plutôt que d’assister à la fête qui se tient un peu à l’extérieur du centre ville. « J’aurais bien voulu aller à la fête, mais nous avons eu moins de visiteurs au Kenya cette année, et j’ai besoin de cet argent. Ca fait plaisir de se retrouver dans un environnement où on peut se relaxer en sachant que nous sommes tous pareils. Il n’est pas question que les gens puissent être eux-mêmes, comme ici, dans les bars de la ville.

« Parfois un bar commence à être en vogue parmi des groupes de gays mais alors le moment viendra où le propriétaire du bar leur demandera de ne plus revenir car il a peur d’être poursuivi par la loi et peur que les gens pensent que lui aussi est gay. »

La dernière fête de la toute nouvelle scène de Nairobi a été organisée à la veille de la Journée internationale contre l’homophobie. En plus de permettre de danser et de faire des rencontres, elle a aussi offert un espace aux groupes de soutien pour la distribution d’informations sur la prévention du VIH et de nécessaires pour des rapports sexuels à moindre risque, notamment des préservatifs et des lubrifiants, à un groupe d’hommes souvent décrit par les responsables de la santé publique comme ‘difficiles à atteindre’.

Le lendemain, la Commission des droits de l’homme du Kenya, la Commission internationale pour les droits des gays et des lesbiennes ainsi que la Communauté gay et lesbienne du Kenya ont réservé une publicité d’une demi-page dans un grand journal national pour faire la promotion de la Journée internationale contre l’homophobie et les droits des gays et des lesbiennes au Kenya.

En dépit du fait que les gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) sont mieux organisés et plus visibles que jamais tant au Kenya que sur le reste du continent, les termes ‘oubliées’ ou ‘de seconde zone’ sont souvent utilisés pour décrire les épidémies de VIH qui se développent sans rencontrer d’obstacle parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes à travers l’Afrique subsaharienne.

Dans de nombreux pays africains, la recherche indique une prévalence du VIH plus élevée chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et des taux d’incidence plus élevés pour les relations sexuelles entre hommes en comparaison de ceux qui sont enregistrés dans la population générale. En outre, des niveaux d’infection invariablement plus élevés parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et d’énormes obstacles culturels, sociaux et juridiques – associés à des niveaux élevés de stigmatisation et de discrimination et à la nécessité de s’attaquer au sida au sein de la population générale – ont empêché la fourniture de services de prévention, de soins et de traitement liés au VIH qui soient ciblés sur les HSH.

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Divers projets de recherche et initiatives
du continent indiquent que de nombreux
hommes ayant des rapports sexuels avec
des hommes en Afrique ont également
des partenaires sexuelles féminines et ne
s’identifient pas nécessairement en tant
que gays.

Pour remédier à cette situation, le Conseil national de lutte contre le sida du Kenya a co-organisé une réunion avec le Population Council en mai 2008 afin de réunir des chercheurs, des défenseurs et des responsables de programmes sida en provenance d’autres pays africains pour passer en revue l’état de la recherche et des données probantes autour du VIH et des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes en Afrique.

En ouvrant la réunion, le Professeur Miriam Were, Présidente du Conseil national de lutte contre le sida du Kenya, a reconnu les nombreux défis sociaux et culturels en jeu lorsque l’on aborde le risque accru de VIH que courent les hommes qui ont des rapports sexuels entre eux, et a encouragé les participants à voir les choses en face et à élaborer des ripostes constructives pour lutter contre le VIH parmi les hommes qui ont des rapports avec des hommes.

Des données sur la prévalence, le risque et les comportements liés au VIH au sein des groupes d’hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes ont été présentées sur la base des plusieurs études menées au Kenya ainsi que d’études émanant d’Afrique du Sud, du Malawi, de Namibie, du Nigéria, d’Ouganda et de République-Unie de Tanzanie.

Organisateur de réunions et associé auprès du Population Council, Scott Geibel a déclaré : « Ces dernières années on a vu un accroissement des recherches axées sur les besoins liés au VIH des hommes africains qui ont des rapports sexuels avec des hommes. La recherche contribue à susciter un accroissement des ripostes programmatiques. Au Kenya, nous apprécions particulièrement le fait que le Conseil national de lutte contre le sida ait pris en considération les résultats de nos recherches et leur ait permis d’éclairer leurs prises de décisions politiques.

« Par le biais du partage des enseignements tirés avec d’autres programmes nationaux africains de lutte contre le sida, nous espérons voir une accélération des ripostes au VIH ciblées sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dans la région. »

En avril 2008, l’Open Society Institute in Southern Africa (OSISA), le Projet de l’Open Society Institute sur la santé sexuelle et les droits (SHARP) et l’Ecole de santé publique Bloomberg de l’Université Johns Hopkins, ont organisé une réunion au Cap, en Afrique du Sud, regroupant des organisations œuvrant dans les domaines de la recherche et du plaidoyer, et portant sur la prévalence du VIH parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes en Afrique du Sud, au Botswana, au Malawi et en Namibie.  

Le partenariat de recherche OSISA/SHARP a été lancé en réponse au manque de financement et de programmes œuvrant pour l’accès à la prévention du VIH et aux services de traitement contre le sida qui ciblent les HSH, en dépit de preuves anecdotiques multiples indiquant que les HSH sont une communauté à haut risque de VIH dans la région.

La réunion était destinée à évaluer les études à assise communautaire, gérées par des organisations nationales d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, qui prennent en compte les comportements à risque liés au VIH et décrivent l’épidémiologie de l’infection à VIH parmi les HSH noirs sur des sites urbains dans les quatre pays visés. 

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« La stigmatisation et la discrimination,
même chez les concepteurs de
programmes de lutte contre le sida et les
décideurs, représente toujours un réel
obstacle à l’élargissement. » a déclaré
Andy Seale Conseiller régional principal
de l’Equipe ONUSIDA d’appui aux régions
pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe.

En plus du fait que ces études révèlent des niveaux plus élevés de VIH, d’autres questions importantes qui ressortent de divers projets de recherche et initiatives du continent indiquent que de nombreux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes en Afrique ont également des partenaires sexuelles féminines et ne s’identifient pas nécessairement en tant que gays.

Toutes les études ont estimé que les rapports sexuels anaux réceptifs non protégés étaient les plus risqués pour la transmission du VIH. Le recours au préservatif, bien que souvent plus élevé que parmi les hétérosexuels sexuellement actifs, était fréquemment signalé comme irrégulier et reste souvent relativement faible.

Andy Seale, Conseiller régional principal de l’Equipe ONUSIDA d’appui aux régions pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, a déclaré : « Malgré les preuves toujours plus nombreuses que les hommes ayant des rapports sexuels entre eux sont affectés de manière disproportionnée par les épidémies de VIH généralisées et hyper-endémiques de l’Afrique, ils sont toujours mal ciblés par les plans stratégiques nationaux de lutte contre le sida et par les programmes et services.

« La stigmatisation et la discrimination, même chez les concepteurs de programmes de lutte contre le sida et les décideurs, représente toujours un réel obstacle à l’élargissement. »

Health & Development Networks et SAFAIDS (le service de diffusion de l’information sur le sida en Afrique australe) ont organisé un forum électronique parmi les praticiens œuvrant dans le domaine du sida en Afrique australe, intitulé ‘Mis à l’écart de la prévention’ afin d’identifier les obstacles à l’élargissement.

« Jusqu’ici la discussion nous en a énormément appris – au cours des premières semaines plusieurs messages ont été envoyés de manière anonyme par des gens craignant d’être associés à des travaux axés sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et par ceux qui se sentent incapables de s’engager sur ce thème pour des raisons religieuses et morales, » a déclaré Andy Seale.

Le forum électronique a donné lieu à des échanges utiles entre les praticiens de la lutte contre le sida et les organisations LGTBI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexuels) grâce au partage d’outils, de ressources, de stratégies et d’approches, notamment l’élargissement de la prévention ciblée au niveau communautaire.

« Il est clair que avons encore beaucoup à faire – nous devons mettre de côté les tensions entre les approches fondées sur la santé publique et sur les droits et toutes les questions personnelles entourant la moralité. Dans la région, ceux d’entre nous qui travaillons sur le sida devrions faire en sorte que tous les individus – quelles que soient leurs préférences sexuelles – puissent avoir accès aux services de prévention, de soins et de traitement dont ils ont besoin, » a ajouté Andy Seale.

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